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( 29 novembre, 2018 )

L’Institut Jérôme Lejeune a 20 ans

 

Lu sur « le salon beige »

 

En 20 ans, l’Institut Jérôme Lejeune est passé du statut de « centre expérimental » vers une structure pérenne et reconnue au sein du système de santé français. Retour sur son histoire.

La Fondation Jérôme Lejeune, reconnue d’utilité publique en 1996, dépose en 1997 la demande de création d’un centre médical de prise en charge de personnes atteintes d’un handicap mental d’origine génétique. Celui-ci s’inscrit dans la continuité de la consultation que le Professeur Jérôme Lejeune et le Professeur Marie-Odile Rethoré animaient à l’hôpital Necker-Enfants Malades de Paris.

12 mai 1998 :le centre médical Jérôme Lejeune est créé par arrêté ministériel de Bernard Kouchner, à titre expérimental pour 5 ans, avec dotation forfaitaire.

29 janvier 2004 :le Journal Officiel publie par arrêté ministériel de Jean-François Mattei, le renouvellement de l’autorisation administrative à titre expérimental avec maintien de la dotation forfaitaire pour 5 ans.

3 mai 2007 :un arrêté ministériel ordonne la constitution d’un « Comité d’évaluation du centre de prise en charge de personnes atteintes d’un handicap mental d’origine génétique », pour décider de la pérennisation de l’Institut.

24 septembre 2008 :le Comité d’évaluation dépose ses conclusions prises à l’unanimité. Le statut « à titre expérimental » de l’Institut Jérôme Lejeune doit évoluer vers une structure pérenne et reconnue au sein du système de santé, en maintenant l’intégralité des prises en charge, pratiques et équipe en place !

24 septembre 2008 :le Comité d’évaluation dépose ses conclusions prises à l’unanimité !

  1. « la spécificité de l’expertise et des activités de l’Institut Jérôme Lejeune, notamment sa consultation pluridisciplinaire et l’accompagnement médicosocial qu’il assure, répondent à un besoin de prise en charge réel ;
  2. cette spécificité s’appuie sur une expérience reconnue de 10 années de pratique qui doit être garantie et pérennisée ;
  3. l’expertise exercée par l’Institut Jérôme Lejeune permet la prise en charge de patients issus de l’ensemble du territoire national ;
  4. le seul cadre adapté pour la poursuite de ces activités, dans l’état actuel du dispositif de Santé, apparaît être le déploiement de la consultation médicale au sein d’un Etablissement de Santé existant.

En conséquence, le Comité d’évaluation :

  1. souhaite que la prise en charge assurée par l’Institut Jérôme Lejeune ne soit ni interrompue ni dénaturée ;

  2. recommande à l’Institut Jérôme Lejeune de rechercher un Etablissement de Santé qui accepte d’intégrer ses activités cliniques aux termes d’une convention qui garantisse le respect de leur spécificité. »

Fin 2010 : la consultation de l’Institut Jérôme Lejeune est adossée au Groupe Hospitalier Paris Saint-Joseph situé à Paris dans le 15earrondissement, dans le cadre d’un Groupement de coopération sanitaire.

Rien n’est modifié pour les patients qui sont toujours reçus rue des Volontaires, par les mêmes médecins de l’Institut. Grâce à la mise en place de ce Groupement, la consultation Jérôme Lejeune est en mesure de poursuivre et de déployer son activité.

2011 : BioJeL, le centre de ressources biologiques de l’Institut Jérôme Lejeune qui avait été ouvert en 2008, est certifié sous la norme NF S96-900.

Prochaine étape :obtenir la labellisation de l’Institut Jérôme Lejeune comme centre de compétence au titre du plan maladies rares !

« A la naissance de notre fille, un médecin de l’Institut Lejeune a eu ces mots très simples qui nous ont redonné un élan de courage dont nous sommes toujours animés aujourd’hui : « Bienvenue à Marie ». Venir à l’Institut, c’est savoir Marie accueillie et appréciée pour ce qu’elle est : une personne humaine pleine de dignité… et de surprises ! » Parents de Marie, porteuse de trisomie 21.

La Fondation a trois objectifs qui se complètent : CHERCHER, SOIGNER, DÉFENDRE. Nous cherchons pour guérir le handicap intellectuel, nous soignons pour permettre aux patients de mieux vivre, et nous les défendons pour leur permettre de vivre.

La France n’a développé aucune politique publique de santé en leur faveur et la Fondation Jérôme Lejeune ne bénéficie d’aucune subvention publique. Pour mener à bien nos missions, nous dépendons donc uniquement de votre générosité. Nous avons besoin de votre soutien financier.

( 28 novembre, 2018 )

Il faut lire lire le numéro de novembre de Politique Magazine et s’y abonner …

 

Au sommaire de ce nouveau numéro :

1914-1918 : les leçons de la guerre.

Dossier : 1918-2018, un siècle après la victoire. 

IVG : de l’inconvénient de rappeler la loi. 

L’ITALIE : cauchemar de l’Europe de Bruxelles.

Et aussi dans ce numéro…  54 pages d’actualité et de culture !

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Sommaire du mois

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( 28 novembre, 2018 )

Le temps du blasphème

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Quand Marlène Schiappa apostrophe par SMS Cyril Hanouna – car toujours les Puissants ont eu à cœur de dialoguer avec l’Art – pour lui rappeler qu’il existe un délit d’entrave à l’IVG, simplement parce qu’un citoyen exprime son opinion dans une émission de divertissement, elle montre qu’elle ignore la loi – ou plutôt qu’elle se moque des textes exacts et ne veut en retenir que l’esprit : on ne touche pas à l’IVG, devenue idole du Progrès. C’est tabou !

Et ceux qui critiquent doivent être condamnés. Émile Duport, des Survivants, avait blasphémé et Hanouna, qui lui offrait une tribune, était bien près d’être inculpé d’assistance à blasphémateur. L’ironie étant qu’au moment même où Schiappa menaçait de fulminer l’anathème, l’Irlande abrogeait le délit de blasphème, qui n’existe donc plus que dans les pays musulmans. Muriel Robin, dans l’émission de Ruquier – continuons de fréquenter des sommets –, intimait l’ordre de se taire à un chroniqueur qui ne brûlait pas assez d’encens devant Fogiel et ses GPA illégales.

Schiappa n’est qu’un exemple, certes significatif puisque c’est un membre du gouvernement, de ce nouveau goût pour ce genre d’accusation : avoir outragé ce qui est sacré ! Un homme n’a plus médiatiquement le droit de se défendre quand une femme l’accuse, car nier la vérité de la parole de la victime féminine, c’est commettre un crime encore plus affreux que celui dont on est accusé – même quand on est innocent.

Anne-Marie Le Pourhiet remarquait que le néo-féminisme est au-dessus des lois, ou plutôt qu’il produit sa propre loi : qu’il soit anathème celui qui n’avoue pas !

D’autres blasphèmes sont peu à peu institués : on comprend bien que qui se réclame du nationalisme n’est qu’un galeux, un chien, un lépreux qui mérite d’être jeté hors de la société pour avoir outragé le « vivre-ensemble » ; qu’un « blanc » ose célébrer une vie « noire », et le voilà accusé du blasphème d’appropriation culturelle ; qu’un juge ose enquêter sur Mélenchon, et voilà ce dernier qui éructe qu’il est sacré et intouchable – ce qui est grotesque même si les conditions de cette enquête sont en elles-mêmes un scandale ; cela dit, la France insoumise n’hésite pas à expliquer que cette perquisition est « digne de la nuit des longs couteaux », ce qui est un tantinet exagéré, et qu’on a blasphémé contre le texte sacré qu’est l’article 12 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 ; la Cour européenne des droits de l’homme, de son côté, n’hésite pas à déclarer sacré le mariage entre homosexuels au point qu’elle trouve blasphématoire le refus de certains maires de le célébrer, se contentant de déclarer irrecevable, en octobre 2018, la requête qu’ils avaient introduite dans ce sens en 2015 : comme dirait Kouachi, on ne discute pas avec les blasphémateurs, on les fait taire. La même CEDH vient de confirmer la condamnation d’une Autrichienne, qui avait affirmé que Mahomet était pédophile puisqu’il avait épousé une fillette de six ans et consommé son mariage avec elle, ses propos « menaçant la paix religieuse ». Gérard Davet et Fabrice Lhomme, journalistes au Monde, qui viennent de publier une enquête sur la France islamiste en Seine-Saint-Denis, se rendent compte, stupéfaits, qu’ils sont accusés d’avoir blasphémé en n’entonnant pas l’antienne obligatoire d’un islam irréprochable.

Et Macron ne veut pas commettre le blasphème de froisser l’Allemagne en donnant une « expression trop militaire » à la célébration d’une victoire remportée militairement sur l’Allemagne…

Une nouvelle religion se met en place depuis quelques décennies, et se sent aujourd’hui ou assez assurée ou assez menacée pour ne plus supporter aucune contradiction : oser contredire n’insulterait pas seulement l’intelligence mais serait une violence sociale dangereuse et insupportable. Cette nouvelle religion se fonde sur un oubli complet du passé. Pierre Nora déclarait dans Le Figaro : « Le passé s’est éloigné. Les plus jeunes n’éprouvent plus le sentiment d’une continuité historique de Jules César à Napoléon, auparavant si vif. La coupure est nette. La dictature du présent et l’oubli de la longue durée entraînent la fin de ce qui a été le ressort de la transmission : le sentiment de la dette. La conviction, qui a pesé sur les hommes pendant des siècles, que nous devons à nos parents et à nos ancêtres d’être ce que nous sommes. Les Français de 2018 ne se perçoivent plus comme les débiteurs de leurs devanciers. »

Cette religion assure la promotion d’un terrifiant avenir univoque aux couleurs des droits de l’homme qui, pourtant, ensanglantent le monde depuis plus de deux siècles.

Ce nouveau siècle sera bien religieux. Sale temps pour les blasphémateurs qui n’entendent pas se convertir. ■

( 27 novembre, 2018 )

Gilets jaunes : cette fois c’est différent. Reportage de Politique Magazine au coeur de l’actualité

 

 

Notre reportage dans la manifestation Gilets jaunes du 24 novembre le prouve : c’est la France profonde qui s’est montrée ce jour-là. Une France qui durcira sa contestation car elle n’a plus le choix. 

Ils sont venus de toute la France pour montrer leur ras-le-bol. Leur but ? Obtenir gain de cause. Hors de question, pour cette France qui bosse et a du mal à boucler ses fins de mois, de faire machine arrière. « S’il le faut on reviendra », nous ont dit plusieurs manifestants. Peu de Parisiens dans le cortège de samedi, mais des Jurassiens, des Tarnais, des Auvergnats, etc. (Photo : « Macron, rends-nous notre pognon ».)

L’un d’eux est arrivé avec deux amis la veille au soir et a dormi dans un hôtel Formule 1. Il explique que, dans sa région, les bus cessent de fonctionner à 19h. Lui part au travail à 21h.

« C’est pas comme à Paris ou les grandes métropoles, ici vous avez tout. Nous, on est obligé de prendre la voiture. »

À elle seule, l’essence lui coûte désormais plus de 100 euros par mois. « C’était la goutte d’eau. Les médias ne parlent que de l’essence, ils nous font passer pour des beaufs, mais c’est un tout ».

« J’ai vu mes parents galérer toute leur vie. Et moi je continue à galérer. Il y en a marre », nous a dit un jeune habitant d’un petit village. Un peu plus tard, dans un abri protégé des gaz lacrymogènes incessants, un homme originaire de Brioude montrera avec fierté sur son téléphone les blocages organisés par les gens restés au pays. Des barrages en pleine campagne, là où les populations sont livrées à elles-mêmes.

Ce que nous avons vu samedi, ce sont les difficultés, voire la détresse, de cette France rurale et périphérique. Une France abandonnée par nos gouvernants au profit du commerce avec la Chine, au profit de la finance mondialisée, au profit des banlieues immigrées aussi. Une France qui bosse et qui ne peut plus s’en sortir. Une France manuelle qui paye la désindustrialisation, le retrait des services publics, la concentration du travail et du capital dans les grandes métropoles. Mais une France qui vit, une France souriante malgré tout, une France qui dégage beaucoup de dynamisme.

Ce que nous avons compris, c’est que le mouvement va se durcir. Car cette France-là a de moins en moins à perdre. La froideur inflexible de l’exécutif, de plus en plus perçue comme de l’arrogance, n’a rien arrangé. Dans le cortège, nous pouvions sentir du dégoût envers le président de la République. Du dégoût aussi pour l’accueil musclé qui leur a été réservé, avec des centaines de camions de CRS, des grenades assourdissantes et des canons à eau. « Vous êtes payés avec nos impôts ! » avons-nous entendu des dizaines de fois. « Vous êtes fiers de vous ?! Vous attaquez le peuple ! », criaient en bon nombre des manifestants qui découvraient ce type de rapport de force.

Des « casseurs », ces Gilets jaunes ? Ben voyons… Certains médias industriels mettent en avant des incidents qui ont eu lieu à 21h ou plus tard, alors que la manifestation était terminée. Mais tout observateur présent lors du grand chamboulement des Champs-Elysées (les forces de gendarmerie ont usé de gaz lacrymogène dès 11 heures du matin) a pu constater qu’aucune vitrine n’a été cassée, qu’aucune voiture n’a été visée. Il a vu les pompiers se faire protéger par des Gilets jaunes. Oui, nous avions bien affaire à une France habituellement sans histoires.

Elle était venue pour se montrer près du palais présidentiel, pour descendre les Champs-Élysées, et pour obtenir gain de cause. En face, les forces de l’ordre avaient pour mission d’effacer leur visibilité et de faire évacuer les lieux. Le face-à-face a été musclé. Six heures durant, les CRS ont usé de gaz hyper-irritants à forte dose, balancé des grenades assourdissantes dans le public, usé de canons à eau jusqu’à plus soif, et même utilisé quelques fois des flash-ball. Pendant ce temps, les manifestants et quelques habitués de la castagne ont tenté d’avancer, ont mis le feu à leurs barricades, ont jeté des projectiles pour défendre leurs positions.

Cette journée du 24 novembre laissera des traces. Car l’on voit mal le gouvernement se protéger derrière de tels barrages de CRS tous les week-ends. On le voit mal accepter de voir « la plus belle avenue du monde » en feu un samedi de fréquentation. Surtout, on le sent vulnérable aux pertes associées aux blocages des grandes chaines de magasin – les Sephora, les Casino, les Carrefour, les H&M et autres textiles fabriqués à 3 euros en Thaïlande – presque tous détenus par des fonds financiers situés aux Etats-Unis, au Qatar, en Chine, à la Barbade, aux îles Caïmans… La seule journée de blocage du 17 novembre avait provoqué des manques à gagner de plusieurs millions d’euros pour ces multinationales. Celles-là même qui influent tant sur la politique de l’Union européenne et auprès desquelles le président Macron porte une oreille très attentive.

L’écart entre le vécu des populations locales et les conséquences des choix politiques actuels est désormais trop grand. Qu’importe la forme que prendra la contestation à l’avenir. Qu’importent les amendes astronomiques et les peines de prison. Sans inflexion du gouvernement, cette France continuera de se montrer. Car elle est ne veut pas mourir à petits feux.

Reportage de Louis Anders

de POLITIQUE MAGAZINE

( 27 novembre, 2018 )

Le prince Charles-Philippe d’Orléans, duc d’Anjou : Les révolutions ont-elles réellement libéré les peuples ?

 

 

Le prince Charles-Philippe d’Orléans, duc d'Anjou : Les révolutions ont-elles réellement libéré les peuples ? dans Princes charles-philippe

Savez-vous qui a dit: « Le révolutionnaire n’est pas libre. Il est constamment en train de se battre, de lutter avec quelque chose. Comment pourrait-il donc être libre ? Il est systématiquement entrain de réagir contre quelque chose. Où est-ce-que se trouve la liberté dans la réaction mécanique à des choses extérieures ? ».

Je ne suis pas un de ses adeptes, mais pourtant cette déclaration a une certaine sagesse… Les révolutions ont-elles réellement libéré les peuples ? Non.

 

blason du prince charles-philippe d'orléans

Message du prince Charles-Philippe d’Orléans, duc d’Anjou,

( 27 novembre, 2018 )

Les libertés ne s’octroient pas !

 

Communiqué de LA RESTAURATION NATIONALE, CENTRE ROYALISTE D’ACTION FRANÇAISE

 

La mobilisation des Gilets Jaunes est un succès impressionnant que le gouvernement refuse de voir en s’abritant, comme d’habitude, derrière des querelles de chiffres et en tentant d’assimiler ce mouvement populaire à une nébuleuse d’extrême-droite dont la seule évocation suffirait à faire fuir les gens de goût et rire les gens intelligents.
Dans les faits, c’est-à-dire dans le réel et non pas dans l’espace médiatique où Castaner et Macron caracolent à la tête de leurs troupes réduites, les Gilets Jaunes ont réussi, depuis plus d’une semaine, à mobiliser des dizaines et même des centaines de milliers de Français, à organiser des blocages de routes, d’autoroutes, de centres administratifs et des mises hors d’usage de radars.
Ils l’ont réussi au prix de leurs vies et de leur santé, les anti-bloqueurs, soigneusement avertis par la propagande officielle, ayant bien compris que toute violence exercée à l’encontre des Gilets Jaunes serait considérée comme légitime. Car les Gilets Jaunes n’étant ni un parti ni un syndicat ni, donc, un “partenaire social”, les Gilets Jaunes n’étant en fait que le peuple… n’ont, en démocratie représentative et partisane, aucune valeur et aucune légitimité, quelles que soient leurs revendications, leurs régions, leur niveaux de revenus, leurs professions et leurs difficultés.
Alors que la pression fiscale a atteint des niveaux inédits en même temps que les services publics (hôpitaux, gendarmerie, tribunaux, maternités, administrations diverses, transports…) se sont dégradés à un point tout aussi inédit, l’État jacobin continue à imposer des lois, des règlements, des taxes qui empoisonnent la vie des Français sans pour autant permettre au pays de réduire son endettement, de diminuer le chômage, de préserver sa souveraineté. Macron poursuit un rêve européen auquel il est seul à croire, et il le fait en insultant régulièrement depuis l’étranger les Français, ces Gaulois réfractaires, ces nationalistes lépreux, ces conservateurs haineux qui ne comprennent rien au rêve mirifique que le Premier des Premiers de Cordée et ses fidèles et vertueux lieutenants (Ferrand et Castaner en tête) font miroiter : une France enfin fondue dans l’Europe, des Français aussi pauvres que les Allemands et aussi asservis au Capital que les Grecs.
Si Macron a honte de ces Français qui ne sont pas à ses ordres, nous avons honte de ces partis qui n’ont jamais su, tous autant qu’ils sont, mesurer et prendre en compte la misère et la détresse des Français. Nous avons honte de cet État centralisateur qui spolie les citoyens et détruit les corps intermédiaires. Nous admirons en revanche les Gilets Jaunes, dont la spontanéité et le courage témoignent d’une résistance des consciences face au rouleau compresseur étatique. Qu’ils continuent leur lutte, par tous les moyens : les libertés ne s’octroient pas, elles se prennent !

( 26 novembre, 2018 )

Castaner, Apathie, July, Retailleau, Darmanin et leurs propos sur les gilets jaunes sur les Champs Élysées : leurs commentaires révélateurs de leur nullité ou de leur délabrement mental !

 

Communiqué de l’AGRIF.

Nous ne pouvons que l’approuver, c’est tellement juste ! L.R.

 

  • Christophe Castaner, nouveau ministre de la transition macronique en remplacement de Gérard Collomb, bien soulagé, a fait remarquer sa grande compétence sinon de conteur, du moins de compteur, en annonçant le chiffre fabuleux de précision du nombre des manifestants « gilets jaunes » : « 106 301 », pas un de plus ! Cela lui vaut désormais d’être goguenardement désigné dans ses services comme « l’agent 106-301 » !

Outre cela, le ministre Castaner s’est ensuite signalé comme un grand stratège politique. Marine Le Pen l’aurait acheté, ce qui n’est pas le cas, qu’il n’aurait pas pu mieux faire pour lui servir la soupe par grosses louches en la désignant sans cesse comme la responsable de la sédition des gilets jaunes, transgressant – oh, les méchants, ! – l’interdit du préfet de police d’aller aux Champs…

Marine Le Pen ne pouvait rêver de meilleur agent politique pour la replacer au centre du débat politique.

  • Jean-Michel Apathie, sur une chaîne d’infos en continu, a pour sa part ému la France entière en exprimant avec une poignante émotion, au bord de la crise nerveuse – le pauvre – qu’il n’avait jamais vu une chose aussi inimaginable, aussi horrible sur les Champs Élysées que le spectacle de leur invasion par les gilets jaunes.

Avec ses trémolos d’indignation de grand démocrate angoissé, Apathie, pathétique, nous aurait presque persuadés que ce qui se déroulait était bien pire que la marche sur Rome de Benito Mussolini le 28 octobre 1922 ou le putsch de la Brasserie à Munich par Adolf Hitler le 9 novembre 1923, encore plus atroce sans doute que le défilé des troupes allemandes sur les Champs Élysées le 14 juin 1940.

Et Apathie s’emportait même contre Serge July qui, selon lui, ne prenait pas conscience du danger.

  • Serge July, l’ancien leader maoïste de Mai 68, fondateur dans la foulée du journal Libération, sortit pourtant de son calme pour dire sa colère devant ce que pareilles scènes d’anarchie au plus haut lieu des boutiques du luxe français allait coûter à l’image de marque de la France et à ses entreprises.

Néanmoins, en d’autres propos, cet expert en émeutes comparées notait qu’aucune vitrine n’avait été brisée, qu’aucun siège social ni aucune banque n’avaient été attaqués. Si bien que le propos de July semblait être révélateur des tensions dialectiques agitant son for intérieur.

D’un côté, peut-être trouvait-il avec une certaine nostalgie que ces gilets jaunes étaient des enfants de chœur en comparaison de ses émeutiers rouges à lui, au temps béni de sa jeunesse où ils flambaient les voitures par milliers, brisaient les vitrines par centaines et que de part et d’autre, forces de police et émeutiers enregistraient des centaines de blessés.

D’autre part, lui qui avait par la suite bénéficié du soutien de la banque Rothschild pour sauver « Libé », semblait rassuré.

  • Bruno Retailleau, un peu plus tard, devait quant à lui se signaler par ce mirobolant propos d’analyse de la politique de Macron, à la lumière de l’histoire : « Quand on se prend pour Louis XIV, on peut s’attendre à des frondes ! ». (sic !)

Retailleau n’a évidemment pas la culture politique de celui qu’il a jadis trahi, Philippe de Villiers. Ce dernier aurait pu le souffleter avec dédain en lui rappelant que c’est justement parce que Louis XIV avait connu, jeune enfant, les périls de la Fronde, qu’il ne voulut jamais risquer de les voir se renouveler et qu’il devant le Grand Roi.

Outre l’étalage de son ignorance historique, Retailleau a commis simultanément l’indécence de comparer Macron à Louis XIV. On peut certes méditer sur les défauts et les erreurs du Grand Roi, mais en comparaison, Macron n’est qu’un micron !

Dommage pour Retailleau qu’il ne sache pas plus intelligemment le cibler. Ce n’est pas Louis XIV qui se serait fait peindre avec son épouse la Reine, l’un et l’autre entourés de mignons arborant sur leur « tee-shirt » l’inscription « noir et pédé » !

  • Gérald Darmanin quant à lui, que nous nous épargnerons d’évoquer pour ne pas céder à la facilité, a déclaré que les gilets jaunes sur les Champs, c’était pour lui « un défilé de chemises brunes » (sic !). À ce niveau de débilité, en effet, mieux vaut ne pas commenter. Et c’est un ministre, ça !!!
( 25 novembre, 2018 )

Message de Monseigneur le Comte de Paris, sur le mouvement des gilets jaunes

 

En ce samedi 24 Janvier, Monseigneur le Comte de Paris a publié le message suivant sur son compte « twitter »

 

“Si la colère du Peuple de France est légitime, il faut savoir séparer l’ivraie du bon grain, et la Garde Prétorienne ne pas se tromper de cible.” 

Henri Comte de Paris

( 24 novembre, 2018 )

Vous étiez beau, Jean Lassalle, avec votre gilet qui les faisait rire jaune !

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

Il est désormais formellement interdit, pour un homme, de complimenter le sexe opposé. Mais l’inverse est encore autorisé, non ?

Alors je vous le dis, Jean Lassalle, avec votre gilet jaune à bandes fluorescentes dans l’Hémicycle, je vous ai trouvé beau. Beau avec votre air renfrogné, vos cheveux en brosse, vos grosses paluches et votre nez cyranesque qui a dû dissuader la féministe la plus téméraire de vous suggérer le port du rouge à lèvres ou du stiletto-bas résille pour la Journée de la femme à l’Assemblée. Mais cette femme, vous la servez cent fois, mille fois mieux en défendant les maternités rurales qu’en rejouant « La Cage aux folles ».

Vous aviez votre cravate bien tirée sous le gilet, comme s’il avait fait partie d’un costume trois-pièces de notable d’autrefois. Parce que vous n’êtes pas du genre à venir débraillé à l’Assemblée, comme Jean-Luc Mélenchon et sa garde rapprochée. Parce que vous savez très bien qu’être mal mis, de nos jours, traîner en savates sans cravate n’a rien d’insoumis ni de « peuple ». Cultiver le style débraillé n’est pas la marque du prolo mais le snobisme du bobo, son luxe, car si l’étudiant Nuit debout – dont Jean-Claude Michéa dit qu’il est l’exact opposé du gilet jaune – peut, sans dommage, traîner mal attifé, hirsute et mal rasé sur le bitume parisien, l’apprenti pâtissier, le charcutier frais émoulu de son CAP ne peuvent prendre les mêmes privautés dans la boutique où ils sont employés. Et leur cravate Leclerc coûte une misère, comparée aux colifichets d’antifas voulant se la jouer prolétaire.
Le peuple français, c’est vous : celui-ci sait s’endimancher dans les grandes occasions, par respect des gens et des institutions. Les autres se revendiquent bohême, quand vous, vous êtes bofême : le beauf-comme-on-les-aime. Et c’est un compliment.
L’insoumission, la transgression, c’est encore vous : face à votre gilet ensoleillé, les petites coquetteries vestimentaires de FI paraissent bien conventionnelles.

Je vous ai trouvé beau et déterminé, comme la France que vous représentez. Avec votre accent du terroir, votre prénom d’une si grande simplicité, d’une si grande banalité qu’on en trouve une palanquée sur tous les monuments aux morts français, votre façon de chanter « Se Canto », debout, à l’Assemblée, comme à la fin des fêtes familiales un peu arrosées, ou d’oser le paquito pour célébrer votre victoire de député, vous savez ce qui la fait vibrer.

Vous êtes fils de berger, vous en tirez une grande fierté. Et sur votre compte Twitter, on découvre la dédicace que vous a faite l’aîné de vos quatre enfants, Thibault, rugbyman, dans un portrait qui lui consacré : « Mon père, ce héros ! » Cette respectueuse affection ininterrompue dans la filiation… cela, aussi, suscite l’admiration !

Mais plus que beau, je vous ai vu surtout prêt – et c’est rare ! – à faire votre boulot. Qui est tout simplement de représenter la France, et de vous en faire l’écho, en faisant vôtres ses souffrances.

Ce n’est pas du chiqué, vous l’avez prouvé : en 2006, durant 39 jours, vous avez fait une grève de la faim – perdant 21 kilos – pour protester contre le risque de délocalisation d’une usine située dans votre circonscription.

Un autre Lasalle, général de cavalerie de son état – avec une particule en plus et un S en moins -, affirmait que tout hussard qui n’est pas mort à 30 ans est un jean-foutre.
Vous le faites mentir : vous en avez 61, et le hussard Jean que vous êtes en remontre à bien des freluquets de 30 balais.

Le dernier livre de Jean-Claude Michéa, justement, s’intitule Le Loup dans la bergerie et ceux qui, partout à la télé, se demandent, ébaubis, d’où cette jacquerie est sortie, en tirerait, s’ils le lisaient, grand profit. Qui peut encore se battre pour sauver ce qui reste de moutons, de brebis, et d’agneaux, sinon celui qui a porté le béret basque tout petit et a, inscrit dans ses gènes, l’amour et le soin diligent du troupeau ?

Gabrielle Cluzel

Ecrivain, journaliste
( 23 novembre, 2018 )

Revers de fortune

 

Lu sur « lafautearouseau »

 

 

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Ce que l’affaire Carlos Ghosn nous rappelle de plus clair ce sont trois réalités simples. 

La première est l’extrême amoralité et l’inextinguible rapacité de la race des très grands patrons d’entreprises de taille mondiale, à laquelle Carlos Ghosn appartient. Cet homme-là gagne 45 000 € par jour, soit 16,5 millions par an. Et il semble assez probable qu’il ait en plus voulu en dissimuler une partie aux autorités fiscales nipponnes.

Renault-Nissan-Mitsubishi-alliance-2017-global-sales.jpgIl serait certes vain de contester son exceptionnelle compétence ni les résultats que sa gestion a produits pour le groupe automobile qu’il avait savamment construit et dont il a fait le premier du monde. Comme de méconnaître que son niveau de rémunération n’est pas exceptionnel parmi ses pareils dans le monde. Mais est-ce une référence ?

On a tremblé à Boulogne-Billancourt et dans tous les ateliers, tous les services Renault du monde, lorsqu’est tombée la soudaine nouvelle de son arrestation à Tokyo. On s’est ému palais Brongniart ; les cours de l’action Renault ont dans l’instant chuté. Carlos Ghosn était considéré comme un dirigeant à peu de choses près indispensable.

On s’est inquiété dans le monde industriel, boursier, mais aussi jusque dans les hautes sphères gouvernementales comme les colonnes des temples de l’oligarchie mondiale avaient vacillé en 2011 lorsqu’on avait appris l’incroyable arrestation à New-York du président du Fond Monétaire International ; un économiste exceptionnellement doué, assurait-on, membre éminent de la communauté juive internationale la plus fortunée et de l’univers financier mondial, socialiste de surcroît et candidat classé favori à la présidentielle française de 2012.

Peut-on-montrer-DSK-menotte.jpgOn avait vu cet homme intouchable mal rasé et menotté, emmené vers son lieu de détention sans égards particuliers et l’on avait alors mesuré la fragilité existentielle des puissants. Débordements de l’appétit sexuel pour Dominique Strauss-Kahn, boulimie de revenus pour Carlos Ghosn, les deux cas se ressemblent. Une même descente aux enfers les a détruits au zénith de leur puissance. Pour l’heure, voici qu’à son tour, Carlos Ghosn est en prison.

Les libéraux professent la régulation du marché par lui-même. Mais l’immoralité foncière des très grands patrons est l’un des symptômes qui infirment cette thèse fort douteuse.

Ce que nous rappelle en deuxième lieu l’affaire Carlos Ghosn, c’est le caractère démesurément inégalitaire des sociétés modernes, malgré leurs prétentions et leurs principes hérités de la révolution française. L’on sait – toutes les études le montrent – qu’un nombre infime de personnes détiennent une part de la richesse du monde proche de 80% … L’ampleur des inégalités modernes est sans analogue dans l’Histoire. Elles n’ont jamais été aussi grandes ni aussi illégitimes. Car elles ne se fondent plus que sur des comptes en banque et ne sont plus liées comme jadis à un ensemble de codes, de valeurs et de services utiles à la communauté, dispensatrices de qualité et protectrices des plus modestes. On voudra bien désormais lorsque nous discutons des sociétés d’Ancien Régime, nous épargner les habituels : « Ah oui, mais les inégalités ! »   …

Ce que l’affaire Carlos Ghosn nous confirme enfin, c’est la permanence des nationalismes et leur prégnance, même en matière économique, en l’occurrence, industrielle. Sans-doute ont-t-elles pu échapper à Carlos Ghosn, dont, quoique triple, la nationalité est fort incertaine et les racines d’on ne sait où ; mais pas à ses partenaires japonais, pas aux cadres et aux personnels de chez Nissan, ataviquement patriotes. Les bilans du groupe Nissan-Renault font apparaître – les chiffres sont publics – que les profits sont produits par Nissan, tandis que Renault, via Carlos Ghosn, dirige l’ensemble… De quoi attenter à la fierté nationale et â la susceptibilité des nippons. Comme d’ailleurs à leurs intérêts. Ainsi, l’arrestation de Carlos Ghosn à Tokyo a – au moins pour partie – des airs de revanche. Sans-doute a-t-il fauté. Mais, le Japon ne l’a pas raté. Ce quasi apatride d’esprit cosmopolite ne leur correspond guère. Le Japon, lui aussi, a changé. Le gouvernement dont il s’est doté est passé aux mains des nationalistes. Peut-être, dans l’affaire, s’agit-il surtout pour Nissan de reprendre sa liberté, abandonnée pour un temps à la veille d’une faillite, tout en maintenant avec Renault une coopération libre, un partenariat stratégique, rendus nécessaires et utiles par les années passées de vie commune et les imbrications industrielles crées. Sans-doute Carlos Ghosn faisait-il obstacle à ce type d’évolution. Comme Strauss-Kahn à New-York, il est tombé de son piédestal à Tokyo.

XVM46c30718-eccd-11e8-b93d-63abecea4c88.jpgL’affaire Carlos Ghosn apporte une pierre de plus à la masse des méfaits d’un certain capitalisme, que l’on se gardera de confondre avec le capitalisme patrimonial, qualificatif dont l’étymologie le distingue radicalement de l’autre, celui, de M. Carlos Ghosn.

Les princes de la Maison de France étaient décidément bien clairvoyants lorsqu’ils dénonçaient en avance sur leur temps « la fortune anonyme et vagabonde ». De nos jours, il lui arrive d’avoir de sérieux revers.

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