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( 30 janvier, 2018 )

A quoi jouent les hauts dirigeants de notre pays

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

En deux mots.jpg

Un Molière manque à notre époque. Elle est recrue d’orgueil et plus que toute autre dénuée d’esprit critique envers elle-même, ses lubies, ses ridicules et même ses niaiseries, car elle en est abondamment pourvue.

Considérons Gérard Larcher. Il est évident qu’il ferait au théâtre un magnifique personnage de Molière. Ni Alceste qu’on se représente ascétique et grognon, ni Harpagon qu’on imagine taiseux et décharné, ni Tartuffe, plus sombre et plus chafouin que le plantureux et jovial président de la Haute Assemblée -  ainsi, du moins, que Jouvet jouait Tartuffe. Larcher serait – c’est évident – récusé pour Dom Juan. Mais ne serait mauvais ni en Monsieur Jourdain, qui aurait pu être à tout prendre un parfait bourgeois-gentilhomme maçon si on lui en avait représenté les utilités et les prestiges dans le grand monde, ou en Sganarelle, pour lequel il aurait plutôt le physique de l’emploi. Sganarelle avait au moins compris que « c’est un malheur qu’un grand seigneur méchant homme ».

Gérard Larcher n’est tout à fait ni l’un ni l’autre. Ni grand seigneur, à coup sûr, ni probablement méchant homme, on veut bien le supposer. Il n’en est pas moins dans le Système, tout en haut des Institutions, un grand féodal de notre temps.

Mais, derrière ses phrases et ses raisonnements qui veillent à se hausser au niveau de pondération, de mesure, d’équilibre et de sagesse rassise qui siéent à la dignité d’un sénateur, a fortiori s’il s’agit du président de la Chambre Haute, pointent assez vite, par accrocs, des talents bonimenteurs et manœuvriers.

Qu’est-ce qui nous permet une affirmation aussi peu amène ? Ceci : Gérard Larcher négocie en ce moment avec Emmanuel Macron le soutien du Sénat à la révision constitutionnelle que le président de la République entend mener à bien, touchant au parlement et aux parlementaires, dont le Sénat et les sénateurs : limitation du nombre de mandats dans le temps et réduction du nombre de députés et de sénateurs. Options qui font naturellement des remous dans les rangs des intéressés mais qui plaisent à l’opinion, ce que n’ignorent ni Larcher ni Macron.

La clef de la majorité des trois-cinquièmes nécessaires à la réforme est – du moins le croit-il – entre les mains du président Larcher, tapi au palais du Luxembourg où jadis résida Marie de Médicis, mère de Louis XIII, que ce roi préférait éloignée de lui. Gérard Larcher, entend bien démontrer à Emmanuel Macron qu’il existe, qu’il devra compter avec lui s’il veut que sa réforme aboutisse et qu’il faudra en discuter les termes ensemble.

Larcher est sans-doute prêt à sacrifier nombre de ses collègues à la volonté réductrice du Président. Mais il a ses exigences et deux d’entre elles concernent en propre le gouvernement : limitation du nombre des ministères à vingt et, suprême ridicule, inscription de la parité gouvernementale dans la Constitution.

Gérard Larcher surfe ainsi sur le courant féministe ambiant et enfourche une des lubies du temps présent, la plus répandue, la moins contestée et la plus unanimement reconnue. Celle qui s’impose. Personne ne conteste en effet le principe de la « parité » dans le microcosme des officiels…

Il n’en est guère pourtant de plus stupide et de plus niais, en même temps qu’il est dommageable au bon gouvernement du pays, puisqu’il oblige à ne pas choisir en chaque domaine les plus compétents, qu’ils soient hommes ou femmes… En matière de compétence, la parité hommes-femmes n’est acquise que par hasard. Mais peu importe, semble-t-il, à nos dirigeants ; l’idéologie prime sur le souci de la compétence dans notre Système…

Nous avons plaisanté à propos de Gérard Larcher. Nous avons réclamé un Molière pour mettre en lumière et tourner en dérision les ridicules de notre société.

Car il est triste de voir à quoi jouent les hauts dirigeants de notre pays quand il serait si urgent de le redresser.

( 29 janvier, 2018 )

Vive Maurras !

 

Communiqué de Presse du CRAF que la Lorraine Royaliste approuve entièrement.

 

La milice de la pensée aura donc eu rapidement gain de cause : Mme Nyssen, ministre de la culture, n’écoutant que son courage, a retiré Maurras du Livre des commémorations nationales de 2018 à peine la polémique a-t-elle commencé à gonfler. La France ne célébrera donc pas officiellement un de ses plus grands écrivains et philosophes politiques. Ne lui en déplaise, Mme Nyssen vient au moins de confirmer une thèse de Maurras : l’incapacité du pays légal à se réformer en sortant de ses ornières. Par cette mesure, il cherche simplement à priver le pays réel de la redécouverte d’un penseur et d’un acteur majeurs de la France du XXe siècle, que toute l’intelligence de l’époque a célébré : Proust, Apollinaire, Cocteau, Kessel, Malraux, De Gaulle ou même Lacan.

Mais Mme Nyssen a préféré écouter les voix du politiquement correct, de l’antiracisme subventionné et de la libre pensée plutôt que celle de la pensée libre. De l’ancien Premier ministre Manuel Valls, allié pour ce mauvais coup au député de la France I’ “islamo-gauchiste” Alexis Corbière, aux inévitables chiens de garde de SOS Racisme et de la LICRA ou à Frédéric Potier, Délégué interministériel à la Lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les haines anti-LGBT (cela ne s’invente pas), le chœur des pleureuses a obtenu du Gouvernement une censure qui n’a qu’un objectif : mutiler la mémoire nationale de celui qui voyait dans le racisme son “plus vieil ennemi intellectuel” ou déclarait en 1934 : « Je le répète : il n’y a pas de plus grand danger national que l’hitlérisme et le soviétisme. À égalité ! Et ces égaux-là sont faits pour s’entendre. La carte le confirme. L’avenir le vérifiera. »

Parce qu’en macronie on ne fait pas les choses à moitié, Mme Nyssen a également convoqué, comme un magistrat des primo-délinquants pour un rappel à la loi, les membres du Haut-comité qui a présidé au Livre des commémorations, parmi lesquels l’académicienne Danièle Sallenave et les historiens Jean-Noël Jeanneney et Pascal Ory. Iront-ils à repentance ?

Qu’importe, au fond. Grâce aux censeurs, l’année Maurras est désormais lancée. Et l’Action française peut d’ores et déjà annoncer qu’entre rééditions chez de grands éditeurs, publications et colloques, elle sera riche.

A noter que pour démarrer cette « année Maurras », Stéphane BLANCHONNET sera à Nancy le 22 février prochain pour présenter son livre « Petit dictionnaire maurassien »

Renseignements à lalorraineroyaliste@yahoo.fr

( 29 janvier, 2018 )

Commémorons Maurras avec Mme Nyssen ou sans elle !

 

Lu sur boulevard Voltaire, cet article de Stéphane Blanchonnet qui remet bien les choses au point concernant Charles Maurras

 

L’inscription de Maurras, — qui aurait eu 150 ans cette année —, au programme des Commémorations du ministère de la culture pour 2018, provoque une de ces polémiques quasi quotidiennes qui agitent les réseaux sociaux…

L’annonce récente de l’inscription de Maurras — qui aurait eu 150 ans cette année — au programme des commémorations du ministère de la Culture pour 2018 provoque une de ces polémiques quasi quotidiennes qui agitent les réseaux sociaux… Tous les censeurs professionnels sont à la manœuvre : Corbière, la LICRA, Valls, etc., et le ministre de la Culture lui-même, Mme Nyssen, se voit contrainte, face à ce déchaînement de raccourcis et de caricatures, de rappeler cette évidence que commémorer un personnage important de l’Histoire et des lettres françaises ne signifie pas adhésion totale à sa personne et à ses écrits !

La vérité est que cette polémique est emblématique de la situation paradoxale de Maurras. Tout le monde, même parmi les demi-habiles et les demi-cultivés qui font la pluie et le beau temps dans le peu qu’il reste de vie intellectuelle française, connaît le nom du maître de l’Action française (plus, éventuellement, quelques citations polémiques et sorties de leur contexte) mais personne, ou presque, n’a lu une seule œuvre de ce géant de notre littérature, auteur de centaines d’ouvrages et de milliers de pages, qui firent les délices et l’admiration de Proust, Apollinaire, Cocteau, Kessel, Malraux, de Gaulle ou même Lacan.

Au fond, que Maurras soit ou non maintenu (il a, semble-t-il, été retiré depuis la rédaction de cet article) à la place qui est légitimement la sienne dans cette liste d’événements ou d’auteurs à commémorer dans le cadre officiel importe peu. Les censeurs pressés et incultes qui se sont manifestés lui ont finalement rendu le meilleur des services en attirant l’attention sur lui au moment où la réédition d’une partie de son œuvre littéraire, politique et critique est annoncée pour avril prochain chez un grand éditeur.

Le vrai public cultivé ira aux œuvres et jugera sur pièces !

Professeur agrégé de lettres modernes
Président du Comité directeur de l’Action française
( 26 janvier, 2018 )

Derrière les ors jupitériens, il y a le délitement du pays

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

En deux mots.jpg

Les Français n’ont plus honte de leur président. Il a l’art et la manière, l’allure, la résolution, le dynamisme, l’intelligence et l’entregent. Tout le monde en convient. Son idéalisme verbeux et prolixe agace un peu mais, en même temps, son pragmatisme, réel ou supposé, plaît.  Sa jeunesse ne le dessert pas. Plutôt au contraire. Son autoritarisme non plus : même profondément remaniée, rebrassée par les vagues migratoires, la France reste « poignarde ». Toujours, dans son histoire, il est arrivé des circonstances où elle aspirait à l’autorité, où elle voulait être gouvernée. Macron surfe sur ce désir inavoué mais effectif. Les Français apprécient que la France ne fasse plus figure dans le monde. Apparence ou réalité ? La question n’est guère posée. L’apparence suffit pour l’instant à les satisfaire …

La réalité nous semble pourtant assez éloignée de ces impressions euphorisantes. Car pendant qu’Emmanuel Macron déploie ses talents de séduction et de persuasion sur la scène politique nationale et internationale, les signes de désagrégation du pays se multiplient. Et, derrière le grand théâtre médiatique, le dispositif d’État se délite.

Le malaise des armées, durement engagées sans les moyens adéquats sur le territoire national comme en divers théâtres d’opération extérieurs, s’est manifesté l’été dernier avec la démission du général de Villiers. Il n’est pas retombé depuis. Entre l’État et les militaires un climat de défiance délétère s’est installé.

Il n’est pas meilleur entre l’État et les forces de l’ordre. Celles-ci sont quotidiennement affrontées à deux terrorismes, qui parfois se confondent ou se cumulent : le terrorisme islamique et celui de la gauche radicale, ultra-violente, ne reculant devant aucun procédé. Il n’est plus de jour où des policiers et des gendarmes ne soient agressés, menacés, insultés, blessés. Comme avant-hier à Corbeil-Essonnes, dans une cité difficile où deux policiers ont été frappés et blessés lors d’une interpellation tandis qu’un pitbull « dressé pour attaquer » à ce que l’on a dit, était lâché sur l’un d’entre eux. Partout en France, policiers et gendarmes prennent des coups, doivent se battre durement, sont blessés. Les journées d’incapacité de travail se multiplient. S’ajoutent à ces violences subies, la malveillance des médias couplée avec celle des associations (« les violences policières » …), le laxisme judiciaire, l’impunité des délinquants. Dans ces conditions, l’État pourra-t-il compter longtemps encore sur le loyalisme et l’engagement de sa police ? Ce n’est plus sûr.

Depuis quelques jours, le blocage du système carcéral s’est ajouté.  Les gardiens de prison, en grève et en quasi rébellion, sont eux aussi de plus en plus fréquemment et sauvagement attaqués par des détenus radicalisés parmi les populations délinquantes – étrangères en grande partie – qui emplissent nos prisons. Hier, les représentants syndicaux des surveillants de prison, ont rompu les négociations en claquant la porte de la Chancellerie. L’archipel des prisons françaises surpeuplées et violentes est en crise. Il est indéniable que cette crise est liée à l’immigration.

Ce sont maintenant plusieurs catégories d’auxiliaires de l’État, indispensables à son fonctionnement et à sa survie, qui lui font ou risquent de lui faire défaut. Son autorité, ses capacités d’action s’en trouveront évidemment diminuées.

Les gouvernements successifs au cours des dernières décennies ont trop longtemps laissé filer les choses, comme si le statu quo pouvait durer toujours. Peuvent-elles s’aggraver ainsi indéfiniment sans qu’on en ait un jour ou l’autre les conséquences ?

Avant-hier, à Davos, Emmanuel Macron a lancé à un auditoire de dirigeants économiques et politiques enthousiastes : « France is back ». Il s’en faut de beaucoup pour que, tous domaines confondus, économique, sociétal ou régalien, ce retour soit une réalité. 

( 24 janvier, 2018 )

Communiqué du Secrétariat de Monseigneur le Comte de Paris

 

Communiqué du Secrétariat de Monseigneur le Comte de Paris dans Princes sw765lnp

Les anciens Ordres de la Royauté française

L’Ordre de la Cosse de Genêt fondé en 1234 par Saint Louis.

L’Ordre de Saint Michel fondé en 1469 par Louis XI.

L’Ordre du Saint Esprit fondé en 1578 par Henri III.

Les chevaliers du Saint Esprit étaient faits chevaliers de l’Ordre de Saint Michel avant leur réception au sein dudit Ordre et prenaient ainsi le titre de chevaliers des Ordres du roi. L’Ordre Royal et Militaire de Saint Louis fondé en 1693 par Louis XIV. Les Ordres royaux ont été abolis par la Révolution en 1793 puis rétablis par le roi Louis XVIII et à nouveau supprimés par le roi Louis-Philippe qui n’a conservé que l’Ordre de la Légion d’Honneur institué par Napoléon Ier.

En 2014, Monseigneur le Comte de Paris Duc de France, en plein accord avec le Général, Grand Chancelier de la Légion d’Honneur, a redonné vie à l’Ancien Ordre de l’Étoile fondé en 1022 par Robert le Pieux puis refondé en 1351 par Jean II le Bon ainsi qu’à celui de Notre Dame du Mont Carmel fondé par Henri IV en 1608, et les a réunis, conformément au droit français, sous la forme juridique d’une association régie par la loi du 1er juillet 1901.

Afin de protéger le statut juridique de ces anciens Ordres de la Royauté française, leurs noms ont été déposés auprès de l’INPI afin que quiconque, même le Chef de la Maison Royale de France, ne puisse se les approprier.

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Sur la Couronne de France

Le Secrétariat de Monseigneur le Comte de Paris tient à préciser ce qui suit :

Le Prédicat de Fils et Filles de France : seuls les enfants légitimes nés des Chefs successifs de la Maison Royale de France portent ce Prédicat. L’aîné des fils du Chef de la Maison Royale de France est désigné sous le nom de Dauphin. L’actuel Dauphin est le Prince Jean de France, Duc de Vendôme.

Les enfants du Dauphin, ainsi que ceux du fils aîné du Dauphin, sont Fils et Filles de France et non Petits-Fils et Petites-Filles de France.

Les Petits-Fils et Petites-Filles de France sont uniquement les enfants légitimes d’un Fils de France autres que ceux du Dauphin et du fils aîné de ce dernier, comme il vient d’être rappelé.

Les Filles de France, une fois mariées, portent uniquement le nom de leur mari. Leurs enfants ne peuvent porter le Prédicat de Petit-Fils ou Petite-Fille de France. Elles peuvent porter à nouveau le Prédicat de Filles de France dès leur veuvage.

( 24 janvier, 2018 )

Les Américains attisent le feu en Syrie

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Le doute qui pouvait subsister sur les intentions américaines en Syrie a été levé par Rex Tillerson. Dans un discours prononcé le 17 janvier à Stanford, en Californie, le secrétaire d’Etat américain a annoncé que l’armée américaine resterait en Syrie jusqu’à ce que l’Etat islamique soit totalement vaincu.

« L’EI ne doit pas refaire surface » a-t-il précisé, ajoutant qu’il ne fallait pas renouveler l’erreur de 2011, lorsque les Américains se sont retirés d’Irak permettant à Al Quaïda de prospérer.

Il aurait pu préciser que c’est l’invasion américaine de l’Irak qui a engendré la création d’Al Quaïda, inexistante jusque là tant le régime de Saddam Hussein était vigilant dans sa traque contre les islamistes….

Cet argument contre une éventuelle résurgence de Daesh est assez peu crédible : certes, plusieurs milliers de combattants tiennent encore quelques poches dans les provinces de Deir ez-Zor et d’Idleb, mais chacun sait qu’ils sont bien incapables de recréer un califat. D’ailleurs, de nombreux islamistes sont partis en Libye, en Asie du sud-est et dans le Caucase (quelques uns en Europe également…), prenant acte de leur défaite en Syrie.

Les vraies raisons sont ailleurs et Tillerson ne les cache pas : il faut d’abord contrer l’expansion de l’Iran et « un désengagement américain » fournirait à l’Iran « une occasion en or de renforcer encore davantage ses positions en Syrie ». Cet argument n’est pas nouveau et peut se compléter par le souci de lutter contre tout ce qui pourrait menacer Israël. Il ne faut jamais oublier que la protection de l’Etat hébreu est le vecteur numéro un de la politique extérieure américaine au Proche-Orient. Et ce, quel que soit le Président élu.

Le troisième argument en revanche est nouveau depuis l’élection de Trump : pour la première fois en effet Tillerson évoque le départ d’Assad afin de « créer les conditions pour une paix durable. » Or, « un retrait total du personnel américain à ce stade aiderait Assad à continuer de brutaliser son propre peuple. »

On connait l’antienne depuis le début de la guerre, complaisamment relayée par les medias, du tyran qui tue son propre peuple, comme si les dizaines de milliers de syriens assassinés par les islamistes ne faisaient pas partie du peuple…Les récentes scènes de joie dans les rues de Deir ez-Zor libérée de Daesh par l’armée syrienne en sont un démenti cinglant.

Mais au-delà de la désinformation rituelle, ce discours marque un tournant dans la politique américaine.

Obama, échaudé par le champ de ruines provoqué par l’invasion américaine de l’Irak, s’était prudemment tenu à l’écart du conflit, se contentant de bombardements réguliers et..inefficaces (sauf pour aider les Kurdes).

Pendant sa campagne, Trump avait indiqué à plusieurs reprises qu’il s’occuperait d’abord de l’Amérique, rejetant la doctrine interventionniste des néo-conservateurs chers aux Bush. Il a manifestement changé d’avis.

Tillerson a en outre ostensiblement ignoré le rôle joué par la Russie en Syrie. C’est assez cocasse car au-delà d’Assad et de l’Iran, c’est l’intervention russe qui  a décidé de l’issue du  conflit. Et il ne faudrait pas oublier non plus que c’est elle qui a la maîtrise des airs : même Washington devra en tenir compte.

Le discours du secrétaire d’Etat a été prononcé quelques jours après l’annonce de la formation de 30 000 combattants FDS (force arabo-kurde) par les 2000 soldats américains présents dans le nord de la Syrie. On ne sait pas très bien à quoi ils vont être utilisés mais dans le chaudron que sont devenues la province d’Idleb (dernier territoire aux mains des islamistes) et la frontière turco-syrienne, l’installation de cette armée privée au service des Etats-Unis risque bien de déclencher un nouveau cycle de violences.

La Turquie a été, comme on pouvait s’en douter, la première à réagir. Pour elle en effet cette milice pro américaine de 30 000 hommes est un casus belli : largement dominée par les Kurdes, elle peut être l’élément armé qui permettra la constitution d’un territoire kurde autonome le long de la frontière turque.

Damas avait d’ailleurs violemment contesté la décision américaine, prélude à une possible et inacceptable partition de la Syrie.

Le 20 janvier Erdogan a donc donné l’ordre à l’armée turque d’attaquer l’enclave kurde d’Afrin, située au nord-ouest de la province d’Idleb.  On ne sait pas si les Russes ont donné explicitement leur accord, mais il est certain qu’après une accalmie de plusieurs semaines, la situation est redevenue explosive. Pendant ce temps, au sud-est de la dite province, l’armée syrienne poursuit son offensive contre Al Nosra et ses alliés islamistes. La base aérienne d’Abou Al-Douhour, aux mains des islamistes depuis 2015, vient d’ailleurs d’être reprise par l’armée après de furieux combats.

Le nord-ouest de la Syrie concentre donc de multiples intervenants aux intérêts antagonistes : Turcs, Kurdes, islamistes, et bien sûr, l’armée syrienne épaulée par l’aviation russe. Dans cette mosaïque complexe, les initiatives américaines semblent relever d’une politique d’apprentis sorciers.

Décidément, les Américains n’ont pas retenu grand-chose des leçons du passé.

Antoine de Lacoste

( 23 janvier, 2018 )

Et si on parlait du bus rennais de la Marche pour la vie que les antifas ont attaqué, bloqué et manqué d’incendier ?

 

Lu sur boulevard Voltaire cet article accablant pour l’information « officielle »

Un témoin raconte à Boulevard Voltaire.

 Puisque les « fake news » sont un sujet à la mode, on pourrait décider d’en faire la typologie, non ? Il en est une catégorie extrêmement finaude et efficace, qui prolifère totalement incognito et sans qu’on la voie – et pour cause – dans la grande presse. On pourrait aussi l’appeler la « no news », la « circulez-y-a-rien-à voir » : la « fake news » par omission. Et par tri partial de l’information. Si chaque « fake news » s’apparente à une thèse complotiste, elle procède, elle, d’une conspiration bien connue : celle du silence.

Un cas d’école ? L’attaque, dimanche matin, du car affrété par les Associations familiales catholiques de Vannes et de Rennes, pour rejoindre la Marche pour la vie, tout juste laconiquement relayée par la presse locale.

Un témoin raconte à Boulevard Voltaire : il est 8 heures, sur le parking derrière l’université de chimie du campus de Rennes. Des familles ont pris place dans le car quand, dans l’obscurité, surgissent des antifas, des militants LGBT, des « jeunes communistes » (mais si, ça existe encore…). Ils constelleront le bus d’autocollants comme autant de signatures !

Le visage masqué par une cagoule ou un foulard, ils tentent, hurlant des injures et des obscénités, de monter dans le bus. L’un d’entre eux jette, par le marchepied, un fumigène incandescent… qu’un passager a heureusement la présence d’esprit de relancer à l’extérieur. Mais le fumigène a eu le temps de brûler son vêtement et le pull d’une jeune fille, ainsi qu’un siège. L’un des occupants du bus – certains ont 75 ans -, incommodé par les fumées, fait un malaise. Un petit garçon de 9 ans et une fillette de 12 ans sont terrifiés. Des hommes, à l’avant, parviennent à repousser les assaillants vers les barrières que ceux-ci ont dressées tout autour du bus pour le bloquer. Mais ils constatent avec inquiétude qu’une liste avec les noms des passagers a été arrachée et emportée au passage…

Quatre policiers présents sur les lieux tentent de parlementer sans succès : ils ne sont pas assez nombreux pour intervenir, disent-ils, et doivent attendre les renforts. Il va ainsi s’écouler trois heures, trois heures durant lesquelles une cinquantaine de « marcheurs pour la vie », interdits de manifester, resteront confinés dans le bus, sous les quolibets et les insultes… pris en photo malgré eux, comme dans un zoo. Ils ne pourront reprendre la route qu’à 11 h 30, sous escorte policière jusqu’à la rocade.

On imagine le tollé, la déflagration, la bombe atomique dans la presse si un bus rempli de familles musulmanes, de vieillards, d’enfants, en partance pour une marche pacifique et autorisée vers la capitale, avait fait l’objet d’une telle attaque de la part d’identitaires cagoulés et surexcités. Si les vêtements de certains avaient été brûlés. Si l’un d’eux, pris d’un malaise, avait dû être sorti du bus. S’ils avaient dû rester parqués comme des bestiaux durant trois heures, la police se révélant incapable de disperser les trublions. Si les agresseurs étaient repartis tranquillement, sans être inquiétés… Et cette vague d’indignation unanime serait, bien sûr, infiniment légitime.

Mais le traitement de l’information, en France, n’est pas fonction de la nature des faits mais de celle des victimes. Et il se trouve que les catholiques n’ont, en soi, aucune importance, les informations les concernant aucun caractère de gravité. Sauf, bien sûr, si on peut y trouver matière à les charger, d’une pelletée supplémentaire, de tous les malheurs du monde.

Et ce sentiment d’impunité est si vrai que les Jeunes communistes 35 ont revendiqué benoîtement leur « action » sur Twitter, se permettant même de corriger au fluo jaune réprobateur, comme une maîtresse d’école, un article du Télégramme de Brest évoquant l’embuscade.

Pour Marlène Schiappa, les marcheurs pour la vie sont « moyenâgeux et obscurantistes ». Ce ne sont pas eux, pourtant, pour filer le poncif, qui tentent de brûler les sorcières des temps postmodernes.

Ecrivain, journaliste

 

 

 

( 23 janvier, 2018 )

Affaire Hidalgo-Che Guevara : l’AGRIFne lâche rien et va en Conseil d’État

 

 

Communiqué de l’AGRIF

 

Saisi en référé par l’AGRIF, le tribunal administratif de Paris a débouté l’AGRIF de sa demande d’interdiction de la scandaleuse exposition à la mairie de Paris, voulue par madame Hidalgo,  à la gloire d’Ernesto Che Guevara, présenté comme une « icône militante et romantique », sans dire un mot du criminel de guerre et terroriste d’État, admirateur fanatique des plus grands criminels contre l’humanité, Staline et Mao.

Madame Baratin, juge des référés de Paris, a ainsi jugé « qu’aucun des moyens invoqués par les requérants n’est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision de la maire de Paris autorisant l’exposition en litige ».

L’AGRIF était seule à agir judiciairement contre l’indécence révisionniste et négationniste de madame Hidalgo, dénoncée également par nombre d’intellectuels, historiens ou philosophes de tous les horizons.

L’AGRIF était en ce procès porteuse de l’exigence de vérité et de justice de la grande majorité du peuple cubain asservi et particulièrement des dizaines de milliers de proches des victimes des tueries de Che Guevara.

Madame Hidalgo honore donc à Paris celui que l’on appelle à Cuba « le boucher de la Cabana », du nom de la sinistre prison où Che Guevara se repaissait du spectacle des exécutions qu’il avait décidées en tant que chef, désigné par Fidel Castro, de la « justice » révolutionnaire, sur le modèle de celle des jacobins ou des bolcheviques russes ou chinois.

L’AGRIF va, évidemment, immédiatement devant le conseil d’État.

( 22 janvier, 2018 )

La vie violentée

 

 

On sait que le pape François avait tenu à faire part de son soutien à la Marche pour la vie qui a eu lieu à Paris hier, avec un beau succès en dépit du mauvais temps. Il se trouve que la veille, le Pape s’adressant à la foule rassemblée dans la ville de Trujillo au Pérou, s’est particulièrement tourné vers les femmes, « toutes les mères et grand-mères de cette nation ; elles sont la véritable force motrice de la vie et des familles du Pérou ». Et d’insister pour appeler à la reconnaissance envers « la femme, envers nos mères et nos grand-mères qui sont un rempart dans la vie de nos cités. Presque toujours silencieuses, elles font avancer la vie ».

N’y avait-il pas là une relation directe avec la marche parisienne pour la vie, dont les femmes sont les propagatrices ? Il est vrai que le discours de François avait une tonalité particulière à Trujillo, à cause de sa dénonciation du « féminicide », c’est-à-dire du nombre de meurtres impressionnant dont sont victimes les femmes, et tout d’abord à l’intérieur du couple et de la famille. Bien sûr, ce fléau sévit aussi chez nous, mais le continent latino-américain est particulièrement touché par ces atteintes à nos compagnes, qui vont jusqu’au féminicide.

Lorsque on défend la vie, on la défend inconditionnellement et sous tous ses aspects. Le respect de la dignité de la femme est forcément lié à la promesse dont elle est le sanctuaire. Et on ne saurait désolidariser le respect de la vie naissante des épouses et des mères. Certes, il y a diverses formes de combat, qui réclament différentes formes d’intervention et de militantisme, que ce soit à Trujillo ou à Paris. Force est de reconnaître que les militants et les militantes qui, chez nous, défendent le droit des bébés à naître, sont de plus en plus l’objet de menaces d’ordre législatif et parfois même de violences physiques. Ainsi, à Rennes, un car en partance pour la manifestation parisienne a été attaqué par un groupe d’« antifas » et retenu plusieurs heures. Un fumigène lancé dans le car aurait pu conduire au drame. À Paris, ce sont les Femen qui sont intervenues, avec une violence symbolique qui n’en est pas moins significative d’une haine caractéristique des temps que nous vivons.

Gérard LECLERC

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 22 janvier 2018.

( 22 janvier, 2018 )

Y a-t-il quelqu’un chez les bien-pensants pour s’indigner de M. Ruquier?

 

Lu sur « boulevard Voltaire » cette tribune parfaitement juste que nous vous invitons à diffuser.

 

Dans son émission des « Grosses Têtes » du 2 janvier 2018 sur RTL, M. Laurent Ruquier s’est ouvertement moqué, avec ses invités, du handicap mental de SAR François d’Orléans, décédé dans la nuit du 30 au 31 décembre 2017. Son père, Monseigneur le comte de Paris, a aussitôt saisi le CSA, mais il semble qu’il fût bien le seul.

Si les « Grosses Têtes » ont toujours eu cette réputation goguenarde – et c’est tant mieux, à notre époque de pauvreté comique, tant les professionnels du milieu sont tétanisés par la chasse aux sorcières organisée par les bien-pensants -, le minimum que l’on puisse objecter est qu’il est peu élégant de railler une personne malade mentalement. Mais au-delà de cette remarque, ce qui me choque, c’est l’absence de réaction des journalistes, des politiques et de l’ensemble des associations défendant les personnes handicapées. Le puritanisme ambiant aurait dû immédiatement se déchaîner, s’indigner et demander de clouer au pilori M. Ruquier, mais il n’en est rien.

Aucune réaction, si ce n’est le relais laconique des journalistes du dépôt de plainte du comte de Paris auprès du CSA.

Madame Macron, qui avait fait du combat contre le handicap sa grande cause quinquennale, reste figée dans le silence, préférant déguster une ridicule galette des rois et des reines car, c’est bien connu, ce sont les reines mages qui parurent devant le Christ pour sa naissance. Comme premiers pas dans la charge officielle de première dame, on a vu mieux…

Mais alors, qu’en conclure ?

Il ne semble pas que la folie bien-pensante se soit calmée et que la liberté de penser, de dire et de rire de tout et n’importe quoi soit revenue : le comique Tex est toujours viré de son émission sur France 2 et madame Deneuve est toujours la cible des néo-féministes.

La réponse est donc qu’il y a deux poids deux mesures dans la bien-pensance de ces groupements : raillez un handicapé mental dans le métro, faites-en une vidéo et publiez-la sur Facebook et YouTube, et vous aurez immédiatement une vague d’indignation et des condamnations. Appelez-vous d’Orléans, soyez royaliste et descendant de la famille régnante de France, personne ne prendra la peine de monter au créneau pour défendre votre dignité. La dichotomie entre les réactions démontre l’orientation des bien-pensants, prompts à se mouiller pour leurs amis de gauche, les minorités considérées comme opprimées, les femmes ou les anticléricaux, mais aucunement pour les autres.

Et cette absence de globalité discrédite le combat des bien-pensants pour le prétendu bien général et confirme que leurs convictions sont en carton.

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