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( 26 juillet, 2018 )

ENSEMBLE, apprenons à aimer et protéger la vie !

 

Communiqué de la Fondation Lejeune

 

Chers amis,

Le rapport du Conseil d’Etat du 11 juillet sur la révision de loi de bioéthique a de quoi inquiéter.

Il préconise : la PMA pour tous (procréation médicalement assistée), la libéralisation de la recherche sur l’embryon humain, la création d’embryons transgéniques à des fins de gestation et l’accélération des pratiques eugéniques avec le diagnostic préimplantatoire (DPI) étendu aux diagnostics d’anomalies chromosomiques.

Ce n’est pas la conception de la vie que nous voulons transmettre aux jeunes générations !

 

La formation des consciences est urgente !Pour pouvoir défendre la valeur fondamentale de toute vie humaine depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle et parce que nous ne vivons que de votre soutien, j’en appelle une nouvelle fois à votre générosité.

Avec toute ma reconnaissance,

 

Thierry de La Villejégu

Directeur de la Fondation Jérôme Lejeune

 

SOUTENEZ-NOUS !

Ps : Tous vos dons sont défiscalisables ! Ils ne vous coûtent en réalité que le tiers de votre générosité !

Ps 2 : La Fondation Jérôme Lejeune agit pour les personnes atteintes d‘une déficience intellectuelle d’origine génétique. Au service des malades et de leur famille elle poursuit avec succès 3 objectifs : chercher, soigner, défendre.

( 25 juillet, 2018 )

Des mousquetaires du Roi aux barbouzes de la République.

 

Lu sur le blog de Jean-Philippe Chauvin

 

C’est parfois à ce qui peut sembler dérisoire de prime abord que l’on reconnaît un homme ou un régime politique, et qu’on le juge : ce n’est pas forcément juste mais c’est ainsi, et la politique, tout comme l’exercice de l’État, n’est pas un chemin de roses, même si les épines sont souvent bien là… L’affaire Benalla nous rappelle ces quelques vérités simples, et fournit l’occasion d’en tirer quelques leçons que la République se chargera sans doute d’oublier au prochain locataire de l’Elysée, avant l’affaire suivante : l’histoire sert-elle vraiment à quelque chose dans ce régime d’amnistie (celle qui accompagne l’amnésie) quinquennale, qui, d’une élection à l’autre, croit repartir à zéro, dans une sorte de « tabula rasa » permanente ?

M. Benalla révèle, à son corps défendant (sans jeu de mots au regard de sa fonction près du président Emmanuel Macron), les vices d’une République qui croit, sous la cinquième du nom, imiter la Monarchie quand elle n’en est que la caricature, parfois réussie, souvent affligeante, voire odieuse en certaines occasions. Ainsi, si l’on s’intéresse au cas des gardes du corps (ce qu’est M. Benalla, malgré la titulature de « conseiller » ou de « collaborateur du président » que la presse lui attribue) ou des serviteurs de l’État incarné, il y a une grande distance entre les mousquetaires du Roi (ou les Gardes suisses) et les barbouzes de la République qui, depuis le SAC gaulliste aux officines privées dites de sécurité, arpentent les allées du Pouvoir, voire du Parlement : le « pays légal » (qui semble avoir mieux résisté au passage du temps que le « pays réel », souvent difficile à définir ou à délimiter, et source de tous les phantasmes, élitaires ou populistes) évoque souvent de grands principes mais pratique « la petite vertu »

Des mousquetaires du Roi aux barbouzes de la République. dans actualités image du sparadrap

Benalla, le sparadrap…

Les oppositions à M. Macron, qui se gardent bien d’évoquer la nature même d’un État ou celle de l’esprit du temps qui autorisent un M. Bellana, oublient de préciser que ce n’est pas (ou pas seulement) l’actuel locataire de l’Elysée qui peut être considéré comme responsable d’une situation qu’il a mal gérée devant l’Opinion, prise à témoin par tous les Tartuffes d’un système dont ils ont, pour la plupart, largement profité lorsque leurs partis respectifs tenaient le Pouvoir : les précédents quinquennats ou septennats ont tous été émaillés de scandales qui, parfois, ont atteint jusqu’au sommet de l’État, et les histoires d’écoutes, de crocs-en-jambes et de règlements de comptes, de fausses factures et d’emplois fictifs, de passe-droits et de pots-de-vin, etc. emplissent les colonnes des collections du Canard enchaîné et les archives nationales. A croire que la République, née avec le très corrompu Danton, ne peut se défaire de cet héritage maudit et renouer avec l’honneur, apanage d’une Monarchie, ce que Montesquieu avait souligné en son temps…

Alexandre Dumas comme Paul Féval ont, en littérature, rappelé cette vérité simple d’une fidélité au Roi qui n’est pas une idolâtrie mais service d’un homme-institution, du Roi-État, qui, lui-même, se doit de respecter les règles d’un honneur qui peut l’amener jusqu’au sacrifice suprême : l’honneur de la Monarchie est aussi à ce prix, et le roi Louis XVI en a assumé toutes les conséquences, d’ailleurs. Les provinces de France elles-mêmes participaient à cette conception ancienne de l’honneur, comme la Bretagne nous le rappelle à travers sa devise latine « Potius Mori quam Foedari », c’est-à-dire « Plutôt la mort que la souillure ».

Quand M. d’Artagnan sortait l’épée du fourreau ou arrêtait l’homme le plus riche du royaume, Nicolas Fouquet ; quand il se lançait à la conquête des remparts de Maëstricht sous lesquels il laissera sa vie, il servait son roi et la France, et n’en profitait pas pour « se servir », ou n’agissait pas par orgueil ou individualisme : sa cause était celle de l’État et son service gratuit, non pas privé mais public au sens premier du terme. « Tant vaut l’État, tant vaut sa raison », écrivait Maurras. Mais c’est aussi valable pour les raisons d’être et d’agir des personnels de celui-ci, et la République, qui repose sur le « mérite », confond trop souvent ce dernier avec une « méritocratie » qui en oublie ses propres devoirs politiques et sociaux parce que ne voulant voir que les qualités individuelles sans les conjuguer au nécessaire service de tous.

 

rpu mtro dans actualités

M. Macron qui, depuis son élection et dans un réflexe monarchique qu’on peut lui reconnaître sans déchoir, a voulu restaurer de la verticalité dans l’exercice de la magistrature suprême de l’État, se retrouve piégé par une République qui, fondamentalement, ne sait plus où se trouvent les règles élémentaires de l’honneur parce qu’elle n’en a jamais vu autre chose, dès ses premiers pas des années 1790, qu’une valeur « d’Ancien régime » sans intérêt et que l’on devait même dénoncer comme vestige du monde d’avant-République… C’était la vertu (républicaine) contre l’honneur (monarchique). Dans l’affaire qui porte son nom, M. Benalla, faute de voir le Pouvoir autrement que comme une chasse gardée dont il tenait quelques clés (y compris celles de l’Assemblée nationale…), a nui aux deux principes, et la République se retrouve à découvert…

Il y a eu (et il y en a sans doute encore), en République, quelques politiques et hommes d’État persuadés que les valeurs anciennes de l’honneur et du service devaient retrouver leur place dans l’exercice de l’État, au bénéfice de la France et des Français, parfois « malgré eux ». Mais ils furent plus des exceptions que la règle, et la République, par essence, penche toujours du côté de la facilité quand la Monarchie, elle, se voulait plus exigeante et pouvait l’être, n’étant pas la proie des féodalités qui, trop souvent aujourd’hui, imposent leurs mauvaises habitudes et leur idéologie indexée sur le rapport à l’argent et à son pouvoir discrétionnaire. Quand la République, du coup, en devient arbitraire, la Monarchie, les mains déliées mais « captive » de son honneur qui est aussi l’un de ses éléments de légitimité, peut rester ce que l’autorité suprême doit être, c’est-à-dire arbitrale !

Jean-Philippe CHAUVIN

( 25 juillet, 2018 )

Les casques blancs syriens exfiltrés par Israël

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

« L’opération a été discrètement et rondement menée. Environ 400 casques blancs syriens repliés contre la frontière israélienne ont été exfiltrés avec leurs familles par l’armée israélienne le 22 juillet dernier puis transférés vers la Jordanie.

Fait rare : l’armée israélienne a confirmé l’opération qui avait été annoncée par la Jordanie. Benjamin Netanyahu a gravement indiqué que « ces personnes ont sauvé des vies et la leur est maintenant en danger, c’est pourquoi j’ai accepté de les emmener via Israël vers un pays tiers. »

Les casques blancs sont apparus après le début de la guerre, exerçant des opérations de sauvetage dans les zones occupées par les islamistes. Chacun a pu les voir déblayant des décombres, emportant des blessés ou des corps après des bombardements russes ou syriens. Couvert de leurs casques blancs, ils ont suscité l’admiration des occidentaux. Les Etats-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne (32 millions de livres a reconnu Boris Johnson) ou l’Allemagne les ont financés ; le doute subsiste quant à la France.

Point d’orgue de leur aura médiatique : plusieurs d’entre eux sont reçus à l’Assemblée nationale le 13 février dernier (au fait comment sont-ils venus ?)

Pourtant de nombreuses voix s’élèvent : ces secouristes sont-ils si neutres que cela ? Les vidéos les montrant en action viennent toujours d’eux. Certaines sont particulièrement troublantes, prises à côté de corps de soldats syriens exécutés.

L’accusation la plus grave est venue de Sergueï Lavrov, Ministre russe des Affaires étrangères. Il a affirmé, à plusieurs reprises, que les casques blancs étaient des militants islamistes passés experts en désinformation et en montages divers et variés. On peut d’ailleurs penser que ce sont eux qui ont mis en scène la fameuse attaque chimique de l’armée syrienne à Douma le 7 avril dernier juste avant que le dernier groupe islamiste se rende (à ce sujet, où sont les preuves promises par Macron et Trump ?). L’armée russe, première présente sur les lieux l’a en tout cas affirmée.

Lors de la reprise d’Alep-Est par l’armée syrienne, l’unique source d’information des médias occidentaux venaient des casques blancs qui multipliaient les communiqués alarmants sur les exécutions sommaires de l’armée syrienne, que personne n’a pu ensuite vérifier.

Mais aujourd’hui, l’étau se resserre. L’armée syrienne a reconquis la quasi-totalité de la province de Déraa et progresse dans celle de Qouneitra, située le long du Plateau du Golan. Et compte tenu du rôle tenu par les casques blancs au cours de cette guerre, il n’est pas certain que ses militants les plus actifs aient pu être compris dans un « accord de réconciliation ».

Israël et la Jordanie ont confirmé que c’est à la demande des Etats-Unis, du Canada, de la Grande-Bretagne et de l’Allemagne que cette opération de sauvetage des casques blancs a  été organisée ; ils seront ensuite accueillis dans un de ces pays.

Pour services rendus. »

Antoine de Lacoste

( 24 juillet, 2018 )

Une réflexion tout à fait pour aujourd’hui … Dédié à ceux qui voient en Bainville un libéral !

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

 

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« Tout se passe comme si le respect de la ploutocratie était une conception de socialistes. Le résultat, c’est qu’on charge maintenant les banquiers de décider du sort des peuples par-dessus la tête de leurs gouvernements. C’est ce qu’on appelle la démocratie. Et l’on est un réactionnaire quand on se permet de douter que ce soit un progrès.» 

Jacques Bainville, dans l’hebdomadaire Candide

( 23 juillet, 2018 )

« Race », un mot qu’il faut chasser de l’expression orale ou écrite

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Jeudi 12 juillet, la Chambre des députés a voté la proposition d’une nouvelle révision constitutionnelle, concernant l’article 1 de la Constitution qui est pour l’instant encore rédigé ainsi : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. »

Le but de cette révision est de supprimer le mot « race » et de le remplacer par le mot « sexe ». Cette révision était demandée depuis des décennies par des députés antillais, notamment par Victorin Lurel. Elle recevra force constitutionnelle si la procédure aboutit. Il est à noter que ce texte a été approuvé à l’unanimité des votants présents. Sans vouloir être taxé de libéralisme, qu’il nous soit permis de nous inquiéter de l’unanimité qui est souvent le signe d’une forte pression, quelquefois même d’une violence cachée. Rappelons le serment du jeu de paume, en 1789, lors duquel le seul opposant assez courageux pour voter contre, a dû être exfiltré en vitesse car nombre de députés brandissaient un couteau pour jean-christophe-lagarde-reelu-a-la-presidence-de-l-udi.jpgl’assassiner.(1) D’ailleurs lors du vote du 12 juillet, un démocrate-chrétien, le président du groupe UDI-Agir, Jean-Christophe Lagarde (Photo), a mis en exergue qu’« aucun représentant de l’extrême droite n’était présent pour ce vote qui honore notre nation ». Les députés Rassemblement national (RN),  étaient en effet, selon lui « absents par volonté ». Gageons que s’ils avaient voté pour au lieu de s’abstenir, Lagarde n’aurait pas manqué de mettre en doute leur sincérité.

Mais quel est l’intérêt d’une telle loi constitutionnelle ? Doit-on conclure que la discrimination raciale, jusque-là interdite par le Droit républicain, devient permise ? Evidemment non. L’idée sous-jacente est que le calendrier de l’émancipation par l’égalité débute une étape nouvelle ; celle de la race étant dépassée, on se tourne vers un autre chantier, celui de la différenciation sexuelle. Conséquence logique, il faut terminer le travail en jetant l’interdit sur le mot de race, un mot que les rapporteurs estiment dénué de sens, un mot qu’il faut chasser de l’expression orale ou écrite car il légitime selon le rapporteur « l’opinion selon laquelle il existerait des « races distinctes ». Cette opinion – qui est un délit dans notre droit positif – a toujours servi de support »,poursuit-il, aux discours qui préludent à l’extermination des peuples.» (2)

Cela dit, cette décision de l’assemblée nous paraît remettre en vigueur une conception philosophique bien oubliée : celle du nominalisme, la rendant encore plus absurde en la renversant.

Pour les lecteurs de LFAR non passionnés de philosophie, rappelons que le nominalisme est une doctrine qui considère que les concepts ne sont que des conventions humaines. Les choses et les êtres n’existent donc qu’à partir du moment où ils ont reçu un nom. Le nominalisme est issu de la scolastique médiévale dans ses marges ou dans ses développements tardifs.(3) Il s’oppose à l’idéalisme platonicien, comme au réalisme aristotélicien et thomiste.

En l’occurrence, les rapporteurs de la loi constitutionnelle procèdent à un renversement logique des principes du nominalisme : puisqu’une chose n’existe que si elle est nommée, il suffit de supprimer le nom pour faire disparaître son objet. C’est donc à cette tâche que s’attellent les députés. Mais comment faire disparaître le nom de ce qui est innommable et qui possède plusieurs sens ? En le rayant des dictionnaires ? En caviardant les textes littéraires et les livres d’histoire ? 1316009-Couronnement_de_Philippe_Auguste.jpgFaut-il interdire la tirade d’Andromaque dans la pièce du même nom : « Fais connaître à mon fils les héros de sa race »? Ou brûler le serment du sacre des rois de France : « Règne noble race des Francs » ? (Photo) .Ou frapper d’anathème le jugement de Mauriac : « L’individu le plus singulier n’est que le moment d’une race. » ? Cela risque d’être difficile. Alors, ils décident de le rayer du vocabulaire constitutionnel, en espérant que cet effacement rituel aura pour effet de faire disparaître la notion des mentalités. En somme les députés participent inconsciemment à un retour de la pensée magique. Poursuivant les méthodes de la doctrine kantienne, ils formulent une imprécation : « la diversité humaine n’est pas car elle ne doit pas être ». Il faut remarquer que la Droite officielle et l’extrême Gauche mélenchoniste sont tombées d’accord pour approuver cette démarche, craignant d’une seule voix, celles de Philippe Gosselin et d’Éric Coquerel, que cet effacement sémantique ne « conduise à baisser la garde pour lutter contre le racisme ». Et presque personne ne met en lumière la régression de la pensée qui tire un trait sur cinq siècles d‘épistémologie européenne. Paradoxalement, c’est un député LREM,  le mathématicien Cédric Villani qui a émis, sans se rendre compte du sacrilège qu’il perpétrait, des réserves iconoclastes : « Cette suppression du mot race ne doit pas être décidée au nom de la science, « qui peut toujours évoluer », mais au nom de« l’empathie et du sens du destin commun par lesquels nous reconnaissons toute l’humanité comme nos frères et sœurs ». Ce qui revient à dire que la science n’a rien à faire dans cette loi, mais seulement les bons sentiments. Quel aveu !

Il y a tout de même une remarque à faire à ceux d’entre nos lecteurs qui jugeraient que ce sujet est trop dangereux, que d’ailleurs le corpus législatif de l’antiracisme ne nous concerne pas, puisqu’il est destiné aux disciples du germanisme insoutenable de Houston Chamberlain ou Vacher de Lapouge, et que par conséquent il est inutile d’en parler. Nous pensons au contraire que nous sommes concernés au premier chef. Il suffit en effet de lire l’exposé des motifs de cette loi pour y trouver la preuve que l’abolition du terme de race va bien plus loin que la simple condamnation de la théorie biologique de la race : « l’utilisation du terme de race est contraire à notre tradition constitutionnelle républicaine qui vise depuis 1789 à nier le concept même de différence naturelle. » Ce terme de différence naturelle doit être compris dans toute son acception, c’est-à-dire innée, mais aussi collective et reçue, soit traditionnelle. C’est la totalité des différences humaines qui sont ainsi condamnées comme illégitimes. Il nous faut en être conscient.

C’est ainsi que l’antiracisme développe sur tous les tons l’idée que « Le sexe n’a pas plus une réalité biologique que la race. Sexe et race sont des constructions sociales qui consistent à hiérarchiser, classer les individus selon des dispositions, des compétences et aptitudes supposées appartenir à leur nature. Enfin, la « race » permet de décrire de manière plus exhaustive l’imaginaire qui alimente – en même temps qu’il s’en nourrit – les différentes fixations du racisme : en effet, la race renvoie à la production d’une différence irréductible et hiérarchisée entre les hommes à partir de la perception fantasmée de la couleur de peau, des origines, de la confession, de la culture. En ce sens, ni l’origine ni la couleur de peau en tant que telles ne décrivent adéquatement l’ensemble des configurations racistes : il suffit de penser au racisme qui touche les Roms ou encore à l’antisémitisme. Dans ces deux cas, ce n’est pas l’origine, ni la couleur de peau ni même la confession stricto-sensu qui opère dans ces racismes spécifiques.(4) » Dans ces conditions, toutes les acceptions de la race, des plus figurées aux plus anthropologiques (5), comme toutes les expressions ou caractères de la virilité et de la féminité, sont considérées comme devant être détruites. Il faut bien comprendre que la démocratie idéologique a juré de démolir pierre par pierre tous les héritages humains pour ériger son Homme nouveau quel qu’en soit le coût. Ce serait du pur aveuglement que de détourner le regard de cette réalité.  ■

 

1. Il s’agissait du député de Castelnaudary Martin Dauch – Honneur à sa mémoire.

2. Victorin Lurel, dans l’énoncé des motifs du projet de 2004, non validé. On peut s’interroger cependant sur la fidélité de cet honorable membre du Parlement au Congressional Black Caucus de Washington, la réunion des parlementaires noirs américains. En effet, ce groupe se fonde clairement sur des bases racistes négro-africaines.

3. Citons à ses débuts Pierre Abélard, puis Guillaume d’Occam, ou, pour les XVII° et XVIII° siècles, Gassendi, Berkeley et Condillac.

4. Hourya Bentouhami maitresse de conférences à l’Université de Toulouse 2 auteur de « Race, cultures, identités une approche féministe et postcoloniale » (éd. Puf),

5. C’est-à-dire : « Ensemble des personnes appartenant à une même lignée, à une même famille ». « Ensemble de personnes qui présentent des caractères communs dus à l’histoire, à une communauté, actuelle ou passée, de langue, de civilisation sans référence biologique dûment fondée ». « Population autochtone d’une région, d’une ville. », « Groupement naturel d’êtres humains, actuels ou fossiles, qui présentent un ensemble de caractères physiques communs héréditaires, indépendamment de leurs langues et nationalités ». « Subdivision de l’espèce fondée sur des caractères physiques héréditaires représentée par une population. » et bien d’autres encore. 

Pierre de Meuse

Docteur en droit, conférencier, sociologue et historien.

( 20 juillet, 2018 )

La France et ceux qui l’habitent

Très bonne tribune à méditer dans « boulevard Voltaire »

 

Quand j’avais douze ans en 1972, on nous déclarait au collège que notre pays comptait 53 millions d’habitants. Nous avions gagné 13 millions d’habitants depuis la défaite de 1940, quand la France n’abritait alors, selon Henri Amouroux, que « 40 millions de pétainistes ». De Gaulle s’était enflammé lors de ses vœux télévisés du Nouvel An le 31 décembre 1962 : « La France moderne pourrait compter 100 millions d’habitants. Combien seront donc bienvenus les bébés qui naîtront chez nous en 1963 ! ».

C’est vrai que sur 550.000 kilomètres carrés, c’était jouable, dans un monde moderne. Mais dès la fin de 1974, on nous a dit qu’hélas, la période du baby-boom, commencée en 1942, était révolue, que nous étions passés sous le seuil du simple renouvellement des générations, calculé à 2,1 enfants par femme.

Au début du septennat de Giscard, je me souviens encore d’une émission télévisée où le romancier réactionnaire Michel de Saint-Pierre avait été invité à encourager les femmes à faire trois enfants ; mais un sondage effectué en fin d’émission avait annoncé qu’il n’avait pas convaincu. Plusieurs raisons nous ont été données pour expliquer cette chute de la courbe, et aujourd’hui, je n’en vois aucune qui soit convaincante ; j’attends encore le démographe qui produira une théorie valable sur le sujet. Par exemple, pourquoi seule la France – et avec elle l’Espagne – n’a pas fait d’enfants au XIXe siècle, quand ses voisins l’Allemagne, l’Angleterre, l’Italie, en faisaient ? La Révolution puis la guerre franco-européenne (1793-1815), pour meurtrières qu’elles ont été, n’expliquent rien du tout, puisque la courbe a commencé de chuter sous Louis XVI. Inversement, pourquoi tous les pays de culture européenne, quels que soient leurs politiques familiales et même leurs régimes politiques, ont participé au dernier baby-boom ? Passons.

En tout état de cause, depuis lors, jamais les autorités ne nous ont révélé que ma génération avait fourni un effort de redressement significatif. Et pourtant, à partir des années Mitterrand, après le regroupement familial des travailleurs immigrés décidé par Giscard en 1977, le nombre des habitants n’a cessé de croître, jusqu’à atteindre 67 millions aujourd’hui. Presque 25 supplémentaires : un chiffre incroyable, quand on pense que le baby-boom lui-même ne nous avait gagné que 13 millions de citoyens sur une période égale de trente ans.

En parallèle, dans ce pays où l’information est encadrée par la loi, et au besoin par la justice, les chiffres montrent que les départements champions de la natalité sont le Nord, la Seine-Saint-Denis, le Rhône, les Bouches-du-Rhône… Libre au citoyen d’interpréter cette localisation comme sa raison l’y invite, du moment que cela reste in petto.

Yves-Marie Adeline

Ecrivain

 

( 20 juillet, 2018 )

Antony Bellanger sur France-Inter : haineux, ignare et bête.

 

Lu sur le blog de Bernard Antony cette mise au point nécessaire.

 

Ce dernier samedi à l’émission « la matinale » de France-Inter, le camarade Antony Bellanger, au comble de l’excitation, s’emploie à déverser toute une éructation de haine et de venimeuse désinformation sur le général Franco.

Il se réjouit de ce que l’on veuille à Madrid retirer le cercueil de celui-ci de son tombeau de la basilique du « Valle de los caïdos ».
Avec des accents d’une haine à la hauteur de celle jadis de la Pasionaria, ce Bellanger ose proférer que cette sépulture, c’est comme si Hitler était pareillement honoré à Berlin. Sans attendre notre émission de la réplique ce prochain mercredi au cours de laquelle, à 20 h, notre ami l’historien David Fontey traitera de cela, rappelons ici qu’après le pape Pie XII, remercié, entre autres, par Einstein et madame Golda Meir, le général Franco fut le plus grand sauveur de juifs des exterminations nazies, pour le moins 40 000 selon le grand historien catholique Jean Dumont.
Ce dernier rappelant dans le numéro spécial de « Histoire pour tous » (février-mars 1980) titré « la guerre d’Espagne » que le général avait en effet ordonné que soit (re)donnée la nationalité espagnole à tous les juifs des Balkans, notamment très nombreux à Salonique, dont les ancêtres avaient été expulsés d’Espagne.
Si bien que trois ans après sa mort, le 20 novembre 1978, les juifs américains séfarades de l’importante communauté de Brooklyn organisèrent à la grande synagogue de ce quartier de New York un très solennel « service spécial » à sa mémoire, ce que rapporta le 21 novembre le grand quotidien espagnol ABC (édition de Séville p 7).
Le pitoyable ignare néo-bolchevique de France-Inter n’a évidemment pas lu les mémoires (« Ce que j’ai cru comprendre », éditions Robert Laffont) d’Annie Kriegel, talentueuse éditorialiste au Figaro et à la revue juive « l’Arche », bien revenue, elle, de sa jeunesse stalinienne. Elle se régale de citer (p. 764) l’historien britannique S. Spender écrivant le 11 novembre 1990 dans le Sunday Telegraph ses malicieuses réflexions sur les conséquences sur l’issue de la seconde guerre mondiale qu’aurait pu avoir, avant son déclenchement, une victoire des Républicains en Espagne : « Peut-être Franco, fût-il le petit obstacle qui, se trouvant sur le chemin de Hitler entre la frontière espagnole et Gibraltar et neutralisant la péninsule, permit à la démocrate espagnole de survivre ».
Le rouge hystérique Bellanger ne s’est toutefois pas risqué à expliquer comment il put se faire, si le général Franco était une sorte d’Hitler, qu’il fut le seul chef d’État qu’après sa retraite le général De Gaulle tint à rencontrer, le saluant d’abord par ces mots de très haute considération dans sa bouche : « Vous êtes Franco, j’étais De Gaulle »… 
( 19 juillet, 2018 )

Qui veut la peau de Vincent Lambert ?

 

Lu sur « boulevard Voltaire » cet tribune qui pose la seule question réelle dans le cas dramatique de Vincent Lambert.

 

Notre jupitérien président a certes raison de mettre à l’honneur un militaire tout cassé en OpEx au Mali, le caporal-chef de première classe Cabrita. Le prendre avec lui à Moscou pour assister au match, mettre en avant son grand sourire dans les vestiaires avec les joueurs, parce que, comme presque tous les Français, ce soldat blessé de partout a le droit de rêver avec les bleus de l’équipe de France de football. Et les mots du président-histrion sonnaient juste, cette fois-là.

Mais il est des hiérarchies dans les priorités. Dans le sport, par exemple. Quel assourdissant silence entoure le titre mondial du relais mixte de triathlon français acquis dimanche dernier à Hambourg ! Pas de tweet de félicitation ni du président, ni de la ministre des Sports. Même la sous-ministre à l’égalité femmes-hommes qui ne recule d’habitude devant aucune occasion d’inonder la toile de ses messages ne s’attribue pas cette grande victoire : autant d’hommes que de femmes dans un relais mixte.

Et puis il y a d’autres personnes cassées par la vie, mais qui ne peuvent pas donner ce beau sourire, exprimer avec des mots ce qu’ils ont sur le cœur, des joies, des souffrances, des peines. Les toubibs diront « pauci-relationnels ». Et Viviane Lambert continue de se battre pour son fils, dans les prétoires, dans les médias, partout où elle le peut. Suite à sa demande, elle a été reçue à l’Élysée, mais par deux conseillers du président. Les doléances sont connues : que Vincent Lambert soit transféré dans un établissement qui le soigne, qui l’équipe, qui se charge de toute la rééducation dont il pourrait bénéficier. Parce que Vincent Lambert n’est pas en fin de vie. Et pourtant …

Il reste pourtant dans ce CHU de Reims. Celui qui avait cru bon de pouvoir entamer en 2013 un protocole d’arrêt de la nutrition et de l’hydratation sans en prévenir ses parents. Celui qui souhaite recommencer aujourd’hui et ronge son frein en l’attente d’une expertise médicale qu’il espère favorable. Celui qui maintient son patient dans une sorte de geôle (et la vidéo prise en 2015 a prouvé à tous ceux qui l’ont vue que décidément, Vincent Lambert n’était pas un condamné à brève échéance par une incurable maladie). Celui qui fait de la personne de Vincent Lambert une chose au pouvoir des médecins. Celui qui ne veut pas entendre la tribune de 70 médecins et professionnels de santé spécialistes des personnes cérébro-lésées qui dénonce une euthanasie larvée. L’acharnement thérapeutique n’existe plus, vive l’acharnement euthanasique !

Bien évidement, je suis incapable de formuler ou d’envisager où est l’intérêt de Vincent Lambert, je n’ai ni les connaissances ni les compétences pour le faire. Mais il vient un moment où l’on devrait se récuser soi-même lors d’une prise de décision, parce que trop de conflits ou d’erreurs passés empêchent d’être objectif et purement rationnel. C’est ce que le CHU de Reims se refuse à faire en gardant l’otage Vincent Lambert.

Rémy Mahoudeaux

( 16 juillet, 2018 )

Famille de France • Samedi dernier, 14 juillet, le prince Jean a accueilli à Dreux la 8e étape du Tour de France

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Ce samedi 14 Juillet 2018, la ville de Dreux accueillait la 8e étape du Tour de France ! Dreux-Amiens : 181km.

Le prince Jean de France et la princesse Philoména, ainsi que leurs 4 enfants : les princes Gaston et Joseph et les princesses Antoinette et Louise-Marguerite, ont assisté dans la matinée à la cérémonie officielle marquant le départ de cette huitième étape du Tour.

37156556_1782200925195102_7197220441872662528_n.jpgAprès cette cérémonie, le Prince a accompagné le maire et son adjoint au sport, afin de donner le signal du début de la course, puis a suivi avec beaucoup d’émotion et de passion le départ des coureurs du Tour, comme le montre la courte vidéo qui suit.

Ce 14 juillet, en dehors de cette étape  du Tour de France, Dreux comme toutes les villes de France, a célébré la Fête Nationale qui commémore la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790.

37111240_1782779038470624_5739374993897160704_n-510x382.jpgÀ cette occasion, le prince Jean a fait changer les drapeaux présents sur la tour du domaine royal de Dreux.

A l’emplacement du tricolore (qui est plus haut), le Prince exposa aux yeux de tous une magnifique bannière capétienne, ainsi que l’ancien drapeau des régiments du Dauphin de France. Tout un symbole…

( 14 juillet, 2018 )

Camp Maxime Real del Sarte 2018, Université d’Été d’Action française, du 19 au 26 août

 

150 nuances de Maurras … 

Des repères pour le XXIe siècle. 

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Camp de formation Maxime Real Del Sarte, pour étudiants, lycéens et jeunes travailleurs (15-35 ans)

Conférences magistrales, cercles d’étude, ateliers pratiques, sport et camaraderie !

RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS :

CMRDS – Université d’été d’Action Française

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