( 30 avril, 2018 )

Livraisons de S-300 russes à Damas, ou la subtile diplomatie de Poutine

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

Poutine sait jouer aux échecs mais ne veut mettre personne mat, hormis les islamistes bien sûr.

La Russie a annoncé, il y a quelques jours, la livraison de missiles sol-air S-300 à l’armée syrienne. Au premier abord, cette nouvelle est logique : face à la dernière agression américano-franco-anglaise contre la Syrie, le Kremlin décide de renforcer la défense aérienne de son allié afin de décourager toute nouvelle tentation belliqueuse.

La défense anti-aérienne de la Syrie n’est, certes, pas catastrophique, comme l’a prouvé la destruction en vol de plus de 70 des missiles américains lancés vers Damas et Homs. De plus, chacun a encore en mémoire la destruction d’un F-16 israélien en février dernier à la suite d’un énième raid en Syrie de l’aviation de l’État hébreu. C’était la première fois depuis trente ans qu’Israël perdait un avion.

Depuis, celle-ci ne s’y est d’ailleurs plus risquée et la dernière attaque contre une base syrienne s’est faite depuis le Liban, l’aviation israélienne se gardant bien de s’aventurer à nouveau dans le ciel syrien. On notera, à ce propos, que ces violations répétées de l’espace aérien de ses voisins par Israël n’émeuvent pas beaucoup les pays occidentaux : il semble aujourd’hui acquis qu’Israël se situe au-dessus du droit international.

La livraison de ces S-300 est, en fait, une vieille histoire. Voilà plusieurs années que Damas les espère et qu’Israël les redoute. C’est, d’ailleurs, à la demande de l’État hébreu que Poutine a accepté à plusieurs reprises d’en différer la livraison. La diplomatie de Poutine est très différente de celle du monde occidental, qui ferait bien parfois de s’en inspirer : pas de leçons de morale et les dirigeants ne sont pas classés en bons et en méchants ; il y a des alliés que l’on ne lâche pas, mais on parle avec tout le monde, même à ceux qui attaquent son allié. Nous sommes loin des postures idéologiques des Américains et des Européens.

Mais, aujourd’hui, la donne a changé et cette annonce est une réponse envoyée à la coalition. Que les Occidentaux continuent à prendre pour argent comptant toute provocation d’attaque chimique en Syrie doit engendrer une parade. Il serait, d’ailleurs, intéressant de savoir qui finance ces fameux Casques blancs, toujours présents dans les grands moments de manipulation et parfaitement relayés par les médias occidentaux.

Cela étant, ce n’est pas Poutine lui-même qui a annoncé cette livraison, ce qui signifie qu’un différé est encore envisageable.

Un autre élément important est à noter : les bases russes de Tartous et Hmeimim sont dotées de missiles S-400, extrêmement performants. Il n’a jamais été question que les bases syriennes en soient dotées : les Israéliens en feraient un casus belli et, donc, les Américains aussi. Avec les S-300, nous sommes à la lisière.

Poutine sait jouer aux échecs mais ne veut mettre personne mat – hormis les islamistes, bien sûr. C’est grâce à cette subtile diplomatie qu’il est aujourd’hui le seul chef d’État qui peut parler avec tous les acteurs du dossier syrien.

( 26 avril, 2018 )

Merci, Monsieur Wauquiez…

 

Lu sur « boulevard Voltaire » ce très bon commentaire suite au « dérapage » de Laurent Wauquiez

 

Cette France préexistait à la république, et pourrait fort bien lui survivre.

 

De vouloir faire de moi un délinquant en puissance, justiciable des foudres correctionnelles, puisque je ne suis pas, loin s’en faut, un laudateur fanatique des vertus de la république !

En voulant instaurer une nouvelle loi scélérate, pire que la loi Gayssot d’inspiration communiste, vous souhaitez promulguer le délit « d’incitation à la haine de la république », franchissant ainsi un nouveau degré de l’échelle des lois scélérates contre la liberté d’expression.

Cette proposition liberticide, si elle venait à être adoptée, signifierait la fin du droit à la critique de ce qui n’est qu’un régime politique parmi d’autres et à appeler de ses vœux le droit à la venue d’un autre régime.

La propension des guignols censés nous gouverner à employer le mot « république » en lieu et place du mot « France » fait penser à celle de certains « journalistes » à user du mot « compliqué » au lieu du mot « difficile », bien que chacun ait une signification propre et parfaitement distincte.

Autrefois, on eût appelé cela « dire brique pour marteau » !

La France existait depuis 1.400 ans quand la bourgeoisie lui imposa par la force un régime républicain plus favorable à ses intérêts financiers et à son appétit de pouvoir.

Cette France qui préexistait à la république, et pourrait fort bien lui survivre, est un « concept » réunissant en son sein un territoire, des valeurs, une civilisation propre, un mode de vie, des coutumes particulières, un peuple, une histoire, un patrimoine et une religion. Ce concept dépasse, et de loin, celui de république, aussi étriqué et limité tant dans l’esprit que court en durée historique.

Il deviendrait interdit de dénoncer les causes ou effets nocifs de ce mode de gouvernement dont, faut–il le rappeler, l’esprit initial a été profondément perverti et dénaturé au fil des ans.

Nous serions contraints par « main de justice » de nous confondre en admiration béate pour un régime dont, pourtant, certains effets néfastes ne sont plus à démontrer.

Terminées les recherches historiques sur le génocide vendéen, la Terreur, la confiscation des biens, « l’épuration » et les massacres de « Libération », l’abandon de l’Algérie et le non-respect des accords d’Évian, les dérives post-soixante-huitardes… Les « vérités républicaines » officiellement proclamées deviendraient nos « haddiths » républicains, vérités intangibles, révélées !

Le maréchal Sissi, en Égypte, veut instaurer un « délit d’athéisme ». Monsieur Wauquiez veut instaurer, en France, un délit de « scepticisme républicain », les ukases normatifs devenant des normes intangibles, la république élevée à un statut de divinité.

L’analogie des démarches est de nature à nous amener à nous interroger sur la convergence de ces tyrannies de la pensée et de la liberté d’expression de l’esprit humain. Elles consacreraient notre entrée définitive dans l’ère de Big Brother, celle des citoyens déracinés d’une nation enchaînée et bâillonnée.

Gageons que, demain, l’intelligence artificielle si chère à nos mondialistes forcenés et irresponsables sera programmée pour être d’une parfaite orthodoxie républicaine et dénoncer les éventuels comportements déviationnistes d’humains réfractaires, pour la satisfaction jubilatoire d’un Soros.

Tout cela, Monsieur Wauquiez, rappelle furieusement les ukases soviétiques et maoïstes et leurs conséquences liberticides et génocidaires dont les victimes se chiffrent par dizaines de millions.

Combien de « mal-pensants » ont–ils été « redressés » ou « éradiqués » à coups de goulags, de famines provoquées, d’exécutions et de camps de la mort ?

Y penser devrait vous inciter à plus de réflexion, de modération et de sagesse. La politique politicienne et l’intérêt personnel dont vous êtes un expert doivent s’effacer devant la vie, la liberté, la France et la nation. C’est ce genre de distinction qui marque la différence entre un petit politique opportuniste et un grand homme politique, Monsieur Wauquiez.

avocat retraité
( 26 avril, 2018 )

Jean-Pierre Chevènement : cachez cet antisémitisme que je ne saurais voir

 

Lu sur « Boulevard Voltaire » ce très bon commentaire suite aux élucubrations de certains concernant le « nouvel antisémitisme »

 

On serait bien en peine de trouver dans les Évangiles, textes fondateurs du christianisme, le moindre appel au meurtre ciblé.

 Le Manifeste « contre le nouvel antisémitisme » n’en finit pas de faire réagir. Les forces et faiblesses de ce texte ont été pointées, ici et là, et notamment dans les colonnes de Boulevard Voltaire. Les forces, c’est évidemment la mise en avant de cette réalité indiscutable : l’« épuration ethnique à bas bruit ». 50.000 Israélites obligés de déménager en Île-de-France, « parce qu’ils n’étaient plus en sécurité dans certaines cités et que leurs enfants ne pouvaient plus fréquenter l’école de la République », ce n’est tout de même pas rien. Autre force de ce texte : celle de pointer du doigt le fait que les textes coraniques ne sont pas qu’amour et paix. Les faiblesses : cette demande que soient « frappés d’obsolescence par les autorités théologiques » « les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants ». Naïveté, fausse naïveté ?

Faiblesse que ce parallélisme entre l’abolition, par Vatican II, des « incohérences de la Bible » et ce que pourrait être une sorte de mise à l’index musulman. Cela ressemble diablement à ces fausses fenêtres que l’on dessinait autrefois sur une façade pour ne pas nuire à l’harmonie de l’édifice. Parallélisme d’autant plus bancal qu’on serait bien en peine de trouver dans les Évangiles, textes fondateurs du christianisme, le moindre appel au meurtre ciblé. Les prières officielles de l’Église ont toujours appelé, notamment dans la liturgie du Vendredi saint, à la conversion des juifs, des infidèles et des païens. Jamais au meurtre. Mais fallait-il demander à Philippe Val, principal rédacteur de ce manifeste, une rigueur d’exégète, lui qui passa une grande partie de sa carrière, notamment lorsqu’il dirigeait Charlie Hebdo, à taper sur l’Église (catholique, ça va sans dire !) ?

Multiplication des réactions à ce manifeste, disions-nous. Mardi, c’était au tour de Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation de l’islam de France, de réagir en déclarant qu’il jugeait « dangereux » de pointer « un nouvel antisémitisme musulman » et que cela contribuait à « créer un climat de guerre civile ». Donc, il ne fallait pas pointer du doigt ? Donc, il fallait passer sous silence ces 50.000 Israélites qui ne se sentent plus en sécurité ? Allons jusqu’au bout : ne confondons pas le sentiment d’insécurité et l’insécurité. Ce fut, des décennies durant, le discours des socialistes. Et Jean-Pierre Chevènement fut des leurs durant toutes ces années. Donc, il faut continuer à dire que tout va bien.

Pour préparer ce papier, je me suis promené sur le site de cette fondation présidée par l’ancien ministre de Mitterrand. Et j’y ai trouvé des choses intéressantes. Cette fondation se donne, entre autres missions, de promouvoir, « dans le respect du principe de laïcité, la connaissance du fait religieux musulman ainsi que l’histoire des civilisations et des sociétés musulmanes ». Fort bien. Un peu plus loin, on lit : « Ainsi, la Fondation veut-elle être un pont dans le dialogue des cultures. Elle aidera les Français à s’approprier cet héritage [la relation qui lie la France à l’islam] pour que l’apport de l’islam soit pleinement intégré dans la civilisation française. » Fort bien encore. Mais nous parlions plus haut de parallélisme. Pour la Fondation de l’islam de France, il y a donc des « civilisations et sociétés musulmanes » – ce qui est un fait – et la « civilisation française », expression très belle, certes, mais, il faut l’avouer, très vague aussi. Nulle part n’est évoquée notre civilisation chrétienne qui reste, quoi qu’on en dise, le fondement de notre société.

Nier ou, pour être plus juste, éviter les évidences – la France est un pays laïc et de tradition chrétienne, le nouvel antisémitisme contraint les Israélites en certains endroits de France à un exode interne – consiste à repousser vers l’avant les problèmes. Cela peut, peut-être, empêcher de « créer un climat de guerre civile », pour reprendre les mots de l’ancien ministre. Pas certain que cela empêche un jour la guerre civile.

Colonel à la retraite
( 23 avril, 2018 )

Plusieurs événements et activités ont occupé notre agenda autour de Pâques

 

Lu sur le site « princejeandefrance »

 

J’ai suis allé rencontrer le 4ème Régiment de Chasseurs, dont je suis le parrain, dans ses quartiers de l’est parisien alors qu’il était déployé pour l’opération Sentinelle. Puis des membres de l’association ANORABC, qui regroupe les anciens officiers de cavalerie passés à Saumur, sont venus nous rendre visite à Dreux à l’occasion de leur sortie annuelle.

Cette visite a été suivie par celle d’une centaine d’élèves du Lycée Paul et Marie Curie de Dreux, dans le cadre du programme « La Nation en Partage » mené par la ville. Ces visites sont le cœur de l’action que nous menons au sein de Gens de France dont l’objet est de faire connaître l’histoire de France par la découverte de hauts lieux de notre patrimoine.

Puis nous sommes partis pour Vienne où nous avons passé les fêtes de Pâques en famille. L’occasion de souffler un peu et de recharger les accus après un hiver difficile. Ce pays nous aide à mieux comprendre l’esprit de l’Europe centrale telle qu’il a été façonné par les Habsbourg et qui est encore manifeste.

Je suis ensuite rentré à Paris pour assister à mon premier conseil d’administration de l’Institut Jérôme Lejeune. Cet institut scientifique travaille sur la trisomie 21 par la recherche, la consultation et la formation. Philomena et les enfants m’ont ensuite rejoint pour les Naturalies qui avaient lieu en fin de semaine dernière. Cette manifestation a de nouveau attiré quelques 15 000 personnes sur deux jours.

L’occasion d’évoquer la présence des frelons asiatiques à Dreux et des moyens à mettre en place pour piéger les reines. Elles survivent à l’hiver et sortent ensuite pour se nourrir à partir de février jusqu’à fin avril. Pour les piéger, il faut couper une bouteille de plastique en deux, retourner la partie haute et l’imbriquer dans la partie basse, y mettre ensuite un mélange de bière brune, de vin blanc (pour repousser les abeilles) et de sirop de cassis.

 

Domaine Royal, le 17 avril 2018
Jean de France, Duc de Vendôme

( 23 avril, 2018 )

L’histoire oubliée…

 

 

 

Une reine de légende

J’avoue avoir une réelle admiration pour quelques grandes figures féminines de notre histoire (je pourrai vous en dresser une belle liste, si vous le souhaitez). Dans mon Panthéon féminin, Jeanne d’Arc (1412-1431) est pour moi à la première place. J’admire également Marie Stuart (1542-1587) reine d’Ecosse, fille de l’admirable Marie de Lorraine, Alberte Barbe d’Ernécourt, dame de Saint-Balsmont (1607-1660), Caroline Aigle (1994-2007) et même Damya, reine des Aurès, incarnation de la résistance Berbère face à l’islamisation forcée. Chez nous, une reine de légende, mérite pourtant de ne pas être oubliée. Il s’agit de Brunehaut, reine d’Austrasie. Evoquons donc son souvenir en ces pages.

 

Les Temps Mérovingiens

L’histoire du royaume d’Austrasie est hélas très mal connue des Lorrains en général. C’est dommage !

Notre pays est le berceau de la famille Carolingienne ; mais avant l’accession au pouvoir des maires du palais, le royaume d’Austrasie était sous le sceptre des rois mérovingiens. L’Austrasie a particulièrement rayonné d’un bel éclat de 511 à 741 depuis sa capitale messine où la cour royale était installée.

Du temps où l’on apprenait encore l’histoire à l’école, on avait retenu de cette époque la rivalité sanglante qui opposait les reines Brunehaut et Frédégonde. Le roi Dagobert, n’est pas oublié et saint Sigisbert est toujours honoré. Le dernier roi mérovingien est son fils Dagobert II, assassiné en 679, au cours d’une chasse en forêt de Stenay. On sait que les maires du palais se sont alors octroyé le pouvoir et que Pépin-le-Bref a occupé la place du dernier roi mérovingien assassiné.

 

L’Austrasie

On a donné récemment le nom de Grand Est à un ensemble de régions différentes. Le nom d’Austrasie aurait pu être choisi, car il signifie Royaume de l’Est. Ses trois principales et importantes villes étaient Reims, Trèves et, entre les deux, à égale distance, se situait la ville de Metz, où se tenait « La Cour d’Or ».   Sigebert régnait sur l’Austrasie depuis 561. Cinq années s’étaient écoulées depuis son avènement à la royauté. Il résolut alors de se choisir une épouse digne de son rang.

 

Reine des Austrasiens

La plus jeune des filles du roi Wisigoth Athanagild fut choisie, elle avait dix-neuf ans. Grégoire de Tours la décrit dans son Historia Francorum : « La jeune vierge avait de la noblesse dans ses actions ; elle était belle à voir ; ses manières respiraient la politesse et la grâce ; elle était bonne pour le conseil, et ses discours charmaient ». La jeune fille avait reçu à Tolède une éducation toute romaine.

Dans son palais de Metz, Sigebert fit préparer un festin magnifique auquel étaient invité tous les grands du royaume. Le poète Venance Fortunat récita à la table nuptiale ses poèmes vantant les hautes qualités et la valeur de Sigebert, ainsi que l’esprit, la beauté et la haute naissance de Brunehaut.

Sigebert et son épouse, Brunehaut toute imprégnée des lois romaine, s’accordèrent pour gouverner l’Austrasie. La reine fit réparer et entretenir les anciennes voies romaines et en ouvrit de nouvelles ; elle fit construire des ponts sur les rivières, fit élever des tours à l’imitation des forteresses pour la défense des frontières (le nom de Brunehaut est resté à la tour du château de Vaudémont). La reine rétablit l’ancien système des postes romaines, avec leurs relais de chevaux et leurs gîtes. Elle fit réparer et entretenir les monuments d’utilité publique, comme les fontaines.

La cour d’Austrasie était brillante. La reine lui donnait un grand éclat par l’élégance et la dignité de ses manières, par la politesse du langage, par la noblesse et la magnificence de l’accueil préparé à ceux que les intérêts publics ou l’amitié y conduisaient chaque jour. Le palais de Metz présentait aux yeux un mouvement continuel et plein de grandeur.

Sigebert fut assassiné en 575, la reine Brunehaut lui survécu au milieu de mille péripéties jusqu’en 613. Elle gouvernât l’Austrasie au nom de son fils Childebert, en attendant le moment où l’âge lui donnerait le pouvoir de commander lui-même.

Il y a toute une partie de vie qui relate la haine de Frédégonde (qui fit assassiner Sigebert) à l’encontre de Brunehaut. Cette haine s’était transmise tout entière dans l’âme de son fils Clotaire II qui réussit à s’emparer de Brunehaut. Il la condamna à trois jours de supplice, la fit promenée sur un chameau tout autour de son armée, puis on attacha la reine par les cheveux et une main à la queue d’un cheval fougueux et indompté. Le cheval fut lancé au grand galop. Tous les membres de Brunehaut furent déchirés sous les pieds de l’animal qui la traîna dans une couse violente sur les chemins empierrés.

 

Ainsi mourut à l’âge de soixante-six ans une reine célèbre, fille, épouse et mère de rois. Le prestige de sa naissance, de son esprit et de sa beauté avait répandu d’éclat autour d’elle, lorsque Sigebert Ier l’avait fait asseoir sur l’un des trônes les plus glorieux de la Gaule Franque. Sa vie se termine ainsi de triste façon.

Sous le règne de Brunehaut et grâce à elle, la Neustrie a bien failli être réunie à l’Austrasie. La reine avait même songé à faire de Paris la capitale du royaume mérovingien. (L’unité française aurait donc pu débuter dès cette époque).

Un livre reste à faire sur cette reine mérovingienne de légende.

Jean-Marie CUNY

 

Réf.

Voir principalement :

Huguenin (Alexandre) Histoire du royaume mérovingien d’Austrasie. Cet ouvrage publié en 1862 et a été réédité en 2011 aux éditions des Paraiges (365 pages).

( 23 avril, 2018 )

PRESSE ET LIBRAIRIE

 

 

LE FIGARO HISTOIRE – Revue bimestrielle – n° 36 – le numéro : 8,90 €, abonnement : 49 € à FIGARO HISTOIRE, Abonnements, Libre réponse 73387, 60439, Noailles Cedex

 

Le dossier de ce numéro est consacré à « la légende et l’histoire de l’Espagne musulmane ». Dossier très intéressant décrivant les opérations militaires de la conquête musulmane et de la « reconquista » chrétienne qui fut longue, difficile mais victorieuse. Il est également montré combien fut dure et impitoyable la colonisation, les chrétiens étant considérés comme des « sous hommes » quand ils n’étaient pas massacrés. Non, il n’y eut jamais de coexistence pacifique entre chrétiens et musulmans comme certains veulent nous le faire croire, comme ces états islamiques n’apportèrent pratiquement rien en architecture, littérature, philosophie… se contentant le plus souvent de copier…

A lire et à faire lire !

 

L’AFRIQUE REELLE – Revue mensuelle par internet – n° 100 – abonnement (12 numéros) : 45 € – www.bernard-lugan.com

 

En ce mois d’Avril, l’Afrique Réelle fête son centième numéro. Il est conséquent (27 pages). Il est consacré au Mali, son histoire, sa situation actuelle, la guerre qui y a lieu.  Comme toujours avec Bernard Lugan, il s’agit d’une analyse rigoureuse et juste comme nous ne pouvons généralement pas la trouver ailleurs. Une petite restriction cependant : sa position sur la démographie, je pense que la jeunesse nombreuse peut être aussi une chance pour les pays africains s’ils savent la promouvoir en respectant chacun son passé.

 

 

MEMOIRES – FILS DE LA NATION – de Jean-Marie LE PEN  – 445 pages, Editions de MULLER – 22,90 €

 

Voilà un livre que nous attendions depuis longtemps. Il est d’un français impeccable, d’une lecture facile car très bien écrit, il se lit d’une traite. Après l’avoir lu, nous connaissons mieux ce personnage qui, bien que jamais au pouvoir, fait parti de l’histoire de la France contemporaine. Par ces actions – militaires comme politiques – nous voyons qu’il ne fut jamais le « raciste » que ses ennemis dénonçaient, au contraire toujours respectueux des hommes quelques soit leurs couleurs ou leurs religions. Simplement, il a toujours voulu défendre la France et les Français. Fervent républicain – c’est bien ce que nous lui reprochons – il dut se mêler de la politique politicienne, comme les autres. Nous apprenons beaucoup de choses sur ce qu’il a vécu dans le mouvement poujadiste, dans la campagne présidentielle de Tixier Vignancourt sans compter sa vie privée et professionnelle.

Un livre qu’il faut lire pour le comprendre mais aussi mieux connaître la vie politique de 1945 à 1972. Nous attendons avec impatience la suite de ses mémoires.

 

JEUNESSE AUX COEURS ARDENTS – de Cheyenne-Marie CARON – Film de 2 h 26 – HESIODE production – A commander à www.cheyennecarron.com, 28 € port compris.

 

Voici un film exceptionnel, d’une grande qualité comme toutes les réalisations de Cheyenne-Marie Caron. Ce film n’a pas eu de subventions et n’est pas diffusé dans les grands circuits de distribution. Il n’aura pas non plus de « césar ». Il en mériterait pourtant ! Mais ils sont réservés à des « navets » « politiquement corrects ». !C’est l’histoire d’un jeune brillant mais un peu « paumé », dérivant vers la délinquance, qui cherche une raison de vivre. Il rencontre un vieux monsieur, ancien officier de la Légion, qui cherche à terminer sa longue vie comme il a vécu avec « honneur et fidélité. C’est à son contact que le jeune étudiant va trouver sa voie

Il faut vous procurer ce film, le regarder, le faire regarder.

 

Jean NEDISCHER

 

( 23 avril, 2018 )

Que reste-t-il de Daech en Syrie ?

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

L’État islamique constitue encore une menace.

 L’État islamique est vaincu. Il a subi des pertes considérables et de nombreux volontaires venus de pays étrangers sont repartis. Certains vers leurs pays d’origine, d’autres vers de nouveaux points de conflit : Afghanistan, Mali, Libye.

Ceux qui sont encore présents en Syrie tiennent quelques poches d’où ils parviennent à mener des raids meurtriers. La plus emblématique, et la plus restreinte, est celle de Yarmouk, dans la banlieue sud de Damas. À l’origine, c’est un camp de réfugiés palestiniens. Lorsque ces derniers ont été chassés de leurs terres en 1948, plusieurs dizaines de milliers ont trouvé refuge là. Au fil des décennies, il est devenu une vraie ville comptant 250.000 habitants.

Yarmouk a vu de nombreux combats, depuis 2011, entre Palestiniens, islamistes et armée syrienne. Finalement, en 2015, c’est Daech qui l’a emporté contre Al-Nosra et les islamistes palestiniens, l’armée syrienne ne tenant plus qu’une partie du camp aidée par des Palestiniens loyalistes.

Depuis, c’était le statu quo. Il a été rompu lors de l’attaque syrienne contre la Ghouta. Daech a profité du relâchement de l’armée dans son secteur pour attaquer de nouveaux quartiers, faisant plusieurs victimes et étendant son territoire.

Maintenant que la Ghouta a été vaincue, la reconquête de Yarmouk est à l’ordre du jour. Des troupes sont déployées à proximité depuis quelques jours et seront épaulées par des Palestiniens bien décidés à prendre leur revanche. Ce ne sera pas facile, tant le réseau de tunnels creusés par Daech est dense et profond. Tout en pilonnant les positions islamistes depuis le 21 avril, Damas a ouvert des négociations afin d’obtenir une évacuation qui lui éviterait de lourdes pertes.

Le deuxième territoire tenu par Daech est plus vaste et plus mouvant. Il se situe tout à fait à l’est, à la frontière avec l’Irak. C’est une zone désertique, mais le terrain y est accidenté, permettant les caches. Nous sommes à l’est de l’Euphrate, là où l’armée américaine s’est installée avec ses alliés kurdes. Cela permettait aux Américains de combattre Daech et de mettre la main sur les puits de pétrole syriens…

Mais depuis que les Turcs ont attaqués les Kurdes à Affrine, ceux-ci, mécontents du lâchage des Américains, ont, pour beaucoup, quitté la région et rejoint leurs frères dans le nord afin les aider en cas de nouvelle attaque turque. La lutte contre Daech a donc quasiment cessé, lui permettant de se réorganiser et de se déplacer à cheval sur les deux frontières. Malgré cela, les Américains interdisent toujours à l’armée syrienne de passer l’Euphrate, pour le plus grand bonheur de Daech, qui s’est même permis une attaque éclair contre la ville de Mayadine, il a quelques jours.

Quelques centaines de combattants de Daech se déplacent également dans le désert entre Palmyre et Mayadine, sans constituer un réel danger pour l’instant.

L’État islamique constitue donc encore une menace et la libération de Yarmouk est donc incontournable.

( 23 avril, 2018 )

Un colloque maintenu malgré l’ultra-gauche …

 

lu sur « lafautearousseau »

 

 

2293089609.14.jpgNous retrouverons  dès demain la grande actualité, l’actualité politique. Nous aurons le temps d’en traiter. Nous revenons ce lundi sur notre colloque de ce dernier samedi à Marseille. 

Colloque que la gauche et l’ultra-gauche radicale prétendaient interdire par la menace ou par la force dont ils sont des habitués, et le faire annuler. Ce qui ne s’est pas produit.

Nous retraçons plus loin ces circonstances assez particulières et mouvementées parce qu’elles disent  la situation de notre pays ; de notre société.

Ce ne sont pas seulement les organisateurs du colloque, mais aussi les participants, qui ont dû s’organiser – ils l’ont fait de grand coeur – pour faire face à une situation qui a quelque chose à voir avec ce qu’en France on a appelé la Terreur, car la chose et le mot ont été inventés par et dans notre pays autour de 1793.

Ce qu’a été ce brillant colloque heureusement maintenu, ce qu’est sa teneur, nous ne le dirons pas ici car une vidéo que nous mettrons en ligne assez vite et plus tard des actes seront bientôt disponibles.

Disons seulement que ce colloque a été studieux, érudit et brillant. Joyeux aussi, parce que maintenu. Et parce que les équipes de jeunes ont su le prolonger au moment des repas – de midi et du soir – en organisant avec talent et avec dévouement de somptueux buffets où la discussion et l’amitié furent à l’honneur.

De beaux moments d’unité maurrassienne dans toute sa profondeur. Il faut en remercier les organisateurs et  les intervenants*.

« J’ai mes livres, j’ai mes disciples, j’ai l’avenir devant moi » avait lancé Maurras à ses indignes accusateurs de Lyon…  

* Hilaire de Crémiers, Christian Franchet d’Espèrey, Stéphane Blanchonnet, Jean-Philippe Chauvin, Jean-Baptiste Donnier, Bernard Pascaud, Gérard Leclerc et Jacques Trémolet de Villers.

( 21 avril, 2018 )

Sursis accordé pour Vincent Lambert : la justice ordonne une expertise

 

Lu sur « Le salon beige »

 

Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a ordonné une nouvelle expertise médicale de Vincent Lambert, comme l’avait demandé Me Jérôme Triomphe. Pour ce dernier, contacté par Le Salon Beige :

« C’est un camouflet pour le Dr Sanchez« .

Le tribunal ordonne une nouvelle expertise médicale par des médecins spécialisés, pour « déterminer le tableau clinique » de Vincent Lambert. Dans un communiqué, les juges ont estimé « nécessaire » cette étape avant de se prononcer « définitivement » sur l’arrêt de l’alimentation décidé par le CHU de Reims et contesté par les parents du patient. Cette expertise doit être effectuée par un collège de trois médecins, dans un délai d’un mois.

( 21 avril, 2018 )

Colloque : Mai 68 et le Bien Commun – 12 MAI 2018 à PARIS

 

 

Colloque Mai 68 et le Bien Commun

 

Mai 68 et le Bien Commun

utopies, échecs et perspectives

 

DE 14 H A 18 H

5 rue de la Croix Nivert

75015 – PARIS

 

Mai 68, c’est la volonté utopique de tout recommencer à zéro, avec comme conséquences ironiques l’enterrement du marxisme et l’exaltation du consumérisme. L’utopie a accouché Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron, et la gueule de bois dure depuis 50 ans. Les révolutionnaires travaillent le dimanche dans les supermarchés tout en rêvant de GPA.

Mais Mai 68, c’est aussi l’idée d’un bien commun à tous, d’une société à refonder totalement. L’intuition était juste, les chemins désastreux : n’est-il pas temps de retrouver l’intuition et de sortir le politique de l’ornière de l’économique, de faire en sorte que la société ne soit plus une machine à jouir et donc à asservir ?

Programme

  1. Redéfinir le Bien Commun : 50 ans à revisiter
  2. Internationalismes, nations et populismes
  3. Mai 2018 : 6 chantiers, 6 [contre] révolutions
  4. Réinventer demain

Avec :

Stéphane Blanchonnet

Hilaire de Crémiers

Jacques de Guillebon

Thibault Isabel

Gérard Leclerc

Frédéric Rouvillois

 

Librairie de Flore

Le stand de la Librairie de Flore vous proposera une réduction de 10% pour tout achat, sur présentation de votre carte d’adhérent 2018.

Tarifs

Pour assister au colloque : 10 euros

Pour assister au colloque et au banquet qui suivra : 25 euros

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