( 11 mai, 2018 )

Editorial du n° 343 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Il y a 50 ans, il y eut « Mai 68 ». La France fut paralysée par les manifestations d’une partie des étudiants suivies par une grève générale. Ce mouvement n’eut pas lieu seulement en France mais aussi dans plusieurs pays d’Europe, aux USA, … Ce ne fut pas un mouvement spontané. Déjà en 1967, puis depuis le début de l’année, une agitation existait. Toute une jeunesse ne croit plus en rien et est prête à se jeter dans les bras de quelques agitateurs bien organisés qui savent, eux, ce qu’ils veulent. Il faut dire qu’ils sont bien aidés par une grande partie de l’Eglise catholique qui est en crise ouverte depuis la fin du concile. C’est l’époque de « l’esprit du concile » qui, souvent, n’a plus grand chose à voir avec le Catholicisme. Plus de certitudes, le relativisme règne Ainsi, dans les groupes de jeunes « catholiques », il est plutôt chanté des chants révolutionnaires, l’internationale, que des cantiques… Je l’ai subit. Ainsi, cette jeunesse déboussolée n’a plus grand chose à croire sinon à la « révolution » que lui proposent des agitateurs marxistes – de toutes les formes de marxismes – sous forme de « solidarité » envers les « masses » et surtout envers les révolutions armées, spécialement la vietnamienne. Et cela marche. C’est la contestation de l’existence même des Nations, des valeurs fondant notre société qui est mise en œuvre. C’est le triomphe de l’individualisme et du matérialisme. Après une reprise en main purement formelle, le pouvoir républicain laissa la contestation, « l’esprit de mai 68 » se développer dans les esprits.

Cinquante ans plus tard les révolutionnaires de l’époque et leurs héritiers sont au pouvoir. Ils se sont rendu compte que l’ultra libéralisme est plus efficace que le marxisme pour détruire les nations. Ultra libéralisme sur le plan économique comme sur le plan de la société. Tout doit disparaître (provinces, traditions, nations, valeurs, famille, respect de la vie,) devant l’individu qui n’est plus un homme mais seulement un sujet économique, une ressource au service de l’économie générale. Un individu « flexible », sans bases, sans attaches, sans formation, parfaitement utilisable par le capitalisme financier international.

Tous nos gouvernants, qu’ils se disent « de droite » ou « de gauche » ont poursuivi plus ou moins ce programme de dislocation. Il apparaissait bien que la population ait l’illusion de choisir entre deux propositions « adverses » qui alternaient au pouvoir. C’est ce à quoi nous avons assisté pratiquement lors de ces 50 ans même si cela avait commencé avant, en particulier, mais pas seulement, dans l’enseignement, la dissolution des mœurs, etc. Il y eut enfin une accentuation certaine ces 15 dernières années.

Pour que la société ne soit plus composée que d’individus-acteurs économiques, il convient qu’ils ne soient plus attachés à rien, en particulier les territoires, les traditions, la famille surtout. La structure familiale ne doit être qu’un contrat comme un autre, résiliable quand l’on veut. C’est la raison principale pour laquelle fut réalisé le « mariage pour tous » non pour faire plaisir aux « homosexuels » mais pour détruire la base même de la famille qui est l’union d’un homme et d’une femme en vue de créer un foyer avec des enfants. Il fallait aussi réduire la valeur de la vie qui doit être considéré comme ne valant pas la peine d’être vécue si elle n’est pas « rentable » économiquement. Ainsi, l’avortement fut toujours plus favorisé, le but étant de ne plus voir naître des enfants handicapés. Au besoin, comme nous venons de le voir en Angleterre, médecins et justice s’entendront pour les faire mourir après la naissance ! Il en est de même pour l’euthanasie que l’on cherche à nous imposer en France. Bien entendu, contrairement à Hitler qui voulait l’imposer par la force, il est procédé par des lois au nom de la liberté et des droits de l’Homme ! La présentation est différente, le but est le même : eugénisme et euthanasie. Il en est de même pour cette immigration que l’on désire vivement pour noyer nos concitoyens sous un afflux de personnes trop important pour pouvoir être ‘assimilées. La aussi, la volonté est de n’avoir plus que des individus déracinés et cela se fait pour notre malheur mais aussi, surtout peut-être, pour celui des immigrés et des pays d’où ils viennent.

Pourtant, les Français bougent. Beaucoup de veulent pas se laisser faire : ils veulent garder, voire retrouver, leurs vrais libertés, leur pays. La révolte gronde, à droite surtout mais aussi à gauche. Nos dirigeants ont pris peur et ils ont décidé de se réunir : fini la fausse alternance, il fut suscité un candidat qui réunissait tous ceux qui avaient le même but de destruction et ce fut Emmanuel Macron ! Sa mission est de terminer au plus vite le programme pour que les Français n’aient même plus la possibilité de réagir. L’alerte fut trop chaude en 2017 sans compter que plusieurs pays européens commencent à sérieusement s’élever contre cet avenir que l’on veut nous imposer.

Comment en sortir. La France bouge. Des initiatives se font jour. Une des dernières est cette tentative de rassemblement portant le joli nom des « Amoureux de la France » avec Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), Jean-Frédéric Poisson (P.C.D) et Bruno North (C.N.I.P.) avec le sénateur Jean-Louis Masson en Lorraine. Initiative intéressante mais purement électorale, comme d’autres. Pourtant, il faudra bien se poser la question de savoir pourquoi nous en sommes arrivés là : il ne s’agit pas seulement d’hommes, souvent individuellement compétents et de bonnes volontés, mais surtout du régime. Tant que les politiques ne se poseront pas la question du régime, rien ne sera possible car c’est bien la république qui, depuis sa création, conduit la France à la ruine.

A nous donc de montrer aux Français, mais aussi aux femmes et hommes politiques (plusieurs sont comprennent nos positions même s’ils ne peuvent pas le dire s’ils veulent être élus !) qu’il n’y aura pas de salut pour notre pays sans changer de régime, sans retrouver celui qui a fait notre pays : la monarchie royale.

Philippe SCHNEIDER

Pas de commentaires à “ Editorial du n° 343 de LA LORRAINE ROYALISTE ” »

Fil RSS des commentaires de cet article.

Laisser un commentaire

|