( 29 décembre, 2019 )

Et si on parlait (un peu) des antifas ?

 

Lu sur le site de l’Action Française

 

Les antifas, surfant sur l’agitation institutionnelle, prennent le contrôle des assemblées générales à l’université et répriment violemment toute expression contradictoire.

A la Sorbonne, à Science-po Rennes , Strabourg notamment, les étudiants de l’AF comme ceux du mouvement étudiant «  La cocarde  » subissent les violences de ces groupes d’incultes manipulés.

Ce sont plus souvent des enfants de «  bobos  » que d’authentiques fils d’ouvriers. La question sociale a toujours été, et depuis longtemps, un sujet de préoccupation des étudiants comme des travailleurs et des penseurs royalistes (si l’on considère Albert de Mun avec les cercles ouvriers, catholique et royaliste, Firmin Baconnier, Henri Lagrange…) comme à gauche (les étudiants ont eu un rôle assez déterminant pendant la révolution de 48 et en 68).

Pourtant, que ce soit pour la grande majorité des médias, mais aussi pour des fonctionnaires de justice, les antifas, par leur seule posture d’opposition frontale à un fascisme fantasmé, recueillent une bienveillance, voire une sympathie encore trop largement partagée.

On retrouve derrière eux les présidents d’université et des Intellectuels officiels «  du discours«  antisystème  » (mais à l’abri du système quand même)  ; ceux qui n’ont pas peur de contester le capitalisme défendu par les états et les grandes administrations nationales, européennes et aussi multinationales à l’heure du mondialisme galopant. Ils s’en font les complices car propagandistes de la destruction des nations au profit d’un internationalisme à construire sur les ruines du lien social et de la solidarité nationale.

Depuis l’ère du marxiste triomphant, rien de nouveau sous le soleil.

Les antifas n’hésitent pas à user de violence dans les manifestations de gilets jaunes, comme celles des grévistes contre la réforme des retraites, et laissent dans leur sillage des voitures brûlées et des vitrines brisées comme le feraient de vulgaires racailles de banlieues.

Que la police soit violente, c’est un fait. Le système démocratique libéral, enferme la population dans une législation de plus en plus répressive, ce qui a pour effet de pousser un nombre croissant de citoyens à franchir les lignes interdites plus fréquemment et de se voir condamner pour le moindre dérapage. Il ne fait pas bon être artisan ou agriculteur aujourd’hui, non seulement cela ne rapporte rien, mais cela expose à des sanctions administratives et parfois judiciaires. Le taux de suicide dans ces métiers est très élevé. Mais il n’est pas bon d’être non plus infirmière, automobiliste ou travailleur précaire… Que sais-je…

Ainsi les antifas disposent-t’ils d’un terrain fertile à la révolte et peuvent en user avec une certaine compréhension des commentateurs.

La même violence exercée par des jeunes militants de mouvements dits «  d’extrême droite  », provoquerait ire et condamnation de la classe politique au grand complet, largement relayée par les médias serviles bien sûr.

Après tout, la violence au service de la raison n’est pas pour nous déplaire, dès lors qu’elle se justifie par l’urgence de la réponse à une trahison publique manifeste contre le bien commun.

Mais ces mêmes antifas, dénonçant le capitalisme international (avec les black blocs) n’en dénoncent pas moins toutes formes de solidarité nationale, tout volonté de ré enracinement, tout désir de s’identifier à sa terre, toute tentative de défense de son identité, sa personnalité, sa culture, ses traditions, comme autant d’aliénations fascisantes.

Aussi, tout Français qui aime son pays est leur ennemi. Dont acte.

Il appartient à tous les patriotes de ranger les antifas parmi les ennemis de la Nation. Ce sont même des traitres avérés, des Français reniés comme disait Jeanne d’Arc, des renégats qui ne méritent que la peine du ban.

Compte tenu de la situation de notre pays, on ne peut faire l’économie de désigner les vrais ennemis de la France. Cependant, les antifas ne sont qu’un leurre agité par les forces apatrides et cosmopolites. Organiser une guerre contre eux nous ferait perdre la priorité de nos objectifs qui est de libérer notre pays des tutelles multinationales qui l’entraînent vers sa dilution dans un grand tout européen d’abord, puis mondial ensuite.

Les mouvements patriotiques en pointe, comme l’Action française, qui font l’objet d’attaques incessantes de ces groupes de gauchistes, ne doivent pas hésiter à rendre coups pour coups à ces provocateurs, marionnettes dociles de plus puissants qu’eux, mais toujours garder les yeux tournés en direction des véritables ennemis de la Nation, les grands partis, les hommes de pouvoir à Paris ainsi que ceux de Bruxelles, ceux de Washington, de Dubaï et d’ailleurs…

Ainsi, en arrive-t-on au paradoxe suivant que le plus agressif et obsessionnel de nos ennemis, dénonce, comme nous, la finance supranationale, le capitalisme sauvage et prédateur et tous les effets désastreux de ces politiques de rapaces sur les classes sociales les plus pauvres, mais rejette la patrie, c’est à dire l’espace de solidarité le mieux adapté pour permettre la protection des plus faibles.

Il ressort que les antifas, militent contre les protections politiques, culturelles, sociales et historiques de ces populations. En cela, ils rejoignent ceux qu’ils dénoncent par ailleurs, dans une logique d’atomisation sociale de notre société, réduisant l’homme à un individu consommateur sans liens et sans Histoire.

Olivier Perceval

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