( 30 juin, 2018 )

Histoire & Actualité • « Les Manants du Roi », le nouveau film de Patrick Buisson

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Avant-hier jeudi 28 juin, alors que les bobos parisiens vaquent à leurs insignifiantes occupations, Patrick Buisson a présenté son dernier film Les Manants du roi, Vendée 1793-1796, projeté au Grand Rex, devant deux mille personnes, dont nombre de personnalités, venues assister à l’avant première. Jean Gugliotta y était présent, notamment pour Lafautearousseau.

Ce nouveau film prolonge le succès du beau livre-événement de Patrick Buisson, La grande histoire des guerres de Vendée, paru à la fin de l’année 2017. Le film, Les Manants du Roi, est coproduit par la chaîne Histoire, dont Patrick Buisson est le directeur général, et par la société Erealprod.

MANANTS_DU_ROI_2806_PARIS_Page_1.jpgÀ travers les points de vue de plusieurs personnages issus de deux camps différents, les Bleus et les Chouans, ce film inédit nous plonge dans l’histoire des guerres de Vendée, entre 1793 et 1796. Six comédiens, en costume d’époque, donnent vie à ces différents personnages.

Le film est émaillé d’extraits de fictions, de gravures d’époque et de reproduction de vitraux.

Ce film est tout le contraire d’une oeuvre de fiction car tout y est rigoureusrment exact et Jean-Louis Cassarino, est presque traumatisé par son rôle de conventionnel…

MANANTS_DU_ROI_2806_PARIS_Page_2.jpgSelon Patrick Buisson, la guerre de Vendée est terminée. La guerre de tranchée pour l’occulter ou la faire reconnaître se termine par la victoire des vaincus. L’exécution du plan d’extermination intervient sans aucune nécessité de défense nationale. Plus personne ne conteste désormais que ce crime de masse fut idéologique et génocidaire. L’existence du génocide vendéen n’est juridiquement plus contestable. Le débat s’est déplacé du terrain historique au terrain juridique et les crimes commis en Vendée répondent en tout point aux critères définis pour qualifier un génocide. Camille Desmoulins qualifiait les Vendéens d’animaux à face humaine. Ce n’est pas balance ton porc mais égorge ton porc ! La lutte de la Convention contre la Vendée fut une guerre de religion. Celle de la déesse raison contre « l’obscurantisme »…

Ce soulèvement populaire, ce Non Possumus d’un peuple de géants est le legs de la Vendée martyr.  ■  

Diffusion sur la chaine Histoire à partir du 4 juillet.

Page Facebook dédiée.

( 30 juin, 2018 )

Les Syriens et les Russes lancent une offensive dans le Sud de la Syrie

Lu sur « boulevard Voltaire »

Un long ballet diplomatique a précédé cette offensive. Il fallait en effet parler avec les Américains et les Israéliens afin de sonder leurs intentions

Depuis la reprise de la Ghouta et du camp de Yarmouk dans la banlieue de Damas, il ne reste plus que deux zones tenues par les islamistes en Syrie : la province d’Idleb, au nord-ouest, et celle de Deraa dans le sud.

Russes et Syriens se sont mis d’accord pour s’attaquer d’abord à celle de Deraa, moins bien défendue qu’Idleb.

Deraa est symbolique : c’est dans cette ville (la capitale de la province porte le même nom que la province elle-même) qu’ont démarré les premières émeutes lors des « printemps arabes », en 2011. De timides au départ, les manifestations étaient vite devenues insurrectionnelles et islamistes. La maladroite et brutale répression du gouverneur de l’époque n’avait fait qu’envenimer les choses. Il fut d’ailleurs relevé de ses fonctions par la suite.

Un long ballet diplomatique a précédé cette offensive. Il fallait en effet parler avec les Américains et les Israéliens afin de sonder leurs intentions.

Les Américains tout d’abord, car Deraa se situe dans une zone de « désescalade », où les combats sont censés ne pas reprendre. Washington avait alors assuré les insurgés de son soutien en cas d’attaque syrienne. De plus, la base américaine d’al Tanf se situe non loin de là, à l’est.

La teneur des discussions russo-américaines n’est pas connue à ce jour, mais la conclusion, quant à elle, fut très claire : les Américains ont averti les insurgés qu’il ne fallait pas compter sur leur soutien. Pourquoi ce revirement qui a provoqué la fureur des islamistes condamnés dès lors à la défaite ? L’avenir le dira sans doute mais il n’est pas exclu que la Jordanie ait joué un rôle dans cette affaire.

Elle est en effet un allié traditionnel de Washington et elle a très mal pris le transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, dont, depuis 1948, elle est le gardien des lieux saints musulmans. C’est une humiliation qui n’est pas digérée et qui embarrasse les Américains.

Par ailleurs le roi Abdallah II souhaite normaliser sa relation avec la Syrie. La reprise de Deraa par l’armée syrienne ne lui déplairait donc pas et on ne peut exclure que les Américains aient voulu faire un geste en direction d’Amann.

Les conversations avec Israël sont évidemment plus complexes, car le Golan est tout près. Poutine et Netanyahu en ont longuement discuté à Moscou. Il sera intéressant de voir si l’armée syrienne se rapproche du Golan, au risque de se faire bombarder. Ce qui est sûr c’est que les Iraniens ne participeront pas à cette offensive car l’aviation israélienne attaquerait immédiatement.

Au fond, Netanyahu n’a guère envie de voir l’armée syrienne se réinstaller au pied du Golan, qu’Israël occupe illégalement depuis 1967 et qui appartient en fait à la Syrie. Mais il souhaite conserver de bonnes relations avec la Russie et il sait maintenant que l’insurrection islamiste ne peut plus gagner.

L’issue militaire de cette offensive ne fait certes aucun doute, mais pour peu qu’Israël n’intervienne pas. Ce serait toutefois un bien dangereux engrenage.

 

 

 

( 29 juin, 2018 )

Au secours, Maurras revient ! Réponse à Michel Winock

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

C’était presque inévitable. Qu’on reparle de Maurras et les gardiens autoproclamés du temple républicain prétendent dire de quels penseurs et auteurs il est loisible ou interdit de se recommander.

Ainsi l’intellectuel de gauche Michel Winock avertit la droite (1) : elle est autorisée à se référer à De Gaulle mais qu’elle laisse tomber Maurras. Car il y a danger. Rendez-vous compte, Maurras connaît « une certaine activité éditoriale. » Allusion aux textes publiés chez Bouquins cette année (2). Or « ce livre de morceaux choisis est présenté dans un esprit de sympathie. » Comment ose-t-on ? C’est une véritable « entreprise de réhabilitation. ». Et ce au moment où les idées conservatrices reprennent du poil de la bête. Il fallait donc réagir. D’autant que, horresco referens, il est affirmé que des maurrassiens étaient des héros qui libérèrent la France. Or pour Michel Winock De Gaulle est « l’anti-Maurras par excellence ».

Remy.jpgLa réalité est cependant plus forte que l’idéologie surtout quand celle-ci est à ce point binaire. N’est-ce pas le plus célèbre agent secret de la France libre, le colonel Rémy qui a dit de Maurras : « Le réflexe qui m’a fait partir pour l’Angleterre le 18 juin 1940 trouvait son origine dans l’enseignement que, depuis vingt ans, je recevais quotidiennement sous sa signature.» Et sur la condamnation de Maurras en 1945, que Winock se plaît à rappeler dès les premiers mots de son article, voici ce qu’en dit Rémy : « …ceux qui ont instruit et jugé ce procès dans les conditions que l’on sait se sont par avance déshonorés devant l’Histoire. La façon dont a été jugé M.Maurras est plus sordide dans l’abjection. Plus que la colère, elle engendre le mépris. »

Pour « démontrer » que De Gaulle est « l’anti-Maurras par excellence », Winock, par des assertions gratuites, des propos diffamatoires, des citations dénaturées, procède à un alignement de fausses planètes propre à constituer l’apparence d’une étoile, peut-être brillante, mais qui ne correspond à aucune réalité historique.

Ainsi ce passage : « … les éditoriaux de Maurras entre 1936 et 1939 ont largement contribué à la politique de résignation face à Hitler. Pendant ce temps, de Gaulle lui, antimunichois avéré, déclare dans une lettre à sa femme : « Peu à peu nous prenons l’habitude du recul et de l’humiliation, à ce point qu’elle nous devient une seconde nature. » Ainsi sa comparaison oppose-t-elle quatre ans d’éditoriaux quasi quotidiens et une seule lettre privée… Lettre qui, de surcroît, dit en substance la même chose que ce que L’Action française déplorait depuis longtemps… Tous les écrits de L’Action française, articles, livres, conférences l’attestent : du lendemain de la Grande guerre où Maurras et ses compagnons luttèrent contre Le Mauvais Traité (4) aux appels pathétiques « Armons ! Armons ! » d’avant et d’après la conférence de Munich, en passant par ses campagnes contre les abandons successifs en Rhénanie, le mouvement animé par Charles Maurras n’a cessé de résister aux politiques gouvernementales de reculs et d’affaiblissement diplomatique et militaire de la France. En ce qui concerne Hitler, c’est très tôt que L’Action française en dénonça le danger. Ainsi le journal publia-t-il, dès 1930, une série d’articles (5) intitulé Sous la croix gammée afin de rendre compte du développement dangereux du parti nazi en Allemagne. Pour Maurras, « l’hitlérisme repose tout entier comme la doctrine de Fichte, sur l’orgueil du germanisme ». Bientôt il qualifiera Hitler de « chien enragé de l’Europe ».Oser écrire que Maurras était résigné face à Hitler relève de l’ignorance la plus absolue ou de la mauvaise foi idéologique la plus coupable. C’est la presque totalité de l’histoire de ce mouvement politique qui se trouve niée en une seule phrase.

L’évocation de la conférence de Munich de septembre 1938 relève du même procédé. Aujourd’hui où on laisse entendre que les arrangements qui sauvèrent la paix n’ont été que lâcheté et que honte, traiter quelqu’un de munichois est faire tomber sur lui le plus vil opprobre. Si Maurras se réjouit alors que la paix fut à nouveau sauvée, ce n’est point qu’il fut opposé dans l’absolu à toute guerre en général et encore moins à l’Allemagne en particulier. Mais il estimait que dans un pareil cas le conflit déclenché devrait avoir une forte probabilité de succès. Les conditions d’une victoire militaire possible n’étaient plus réunies en 1938. « Cette guerre nous la perdrions », écrit-il. Munich est pour lui « une défaite pour éviter un désastre ».D’où les deux axes de la politique d’Action française d’alors : « Pas de guerre ! mais Armons ! »

Sait-on par exemple l’initiative imaginée par Maurras pour rattraper le retard de la France en matière d’aviation militaire ? Dans L’Action française, il lança l’idée d’une grande souscription militaire destinée à trouver les fonds nécessaires à l’achat d’avions aux Américains. Baptisée « pour la liberté du ciel français » l’opération aurait pris la forme d’un comité formé de syndicats de presse sollicitant leurs lecteurs. Quelques soixante-dix quotidiens parisiens et provinciaux en acceptèrent l’idée, mais Daladier refusa de donner suite au projet.

En juin 1939 notre impréparation militaire était encore patente. Maurras écrit le 16 juin : « La guerre ! La guerre ! C’est une grande et terrible chose que la guerre. Il faut la soutenir quand elle est imposée. Il est des cas où il faut l’imposer, soit ! Mais toute guerre suppose conseils, déterminations, précisions et surtout préparation. »

Qui peut voir honnêtement dans ces faits et appels à l’armement des manifestations pacifistes ? Dès la guerre déclarée, L’Action française titra d’ailleurs : « L’espérance est militaire ! »

Plus emblématique encore de son attitude quant à la guerre, son éditorial du 28 août 1939 :

« La guerre est-elle certaine ? Non. La guerre ne sera que dans deux cas : si Hitler nous la déclare, ce qui n’est pas sûr ; si nous la déclarons à Hitler, ce qui dépend de nous. Si te territoire français est menacé, si notre frontière est envahie, tous les efforts sont commandés contre l’envahisseur. Mais de là à vouloir la guerre, à l’entreprendre, non, il y a un grand pas : la guerre d’idée, la guerre de principe, la guerre de magnificence, non, cela dépasse trop ce qui reste de nos moyens. » (Les événements donnèrent vite raison à Maurras. Les moyens dont disposaient la France n’empêchèrent pas le désastre). Il poursuit : « Entre le parti de laisser durer ou grandir la plus dangereuse de toutes les Allemagnes et le parti de massacre immédiat auquel on nous rue, je suis d’avis de laisser courir les délais. » Winock a beau ironiser sur « le fameux réalisme de Maurras », c’est bien la bataille engagée dans les conditions jugées par lui comme insuffisantes qui conduisit à la débâcle.

Ce serait donc commettre un contre-sens (voire pire) que d’imaginer un Maurras pacifiste ou défaitiste. La ficelle est un peu grosse qui consiste à le laisser croire pour mieux justifier ensuite des assertions sans fondement sur une prétendue acceptation de la défaite et de tout ce qui en découla de plus dramatique
Bernard PASCAUD
Président de la Restauration Nationale ■

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1. L’Histoire N°448 Juin 2018

2. C. Maurras, L’Avenir de l’intelligence et autres textes Robert Laffont « Bouquins », 2018

3. In Charles Maurras 1868-1952 Librairie Plon 1953 p.141 .Voir aussi la Lettre du Colonel Rémy publiée le 21 novembre 1952 dans Aspects de la France. Voir enfin l’allocution d’ouverture du troisième colloque Maurras organisé à Aix en Provence les 4, 5 et 6 avril 1972 ; Etudes maurrassiennes 1974.

Alain Griotteray dit en substance la même chose quand parlant de son engagement dans la résistance il écrit : « Il est évident que Maurras en est la cause. (…) Il faut souligner que les premiers Résistants étaient d’Action Française. Benouville disait « Où ai-je appris l’amour de mon pays, l’amour charnel de la France ? À l’école de l’Action Française ». Quant à l’accuser d’intelligence avec l’ennemi, là encore l’accusation est stupide. »

4. Voir notamment Charles Maurras Le Mauvais Traité. De la Victoire à Locarno. Chronique d’une décadence., Editions du Capitole, 1928, 2 volumes in 8° brochés, 401 et 384 pages et de Jacques Bainville Les conséquences politiques de la paix. 1920 (rééditions récentes disponibles ; et sur internet : maurras.net/pdf/divers/les-consequences-politiques-de-la-paix_bainville.pdf )

5. Articles publiés dans L’Action française du 30 avril au 3 mai 1930.

( 24 juin, 2018 )

Emmanuel Macron : haro sur le nationalisme

 

Lu sur « boulevard Voltaire » cette excellente mise au point de notre ami Olivier Perceval à la suite des élucubration d’Emmanuel Macron.

On est en admiration devant ce culot arrogant qui consiste à installer le chaos et à stigmatiser, avec cette violence idéologique rappelant les belles années de 1917 en Union soviétique, ceux qui réagissent à bon droit.

La presse nous informe : en déplacement dans le Finistère, Emmanuel Macron a comparé la progression du nationalisme à « la lèpre qui monte ». Dans un salmigondis approximatif, le brillant énarque a déclaré : « Je vous le dis avec beaucoup de gravité. Beaucoup la détestent, mais ils la détestent depuis longtemps et vous les voyez monter, comme une lèpre, un peu partout en Europe, dans des pays où nous pensions que c’était impossible de la voir réapparaître. Et des amis voisins, ils disent le pire et nous nous y habituons », a déclaré le président de la République, ce jeudi 21 juin .

Voilà, tout est dit : quand l’immigration devient un problème social, sanitaire, économique, géopolitique, quand elle pose la question de la souveraineté nationale, aussi bien des pays dont sont issues les vagues de migrants que ceux qui les accueillent, ce sont bien sûr les « nationalistes » les fauteurs de troubles…

Pourtant, pour reprendre l’élégante métaphore, le sentiment partagé de la lèpre montante de toute part, ce ne serait pas la montée du nationalisme qui viendrait en tête de la liste.

D’ailleurs, le nationalisme, en France, n’est-il pas une invention de la république ? Laquelle a hérité du « pré carré » capétien constitué en huit siècles. La France était encore dans la logique du « nous », celui de la solidarité nationale inaliénable face aux impérialismes qui se dressaient à nos frontières.

Un déjà ancien rapport de Gilles Kepel, publié à l’automne 2011 par l’Institut Montaigne – Banlieue de la République -, révélait que la République, qui s’est toujours historiquement adossée au patriotisme pour protéger sa légitimité, a commencé à scier la branche sur laquelle elle était assise dès lors qu’elle a choisi de rejoindre le camp du libéralisme supranational en abandonnant notre souveraineté à Bruxelles et à Washington.

Le discours sur la laïcité et les valeurs républicaines a, dès lors, perdu de sa crédibilité.

Depuis les traités de Rome, de Maastricht et de Lisbonne, l’accord de Schengen ou l’abandon du franc, ou encore le retour de la France dans le commandement intégré de l’OYAN, il est clair que la République se dépouille de ses oripeaux nationaux, et du premier d’entre eux, à savoir une « souveraineté nationale » à laquelle elle s’identifiait.

Pourtant, le cri de « Vive la nation » et même la notion ambiguë de « sang impur » sont bien des inventions de la Révolution.

Mais d’après Macron, ce nationalisme, hier encensé, aujourd’hui détestable – à cause, je suppose, des guerres mondiales notamment, lesquelles ne furent pas des entreprises nationalistes mais en réalité impérialistes (encore un héritage de notre Révolution qui a « métastasé » le peuple allemand grâce aux talents de Fichte en particulier, le père du pangermanisme) -, serait la cause des malheurs que nous vivons.

Admettons qu’il soit de bon ton de fustiger le nationalisme, ce mot-valise qui permet facilement de désigner le mal absolu, la bête immonde, savamment tenue en éveil par nos élites orwelliennes, pour nous donner les chocottes et nous faire accepter servilement l’enfer qu’elles organisent par ailleurs… Mais quand même, on est en admiration devant ce culot arrogant qui consiste à installer le chaos et à stigmatiser, avec cette violence idéologique rappelant les belles années de 1917 en Union soviétique, ceux qui réagissent à bon droit.

Pourtant, il peut y avoir une forme de nationalisme intelligent, le « nationalisme intégral » (année Maurras oblige) qui promeut (en France) l’indépendance et la continuité de l’État et la souveraineté pacifique de la nation, la solidarité historique des peuples de France, et, à l’extérieur, un interlocuteur libre et stable, capable de nouer des alliances multilatérales dans l’intérêt de son peuple, sans subir les pressions de la finance internationale. Nous appelons cela « la monarchie ».

Membre du comité directeur de l’Action Française
( 23 juin, 2018 )

TV LIBERTES de nouveau censuré

 

 

« tweet » de Philippe SCHNEIDER du 23/06/2018 :

 

TV libertés de nouveau censuré hier soir par « YouTube ». Il est clair que « on » veut faire taire cette télévision qui ose dire trop souvent des vérités au moment où le « pouvoir » veut imposer la sienne

( 22 juin, 2018 )

Un printemps éditorial maurrassien

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

LE CENT-CINQUANTENAIRE DE CHARLES MAURRAS Ses adversaires s’inquiètent. On ne saurait leur donner tort : leur principal atout était de voir Maurras condamné non seulement à la dégradation nationale, mais surtout à la mort éditoriale. Une peine de mort qu’on a oublié d’abolir ! Il y eut, certes, des tirages confidentiels, mais les grands éditeurs étaient peu soucieux de laisser ce nom honni compromettre leur image. Or les choses bougent…

 

C’est un modeste mais réel printemps éditorial maurrassien qui nous est offert aujourd’hui.

Une petite flottille d’ouvrages, sortie de l’enfer, a appareillé et vogue vers la haute mer. À vrai dire, seul le vaisseau amiral – l’anthologie publiée dans la collection « Bouquins » – répond directement à l’urgence d’une réédition des textes. Les autres, des navires d’accompagnement, relèvent surtout du commentaire, mais tous profitent du vent favorable suscité par l’affaire du « livre des commémorations ».

Avant d’entrer au gouvernement, Mme Nyssen dirigeait les éditions Actes Sud : commémorer l’enfant de Martigues, provençal de naissance et de coeur, était pour elle une exceptionnelle occasion d’agir pour le Sud… Elle y a réussi – malgré elle, dirait-on… – au-delà de toute espérance !

DIVINE SURPRISE : LA COLLECTION « BOUQUINS » CRÉE L’ÉVÉNEMENT

Mais saluons d’abord la sortie du livre-événement. Le travail effectué par l’universitaire Martin Motte pour réunir en un seul volume de 1200 pages l’essentiel de l’opus maurrassien force le respect. De même que la préface de plus de trente pages de Jean-Christophe Buisson, du Figaro magazine, sous le titre – certes un peu discutable – d’Un prophète du passé, constitue un essai complet sur le sujet, plein de vie et de richesses multiples. À ce double travail, accueilli chez Robert Laffont dans la collection Bouquins, ne manquent sans doute pas les critiques à faire. Elles le seront en temps utile. Mais il s’agit le plus souvent d’observations passionnantes et propres à susciter et enrichir le débat. Or rien n’a plus nui à Maurras depuis un demi-siècle que la conspiration du silence. On l’avait jeté au fond du puits, mais c’était « le puits et le pendule » d’Edgar Poe, les enfouisseurs le vouaient à une mort inexorable. La vérité, cependant, finit toujours par sortir du puits !

En feuilletant ce livre, en parcourant sa table des matières, en lisant les introductions proposées par Martin Motte avant chaque partie, en consultant les notes en bas de page, on devine déjà le colossal travail consenti pour choisir et ordonnancer les textes d’un homme qui a publié, sa vie durant, plus de pages que Voltaire. Sa vie s’est confondue avec son oeuvre, avec cette conséquence que ses livres pouvaient ne jamais être achevés. Les textes – souvent des articles commandés par l’actualité – se chevauchaient au fil des différentes éditions d’ouvrages, qui semblaient ne jamais le satisfaire. Quand, peu avant sa mort, il conçut ses Œuvres capitales, il pensa qu’elles constitueraient son « avenir total ».

Erreur : les choix de Martin Motte se révèlent assez largement divergents. Un seul exemple : Mes idées politiques, ouvrage paru en 1937, composé de morceaux choisis et d’une préface inédite (son célèbre texte sur la politique naturelle) n’était pas retenu par Maurras sous cette forme. En revanche, l’édition « Bouquins » a estimé que la popularité de ce livre et de son titre justifiait son maintien : un choix défendable… autant que discutable, comme le sont tous les choix.

Les lecteurs les plus attachés à Maurras regretteront les manques énormes – aussi inévitables que les regrets qu’ils suscitent -, et les grands livres dont ne figurent que des extraits : mais nombre de jeunes lecteurs, et même de moins jeunes, y trouveront sûrement un accès plus aisé. Il nous faudra revenir sur ce livre, notamment sur la préface de Jean-Christophe Buisson. Ce sera dans les années à venir un indispensable manuel pour découvrir et fréquenter l’oeuvre d’un homme qui, à l’orée du XXe siècle, eut un regard si pénétrant qu’il nous concerne tous encore aujourd’hui. Un dernier mot : le livre s’achève sur le procès de 1945, avec les textes du réquisitoire et de la plaidoirie. Ils sont précédés d’une présentation qui dit, avec une grande précision et une louable modération de ton, toute l’iniquité de ce qui n’a été qu’une parodie de justice.

AU TEMPS DE LA « REVUE GRISE »

Parmi les ouvrages qui font le mieux revivre les débuts remuants de l’Action française – comme ceux de Léon S. Roudiez et de Victor Nguyen - L’Âge d’or du maurrassisme de Jacques Paugam a pris toute sa place avec un singulier mélange de vive sévérité critique et de générosité du regard. En cet « entre-deux-siècles » si agité et si fécond des années 1900, la Revue d’Action française – bimestriel vite surnommé la Revue grise - apparaît comme un «think-tank », un laboratoire d’idées tout à fait innovant. Paugam a ce mot qui peut donner une idée du ton de son livre : « À travers cette lutte permanente, le véritable portrait de Charles Maurras se dessine, assez peu conforme à l’idée qu’on se fait généralement de lui : on est frappé par sa modestie. » La réédition de ce livre datant de près d’un demi-siècle, est bienvenue, d’autant plus qu’elle bénéficie d’une très remarquable préface, inédite, de Michel De Jaeghere, dont le long passage consacré à l’antisémitisme d’État maurrassien est exemplaire. Ce sujet qui, sur le fond, n’avait pas une telle importance pour Maurras, est devenu, pour nous, hypersensible. Porter un jugement vrai et pouvant être compris aujourd’hui apparaît toujours très difficile. Il n’est pas sûr que De Jaeghere y parvienne totalement, mais peu ont avancé aussi loin que lui sur ce terrain qui a été systématiquement miné.

MAURRAS CONDAMNÉ À ÉCHOUER ?

Un petit ouvrage pédagogique a connu un grand succès chez les jeunes militants depuis les années 70, Maurras et la pensée d’Action française, dû à un juriste universitaire, Maurice Torrelli. En cent pages, l’essentiel est dit sur la démocratie et les libertés, le nationalisme, la monarchie, et les mérites de l’empirisme organisateur. Devenu introuvable, le « Torrelli » vient d’être réédité par les toutes jeunes Éditions de Flore, dont c’est la première publication. En le faisant, lui aussi, bénéficier d’un remarquable avant-propos, dû cette fois à François Marcilhac.

Il ne faudra pas non plus laisser passer cette « année Maurras » sans avoir lu les douze textes d’hommage réunis par Marc-Laurent Turpin pour les éditions Apopsix. Axel Tisserand décrit la fidélité du Martégal à la Maison de France, Paul-Marie Coûteaux et Christian Vanneste analysent (chacun à sa manière) les influences maurrassiennes sur de Gaulle. D’autres – Anne Brassié, Philippe Prévost, Michel Fromentoux…- témoignent, ou évoquent Maurras, le Provençal, la question religieuse, l’homme… Hilaire de Crémiers, qui passe en premier, a cette phrase qui pourrait être de conclusion (provisoire…) : « Ne fallait-il pas sortir de l’échec répété ? Puisque, malgré le prestige de l’homme et le rayonnement de l’oeuvre, une sorte de fatalité les a condamnés à ne pas réussir. À jamais ? C’est une grave question à laquelle l’homme a répondu, mais à sa manière. Étonnante, mystérieuse ! »  •

 

images7RTCAV2M.jpgL’AVENIR DE L’INTELLIGENCE ET AUTRES TEXTES, DE CHARLES MAURRAS

Édition établie par Martin Motte,
préface de Jean-Christophe Buisson
Éditions Robert Laffont,
coll. Bouquins, 2018,
1226 p. 32 €

510E3Cvcv0L._SX317_BO1,204,203,200_.jpgL’ÂGE D’OR DU MAURRASSISME,
de Jacques Paugam
Préfaces de Michel De Jaeghere et Jean-Jacques Chevallier Éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2018,
402 p. 25 €

maurras-et-la-pensee-d-action-francaise.jpgMAURRAS
ET LA PENSÉE D’ACTION FRANÇAISE,
de Maurice Torrelli
Avant-propos de François Marcilhac
Éditions de Flore, 2018,
104 p. 10€

91xOpqcU2bL._AC_UL320_SR206,320_.jpgREGARDS SUR MAURRAS
(12 auteurs)
Ouvrage collectif d’hommage
pour un cent-cinquantenaire
Éditions Apopsix, 2018,
284 p.  20 €

( 21 juin, 2018 )

« PRESSE ET LIBRAIRIE »

 

LE MIROIR SANS RETOUR – de Reynald SECHER – 320 pages – Editions du Rocher – 21,90 €

 

Reynald Secher nous régale avec un roman historique de grande valeur. Il s’agit de l’histoire romancée du docteur Chévetel qui s’accuse d’avoir trahi son chef, le marquis Armand de la Rouërie, fondateur de la chouannerie bretonne après avoir combattu auprès de Washington pour l’indépendance des Etats-Unis d’Amérique. Pourtant, le marquis lui avait donné son amitié.

Il s’agit d’un « véritable thriller historique, fondé sur des faits authentiques » il « révèle la face obscure de certains révolutionnaires, et non des moindres (Danton, Marat, Robespierre…) animés des plus vils sentiments (jalousie, veulerie, cupidité…) ». Il nous apprend beaucoup de choses sur cette période trouble de notre histoire, qui est aussi la plus sombre.

Voilà un livre très bien écrit, qui se lit d’une traite, et qui nous apprend beaucoup de choses. A lire et faire lire.

 

L’AVENIR DE L’INTELLIGENCE ET AUTRES TEXTESde Charles MAURRAS - – 1.203 pages – Editions Robert Laffont – 32 €

 

En cette année du 150ème anniversaire de la naissance de Charles Maurras, cette réédition de certaines œuvres du Maître de Martigues est la bienvenue. Préfacé par Jean-Christophe Buisson, ce livre présente une vue assez complète de l’œuvre, des idées, de la vie de Maurras. « Il rassemble la plupart des grands textes politiques du Maurras, un choix de ses articles de l’Action française, des poèmes érotiques inédits, ainsi que des extraits de son procès de 1945 ». Cet auteur, homme politique, fut un des plus admirés du XX° siècle, même de ses adversaires et il influença, influence toujours, la vie politique française, même si certains le critique, la plupart du temps sans l’avoir lu mais se contentant de « fiches » lus sur internet !

A acheter et lire, ce qui n’empêche pas, au contraire, de lire toute l’œuvre de ce grand Maître.

 

 

MAI 68 VU D’EN FACE– de Bernard LUGAN –  128 pages, Editions Balland – 13  €

 

Pour une fois, Bernard Lugan n’écrit pas sur l’Afrique dont il est l’incontestable spécialiste, mais relate ses souvenirs de militants royaliste d’Action française durant et autour de Mai 1968. Il était responsable de l’A.F. à Nanterre et vécut donc les débuts des « évènements » en première ligne, quelques fois, souvent même, avec des bagarres importantes avec les milices gauchistes. Il fut ensuite chargé de l’organisation du service d’ordre de l’A.F. et ce jusqu’au début des années 70.

C’est donc un livre très intéressant qui nous donne le vécut, l’histoire de ces militants qui refusaient à la fois le désordre gauchiste et le gaullisme, cet autre désordre.

A lire absolument.

 

 

MAI 68 : LA REVOLUTION DES IMBECILES – de Charles SAINT-PROT – 14 pages – Editions de Flore, 10 rue Croix des Petits Champs, 75001, Paris, editins@cercleleflore.fr. 5 €

 

Il s’agit là d’une réflexion sur les évènements de Mai 68 et leurs conséquences : nous arrivons à un monde inhumain soumis à la toute puissance de l’argent. C’est ce à quoi ces émeutes révolutionnaires ont abouti.

Ce petit livre est très intéressant et nous montre le mécanisme de cette évolution. Je regrette cependant les illusions gaullistes qu’il véhicule.

 

ES 1025 ou les mémoires d’un anti-apôtre – de Marie CARRE – 126 pages – Editions de Chiré – BP 70001, Chiré en Montreuil, www.chire.fr 16 €

 

Les éditions de Chiré ont eu la très bonne idée de rééditer pour la cinquième fois ce très bon livre de Marie Carré qui relate le travail de sape d’un infiltré communiste au sein de l’Eglise. Il s’agit d’un roman  mais basé sur les histoires réelles de militants communistes formés et infiltrés dans l’Eglise par les services soviétiques. Certains ont parfaitement réussi à faire beaucoup de mal à notre Eglise Catholique.  Hélas, il y en a sans doute encore bien que beaucoup moins venant des communistes mais ils ne sont pas les seuls à vouloir infiltrer l’Eglise pour la détruire de l’intérieur, comme certaines « sociétés secrètes ».

Un livre très édifiant.

 

Jean NEDISCHER

 

( 21 juin, 2018 )

La fin de la cavalerie

 

Puisque nous sommes encore dans les années du centenaire de la Grande Guerre, je tiens à évoquer ici un sujet qui n’a pas été abordé lors des commémorations et resté ignoré dans les très nombreuses publications concernant les années de guerre 1914-1918. Le premier conflit mondial marque la fin de la cavalerie à cheval pour laisser place à la mécanisation. Les régiments de cavalerie montée ont pourtant régné en maîtres durant des siècles au sommet de l’armée. Par sa vitesse, la cavalerie permettait les manœuvres les plus brillantes, les plus inattendues et souvent décisives.

L’armement moderne a fait disparaître le cheval de guerre, remplacé par la mécanique. Les charges de cavalerie pouvaient être facilement décimées par le fusil à tir rapide, la mitrailleuse, le canon, le char d’assaut, l’avion, les réseaux de barbelés… Voilà ce qui a tué la cavalerie, reine des batailles depuis l’origine de tous les conflits.

La guerre avait changé de nature. On l’avait déjà observé lors des combats de 1870 où la cavalerie chargeait sabre au clair et lance en avant, fauchés par les tirs de mitrailleuses, notamment chez nous, sur le plateau de Mars-la-Tour et Gravelotte…

En 1914, la cavalerie était une arme périmée. On le savait. Tout le monde le savait. Alors pourquoi, direz-vous, Français et Allemands avaient-ils quand même conservé tant de régiments de pure cavalerie à cheval ? Sans doute, cela est même certain, il était difficile de se défaire d’un état d’esprit de tant de souvenirs glorieux, de victoires inoubliables. Depuis les temps les plus anciens on s’était toujours battu à cheval. Aucun état-major ne pouvait consentir à se séparer de ses prestigieux régiments de cavalerie. De plus, l’opinion publique se serait fortement émue et aurait très vivement réagit à l’annonce de la suppression de sa glorieuse et légendaire cavalerie.

Le 3 août 1914 quatre-vingt-neuf régiments de cavalerie à cheval, cuirassiers, dragons, chasseurs, hussards, augmentés des chasseurs d’Afrique, des spahis et goumiers marocains de l’armée d’Afrique devaient s’opposer aux régiments montés allemands des cuirassiers blancs, des dragons, des uhlans, des chevaux-légers et des hussards de la mort.

En Lorraine, dès la déclaration de guerre, les 10e, 15e, 19e et 20e dragons avaient rejoins la 2e division de cavalerie de Lunéville afin d’assurer la couverture de la IIe armée du général de Castelnau.

Dès août 1914, les 15e et 20e corps avaient passé la frontière de 1871 au-delà de la Seille et s’avançaient sans d’importantes difficultés. Seulement nos braves soldats étaient attendus sur des positions préparées d’avance par les Allemands, sur un front continu, puissamment aménagé et fortifié, bien avant la déclaration de guerre.

Seulement, selon la doctrine militaire française de l’époque, toute l’armée devait pratiquer l’offensive à outrance. C’était négliger la puissance de feu de l’armement moderne. Méprisant le tir continu des mitrailleuses et de l’artillerie, les 15e et 20e Corps s’étaient rués, baïonnette au canon, a l’assaut, contre les ouvrages fortifiés. Le formidable élan de nos troupes devait être totalement brisé par les rafales de balles et tirs d’obus. Sans avoir vu l’ennemi, des bataillons entiers, officiers en tête, étaient alors fauchés par la mitraille. La retraite fut ordonnée, couverte par la cavalerie déployée sur la Vezouze. Après ce que l’on a nommé le désastre de Morhange et de Sarrebourg, la IIe armée se repliait sur le Grand Couronné.

Rupprecht de Bavière se croyant vainqueur s’était alors avancé sur le Grand Couronné, mais sans succès, car malgré ses pertes, nos troupes s’étaient ressaisies. Castelnau qui avait ses troupes bien en main, avait repoussé le prétentieux kronprinz de Bavière. De son coté, la cavalerie était chargée de ralentir l’avancée allemande. Elle eut à livrer de violents combats, notamment à Franconville et à Rozelieures. La victoire de Lorraine était principalement due à la cavalerie, notamment aux 15e et 20e dragons. C’était peut-être les derniers combats de la cavalerie qui a quand même eut un rôle important dans l’incontestable victoire de la Marne qui se termina le 14 septembre 1914 au crépuscule, après 34 jours de terribles combats. L’armée allemande était alors en retraite précipitée. Mais dans l’euphorie de la victoire de la Marne, on a laissé les Allemands se ressaisir. Les combats, prenaient de nouvelles formes, s’installant dans une guerre de positions où la cavalerie n’avait plus son utilité.

1918, le 11 du 11e mois à 11h, le clairon sonna l’armistice et, sans aucun doute, la fin de la guerre à cheval, même si quelques régiments à cheval ont persisté au début de la guerre suivante.

Jean-Marie Cuny

Réf.  Général Chambe « Adieu, Cavalerie » (Plon 1979).

( 21 juin, 2018 )

De DOMREMY à VAUCOULEURS

 

 

Comme tous les ans depuis 40 ans, sous la direction de Jean-Marie Cuny, ce 13 Mai nous avons suivi le chemin emprunté par sainte Jeanne d’Arc pour aller de Domrémy à Vaucouleurs. Ainsi avait débuté son épopée.

Parti à 8 h 30 de l’église de Domrémy, nous arrivâmes à Champougny pour la messe après être passé entre autres à l’Hermitage de Bermont où aimait aller la petite Jeanne. La messe fut célébrée par le chanoine Dumain de l’Institut du Christ Roi spécialement venu de Bruxelles. Cela lui rappelait les souvenirs de sa jeunesse lorsqu’il faisait le pèlerinage avec les scouts.

Un pique nique – sous la pluie  – eut lieu ensuite arrosé d’un peu de champagne pour marquer les 40 ans avant de reprendre la route pour Vaucouleurs.

Malgré le temps, voici un  bel hommage rendu à la sainte de la Patrie. Tous reviendront avec des amis l’an prochain.

 

Philippe SCHNEIDER

( 21 juin, 2018 )

Quel Aquarius pour sauver l’Europe ?

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

 

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Pour qui n’a pas de pensée ni de culture, ni de sentiment social historique, communautaire, pour qui n’est constitué de nulle autre substance que l’individualisme hors sol, c’est à dire sans racines, qui caractérise la modernité, sauver des vies, porter secours, réagir dans l’urgence, s’impose sans-doute comme un impératif moral et, somme toute, naturel, spontané, catégorique.

Et, en un sens, il l’est. C’est pourquoi les ONG mobilisent, recrutent, convoquent à l’action humanitaire nombre de gens qui ne sont pas forcément des idéologues et – ou des militants. A quoi d’autre de grand et de généreux invite-t-on aujourd’hui en Europe aussi bien la jeunesse que les compétences de l’âge mûr ? A quel supplément d’âme ? Aux fausses délices de la consommation et du marché ? On préférera sauver les vies de pauvres types, arabes et surtout noirs, venus d’Afrique et d’Orient, en masse, par milliers, centaines de milliers, millions. Peut-être devrions-nous faire l’effort de le comprendre.

Le comprendre, oui, l’approuver, sûrement pas. Car le simple sens moral de certains se double en réalité de la redoutable idéologie multiculturaliste et diversitaire qui veut le métissage généralisé des cultures, des peuples, des ethnies et des races, lequel effacera les nations de la réalité immémoriale du monde et donnera naissance à une ère universellement et uniformément postnationale. Une ère nouvelle sans civilisation ni qualité. Cette entreprise est en cours de réalisation en France et en Europe.

Pour empêcher qu’elle ne se brise, à terme, sur le refus et la colère des peuples européens, il est fait appel à toutes les puissances de l’émotion, de la morale et du sentiment,  de la spiritualité et des religions. A commencer par l’Église catholique, pape en tête, dont les prédécesseurs avaient jadis prêché la résistance de l’Europe aux diverses poussées de l’Islam, et qui aujourd’hui concourt à son suicide. L’immense campagne des médias et des politiques à l’occasion des tribulations de l’Aquarius a consisté en une opération de pure et simple propagande. De formatage de l’opinion, morale et politique confondues.

Mais tout ce qui est fait maintenant pour contrecarrer au moyen de l’émotion et sous l’invocation de la morale la vague de rejet des migrants qui monte dans toute l’Europe ne réussit plus à l’arrêter.

Tout ce qui constitue le Système s’en effraie : médias, journalistes, intellectuels de gauche et de droite, politiciens conformes et gouvernements. Leur réaction d’autodéfense par la propagande est simplement à la hauteur de leur inquiétude. Elle s’apparente à la panique.

C’est sans-doute que les nations elles aussi sont des personnes ; que chacune a un visage qui l’identifie, une terre, une histoire, une culture, une civilisation, des morts et des vivants, des mœurs et des croyances, une religion. Elles aussi veulent vivre. Être et durer. Elles aussi méritent la sollicitude des généreux, des sensibles, des moraux et des charitables. Elles auront droit par surcroît à l’engagement des réalistes qui savent qu’il y a un ordre du monde fait de limites et de différences et au soutien des peuples qui, eux, à l’inverse de leurs « élites », sous la menace se redécouvrent patriotes. Le temps n’est pas encore venu, semble-t-il, où l’on pourra leur imposer le suicide et la mort par nivellement, mixage et submersion.

C’est ce que les peuples manifestent en ce moment d’un bout à l’autre du continent européen. Comme un Aquarius géant pour le sauvetage de l’Europe

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