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( 27 février, 2019 )

Comment peut-on encore être royaliste en 2019 ? Introduction : Quand la République pousse au royalisme…

 

Lu sur le blog de Jean-Philippe Chauvin

 

Comment peut-on encore être royaliste aujourd’hui ? C’est la question que j’ai beaucoup entendu ces dernières semaines, au moment où les Gilets jaunes avaient rouvert la possibilité du débat, comme une faille dans le globalitarisme ambiant, et que, dans les manifestations, dans la rue comme dans les cafés, la parole reprenait, un temps, le pouvoir, avant qu’elle soit à nouveau confisquée par le Pouvoir macronien dans un tourbillon de discours présidentiels et de manipulations médiatiques. Une question à laquelle j’ai toujours volontiers répondu, parfois trop brièvement, et qu’il ne me paraît pas inutile de traiter à nouveau, ne serait-ce que pour dissiper quelques malentendus et avancer quelques arguments en faveur d’une Monarchie royale qui, bien qu’encore trop lointaine, reste une solution institutionnelle possible et, à mon avis, souhaitable.

Il y a évidemment une réponse a contrario à la question posée plus haut : comment peut-on encore être républicain alors que la République, depuis une quarantaine d’années, semble incapable de penser au-delà de l’élection suivante et de définir une politique d’Etat digne de ce nom, susceptible de relever les grands défis contemporains, qu’ils soient économiques, sociaux ou environnementaux ? Ces quatre dernières décennies sont celles des occasions manquées et des renoncements multiples, et cela s’est traduit par un recul sensible de la position de la France dans le monde, alors même que notre pays a des atouts considérables dans la compétition internationale contemporaine et sur la scène diplomatique mondiale. La France possède le deuxième espace maritime du monde, elle a une métropole et des territoires d’Outre-mer qui lui donnent une grande diversité, autant de milieux que d’humains, et de grandes possibilités, énergétiques, agricoles, touristiques ; elle fait partie des cinq membres du Conseil de sécurité de l’ONU et sa langue reste une des langues majeures de la diplomatie comme de la culture ; elle est une terre d’inventeurs et compte nombre d’écoles et d’universités mondialement reconnues ; etc. Mais la France est en République… C’est bien là le nœud du problème, de ce que l’ancien ministre Alain Peyrefitte nommait « le mal français ».

 

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La simple comparaison historique suffit largement à comprendre aisément en quoi la Monarchie royale, malgré ses nombreux défauts et insuffisances, est plus avantageuse pour notre nation que la République qui, au long de ses cinq déclinaisons et malgré quelques beaux (mais courts) moments, n’a su que consommer, voire consumer, ce que la Monarchie royale avait constitué et épargné. C’est d’ailleurs quand la République imite la Monarchie qu’elle est la plus convaincante et la plus efficace, comme une sorte d’hommage du vice à la vertu !

Mais être royaliste ne signifie pas céder à la nostalgie facile et rassurante d’une ancienne forme institutionnelle qui a fait ses preuves mais a fini par s’évanouir dans la mémoire de nos contemporains et dans la fumée des révolutions françaises. Il convient de raisonner, au-delà de l’histoire, en politique, et démontrer, après mûre réflexion, tout l’intérêt d’une Monarchie royale pour notre pays comme pour ceux qui y vivent : une démonstration qui mérite, le plus tôt possible, le passage aux travaux pratiques…

 

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 Jean-Philippe CHAUVIN

 

(à suivre : le refus de la nostalgie et l’actualisation monarchiste)

 

 

( 26 février, 2019 )

Des victimes déçues ?

 

Voilà une très belle chronique de Gérard Leclerc qui dit les choses de manière juste

 

« Les victimes déçues par le Pape ». Ce titre résume les doléances rapportées par les médias à la suite du discours conclusif de François, dimanche à Rome, au terme du sommet exceptionnel sur les crimes sexuels contre les enfants dans l’Église. Sont-elles justifiées ? Il est pour le moins prématuré de prétendre qu’aucune mesure ne sera prise en ce qui concerne « la tolérance zéro, l’exclusion définitive des violeurs d’enfants et des agresseurs sexuels employés par l’Église » pour reprendre la protestation d’un porte-parole. Les conséquences pratiques de la réflexion menée en commun, et suite d’ailleurs aux témoignages poignants de plusieurs victimes, vont être formalisées de façon précise par l’administration du Saint-Siège. C’est à partir de leur étude, que l’on pourra exercer un jugement fondé sur leur crédibilité et leur efficacité.

Certes, on comprend la colère et l’impatience de ceux et celles qui ont été blessés à vie par des ministres consacrés. La monstruosité de telles atteintes constitue une profanation. Le Pape a trouvé les mots les plus durs pour les caractériser. Que l’on ait trop tardé est aussi une certitude. Que l’autorité ait été défaillante et coupable, cela est désormais reconnu dans l’Église. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faut négliger tout jugement prudentiel et historique pour comprendre ce qui s’est passé. Nous avons affaire à un phénomène universel qui n’a été révélé par les diverses institutions que dans les années 90.

Que le pape se réfère aux enquêtes des grandes formations internationales pour marquer ce caractère universel, ce n’est nullement pour noyer le poisson, comme le prétendent certains. Qu’il mentionne les fléaux que constituent l’inflation pornographique contemporaine, le tourisme sexuel à grande échelle, le fait que les abus contre les enfants se pratiquent en premier lieu dans le cercle familial, avec les proches, les entraîneurs et les éducateurs, ce n’est nullement pour se décharger de la responsabilité ecclésiale. C’est pour rappeler des réalités contemporaines massives dont l’ignorance produit un aveuglement généralisé. N’est-ce pas aussi pour les médias le moment d’un examen de conscience et d’une très impérative mise au point ?

Gérard LECLERC

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 26 février 2019.

( 26 février, 2019 )

Surveiller et punir

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

L’État français produit moins d’emplois, moins d’industrie, moins de richesses, moins de sécurité, moins de beauté mais toujours plus de rigueur morale. Comme le soulignait naguère Philippe Muray – en 1992, quand même… –, il y a une envie de pénal de plus en plus vive. Éliminons les discours de haine des réseaux sociaux ! réclame Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances et du ministre de l’Action et des Comptes publics chargé du Numérique (et son titre seul fait reculer la haine), moins d’un an après qu’Édouard Philippe avait déclaré : « La France va “se battre” pour un projet législatif au niveau européen contraignant les opérateurs du Net, et notamment les réseaux sociaux, à retirer très rapidement le “torrent de boue” des contenus “haineux, racistes ou antisémites” ».

Et comme Mounir, SEMEFMACPCN, est un homme méthodique, il a mis au plan un plan inséré dans un canevas exhaustif, qui est en gros un instrument de torture sémantique, mais laissons-le en parler avec bonheur : « c’est pour cette raison que nous avons souhaité organiser le plan d’action au sein d’un canevas exhaustif de toutes les questions auxquelles nous devons apporter une solution ».

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Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes et à la lutte contre les discriminations (ou, plus familièrement, SEEEFHLCD), et Mounir Mahjoubi, SEMEFMACPCN, justes et justiciers s’il en fut, réclament surtout le concours actif des citoyens pour faire régner la vertu : justice par tous ! Mounir a planifié dans son canevas que « toutes les plateformes ou sites mettant à disposition des espaces de discussion ou de partage de contenu proposent des outils de signalement facilement identifiables et mobilisables en quelques secondes par un utilisateur », le ministère se proposant de tester l’ergonomie des outils de signalement. En 2019, Anastasie est fonctionnaire et ses ciseaux, certifiés par l’Afnor, sont en acier équitable.

Quant à Marlène, elle est fière que la France réprime désormais le harcèlement en meute, voté en août dernier mais pousse un cri d’alarme : « C’est une loi très importante, mais pour qu’elle vive, il faut que chacun s’en saisisse, que des signalements soient faits, que des plaintes soient déposées… Il y en a encore trop peu. Et il faut que les services de police et de justice soient le plus réactifs possibles. » Dénoncez, les enfants ! comme dirait Macron. Soyez citoyens, surveillez-vous les uns les autres comme je vous surveille !

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Soyez vigilants, repoussez toujours plus loin les bornes de la vertu indignée et de l’amour blessé. Vous n’arrivez pas à faire condamner tous les antisémites ? Criminalisez l’antisionisme. La manœuvre paraît quand même un peu compliquée car cela ferait un délit d’opinion de plus (« L’antisionisme […] c’est autre chose [que l’antisémitisme] puisqu’il s’agit d’un positionnement politique consistant à critiquer la politique d’Israël », comme dit Laurent Nuñez) ? (photo ci-dessous)

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Laissez tomber l’antisionisme mais redéfinissez l’antisémitisme. Les députés du groupe d’étude sur l’antisémitisme soumettront donc à l’Assemblée nationale une résolution, à la portée non contraignante, déjà proclamée par Macron,  (un peu comme Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières), qui proposera une nouvelle définition de l’antisémitisme intégrant une forme d’antisionisme. « Il s’agit de faire avancer la reconnaissance de ce qu’est l’antisémitisme au XXIe siècle », explique Sylvain Maillard, député LREM et président du groupe.

De redéfinition contextuelle en redéfinition contextuelle, on arrivera à faire rentrer toutes les opinions contraires dans le champ des expressions haineuses. Puis on expliquera que le fait de ne pas activement promouvoir les bonnes opinions est le signe d’une restriction mentale suspecte. On sommera les gens d’adhérer au nouveau catéchisme et on excommuniera séance tenante tous ceux qui témoigneront de la moindre réserve. Marlène Schiappa, SEEEFHLCD, souligne ainsi l’existence d’une « convergence idéologique » entre La Manif Pour Tous et « les terroristes islamistes ». Tel que. Les réservés seront réputés haineux. Et cette république vertueuse, où Mounir Mahjoubi, SEMEFMACPCN, veut faire régner l’amour, aura réussi à étendre si loin le champ de la haine que l’État aura le droit de fouiller nos consciences.

En attendant, il tente péniblement de fouiller nos opinions avec le Grand Débat, qui ne pourra pas être représentatif, au vu de ses modalités et des taux de participation. Mais c’est sans importance : ceux qui ne participent pas sont sûrement des réfractaires, des séditieux, des haineux. ■

Philippe Mesnard

( 25 février, 2019 )

Algérie : derrière les immenses manifestations de rejet de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat, le saut dans l’inconnu est assuré…

 

De Bernard Lugan, de l’Afrique Réelle – www.bernard-lugan.com

 

La candidature à un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, mort-vivant muet et paralysé dont les sorties, sanglé sur un fauteuil roulant, relèvent du pathétique, passe très mal en Algérie.

L’ampleur des manifestations de rejet de cette candidature et, avec elle, de tous les profiteurs du régime, FLN en tête, est telle, qu’à moins d’un retournement de situation, le temps de survie du clan Bouteflika semble compté. D’autant plus que les forces de sécurité paraissent gagnées par le doute et que l’armée n’est plus un bloc monolithique.

Quoiqu’il en soit, c’est d’une Algérie ruinée et divisée dont vont hériter ceux qui auront la très lourde tâche de tenter d’éviter le naufrage d’un pays fracturé entre arabisme et berbérisme avec, en arrière-plan, les islamistes en embuscade. Comment pourront-ils redresser un pays frappé au cœur par l’épuisement de ses réserves pétrolières quand 60% des  recettes budgétaires et 95% des recettes en devises dépendent des hydrocarbures ? Selon l’Office national des statistiques en date du 12 janvier 2019, durant le 3e trimestre 2018, la branche des hydrocarbures dans son ensemble a baissé de 7,8%, la production de pétrole brut et de gaz naturel a décliné de 3% et le raffinage de pétrole brut de 12%.

La baisse de la production des hydrocarbures et les variations des cours font que les recettes baissent et que l’Etat doit donc puiser dans ses réserves de change pour financer ses importations. Comme l’Algérie ne produit rien, ou alors en quantités insuffisantes, elle doit en effet tout acheter sur les marchés extérieurs, tant pour nourrir, qu’habiller, qu’équiper ou que soigner sa population.

Les réserves algériennes de change qui étaient de 170 milliards d’euros en 2014, avant l’effondrement des cours du pétrole, ne sont plus que de 62 milliards au début 2019 et, selon les projections, elles atteindront 34 milliards en 2021.

Dans ces conditions, comment l’Etat pourra-t-il acheter la paix sociale avec une croissance démographique gommant toute possibilité de développement ? Comment relever une Algérie au bord de l’explosion avec un taux de chômage des jeunes atteignant au moins 40%, une immense misère sociale, une industrie inexistante, une agriculture ruinée, un système bancaire d’un autre temps et une administration apoplectique ?

Comment faire redémarrer une Algérie pillée par la nomenklatura satrapique enkystée autour du clan Bouteflika et qui, entre 2000 et 2015, avant donc l’effondrement des cours, a « dilapidé » les 600 milliards de dollars rapportés par la vente des hydrocarbures, dans des « flux sortants » de plusieurs centaines de milliards de dollars auxquels s’ajoutent plus de 100 milliards de dollars dépensés « à la discrétion des gouvernements » (El Watan 31 janvier 2016), délicat euphémisme servant à habiller l’opacité de leur destination… ?

Comme personne ne voudra revendiquer un tel héritage, nul ne voulant associer son nom aux décennies de mise des ressources publiques au service d’un clan familial, la rupture est donc annoncée. Au profit de qui ? L’avenir peut être proche nous le dira.

Bernard Lugan

( 25 février, 2019 )

Plate-forme One of Us : malheur à nous si nous ne portons pas assistance à civilisation en danger !

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

C’est dans un contexte français très troublé que se sont réunis, samedi, au Sénat, une centaine d’intellectuels européens autour du professeur Rémi Brague pour lancer la plate-forme culturelle One of Us.

Anglais, Allemands, Espagnols, Italiens, Maltais, Roumains, Belges, Slovaques, Portugais, Hongrois, Hollandais… ils n’ignoraient rien des gilets jaunes ni des velléités législatives ubuesques de certains députés de LREM d’effacer « père » et « mère » au profit de « parent 1 » et « parent 2 » ni, encore, de l’amalgame aussi farfelu qu’inquiétant de telle secrétaire d’État entre manifestants LMPT et terroriste islamiste. Le programme que s’est fixé One of Us de « libérer les intelligences » n’en apparaît que plus urgent : il est des intelligences captives de l’idéologie qui n’ont pas donné signe de vie depuis si longtemps que l’on se demande si elles n’ont pas été exécutées par le geôlier…

La prophétie de Chesterton, citée par Rémi Brague, dans son propos inaugural ne pouvait avoir meilleure illustration : « Un temps viendra où l’on allumera des bûchers pour y brûler ceux qui osent rappeler que deux et deux font quatre. » Et qu’un enfant a un père et une mère. Rémi Brague d’évoquer une « terreur douce, non sanglante, une terreur soft »« À chaque fois qu’on parle d’un débat sans tabou, il y a fort à parier que cela veuille dire que toutes les questions seront abordées – à l’exception, bien entendu, de celles qui pourraient fâcher. »

Souvenez-vous, c’était il y a cinq ans, une pétition intitulée « One of Us » – l’un de nous – demandait le respect de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle. Elle avait recueilli près de deux millions de signatures, devenant ainsi la première initiative citoyenne d’Europe, mais, comme l’a rappelé Thierry de La Villejégu, directeur de la fondation Lejeune et vice-président de One of Us, ce grand succès populaire « fut paradoxalement un échec politique puisque le Parlement européen décida de s’exonérer de la suite à donner à l’initiative, et ceci en totale violation des règles qu’il avait établies ». On connaît la chanson, elle existe aussi dans sa version nationale avec les 700.000 signataires du CESE. Son principe défie toutes les lois de la physique : si un kilo de plume pèse autant qu’un kilo de plomb, la voix d’un citoyen dit « conservateur » vaut bien moins que celle d’un citoyen progressiste. Comment s’étonner du discrédit des institutions ?

C’est dans le sillage de cette initiative que s’inscrit la plate-forme One of Us, entendant laver l’honneur de l’Europe, comme l’explique Rémi Brague : « Si l’Europe reste la tête pensante du monde, et si le proverbe est vrai selon lequel la tête est ce par quoi le poisson pourrit, alors […] nous avons notre place juste là où tout risque de se décomposer. » Il évoque « un héritage déterminé. Celui de ceux qui, tout au long de l’Histoire, ont défendu la raison, la liberté et la dignité de chaque homme. » Et dit n’avoir qu’une crainte : « que les générations futures, pour peu qu’il y en ait, nous accusent de non-assistance à civilisation en danger. Malheur à nous si nous nous taisons ! »

Que sera cette plate-forme de réflexion ? L’avenir le dira. S’y côtoieront sans doute, comme durant cette journée, des tribunes de philosophes – les interventions d’Olivier Rey et Pierre Manent ont également été très remarquées – et des témoignages plus incarnés à l’instar de celui de la secrétaire d’État à la famille hongroise Katalin Novák, sorte d’anti-Marlène Schiappa. Le résultat sera peut-être désordonné, l’état « d’avancement » de chaque pays étant différent, mais qu’importe : la première pierre est posée, l’impulsion donnée, selon les mots de l’ancien ministre espagnol Jaime Mayor Oreja, président de la fédération One of Us.

En regagnant leur pays, les participants auront peut-être croisé sur la route quelques-uns de ces fameux gilets jaunes.

L’essence de cette gronde, anarchique, disparate, confuse, violente parfois, récupérée maintenant, n’est pas sans lien avec le sujet. Paradoxalement, alors que d’aucuns s’emploient à les qualifier de crétins, ils ont peut-être contribué à délier l’un des rets de cette intelligence obscurcie.

Le docteur Laurent Alexandre, « futurologue » très présent dans les médias, met souvent en garde : la montée de l’intelligence artificielle conduira à la multiplication des « inutiles », ceux qui ne sauront apporter aucune valeur ajoutée à cette IA, grossissant les cohortes de gilets jaunes désespérés.

Pourquoi ces inutiles de demain seraient-ils mieux considérés que ces inutiles d’aujourd’hui que sont les enfants in utero handicapés ou non désirés, les vieillards en fin de vie ? Sauf si tout homme, quel qu’il soit, est à nouveau considéré comme… l’un de nous.

Gabrielle Cluzel

 Ecrivain, journaliste
( 22 février, 2019 )

Communiqué de « la Manif pour tous »

Propos de Marlène Schiappa :
La Manif Pour Tous attend des excuses immédiates

 

La secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa évoque dans une interview à Valeurs Actuelles « l’existence d’une convergence idéologique » entre La Manif Pour Tous et « les terroristes islamistes » !

Ce scandaleux amalgame enrôle le terrorisme dont il méprise les victimes et insulte les millions de Français mobilisés depuis 2012 pour témoigner pacifiquement de leur attachement aux droits de l’enfant et à la famille, premier lieu de solidarité et refuge pour les plus vulnérables.

En comparant l’incomparable, Marlène Schiappa se livre à une provocation qui augure très mal du débat à venir sur les enjeux majeurs de la révision de la loi de bioéthique. Les caricatures et les violences verbales n’ont pas leur place dans le débat public. Trop, c’est trop ! La Manif Pour Tous attend des excuses immédiates de Marlène Schiappa.

 

( 22 février, 2019 )

Réservez votre soirée du 22 février à Paris

Ile de France : Cercle de Flore

 

Le Cercle de Flore invite Philippe Bornet sur la dictature le 220219

Le Cercle de Flore recevra Philippe Bornet le vendredi 22 février à 20h00 pour un entretien autour de son dernier livre « Demain la dictature ». Une séance de dédicace suivra la conférence.

10 rue Croix des Petits Champs, 75001 Paris
Metro 1 et 7 : Palais Royal – Musée du Louvre…
PAF : 5 € (gratuit pour les adhérents)

( 21 février, 2019 )

Marlène Schiappa compare LMPT aux terroristes islamistes : qu’en pense Emmanuel Macron ?

 

Lu sur « Boulevard Voltaire » cette très bonne réaction aux insultes de Marlène Schiappa

 

Depuis des mois, on la considère avec indulgence. Elle parle avant de réfléchir, elle est impulsive, primesautière et sans filtre. C’est ce qui fait son charme, dit-on. Elle dit qu’elle préfère « faire de la politique avec son cœur qu’avec une calculette ». Il n’est pas interdit, non plus, d’en faire avec son cerveau. Et c’est, de toute évidence, l’un et l’autre – le cœur et le cerveau – qu’elle avait oubliés pour le récent entretien accordé à Valeurs actuelles : pour elle, il existe une « convergence idéologique » entre « La manif pour tous » et les « terroristes islamistes », même si « elle ne les met pas sur le même plan ». Madame est trop bonne, la bonté de Madame la perdra. On peut dire, en effet, qu’un micro-détail les sépare : La Manif pour tous n’a assassiné personne.

On s’arrêtera là, c’est déjà presque trop. Comme s’il fallait faire la preuve que la Manif pour tous n’a rien de commun avec les terroristes islamistes !

Il est écrit, décidément, que ces millions de Français parfaitement pacifiques devront boire la coupe jusqu’à la lie.

En attendant, cette déclaration irresponsable, provocante, insensée est extrêmement dangereuse dans notre société hautement inflammable :

Dangereuse parce que c’est donner un blanc-seing à toutes les manifestations de violence à l’endroit de cette population, réputée catholique : pardi, puisqu’ils sont comparables à des terroristes islamistes, ils doivent être châtiés comme il se doit ! Rappelons qu’en un mois, ce sont neuf églises qui ont été profanées ou vandalisées. Dans la nuit de lundi à mardi, l’école (!) Saint-Vincent de Sète a été taguée de façon fort inquiétante : « La seule église qui illumine est celle qui brûle » (sic).

Dangereuse parce qu’en creux, on banalise le terrorisme islamique : si ce n’est donc que cela…

Dangereuse parce qu’elle valide l’idée que quiconque n’est pas d’accord avec Marlène Schiappa, et donc, par capillarité, avec le gouvernement auquel elle appartient, même si son mode d’expression est très policé, sera aussitôt disqualifié, diabolisé, diffamé. C’est délétère pour le débat démocratique, déjà dans un état critique.

Dangereuse parce qu’elle risque de rouvrir un autre front, alors que la page gilets jaunes n’est même pas encore tournée : comme l’écrit avec perspicacité 20 Minutes, « c’est le genre de phrase qui pourrait provoquer une levée de boucliers du côté des militants de la Manif pour tous ». C’est le « genre de phrase » en effet.

Finkielkraut a réagi très fortement au micro de Sonia Mabrouk sur Europe 1 : « C’est ignoble, cette idée est complètement folle. »

Même Caroline Mécary, dont on connaît pourtant l’animosité envers la Manif pour tous, a exprimé sa désapprobation sur CNews avec la même Sonia Mabrouk.

Dire que c’est Emmanuel Macron qui clame urbi et orbi vouloir lutter contre la haine qui sévit dans notre société. Dire que c’est lui qui a, jadis, reconnu que cette population-là avait été trop humiliée.

La Manif pour tous, dénonçant cet « amalgame scandaleux », a indiqué sur son compte Twitter exiger des excuses immédiates. D’autres, de plus en plus nombreux, demandent sa démission. La balle est dans le camp d’Emmanuel Macron.

Gabrielle Cluzel

 Ecrivain, journaliste
( 21 février, 2019 )

Editorial du n° 351 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

La France semble s’enfoncer dans une crise dont les gouvernants ne comprennent ni les origines, ni les espoirs. Cette crise vient de loin, elle est l’expression du désarroi de la France profonde, celle qui travaille mais qui ne peut plus en vivre car assommée par les charges qu’elle doit payer. Il n’y a pas seulement les impôts et taxes diverses, il y a aussi le fait que, trop souvent, les Français ne peuvent vivre près de l’endroit où ils travaillent : dans les grandes villes, le prix des logements est trop élevés et dans les banlieues, il y a une priorité de fait pour les populations issues de l’immigration qui ne veulent – ou ne peuvent – s’intégrer. Et puis, plus profondément, il y a un mal être imposé par le matérialisme ambiant : qu’espérer si l’on a pour seul espoir d’arriver à la fin du mois sans trop de dettes… ? Enfin, une grande partie de la population a été déracinée, obligée de quitter sa ville, sa province pour satisfaire  « l’économie ». En fait, il y a la volonté de supprimer tout ce qui fait d’un homme un homme et non une machine. Il est voulu un « homo aeconomicus » comme disent les économistes : plus d’enracinement, de religion, de  nation… la meilleure preuve en est la suppression de fait de l’enseignement de notre histoire. Il faut couper les Français de leur passé.

Et nous le voyons avec la révolte dite des « gilets jaunes ». Ce ne sont pas les habitants des « banlieues » qui manifestent (certains – une petite minorité mais très organisée et violente – viennent seulement à la fin pour casser et « faire leurs courses »  en pillant des magasins !). Ce sont des Français qui travaillent, d’où les manifestations les samedis. Certes, et c’est là que nos voyons les dégâts commis par la propagande de l’enseignement, ils veulent comparer leur « révolte » à celle de 1789, croyant qu’à l’époque il y eut une révolte du peuple, ce qui ne fut pas la réalité. Nous devons leurs montrer que les héritiers de 1789, ce ne sont pas les « gilets jaunes » mais nos gouvernants actuels qui finissent pas réaliser le rêve des révolutionnaires de l’époque : la destruction de notre pays, nos libertés, nos familles,  nos traditions…

Bien entendu, dans un premier temps, il y a le plus pressé : pouvoir finir le mois avec ses revenus. Le chef de l’Etat, après avoir ordonné, sans succès, une répression impitoyable – du jamais vu depuis des dizaines d’année même durant les émeutes des banlieues en 2005 – va essayer de répondre un petit peu à ce problème en faisant quelques gestes financiers. Cela soulagera certainement quelques familles provisoirement car l’Etat finira bien par reprendre ce qu’il a concédé. Pour ce faire, Macron est reparti en campagne sous couvert d’un grand débat dans lequel les sujets importants (Europe, immigration, famille, culture…) sont exclus ! Il fait de grandes réunions avec des maires (soigneusement sélectionnés), des représentants de la population bien choisis… Son but, gagner les élections européennes de mai prochain, peut-être en y ajoutant un référendum. Peut-on rêver de questions telles que : Faut-il dénoncer le traité de Lisbonne ? Faut-il arrêter toute immigration ?… Certainement pas car ce serait « politiquement incorrect » ! Pourtant, lorsque nous allons discuter avec les manifestants, l’immigration et l’Europe sont des sujets récurrents, contrairement à ce que nous dit la « presse officielle » ! En fait, le chef de l’Etat et ses amis sont repartis en campagne électorale, dans laquelle tous les « coups » sont permis, y compris le lancement de pseudos listes « gilets jaunes » aux européennes !

Pour le pouvoir, il faut gagner du temps afin de rendre irréversible l’évolution vers la mondialisation. Une mondialisation où les financiers domineront un monde devenu « harmonieux » où tous les hommes seraient interchangeables, pouvant vire n’importe où selon ce que l’économie a besoin, sans attaches familiales ou autres. C’est de l’utopie complète mais qui fait gagner beaucoup d’argents à quelques uns avant que tout ne s’écroule car ce n’est pas conformer à l’ordre naturel des choses, cet ordre naturel qui est nié. Plus le temps passe, plus le réveil risque d’être douloureux et violent.

Il me revient à l’esprit le dernier « tweet » que Monseigneur le prince Henri, comte de Paris, écrivit le 9 janvier dernier : La politique est un service. Elle ne doit pas être un métier. Il faut savoir hiérarchiser les pouvoirs au sein d’une société en fonction des compétences propres à chaque pouvoir. Et chaque Français (e) y a sa partition. Tout y est sous entendu : laisser libre les Français de s’organiser à tous les échelons de la société et, bien entendu, d’abord la famille. Chaque pouvoir, du plus petit au plus grand, doit pouvoir décider à son niveau. Le pouvoir suprême, celui du Roi, étant d’abord un service, celui de l’arbitrage, celui de la justice, celui qui doit permettre au pays de  garder sa liberté. Et dans ce cadre, il est fort possible de concevoir des « référendums d’initiatives citoyennes » surtout au plan local, mais pas uniquement dans un cadre à étudier.

A l’heure où nous le pleurons, quelle regret de ne pas l’avoir vu régner. Mais tout espoir n’est pas vain car sa personne, aussi attachante qu’elle fut, n’est rien, son principe est tout, comme le disait le comte de Chambord. Aussi, tous nos espoirs reposent maintenant sur son fils, le nouveau comte de Paris, qui régnera sous le nom de Jean IV. A nous de travailler à son avènement.

Philippe SCHNEIDER

( 20 février, 2019 )

Manifestation du 19 Février à Nancy

 

 

Comme prévu, une délégation de l’Union des Sections Royalistes Lorraines conduite par Philippe Schneider s’est rendue à la manifestation contre l’antisémitisme à Nancy. Ce fut l’occasion d’expliquer que nous voulions combattre l’antisémitisme6  mais aussi les attentats contre les édifices catholiques en forte hausse – comme tout ce qui pouvait diviser les Français. Nous voulons promouvoir l’amitié entre les Français. Nous avons pu dialoguer avec des élus de différents bords et des personnalités présentes.

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