( 30 octobre, 2018 )

L’hypocrisie de la laïcité républicaine :

 

Texte du « Groupe d’Action Royaliste » à diffuser

 

Les républiques en France ont toujours été anticléricales par essence. Depuis la Convention jusqu’à la Cinquième, chacune à leur manière, elles ont lutté de façon acharnée contre la religion catholique.

Celle qui a ouvertement fait de l’anticléricalisme son cheval de bataille fut la Troisième république. Faisons d’ailleurs un petit bilan rapide et non exhaustif des lois antireligieuses qui furent votées durant cette période :

  • 1879 : Exclusion du clergé des commissions administratives des hôpitaux et des bureaux de bienfaisance;
  • 1880 : Suppression des aumôniers militaires. Interdiction aux magistrats d’assister en corps aux processions de la Fête-Dieu. Suppression de l’enseignement religieux dans les examens
  • 1881 : Suppression de l’enseignement religieux dans les écoles maternelles. Sécularisation des cimetières ;
  • 1882 : Crucifix enlevé des écoles. Suppression des aumôniers de lycées. Enseignement religieux interdit dans les écoles primaires.
  • 1883 : Interdiction aux troupes de paraître en corps aux cérémonies religieuses ;
  • 1884 : Suppression des prières à la rentrée du Parlement. Suppression des aumôniers dans les hôpitaux et de l’exemption des clercs du service militaire ;
  • 1886 : Exclusion des congréganistes de l’enseignement public. Organisation de l’école laïque
  • De 1901 à 1904 – Dissolution et spoliation des Ordres religieux. Suppression du crucifix dans les tribunaux. Suppression aux Congréganistes de tout droit d’enseigner.
  • Emile Combe alors ministre de l’Instruction publique et des Cultes, met en pratique ses convictions laïques et fait fermer en quelques jours plus de 2.500 écoles religieuses. Le 7 juillet 1904, il fait voter une nouvelle loi qui interdit d’enseignement les prêtres des congrégations.
  • Le 9 décembre 1905, le député socialiste Aristide Briand fait voter la loi concernant la séparation des Églises et de l’État. La loi s’applique aux quatre confessions alors représentées en France : le catholicisme, les protestants luthériens, les protestants calvinistes et les israélites. Elle clôture 25 ans de tensions entre la République et l’Église catholique, l’une et l’autre se disputant le magistère moral sur la société. La loi de séparation de l’église et de l’état (1905) avait prévu de remettre les bâtiments des églises à des « associations cultuelles », que les fidèles devaient constituer. Avant ce transfert de responsabilité, la loi organisa un inventaire des biens de chaque église.
  • 1907 – Suppression des aumôniers de la marine ainsi que de la formule : « Dieu protège la France », inscrite jusque-là sur les monnaies…
  • Etc…

 

L’hypocrisie de la laïcité républicaine : dans Articles de fond

« La separation de l’Eglise et de l’Etat », septembre 1903. Caricature de Rost ro. De gauche a droite : le general Andre, ?, Camille Pelletan, Jules Guesde , Pierre Waldeck-Rousseau, Pierre Delcasse, Emile Combes, Emile Loubet. Fran ce – 09/1903

Après ce bref bilan, on comprend bien que la religion catholique est un sérieux problème pour la république en France. Mais posons-nous la question : Pourquoi ? Pourquoi la religion catholique est-elle un problème aux yeux des républicains ? Qu’y a-t-il dans cette religion qui les dérange à ce point ? Pourquoi autant d’acharnement à faire disparaître le catholicisme en France ?

La religion catholique est-elle si néfaste que ça pour notre civilisation et son développement ? Pourtant au regard d’un athée, qu’est-ce que la religion catholique si ce n’est une simple doctrine, voire une idéologie dotée d’un système de valeurs, avec pour maître à penser Jésus Christ ? L’article 10 de la charte de Droit de l’Homme de 1789, n’impose-t-il pas de considérer la religion comme n’étant qu’une simple opinion ? : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi. »

Donc dans cette logique, pourquoi interdire cette « opinion » catholique ayant un minimum d’influence dans notre société au même titre que toutes les autres doctrines ou idéologies comme le socialisme, le libéralisme, le communisme, le nationalisme…etc ? Est-ce parce que cette « doctrine » est rattachée à une puissante organisation qu’on appelle l’Eglise ? Est-ce le fait que cette Eglise risquerait d’agir comme une sorte de lobby ou comme une puissance étrangère au sein de notre pays ? Mais dans ce cas-là pourquoi la république tolère-t-elle l’organisation maçonnique en son sein, ainsi que de nombreux autres lobbys ? Est-ce à cause de l’histoire de l’Eglise et de ses épisodes jugés peu glorieux, comme les Croisades, le massacre des Cathares, l’Inquisition, la Saint Barthélémy…etc. Et tout ce que l’imagination peut interpréter de plus négatif ! Pourtant encore une fois de plus si c’est ce seul reproche historique qui est fait à l’Eglise, alors pourquoi la république accepte-t-elle en son sein un parti communiste si l’on en juge la tragédie sanglante que fut cette idéologie au cours du XXème siècle ? Dans « Le Livre noir du communisme » l’historien Stéphane Courtois totalise le nombre de morts liés à cette idéologie autour des 100 millions, alors même qu’elle dura moins d’un siècle d’existence dans les différents pays qui la subirent…

Alors qu’est-ce qui ne va pas avec le catholicisme ? Pour mieux comprendre ou se trouve la problématique, il suffit de prendre connaissance des enseignements du Christ.

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Le problème majeur que pose la religion catholique au regard de la république, c’est son rejet du règne de l’argent. N’oublions pas que l’une des premières choses que firent les révolutionnaires en 1791, a été de supprimer les corporations de métier avec interdiction de les recréer. En sommes, ils appliquaient les conséquences économiques du libéralisme  et l’apparition du prolétariat en fut la conséquence. L’argent devenait la valeur centrale sur laquelle tout se décidait. Alors que le Christ enseigne qu’on ne peut servir deux maîtres à la fois, Dieu ou Mammon ! Il rajoute aussi qu’il est plus aisé pour un chameau d’entrer par le trou d’une aiguille, que pour un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu. (Évangile selon saint Matthieu, XIX, 24)

Léon Bloy dans le « Désespéré » précisait également :

« Tout riche qui ne se considère pas comme l’intendant et le domestique du Pauvre est le plus infâme des voleurs et le plus lâche des fratricides. Tel est l’esprit du christianisme et la lettre même de l’Evangile.»

Avec l’esprit individualiste, base philosophique et anthropologique, il est clair que le christianisme n’a pas sa place dans le monde moderne !

Mais le pire encore aux regards des hommes d’argent c’est Paul Lafargue qui le précisa dans son « droit à la paresse » :

« Sous l’ancien régime, les lois de l’Eglise garantissaient au travailleur 90 jours de repos (52 dimanches et 38 jours fériés) pendant lesquels il était strictement défendu de travailler. C’était le grand crime du catholicisme, la cause principale de l’irréligion de la bourgeoisie industrielle et commerçante. Sous la Révolution, dès qu’elle fut maîtresse, elle abolit les jours fériés, et remplaça la semaine de sept jours par celle de dix afin que le peuple n’eût plus qu’un jour de repos sur dix. Elle affranchit les ouvriers du joug de l’Eglise pour mieux les soumettre au joug du Travail. »

Paul Lafargue – Le Droit à la Paresse – Henry Oriol Editeur, 1883 – p27 et 28

90 jours de repos pendant lesquels il était strictement défendu de travailler. Voilà qui a dû être en effet une abomination au regard d’un patronat du XIXe siècle, héritier des lois révolutionnaires de 1791, réduisant en esclavage le monde ouvrier incluant femmes et enfants, et faisant par jours des heures de travail inhumains, dans des conditions tout aussi déshumanisante…

Voilà ou se trouve, entre autre, le crime du catholicisme. C’est une religion qui, de par son rejet du matérialisme, met un frein à l’esprit d’usure donc au règne du capitalisme libéral.

La république, tout comme la démocratie, sont de ce fait des systèmes idéals pour l’épanouissement du règne de l’argent. Jean-Jacques Rousseau en avait lui-même fait l’aveu dans sa « Lettre à d’Alembert sur les spectacles » (1758). Il écrivait :

« Jamais, dans une monarchie, l’opulence d’un particulier ne peut le mettre au-dessus du prince ; mais, dans une république, elle peut aisément le mettre au-dessus des lois. Alors, le  gouvernement n’a plus de force, et le riche est toujours le vrai souverain. »

-Jean-Jacques Rousseau – Lettre à M. d’Alembert sur les spectacles, Paris, Hachette, 1896 – p172

De plus, la religion catholique est loin d’être anthropocentrique et individualiste, contrairement à ce que prône l’idéologie des Droits de l’Homme, glorifiant un Homme abstrait et le dotant essentiellement de droits sans devoirs !

Les Droits de l’Homme c’est la religion de ceux qui n’en n’ont pas !

Parce que le catholicisme ne favorise pas le règne de l’argent, ni la pratique de l’usure, parce qu’elle n’est pas une religion anthropocentrique et matérialiste, parce qu’elle interdit toute dépravation sexuelle et reconnaît les inégalités naturelles entre les hommes, sauf devant Dieu. Parce qu’elle ne favorise pas l’individualisme, mais prône au contraire la charité. Parce qu’elle considère la vie sur terre comme une préparation aux âmes à la vie éternelle, et non une recherche perpétuelle d’un bonheur hypothétique tinté d’hédonisme issu du monde matériel. Parce qu’elle ne favorise pas non plus le cosmopolitisme, ayant retenu les leçons de la Tour de Babel, mais aussi et surtout parce qu’elle s’oppose à toute considération idéologique de l’Homme en tant qu’homme nouveau sans aide de la Grâce Divine, si cher aux régimes totalitaires. Pour toutes ces raisons, on comprend maintenant pourquoi la république s’obstine à toujours vouloir évincer la religion Catholique de la sphère publique. D’autant plus que la république reposant sur un système de valeurs opposées est donc par essence satanique. Son acharnement contre la religion catholique en est d’autant plus logique. La République repose pour résumer sur l’antique conception du pouvoir de l’homme sur l’homme, en un mot de l’esclavage. C’est la pente sur laquelle se trouve une société dominée par un nouvel ordre mondial, entraînant les populations vers des délocalisations infinies, une soumission aux machines, dénoncée par Bernanos en son temps, et un nouvel esclavage des peuples !

On se rend compte aussi à quel point la déchristianisation de notre pays, nous a rendu faibles et inoffensifs face aux assauts répétés de nos adversaires… Expliquant de ce fait, l’état actuel de notre pays…

Historiquement, la société vers la fin des temps médiévaux s’est détourné de l’invisible, temps où les hommes vivaient humblement, assumaient leurs fautes, aidaient leurs prochain tout comme ils vivaient en communautés. C’était le temps de la féodalité, du respect et de la courtoisie, du sens de la parole donnée. Le matérialisme changea doucement les mœurs, amenant l’individualisme, colporté par la doctrine libérale. Les « Lumières » en firent leur idéologie, comprenant bien que pour réussir à faire pleinement éclore leur « religion » du progrès, il fallait briser la barrière du catholicisme, qui empêchait les hommes de faire du profit sur leur prochain. C’est ainsi que l’idéologie du mal triompha des anciennes structures sociales de l’Ancien régime. Le Roi étant chrétien, il fallut le renverser pour se débarrasser du catholicisme, la nouvelle idéologie triomphante se maquillant de vertu pour dénoncer les inégalités d’hier, afin de convertir le peuple français à ses idées…

Ainsi, pour lutter efficacement contre le catholicisme, la république, fille de la Révolution s’est dotée d’une arme redoutable : la laïcité. Elaborée et pilotée dans l’ombre des « Sociétés de pensée » anticléricales, cette laïcité que la république nous présente essentiellement comme un acte de neutralité de l’Etat et de respect de toutes les religions, s’avère être dans les faits une arme anticatholique particulièrement efficace.

Laissons s’exprimer les grands apôtres de cette laïcité pour s’en convaincre :

Le 24 juin 2003, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, recevait les représentants des obédiences maçonniques françaises. Voici un extrait de son discours : « La franc-maçonnerie a joué un rôle décisif dans l’affirmation du caractère laïc de la République. (…) Historiquement, la laïcité c’est d’abord un combat pour la consolidation de la République contre la religion catholique supposée monarchiste. »

Son propos est parfaitement juste. La Franc-maçonnerie, surtout depuis la Troisième république, a toujours fait de la lutte contre le catholicisme son cheval de bataille. Elle s’est acharnée durablement à détruire le catholicisme en France. Les citations à ce sujet ne manquent pas. Prenons par exemple cette citation d’Emmanuel Arago caractérisant la pensée maçonnique face à l’Eglise : « Plus de Dieu ! Plus d’Église ! Nous devons écraser l’Infâme ; or, l’Infâme, ce n’est pas le cléricalisme, c’est Dieu. Nous devons éliminer de la France toute influence religieuse, sous quelque forme qu’elle se manifeste» Jean Ousset in Pour qu’il règne – Dominique Martin-Morin Ed. Paris. pp. 244-245.

Ce n’est pas pour rien si le pape Léon XIII dans son Encyclique Humanum genus du 20 avril 1884, avait qualifié la Franc Maçonnerie d’association criminelle ! Avant malheureusement de soumettre les catholiques français à son idéologie par le biais du ralliement à la république huit ans plus tard…

On comprend mieux maintenant pourquoi la Femen ukrainienne Inna Shevchenko fut reçue le 14 novembre 2017 par Anne Hidalgo à l’Hôtel de Ville de Paris afin d’y recevoir son “grand prix international” de la laïcité, cérémonie présidée par l’ancien Grand Maître du GODF Patrick Kessel. Ces « salariées » ukrainiennes du riche proxénète Georges Soros, remerciées pour :

  • avoir Sciées une Croix à Kiev,
  • mimées un avortement puis urinées devant l’autel de la Madeleine à Paris,
  • gazées des familles avec leurs enfants défilant lors des Manifs pour tous,
  • tapées sur des cloches à l’intérieur de Notre-Dame de Paris, insulter le pape… Etc.

Le tout dans une ambiance d’hystérie et de slogans outranciers. Cela au nom d’un soi-disant féminisme à la gloire des femmes… Nous n’avons pas les mêmes valeurs, d’autant plus que les femmes doivent se sentir dégradées par de telles représentantes, que nous plaignons par ailleurs. Mais quand l’argent dirige, les êtres humains s’avilissent !

Et Patrick Kessel concluant la cérémonie avec cet aveux : «Nous somme anticlérical, mais pas antireligieux» Au moins c’est dit ! Même s’il est très difficile de croire que l’anticléricalisme n’a pas pour conséquence le sentiment antireligieux… Néanmoins Patrick Kessel associe bien anticléricalisme avec laïcité…

 

Avec Vincent Peillon, ancien ministre de l’éducation nationale du gouvernement Ayrault et disciple de Ferdinand Buisson, on va un peu plus loin : la laïcité devrait être ni plus ni moins qu’une religion. Selon lui, la révolution de 1789 n’a pas fait la révolution dans la morale et le spirituel. Même si à cette époque, certains révolutionnaires avaient lancé les cultes de la Raison et de l’Être suprême, cultes anthropocentriques issus de l’idéologie des Lumières, il faut reconnaitre qu’en dehors de ces délires, la république ne sut jamais remplacer véritablement le culte catholique qu’elle s’acharne à détruire. La morale et le spirituel furent donc laissés momentanément à l’Eglise. Or pour Vincent Peillon, il faut rattraper le temps perdu et reprendre l’idéologie de la Révolution comme de la République qui en accoucha, bref créer une religion républicaine de substitution au catholicisme, et qui serait selon lui, la laïcité :

« Mais comme on ne peut pas non plus acclimater le protestantisme en France, comme on l’a fait dans d’autres démocraties, il faut inventer une religion républicaine. Cette religion républicaine, qui doit accompagner la révolution matérielle, mais qui est la révolution spirituelle, c’est la laïcité. Et c’est pour ça d’ailleurs qu’on a pu parler au début du XXe siècle, de foi laïque, de religion laïque, et que la laïcité voulait être la création d’un esprit public, d’une morale laïque, et donc l’adhésion à un certain nombre de valeurs. »

Or dans cette logique, si la laïcité est une religion qu’en est-il alors des écoles laïques ? Elles deviennent de facto des écoles purement religieuses. Et quel serait le rôle de cette religion laïque au sein des écoles de la république ? Il le précise dans une interview du JDD : « Le but de la morale laïque est de permettre à chaque élève de s’émanciper, car le point de départ de la laïcité c’est le respect absolu de la liberté de conscience. Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix. »

Vincent Peillon interview au JDD le 1er septembre 2012

Voilà ! En sommes, faire de la jeunesse française une jeunesse déracinée, qui après l’avoir arraché à tous les déterminismes, familial, ethnique, social et intellectuel, aurait soi-disant une liberté de choix. Mais alors au final quels choix restera-t-il si ce n’est l’enseignement des valeurs laïco-républicaines enseignées au sein des écoles publiques ? Où se trouve la place des valeurs de la Religion chrétienne et des enseignements de l’Histoire de la civilisation française depuis Clovis ? Nulle part bien évidemment. D’ailleurs on n’enseigne guère plus l’économie sociale des temps médiévaux ni la doctrine sociale de l’Eglise, rejetant l’usure. Et c’est un aveu de plus de la part d’un républicain franc-maçon prouvant que la république n’est pas la France et la France n’est pas la république, que l’existence de l’une inclus indéniablement la disparition de l’autre !

Le message est très clair, la laïcité n’a jamais été neutre vis-à-vis de la religion catholique. Elle est l’outil pour détruire tout catholicisme, le christianisme étant le dernier rempart contre l’exploitation de l’homme sur l’homme, la dernière chance de la liberté contre le libéralisme exploiteur (Voir les travaux de Kaplan : « Le Pain, le Peuple et le Roi : la bataille du libéralisme sous Louis XV »). C’est une lutte acharnée contre les valeurs de notre religion multiséculaire qui forgea l’âme et le caractère de notre civilisation française.

Interrogé en 2014 par le quotidien italien Il Foglio, le philosophe français libéral Pierre Manent ne disait pas mieux : « En France, il s’agit d’une guerre civile : République contre christianisme (…) Ce qu’ils [les gens du pouvoir] nomment la laïcité, c’est la formulation juridique d’une guerre civile remportée par un côté et perdue par l’autre. La France républicaine a subjugué la France catholique et la France catholique l’a accepté. Aujourd’hui nous vivons la suite de cette guerre civile (…)

« La laïcité française a toujours constitué à expulser l’Église de l’espace public, un projet qui a été couronné de succès en offrant aux citoyens un nouveau code moral. Et dans ce projet, l’Église est considérée comme l’ennemie de la République ».

De plus, si on considère, comme le veut la définition officielle, que la laïcité impose toute neutralité religieuse à l’état, alors pourquoi n’y a-t-il jamais eu de séparation de la secte maçonnique et de l’Etat ? La raison se sont les Francs-maçons eux-mêmes qui la fournissent : « La maçonnerie, c’est la République à couvert, de même que la République n’est autre chose que la franc-maçonnerie à découvert. » (Convent G∴O∴ 1894, p. 389).

La raison pour laquelle la république n’a donc jamais cherché à séparer la F∴M∴ de l’Etat est parfaitement clair, car celle-ci est la République !

On comprend mieux aussi cette lutte aussi puérile que stérile des associations de « libres penseurs » contre les crèches de Noël dans les lieux publics au nom de la laïcité. Quoi de plus logique quand on considère la laïcité comme étant une arme anticatholique avant tout. Au final, parler de laïcité républicaine comme étant avant tout une garantie du respect des religions et de la neutralité de l’état, n’est qu’une vaste hypocrisie. Comme nous l’avons vu, la laïcité républicaine n’incite à aucun respect envers la religion catholique. Cette laïcité vise au contraire à faire disparaître toute influence de la religion catholique au sein du peuple français. Le but du mondialisme est de déraciner les peuples, par la déculturation, la délocalisation et la séparation des familles, afin de mieux créer la vaste entreprise mondiale pour le bénéfice d’une minorité vivant de l’usure et de l’appauvrissement généralisé

Quant à la neutralité de l’Etat ripoublicain, on est loin du compte avec ses valeurs sectaires ! Sachant qu’en plus cette laïcité se montre souvent bien moins virulente et même parfaitement conciliante avec d’autres religions exotiques. La République se sert des autres religions comme bélier contre le catholicisme mais attention car les croyants ne respectant souvent que les autres croyants, ils « vomissent » eux aussi ceux qui n’ont d’autres valeurs que le Cac40 ! Ceux qui arborent la laïcité comme bouclier suprême contre le développement de l’Islam en France, devraient y réfléchir à deux fois.

Cette attitude laïcarde ne date pas d’hier, dans le serment de la Ligue d’Action française créée en 1905, on pouvait y lire : « L’esprit républicain désorganise la défense nationale et favorise des influences religieuses directement hostiles au catholicisme traditionnel. » On remarquera la méthode constante de la république pour ce qui est de sa lutte contre la religion catholique, et à travers elle, contre la France ! Bref ! Au-delà des délires malsains de la république, la notion de laïcité reste néanmoins parfaitement valable. Un Royaume de France chrétien, catholique de surcroît, se devra de faire respecter une certaine laïcité. Celle que le Christ lui-même nous a enseigné : « Il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » En somme une distinction parfaite entre le temporel et le spirituel.

Chacun son domaine. La France n’a pas à être une Théocratie, ce n’est pas au Vatican de diriger notre pays. Elle ne peut être non plus une Théocratie car Dieu ne réside pas politiquement sur Terre. Elle sera tout au plus une Nomocratie pour ce qui est des Lois fondamentales sur lesquelles reposent toutes civilisations chrétiennes : le Décalogue. Ne nous leurrons pas non plus sur le fait qu’aucun gouvernement sur terre n’est neutre pour ce qui est du système de valeurs qui les régit. En Vè république actuelle, le système de valeurs qui régit les gouvernements sont : les Droits de l’Homme, la laïcité anticléricale, les valeurs maçonniques issues du philosophisme et de l’anthropocentrisme des Lumières, l’égalitarisme, la liberté abstraite, le cosmopolitisme etc… La Monarchie que nous défendons, possède ses valeurs chrétiennes catholiques, qui viennent du fond des âges et qui dorment en nous. Le Roi en tant que Lieutenant du Christ sur terre, en sera le garant. Le roi, chrétiennement sacré reste indépendant de l’Eglise, l’histoire de France l’enseigne. La grande différence demeure dans le respect des autres ! Même si notre rôle est d’alerter sur les agissements d’organisations comme la franc-maçonnerie, constituant un lobby, il n’en demeure pas moins que notre objectif principal consiste à faire ouvrir les yeux sur la nécessité de construire pour demain, un monde plus juste et équilibré. La vie n’a pas comme finalité le profit sur autrui, il y a autre chose : l’élévation et le service et non le matérialisme et l’esclavage des peuples. Que les grands apôtres du libéralisme apprennent une bonne foi pour toute à respecter les autres civilisations comme les cultures et traditions. Qu’ils cessent d’exploiter les pays, qu’ils arrêtent de délocaliser les peuples. Mais qu’attendre de plus du libéralisme ? Seules les valeurs enseignées par notre grande civilisation chrétienne multiséculaire, permettront l’équilibre entre les êtres. Du respect pour nos valeurs chrétiennes, pas une adhésion obligatoire, voilà la distinction !

La chevalerie sous la monarchie incarnait alors des valeurs, fruits des apports des anciennes religions comme du christianisme. Ces valeurs comme ses mythes dorment au fond de nos consciences et attirent toujours par ses images, les rêves des enfants comme des adultes d’ailleurs. La franc maçonnerie essaie de copier quelques brides de tradition templière sans y parvenir d’ailleurs, le goût du secret est loin d’incarner ce que la chevalerie représentait, l’élévation des âmes au service des autres ne souffrent pas l’orgueil des sectes. Mais qu’importe, il n’est jamais trop tard pour grandir. La terre de France est un creuset où peuvent s’unir toutes les bonnes volontés pour construire un avenir meilleur. Qu’importe les échecs, qu’importe ceux qui se sont trompés, il suffit de voir clair désormais. La foi est un apport qui aide à améliorer les hommes dans le service et l’humilité, que sommes-nous si nous n’aidons notre prochain. Tous unis nous referons un grand siècle si nous le désirons, notre terre comme notre civilisation de la Grèce antique aux mondes celtiques apportent cette lumière vers laquelle la France apportent l’espérance au monde, retroussons nos manches et notre jour viendra !

 

« Les générations actuelles, sont les plus médiocres que la France ait jamais connues. Mais chaque jour qui passe les décime, l’heure viendra où elles rempliront les cimetières, et je me demande si elles seront seulement capables d’engraisser, mortes, une terre qu’elles n’ont pas su défendre, vivantes. La France doit tenir bon jusque-là. J’écris ces lignes sans haine et sans mépris pour ces condamnés. Il faut qu’elles disparaissent pour que disparaissent avec elles les mensonges mortels qui ont hideusement proliféré sur leur médiocrité. »

Bernanos – Le chemin de la Croix-des-Âmes – Gallimard N. R. F. – 1948 – p X

P-P Blancher et Frédéric Winkler

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