( 12 février, 2018 )

Editorial du n° 341 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Une nouvelle année commence. Les Français, malgré quelques mouvements de contestation, semblent plutôt sereins. Déjà, comme le remarque l’éditorialiste du site quotidien « lafautearousseau », ils « n’ont plus honte de leur président », qui les représente mieux que les trois précédents. Il est vrai que cela n’est pas difficile tant nous étions tombés bas ! L’autorité semble revenue, il sait parler aux chefs d’Etat étranger sauf exception comme en Afrique, ainsi qu’aux Français. Les critiques n’ont pas prises sur la population. Notons que c’est beaucoup dû à la plus grande partie de la presse qui est de son côté !

Ajoutons que l’économie semble aller un peu mieux avec une croissance plus forte, mais due surtout à la bonne conjoncture internationale et à une hausse de la consommation. Cela permet une augmentation du chiffre d’affaire de notre commerce mais qui vend la plupart du temps des produits fabriqués à l’étranger, d’où une aggravation du déficit de notre balance commerciale, ce qui est très mauvais pour l’avenir. Nous avons vu notre président réunir à Versailles des grands chefs d’entreprises étrangères. Quelques uns ont promis d’investir un peu en France, ce qui leur permettra de concurrencer plus facilement des entreprises françaises sans doute avec des aides du gouvernement. Quelques emplois à court terme mais du chômage supplémentaire après ? Sans compter que ces sociétés étrangères peuvent partir aussi vite qu’elles sont venus après avoir éliminé leurs concurrents français. Car enfin, est-ce utile, pour ne prendre qu’un exemple, qu’un fabriquant des pâtisseries congelées s’installe en France ? Avec quelles subventions ? Alors qu’il en existe beaucoup de françaises sur ce créneau ?

En fait, notre président s’agite beaucoup pour faire illusion. Il fait penser, en plus sérieux, à Sarkozy. Mais, pratiquement, que fait-il ?

Concernant, par exemple, la défense nationale, il annonce un effort « sans précédent » sur son budget. Pourtant, les quelques millions de plus qu’il donne seront en grande partie utilisés pour payer les déploiements de nos forces à l’étranger. Autant dire qu’il ne restera pratiquement rien pour l’équipement de nos forces. Or, nos armées sont notoirement sous équipées d’un matériel hors d’âge, usé jusqu’à la corde et nous n’avons même plus les moyens de l’entretenir ! Comme nous l’avons souvent écrit ici, ce n’est pas vers 2% du PIB dans 5 ou 6 ans qu’il faut tendre mais 4% dans les 2 ou 3 ans. Comment peut-il sérieusement se positionner en chef d’une « grande puissance » en sachant que nous n’avons plus les moyens militaires de peser sur la situation internationale ? Arriverons-nous même à « tenir » longtemps en Afrique ? Sans compter le terrorisme qui nous menace et la situation internationale qui est de plus en plus dangereuse. Il est vrai qu’il a une réponse à cela – la même dans tous les domaines, d’ailleurs – : il faut une intégration européenne plus importante. Il est clair qu’il veut fondre notre armée dans une hypothétique armée « européenne » dont personne ne  veut sauf les Allemands, peut-être, pour en prendre la direction !

Mais faire cela, c’est la fin de la France. Ce qui fait l’existence d’un pays, d’une nation, c’est son indépendance. Or, pas d’indépendance sans armée indépendante, sans une économie saine, une monnaie nationale, une culture propre et dynamique,… Nous pouvons remarquer que sur ces quelques points, il ne reste déjà plus grand chose… Et notre président – il ne s’en cache pas -, veut supprimer ce qui reste et je n’aborde même pas cet autre gros problème qu’est l’existence d’une immigration trop importante, sapant les bases de notre nation car nous ne pouvons pas l’intégrer.

C’est l’existence même de notre patrie qui est en danger. C’est notre Pape François qui le rappelait lors de sa récente visite en Amérique Latine : « L’amour de la patrie est un amour pour la mère, nous l’appelons la Mère Patrie parce que nous y sommes nés ; mais, à la manière de toutes les mères, elle nous apprend à marcher, et elle se donne à nous pour que nous la fassions survivre dans les autres générations. » Posons-nous la question : arriverons-nous à transmettre aux générations futures une belle France que nous aurons améliorée, comme ce serait notre devoir ? Si nous continuons dans la voie que nous suivons depuis Giscard et même avant, accentuée depuis les trois derniers présidents -et Macron semble encore vouloir accélérer le processus -, nous ne transmettrons rien à nos descendants, la France aura disparu.

Mais Charles Maurras nous l’a dit et répété : « le désespoir en politique est une sottise absolue ». C’est pourquoi nous ne devons pas désespérer et poursuivre le combat pour la restauration de notre France qui ne peut passer que par la restauration de notre monarchie royale.

Souhaitons que 2018 soit une année faste pour notre combat et je vous invite tous à redoubler d’efforts pour convaincre nos concitoyens de cette nécessité vitale pour notre nation.

Philippe SCHNEIDER

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