( 21 février, 2019 )

Editorial du n° 351 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

La France semble s’enfoncer dans une crise dont les gouvernants ne comprennent ni les origines, ni les espoirs. Cette crise vient de loin, elle est l’expression du désarroi de la France profonde, celle qui travaille mais qui ne peut plus en vivre car assommée par les charges qu’elle doit payer. Il n’y a pas seulement les impôts et taxes diverses, il y a aussi le fait que, trop souvent, les Français ne peuvent vivre près de l’endroit où ils travaillent : dans les grandes villes, le prix des logements est trop élevés et dans les banlieues, il y a une priorité de fait pour les populations issues de l’immigration qui ne veulent – ou ne peuvent – s’intégrer. Et puis, plus profondément, il y a un mal être imposé par le matérialisme ambiant : qu’espérer si l’on a pour seul espoir d’arriver à la fin du mois sans trop de dettes… ? Enfin, une grande partie de la population a été déracinée, obligée de quitter sa ville, sa province pour satisfaire  « l’économie ». En fait, il y a la volonté de supprimer tout ce qui fait d’un homme un homme et non une machine. Il est voulu un « homo aeconomicus » comme disent les économistes : plus d’enracinement, de religion, de  nation… la meilleure preuve en est la suppression de fait de l’enseignement de notre histoire. Il faut couper les Français de leur passé.

Et nous le voyons avec la révolte dite des « gilets jaunes ». Ce ne sont pas les habitants des « banlieues » qui manifestent (certains – une petite minorité mais très organisée et violente – viennent seulement à la fin pour casser et « faire leurs courses »  en pillant des magasins !). Ce sont des Français qui travaillent, d’où les manifestations les samedis. Certes, et c’est là que nos voyons les dégâts commis par la propagande de l’enseignement, ils veulent comparer leur « révolte » à celle de 1789, croyant qu’à l’époque il y eut une révolte du peuple, ce qui ne fut pas la réalité. Nous devons leurs montrer que les héritiers de 1789, ce ne sont pas les « gilets jaunes » mais nos gouvernants actuels qui finissent pas réaliser le rêve des révolutionnaires de l’époque : la destruction de notre pays, nos libertés, nos familles,  nos traditions…

Bien entendu, dans un premier temps, il y a le plus pressé : pouvoir finir le mois avec ses revenus. Le chef de l’Etat, après avoir ordonné, sans succès, une répression impitoyable – du jamais vu depuis des dizaines d’année même durant les émeutes des banlieues en 2005 – va essayer de répondre un petit peu à ce problème en faisant quelques gestes financiers. Cela soulagera certainement quelques familles provisoirement car l’Etat finira bien par reprendre ce qu’il a concédé. Pour ce faire, Macron est reparti en campagne sous couvert d’un grand débat dans lequel les sujets importants (Europe, immigration, famille, culture…) sont exclus ! Il fait de grandes réunions avec des maires (soigneusement sélectionnés), des représentants de la population bien choisis… Son but, gagner les élections européennes de mai prochain, peut-être en y ajoutant un référendum. Peut-on rêver de questions telles que : Faut-il dénoncer le traité de Lisbonne ? Faut-il arrêter toute immigration ?… Certainement pas car ce serait « politiquement incorrect » ! Pourtant, lorsque nous allons discuter avec les manifestants, l’immigration et l’Europe sont des sujets récurrents, contrairement à ce que nous dit la « presse officielle » ! En fait, le chef de l’Etat et ses amis sont repartis en campagne électorale, dans laquelle tous les « coups » sont permis, y compris le lancement de pseudos listes « gilets jaunes » aux européennes !

Pour le pouvoir, il faut gagner du temps afin de rendre irréversible l’évolution vers la mondialisation. Une mondialisation où les financiers domineront un monde devenu « harmonieux » où tous les hommes seraient interchangeables, pouvant vire n’importe où selon ce que l’économie a besoin, sans attaches familiales ou autres. C’est de l’utopie complète mais qui fait gagner beaucoup d’argents à quelques uns avant que tout ne s’écroule car ce n’est pas conformer à l’ordre naturel des choses, cet ordre naturel qui est nié. Plus le temps passe, plus le réveil risque d’être douloureux et violent.

Il me revient à l’esprit le dernier « tweet » que Monseigneur le prince Henri, comte de Paris, écrivit le 9 janvier dernier : La politique est un service. Elle ne doit pas être un métier. Il faut savoir hiérarchiser les pouvoirs au sein d’une société en fonction des compétences propres à chaque pouvoir. Et chaque Français (e) y a sa partition. Tout y est sous entendu : laisser libre les Français de s’organiser à tous les échelons de la société et, bien entendu, d’abord la famille. Chaque pouvoir, du plus petit au plus grand, doit pouvoir décider à son niveau. Le pouvoir suprême, celui du Roi, étant d’abord un service, celui de l’arbitrage, celui de la justice, celui qui doit permettre au pays de  garder sa liberté. Et dans ce cadre, il est fort possible de concevoir des « référendums d’initiatives citoyennes » surtout au plan local, mais pas uniquement dans un cadre à étudier.

A l’heure où nous le pleurons, quelle regret de ne pas l’avoir vu régner. Mais tout espoir n’est pas vain car sa personne, aussi attachante qu’elle fut, n’est rien, son principe est tout, comme le disait le comte de Chambord. Aussi, tous nos espoirs reposent maintenant sur son fils, le nouveau comte de Paris, qui régnera sous le nom de Jean IV. A nous de travailler à son avènement.

Philippe SCHNEIDER

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