( 31 mars, 2018 )

Profanation du cimetière de Castres : 3° victoire de l’année pour l’AGRIF !

 

Communiqué de l’AGRIF

 

L’AGRIF était constituée partie civile dans l’affaire de la profanation du cimetière Saint-Roch de Castres.

La Cour d’appel de Toulouse vient de rendre sa décision ce jeudi 29 mars 2018.

Si l’auteur des faits a été reconnu irresponsable pénalement à la suite de différentes expertises psychiatriques, il n’en a pas moins été reconnu auteur des faits et condamné à indemniser les victimes comme le prévoit la loi.

S’agissant de la qualification pénale,  la Cour d’appel a ainsi reconnu le caractère anti-chrétien des faits reprochés :

« La connotation religieuse des faits de profanation des tombeaux, sépultures, urnes cinéraires et autres monuments édifiés à la mémoire des morts dans le cimetière Saint Roch de CASTRES ressort d’actes spécifiques consistant au bris de nombreux symboles de la religion chrétienne (croix, statues de la Vierge Marie et des anges) alors que le carré juif n’a pas été touché et que ces actes étaient accompagnés par leur auteur d’invocations religieuses, invoquant avoir vu Dieu (…) et traversant une phase religieuse intense (…) depuis le 14 avril 2015, puisqu’il ne cessait d’invoquer le Seigneur, Dieu ou Allah, que le 15 avril il était revenu en invoquant la protection du seigneur contre le diable et que sa soeur l’avait calmé en lui lisant le Coran) ».

« S’agissant de la demande de l’AGRIF, la constitution de partie civile est recevable en application de l’article 2-1 du code de procédure pénale, s’agissant d’une association déclarée depuis plus de cinq ans, dont l’article 2 des statuts mentionne notamment qu’elle entend lutter contre le racisme anti-chrétien.

L’auteur des faits « est directement responsable du préjudice subi par l’AGRIF et lui doit réparation ».

Cette nouvelle victoire est importante alors que certains juges contestent contre l’évidence le caractère anti-chrétien des atteintes aux symboles de la foi chrétienne lors de profanations de cimetières.

( 30 mars, 2018 )

L’école éducatrice

 

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Le Président de la République est intervenu (mardi dernier), d’une façon forte, aux Assises de l’école maternelle à Paris.

Dans les circonstances actuelles, marquées notamment par la radicalisation de certains jeunes, il s’est déclaré partisan de s’attaquer à la cause profonde d’un tel phénomène plutôt que de ne traiter que ses symptômes. Et c’est l’école qu’il a désigné comme le lieu décisif, susceptible de remédier aux carences de notre société : « C’est en construisant cette école de la bienveillance et de l’épanouissement qu’on construira une génération qui trouve sa place dans la société, qui n’aura plus à céder aux pulsions de mort qui finissent par fasciner quelques uns parce qu’ils n’y ont pas construit leur propre avenir. » Il a, il est vrai, modéré cet optimisme éducatif en ajoutant : « Je ne veux pas dire que l’école doit porter et corriger à elle seule tout ce que la société a embarqué d’injustices, de traumatismes ou de dérives, mais elle a beaucoup à faire dans cette entreprise. »

Je ne vois pas, personnellement, des raisons sérieuses pour contredire une telle affirmation. Oui, il est vrai que la formation scolaire est très importante dans la construction de la personnalité et qu’elle peut apporter des moyens de défense contre certaines dérives, ne serait-ce que par le développement du jugement et aussi grâce à l’initiation à une culture générale qui constitue un trésor de sagesse et d’expérience. J’observerai toutefois que l’éducation est aussi soutenue par une philosophie qui ne saurait se définir par une sorte de neutralité devant les grands enjeux de l’existence. En ce sens, l’éducation ne vaut que par les orientations éthiques qu’elle propose à l’enfant et à l’adolescent.

On s’est battu autrefois autour d’une citation attribuée – faussement semble-t-il – à Victor Hugo : « Ouvrir une école, c’est fermer une prison. » Nous savons bien que ce n’est pas vrai et qu’il existe des nations fortement scolarisées qui ont un taux record de délinquants emprisonnés. Une des grandes questions est de déterminer le contenu de l’éducation en référence à notre héritage fondé comme le dit très bien François-Xavier Bellamy sur « des siècles de civilité, de littérature, de philosophie, de science et de foi… » J’ajouterai qu’il doit y avoir une symbiose entre l’école et ce qu’apporte la famille. Une famille qui est la première cellule fondamentale de la transmission et de l’éthique sociale.  

Gérard Leclerc

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 28 mars 2018

( 30 mars, 2018 )

Non, M. Wauquiez, la république n’est pas la France !

 

Lu sur « boulevard Voltaire » cette très bonne mise au point à la suite de la déclaration stupide de Laurent Wauquiez.

 

Ce n’est pas contre la république que les terroristes agissent, c’est contre la France !

Et la nation française n’a pas attendu 1789 pour exister.

 Laurent Wauquiez, président des Républicains, semble confondre, en dépit de sa formation universitaire de très haut niveau, la nation France avec la république (sans majuscule), qui est une forme, parmi d’autres, de régime politique, ou avec la République (avec une majuscule), qui est l’État de droit qui gère cette république.

Il a, en effet, proposé, le 27 mars 2018, lors d’un entretien accordé au journal Le Parisien, à la suite de l’attentat islamiste de Trèbes, « de créer un délit d’incitation à la haine de la République » en précisant:

« On a trop d’individus étrangers radicalisés sur notre territoire. Tous les gens qui nourrissent les réseaux intégristes doivent pouvoir être expulsés. »

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Mais, M. Wauquiez, ce n’est pas contre la république que les terroristes agissent, c’est contre la France ! Et la nation française n’a pas attendu 1789 pour exister. Les frontières de la Gaule telles qu’elles ont été définies par Strabon, géographe et historien grec (64 av. J.-C., 23 ap. J.-C.), ressemblaient aux frontières de la France actuelle.

La naissance d’une nation, chez les Celtes (dont les Gaulois constituaient la branche la plus importante), s’apparentait à celle d’un être humain. Elle était donc pourvue d’un corps : le pays, l’espace géographique contenu à l’intérieur de frontières. Pour la Gaule, leurs délimitations étaient faciles : selon l’historien Ernest Desjardins, « c’est le pays renfermé entre le Rhin, les Alpes, les Pyrénées et la mer ».
Elle était aussi animée par une âme : le peuple. Et, même, elle était dotée d’un signe zodiacal, puisque les Celtes s’en référaient à la disposition des étoiles au moment de s’approprier un territoire ou de fonder une ville. La France n’a donc pas commencé sa vie à la Révolution mais bien avant, lorsqu’elle fut reconnue pour la première fois en tant que nation, paradoxalement, par son envahisseur : Rome.

La vie d’une nation est son histoire, avec son caractère, ses égarements, ses moments de grâce, ses périodes sombres ou lumineuses, comme tout un chacun. Les événements les plus terribles, pour une nation, sont ceux où le peuple se déchire en deux ou plusieurs factions, ce qu’on appelle guerres civiles comme les guerres de religion, la Deuxième Guerre mondiale, la guerre d’Algérie. Mais la période la plus atroce de l’Histoire de France fut celle qu’engendra la Révolution française, qui fit naître la Première République.

Le changement de régime a vu, en effet, se perpétrer toutes les horreurs possibles qu’on croyait l’exclusivité d’une Histoire plus tardive :

– Le génocide vendéen : massacres en masse (des dizaines de milliers d’hommes, d’enfants, de femmes découpés en morceaux, jetés vivants dans des fours à pain, noyés par bateaux entiers…), camps de concentration (sur treize mille prisonniers, il en meurt onze mille), tannages de peaux humaines… L’un des génocidaires, Turreau, dira : « Il faut exterminer tous les hommes qui ont pris les armes, et frapper avec eux leurs pères, leurs femmes, leurs sœurs et leurs enfants. La Vendée doit n’être qu’un grand cimetière. »

– La Terreur : faut-il parler de la systématisation des massacres perpétrés sous la Terreur par la guillotine ? Le mot même de « terrorisme » trouve son origine dans cette période. La décapitation n’a pas été inventée par les islamistes, même s’ils la pratiquent d’une manière moins « policée ».

– Le modèle : faut-il rappeler que toutes les utopies révolutionnaires sanglantes qui ont suivi la Révolution française ont pris exemple sur elle, causant des millions de morts ?

L’Histoire de France n’a pas vécu là ses plus beaux jours. Pourquoi les revendiquer ?Tomberons-nous sous le coup de la loi proposée par M. Wauquiez en dénonçant ces horreurs ?

Bien sûr, il y eut des périodes de bonheur et de gloire au cours des cinq Républiques qui virent naître des personnages admirables, mais beaucoup d’entre eux n’étaient-ils pas français avant d’être républicains ?

Écrivain, journaliste
( 28 mars, 2018 )

Un signe

 

Editorial du numéro 168 de Politique Magazine

Le geste héroïque de celui qui est devenu le colonel Beltrame et qui est honoré par la France entière, comme il se doit, ne peut se comprendre dans sa radicalité que si on lui reconnaît son double caractère de chrétien et de patriote. Totalement chrétien, totalement français, tel est le signe donné.

*

Les Français ne sont pas idiots ; ils ont compris ; et ceux qui savent – et ils sont plus nombreux qu’on ne le croit – n’ont pas pu s’empêcher d’immédiatement faire un rapprochement avec le père Maximilien Kolbe qui a échangé sa vie en 1941 dans le camp d’Auschwitz avec celle d’un père de famille condamné sur un choix arbitraire à périr de consomption.

À Trèbes, Arnaud Beltrame a réussi à sauver une mère de famille.

Les mêmes Français qui savent leur histoire malgré la pensée officielle, l’ont spontanément rattaché à cette longue lignée d’officiers et de soldats qui ont affronté l’adversaire face à face, dans la pure tradition chevaleresque, et qui sont la gloire de notre nation, tel un Hélie de Saint Marc pour qui Beltrame avait la plus grande admiration.

L’homme était de cette trempe. Il vivait lui-même de pareils exemples. Il ne voulait servir naturellement que la France à qui il avait voué sa vie et, depuis quelques années, retrouvant la foi catholique, il s’apprêtait à donner surnaturellement toutes les preuves de l’engagement le plus profond que son mariage devait concrétiser au mois de juin prochain.

*

Son parcours d’officier était exemplaire. Sorti major de sa promotion « campagne d’Italie », il avait choisi la gendarmerie où le service sur le terrain en France est permanent, et, là encore, il sortit major de l’école de Melun, promotion « capitaine Gauvenet » ; c’était en 2002. Dans toutes ses affectations, il a été reconnu par ses compagnons d’armes, ses supérieurs et ses subordonnés, comme un homme d’exception, toujours le premier au devoir, au service, au dévouement, à l’amitié. Sa carrure physique peu commune, apte à tous les combats et qu’il cultivait, correspondait à sa carrure morale, soignée par lui, et prête, elle aussi, à toutes les épreuves. Tous ses camarades ont  parfaitement compris qu’avec une telle droiture, un tel courage, une telle maîtrise de soi, il ne pouvait faire que ce qu’il a fait. Son geste étonnant n’a pas étonné ceux qui le connaissaient.

Le sacrifice est venu sceller sa vie et lui donner tout son sens. Sa famille, par son admirable discrétion, ne fait que confirmer la qualité de l’homme.

*

C’est un signe pour la France, le signe qu’il lui faut, à cette heure précisément. Il est vain de le dissimuler. Tous les discours officiels, y compris les plus solennels et les plus lyriques, qui exaltent l’acte sans en dire la portée morale et spirituelle, n’en livrent pas la réelle signification. Mais il est vrai que, là aussi, il faut du courage pour l’exprimer, ne  serait-ce qu’avec simplicité.

Eh bien, c’est ce courage dont nous avons besoin. Face à un islamisme barbare qui multiplie les gestes ostentatoires de sa cruauté inhumaine, la France peut et doit opposer un signe révélateur de sa foi, de son espérance et de sa charité. Grâce soit rendue à Arnaud Beltrame. Colonel, merci !

Hilaire de Crémiers

( 28 mars, 2018 )

À contre-courant

 

Lu sur le blog « princejeandefrance »

 

 

J’ai très mal dormi la nuit dernière. La sortie d’un hiver fatiguant, long et difficile, peut être ! De nombreuses images, réflexions me remplissaient la tête :

- Le débat préalable à une loi bioéthique dont l’issue semble prévue d’avance, l’humain étant devenu la dernière marchandise à la mode (cf. la lettre de la Fondation Lejeune de mars 2018) ;
- Une vidéo flippante où Jacques Attali prédit à notre humanité un avenir accaparé par les puissants et aux libertés réduites ;
- Une réflexion de Philippe de Villiers expliquant comment aujourd’hui cette vison ultra libérale rejoint la vision d’un monde totalitaire, les deux trouvant leurs origines dans la philosophie des lumières ;
- Une vision erronée dont s’accommode très bien l’Islam conquérant sous les différentes formes qu’il prend aujourd’hui dans notre pays ;
- L’envahissement de l’une de nos nécropoles avec l’approbation des défenseurs de cette pensée unique révolutionnaire ;
- Des princes qui plutôt que de défendre le faible joignent leur voix à cette fausse modernité et s’éloignent de leur vocation ;
- Des réseaux alternatifs qui, plutôt que de prendre du recul, rajoutent une couche sur toutes nos misères.

Que nous reste-t-il, me direz vous ? J’entends déjà mes adversaires : vos yeux pour pleurer ! Ce n’est pas ma nature. Il faut du courage aujourd’hui pour protéger la veuve et l’orphelin, pour défendre l’être, le beau, le bien, le vrai, la vie, la famille, l’éducation, le travail. Heureusement, il y a ces modèles de courage, comme notre gendarme de Carcassonne. Leurs hauts-faits nous inspirent, à notre échelle, ces petits gestes qui changent la vie et qui rendent notre monde meilleur, car ne s’agit-il pas de cela ? Car il n’est pas seul, notre héros. Sans ces petits gestes que notre monde serait laid ! Ils rehaussent, civilisent, car ne s’agit-il pas de cela ? À contre courant, il est là notre chemin, notre combat. Allons-y tout joyeux.

Domaine Royal de Dreux, les Rameaux
Jean de France, Duc de Vendôme

( 27 mars, 2018 )

Le dernier carré islamiste de la Ghouta

 

Lu sur « le salon beige »

 

Unknown-11L’armée syrienne a reconquis 90% du territoire de la Ghouta. Après avoir divisé le secteur islamiste en trois enclaves, elle a alterné assauts et négociations, sous la direction des Russes. Lorsqu’elle se heurtait à une fin de non recevoir ou lorsque Damas essuyait une nouvelle pluie d’obus, l’aviation russe intervenait avec l’efficacité qu’on lui connait.

Un des tournants de cette délicate reconquête, fut la réussite des corridors humanitaires pouvant permettre la fuite des civils. Ces corridors furent très difficiles à mettre en place : les snipers islamistes tuaient impitoyablement les habitants qui essayaient de fuir, bravant les consignes de rester chez soi. De nombreux civils ont ainsi trouvé la mort. Profitons-en pour admirer encore l’incroyable désinformation dont nous gratifient nos médias : pas une fois, sur aucune chaîne, n’a été dit que tous les snipers qui tuaient les civils étaient islamistes… L’armée syrienne a alors entrepris de sécuriser ces corridors au prix de sanglants combats. Des dizaines de milliers de civils ont enfin pu s’enfuir et rejoindre les zones contrôlées par l’armée.

Les vidéos disponibles montrant ces fuites d’habitants remerciant l’armée de les avoir sauvés, ont eu des effets ravageurs sur le moral des combattants. Plusieurs se sont rendus, et d’autres ont finalement accepté de négocier. Les premiers étaient pourtant les plus durs : les djihadistes d’Ahrar al-Cham, successeurs d’Al Nosra. Environ 1500 combattants et leurs familles, soit 6000 personnes au total, ont été évacués par cars vers la province d’Idleb, la dernière aux mains des islamistes. Comme toujours, les combattants ont pu garder leurs armes légères et ont dû laisser le reste.

La deuxième évacuation, qui a commencé samedi, concerne le groupe Faylak al-Raman, mouvement proche des Frères musulmans et soutenu par le Qatar. 7000 personnes seraient concernées par cette évacuation, qui se fait également en direction d’Idelb. Décidemment, cette province est en passe de devenir un invraisemblable chaudron islamiste…

Les négociations sont en cours avec le troisième et dernier groupe, Jaich al-Islam, d’obédience saoudienne. Bien qu’il compte plus de 10000 combattants, on voit mal comment ses chefs pourraient refuser une offre de repli, tant la victoire syrienne est maintenant certaine.

C’est donc la ville de Douma, occupée par ce groupe qui sera la dernière libérée.

Ainsi la reconquête de la Ghouta est en passe de s’achever, et ce sera un tournant militaire aussi important que ceux d’Alep et de Deir ez-Zor.

La désinformation du burlesque OSDH (Observatoire syrien des droits de l’homme) sur les prétendues attaques chimiques de l’armée n’a cette fois pas fonctionné et les occidentaux n’avaient aucun prétexte pour intervenir malgré les menaces des Américains et du Président Macron.

Toutefois, les damascènes ne seront pas encore tout à fait hors de danger : il reste, au sud de Damas, une poche de Daesh, qu’il faudra anéantir. Une attaque surprise et nocturne jeudi dernier a surpris l’armée qui a eu plus de 50 tués. La tâche est loin d’être terminée pour l’armée syrienne.

Antoine de Lacoste

( 27 mars, 2018 )

Francophonie : Macron apôtre, en même temps, du tout-anglais

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Sachant qu’en dépit d’un désintérêt apparent, les Français sont attachés à la dimension internationale de leur langue, en raison même du statut que celle-ci a acquis autant dans la définition de leur identité que dans le prestige de leur pays, Macron ne pouvait faire autrement que de donner un lustre particulier à la première journée internationale de la francophonie de son mandat, le 20 mars.

Aussi est-il allé prononcer à l’Académie française un discours sur la place du français dans le monde et son avenir, devant les académiciens et 300 jeunes choisis on ne sait comment. Peu importe. Invité, le matin même, dans la matinale d’Europe 1, l’académicien Jean-Christophe Rufin s’est amusé des digressions de langage habituelles du président, héritage de son passé professionnel : « Comme beaucoup, il est prisonnier du fait que dans certains milieux — notamment la banque et l’Internet —, l’anglais a pris une place considérable. Il vient de ces mondes, et forcément, il en est marqué », ajoutant, non sans ironie : « Toutes les conversions sont à prendre en compte, même si elles sont tardives », et de saluer le « sincère désir du président d’avoir une grande politique de francophonie ».

Des mensonges éhontés

Y croit-il vraiment ? Il est à craindre au contraire que la francophonie ne fasse particulièrement les frais de la vraie nature du « en même temps » présidentiel — un faux pragmatisme cachant un cynisme foncier et totalement déshinibé. Car les annonces présidentielles, en vue de faire du français la troisième langue internationale (après l’anglais et l’espagnol) la plus parlée au monde en 2050, dissimulent mal un statut de soumission par rapport à l’anglais qui demeure, pour Macron, la seule langue ayant droit au statut international en ce que c’est la langue du mondialisme et que le mondialisme est l’horizon indépassable de notre golden boy.  Il a avalisé le recul du français non seulement dans les domaines économique et scientifique – si bien que le français ne peut plus apparaître comme langue de l’innovation – mais également au sein des instances internationales et de l’Union européenne, tout en encourageant même sa disparition comme langue diplomatique par sa pratique indigne de l’anglais dans les visites officielles. Pour Macron — nous retrouvons le « en même temps » et son cynisme —, parler anglais aiderait même la francophonie ! « Je n’hésite jamais à m’exprimer à la fois en français et en anglais, sur des scènes internationales, devant des milieux d’affaires. Je pense que ça renforce la francophonie de montrer que le français n’est pas une langue enclavée, mais une langue qui s’inscrit dans le plurilinguisme. Je considère que c’est la bonne grammaire pour défendre le français partout dans les enceintes internationales », assure-t-il, avant d’ajouter : « Je ne fais pas partie des défenseurs grincheux ». Ne cherchez pas à savoir ce que signifie ici « grammaire », dernier mot à la mode pour dire « méthode ». Mais oser affirmer que le simple fait de parler français, c’est enclaver notre langue et que pratiquer le tout-anglais favoriserait … la place du français dans le monde en faisant preuve de plurilinguisme — un plurilinguisme dont ne se soucient guère les anglo-saxons qui semblent tout à fait satisfaits de l’enclavement de leur langue —, seul Macron pouvait oser une telle énormité, assénée avec un toupet aussi candide. Il ne recule devant aucun mensonge, fût-il le plus éhonté : c’est malheureusement sa force. C’est aussi sa faiblesse pour qui perce à jour son cynisme.

Un statut de langue régionale

C’est en fait un statut de langue régionale que Macron destine au français Car cet ambassadeur de la langue de l’oligarchie —  il n’a cure également de l’anglais : c’est le patois du monde des affaires qui l’intéresse — n’a qu’un seul objectif : endormir l’égo des Français en faisant du français la première langue africaine — et par contrecoup favoriser l’africanisation à venir de la France — tout en réservant, dans le reste du monde, le français aux classes moyennes supérieures qui verront son apprentissage par leurs rejetons comme un « plus » qu’elles ne favoriseront que tant que ce sera à la mode. Sa volonté de doubler le nombre d’élèves en écoles françaises à l’étranger manque d’ambition tout en couvrant un mensonge : jamais ces écoles n’ont vu leurs moyens  fondre autant que depuis l’arrivée de Macron à l’Elysée ! Une politique offensive ne consisterait pas à y doubler mais à y décupler le nombre d’élèves, tout n’étant qu’une question de priorité. Mais la francophonie, pour Macron, qui a supprimé tout poste ministériel afférent, doit surtout viser à favoriser l’invasion migratoire. D’où les moyens promis, et on peut supposer que cette promesse-là sera tenue, améliorant l’apprentissage du français par de pseudo-réfugiés qui n’ont pourtant pas vocation à rester sur le territoire.

Défendre le français contre l’Élysée

Par ailleurs il serait temps que nous cessions de nous disculper de mener, via la francophonie, une politique coloniale et de justifier la défense du français par celle du plurilinguisme ! Je ne sache pas que les Britanniques s’excusent à tout bout de champ de la place de l’anglais dans leurs anciennes colonies, ou dans les instances internationales, même celles qu’ils s’apprêtent à quitter ! La défense du français se suffit à elle-même. La francophonie va souffrir davantage encore durant les prochaines années car, à l’indifférence de Sarkozy ou de Hollande, a succédé, à l’Elysée, une hostilité déclarée au statut international de notre langue. Il convient de lutter pied à pied pour la place du français dans le monde, quitte à paraître grincheux ou enclavés.   

( 26 mars, 2018 )

Le krach aura lieu : des cygnes noirs de partout !

Lu sur « lafautearousseau »

En matière de prévision économique, une bonne dose de prudence s’impose. Bernard Maris disait qu’un économiste est un monsieur qui est capable d’expliquer le lendemain pourquoi il s’est trompé la veille. Une addition de principes de bon-sens et de connaissance des dossiers conduit toutefois à envisager sérieusement ce qui peut attendre nos sociétés dans un avenir plus ou moins proche. C’est l’exercice auquel Marc Rousset se livre ici pour nous au fil d’une analyse documentée qui intéressera ce qu’on appelait jadis les pères de famille aussi bien, d’ailleurs,  que les patriotes. La racine est la même ! …   LFAR 

 

Jeff Gundlach, lors de la Strategic Investment Conference 2018, a déclaré que « la situation devrait exploser en 2019 ». Il estime que les fondamentaux de l’immobilier sont « plutôt horribles » alors que les taux immobiliers commencent à augmenter, que les déficits américains par rapport au PIB sont trop élevés et que tous les indicateurs pointent vers la hausse de l’inflation. Les avantages sociaux du gouvernement américain qui n’atteignaient pas 5 % du revenu disponible des Américains dans les années 70 atteignent, aujourd’hui, 25 %.

Quant au très célèbre gestionnaire de fonds d’investissement Paul Tudor, il a déclaré à Goldman Sachs que les seules choses qui valent la peine d’être détenues sont les matières premières, les actifs tangibles ou du liquide. Il critique les baisses d’impôts, les dépenses généreuses du Congrès américain et prédit une augmentation de l’inflation qui provoquera la panique sur les marchés actions. Il a comparé le président de la Fed Jerome Powell au général Custer dans les dernières heures de la bataille de Little Big Horn, « cerné par une horde de guerriers menaçants » : bulles, dettes des entreprises, marché des changes, tribu des cryptos, taux réels négatifs et, derrière lui, le peuple de l’inflation qui l’empêche de battre en retraite !

La BCE de Mario Draghi se renie, suite à la revalorisation de l’euro et à l’insuffisante inflation en Europe. Draghi remet en question la date butoir d’octobre 2018 ; il vient de déclarer que les achats d’actifs par la BCE cesseront seulement quand l’inflation sera jugée suffisante….

Si l’on considère les graphiques de la dette mondiale, du Dow Jones, de l’or et des obligations, on constate que la folie douce a commencé à s’emparer des esprits dans les années 1994-1995, avec des courbes qui grimpent à la verticale à une vitesse hallucinante. La dette mondiale était de 30.000 milliards de dollars en 1994 ; elle s’élève, aujourd’hui, à 230.000 milliards de dollars. Le PIB de l’économie réelle est le seul graphique qui se traîne lamentablement vers le bas à un rythme trop lent. Cela sent donc à plein nez le chaos et l’écroulement des actions à venir.

Le journal The Economist du 10 février 2018 pressent également un krach financier. Il s’étonne des bulles sur les actions Tesla et Uber car les marchés se refusent à tirer les conséquences de l’envolée des pertes en 2017. Il remarque que l’euro a progressé de 17 % en un an sans que cela inquiète les dirigeants européens. Il est préoccupé par le parcours du bitcoin, passé de moins de 1.000 dollars, début 2017, à près de 20.000 dollars, en décembre, et 6.000, début février 2018, tout comme par l’effondrement d’un fonds de 1,9 milliard de dollars du Crédit suisse indexé sur la volatilité dont la valeur s’est effondrée de 92 %, le 6 février 2018, quand le Dow Jones a perdu 4,6 %.

Pour The Economist, le niveau du Dow Jones est 60 % plus haut qu’avant le précédent krach de 2008 et les seules questions en suspens sont le moment du prochain krach (2019, 2020 ou 2021 ?) ainsi que le facteur déclenchant (Tesla ou Uber, hausse du pétrole et regain de l’inflation, avec hausse des taux, ou crise financière en Italie ?).

L’Italie, avec sa dette publique de 2.200 milliards d’euros (132 % du PIB) et son système bancaire malade (263 milliards d’euros de créances douteuses) ne pourra pas supporter la remontée des taux d’intérêt. Si la Bundesbank se retrouve avec une créance excédentaire « Target 2 » de 800 milliards d’euros, la Banque centrale d’Italie se retrouve avec une dette de 400 milliards d’euros envers la BCE. L’Italie est dans une situation financière gravissime et intenable.

Pour couronner le tout, il suffit de penser aux risques géopolitiques avec la révolte électorale des Italiens contre l’invasion migratoire, à la nomination du faucon Mike Pompeo comme nouveau secrétaire d’État de Trump qui rêve, comme Israël et le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane, d’en découdre avec l’Iran.

Enfin (cerise sur le gâteau), il est tout à fait probable que Trump va engager une violente guerre commerciale avec la Chine pour la punir de ses infractions aux lois sur la propriété intellectuelle ainsi que pour son excédent, en 2017, de 342,8 milliards de dollars avec les États-Unis.

Marc Rousset

( 26 mars, 2018 )

Lieutenant-Colonel Arnaud Beltrame : mort pour la France.

 

Communiqué de l’AGRIF

 

Ce samedi de la mort héroïque du Lieutenant-Colonel Arnaud Beltram, j’ai écouté plusieurs bulletins d’information à la radio et regardé aussi maintes fois les chaînes « d’information en continu ».

À la longue, j’étais indigné d’entendre sans cesse évoquer par les responsables politiques un sacrifice « pour la République », « pour la démocratie ». Enfin,  ont été retransmises les sobres et fortes paroles du commandant de l’école militaire inter-armes de Saint-Cyr Coëtquidan, camarade de promotion d’Arnaud Beltrame.

Il a rappelé qu’Arnaud était « mort pour la France » dans l’accomplissement de son idéal de soldat. La République et la démocratie sont des systèmes politiques que l’on peut certes aimer défendre, hélas trop souvent aujourd’hui idéologisés, récupérés, confisqués.

La France n’est pas un système, elle ne se ramène pas à une constitution. Elle est la multiséculaire réalité charnelle pour laquelle ont été consentis tant de sacrifices et vers laquelle doit aller la piété filiale de tous. Elle est fréquemment humiliée, blessée, défigurée, diminuée, mais d’âge en âge, elle est réanimée par les sacrifices de héros comme Arnaud Beltrame.

La mort offerte de quelques-uns redonne vie à la patrie pour tous. La mort du lieutenant-colonel Beltrame a été d’autant plus admirable qu’elle n’a pas été la conséquence de la stricte exécution d’un ordre impératif. La mission constante des gendarmes, le plus souvent soldats de la paix intérieure de notre pays, est d’empêcher des crimes, de sauver des vies, souvent au péril de la leur. Elle n’implique pas l’impératif d’un choix personnel ultime d’échanger leur vie pour essayer, sans certitude, d’en sauver d’autres. Pareille héroïcité n’est pas exigée par le règlement.

Arnaud Beltrame a fait seul, en conscience, le choix d’accomplir son devoir au plus haut du risque et du probable sacrifice, pour essayer, sans certitude, mais coûte que coûte, d’en sauver d’autres.

Il en a sauvé d’autres mais au prix de la sienne. Il a su pour cela pressentir les ressorts idéologiques et psychologiques du terroriste fanatique. Avec lui, ce dernier tenait la victime la plus emblématique de sa soif de haine.

Le lieutenant-colonel Beltrame est mort après son acte héroïque et sacrificiel à l’hôpital de Carcassonne, après avoir reçu l’ultime sacrement de sa religion catholique : la veille du dimanche des Rameaux, premier jour de la Semaine Sainte, celle du sacrifice du Christ pour le salut des hommes.

Il avait il y a peu revivifié la foi de son enfance auprès des chanoines de la Mère de Dieu de la proche abbaye de Lagrasse.

( 26 mars, 2018 )

Message du prince Jean de France suite à l’attentat de Trèbes

 

 

« Honneur au lieutenant-colonel Beltrame pour son acte de bravoure et à tous ceux qui défendent notre pays ! Aujourd’hui mes prières sont pour les victimes de l’attentat de Trèbes, pour leurs familles et pour la France éprouvée »

Message du prince Jean de France suite à l’attentat de Trèbes dans Princes armes-du-dauphin-de-france

Mgr le prince Jean de France, duc de Vendôme

23 Mars 2018

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