Rosaire pour la France
Communiqué
notre prochain Rosaire pour la France aura lieu :
samedi 2 décembre à 17h
en l’église Saint Martin d’Ars-sur-Moselle
Communiqué
notre prochain Rosaire pour la France aura lieu :
samedi 2 décembre à 17h
en l’église Saint Martin d’Ars-sur-Moselle
Lors de la journée Nicolas STOFFLET le 1er avril dernier à Bathelémont, peut-avez-vous eu l’occasion de vous entretenir avec Sylvain DURAIN autour de la table de presse où il dédicaçait les DVD de ses films « Le sang du père » et « Chrétiens d’Orient » ainsi que ses livres : « Le Sang du Père » notamment.
Aujourd’hui, il est sur le point de publier un nouveau livre : « L’Histoire du Père, une anthropologie fondamentale ». Cet essai aura pour objectif de montrer et d’expliquer la continuité anthropologique, philosophique, idéologique et spirituelle entre les communautés primitives et les religions modernes, mais aussi d’analyser l’évolution du rôle paternel et de la place du père jusqu’à nos jours.
Cette analyse très pertinente qui éclaire notre société d’un jour nouveau se situe hors de la pensée dominante et il en résulte qu’il ne peut éditer son livre qu’autrement qu’à compte d’auteur, méthode bien connue pour faire taire les dissidents…
Aussi, pour boucler le financement de cette édition, Sylvain DURAIN s’est résolu à une demande de financement participatif.
Dans la pratique, il ne s’agit pas d’un appel au don mais d’une pré-vente par souscription. Pour le versement de 20 euros, vous recevrez, dès sa sortie, un exemplaire personnellement dédicacé de cet ouvrage (qui sera vendu 25 euros au prix public). De plus, dans le cas où la somme nécessaire ne serait pas atteinte, vous seriez intégralement remboursés.
Nous avons choisi, aux Vosges royales, de soutenir cette initiative. Aussi nous vous remercions, si vous pensez, tout comme nous, qu’un tel ouvrage mérite de voir le jour, de vous associer à cette souscription et, dans tous les cas, de diffuser ce message autour de vous.
Vous trouverez ci-dessous le lien conduisant à l’entretien que Sylvain Durain a accordé à La Gazette des Vosges Royalistes dans lequel vous trouverez toutes les informations sur le livre :
|
Nous recevons Sylvain Durain pour un entretien autour de son nouveau livre (à paraître en 2018) Propos recueillis par Didier BRUNO Sylvain Durain, je vais tenter de …
|
||
POUR SOUSCRIRE : connectez-vous au site spécialisé dans le financement participatif Ulule et cliquez sur « CONTRIBUER »:
https://fr.ulule.com/histoire- pere/
|
Mon livre aura pour objectif de montrer et d’expliquer la continuité anthropologique, philosophique, idéologique et spirituelle entre les communautés primitives …
|
||
En cas d’impossibilité et à titre tout à fait exceptionnel, l’auteur accepte les chèques il vous suffit pour cela de prendre contact avec l’auteur sur sylvain.durain@hotmail.fr
Nous vous remercions de nous aider à faire avancer ce projet qui, sans nous, ne verra pas le jour.
N’hésitez pas à découvrir également l’ensemble de ses travaux sur son site personnel : sylvaindurain.fr
ATTENTION : Il reste moins de 10 jours avant la clôture de l’opération
Cordialement
Bulletin de liaison des royalistes vosgiens
http://gazette-royale88.over-blog.com/
« Si Saint Nicolas est traditionnellement connu comme le patron de la Lorraine et des enfants, c’est aussi une marque commerciale dont le nom fût déposé à l’INPI par l’ancien maire de Nancy, André Rossinot.
Ce premier aspect pourtant défendu publiquement par l’actuel maire Laurent Hénart quand il s’agît de demander des subventions au conseil régional les années précédentes, laisse subsister quelques doutes.
En effet, le grand concert pour enfants de la Saint Nicolas salle Poirel se trouve être à la même heure que la messe du dimanche matin. C’est le comble de l’ironie pour les catholiques pratiquants, aussi bien petits que grands.
Rappelons que Saint Nicolas, par sa catholicité, est porteur d’universalisme. Cet universalisme qui reconnait les diversités et qui conduit à toutes les luttes pour la fraternité et le respect des cultures.
Il est regrettable qu’en cette circonstance, la Mairie de Nancy déroge à ce principe en excluant de ce concert, de facto, les catholiques. »
La Lorraine Royaliste approuve entièrement les termes de ce communiqué
Lu sur « lafautearousseau »
N’êtes-vous pas fatigués d’être hystérisés ? C’est Maxime Tandonnet dans le Figaro qui a qualifié de la sorte le résultat des immenses et incessantes campagnes de conditionnement auxquelles les médias sont convenus de nous soumettre présentement. De façon parfaitement coordonnée, uniforme et massive, telles les armes de destruction qu’était censé posséder Saddam Hussein et que, lui, ne possédait pas.
Il ne s’agit plus de nous inculquer une doctrine politique, ni de nous enrôler dans le sillage d’un quelconque parti – unique le cas échéant. Les partis, déjà moribonds avant lui, ont été heureusement balayés, dégagés, par Macron ; et les idéologies politiques semblent avoir été remisées au musée des doctrines mortes.
Non, il s’agit désormais de nos vies privées, personnelles et sociales.
Il y a tout en haut de l’échelle liberticide des campagnes médiatiques en action l’obsession du « genre » ; arbitraire obsession car, hormis les minorités de tous types qui aspirent à obtenir pour leurs déviances le statut de norme, jamais, depuis sans-doute les origines de l’humanité, les garçons et les filles de par la nature et la naissance, n’ont eu grand mal à se reconnaître pour tels et à opérer entre eux ce genre de rapprochements par lesquels les sociétés se fondent et se perpétuent. Les modes opératoires ne sont pas pour eux très longtemps mystérieux et s’exécutent depuis des siècles de siècles sans grand effort de psychologie. Aujourd’hui, à l’inverse, selon la doxa le père dit à l’enfant : « tu seras une femme, mon fils. »
Qu’importe que la théorie du genre, sous ses diverses extrapolations soit ou non formellement enseignée à l’école ? Elle y est diffuse, omniprésente, dominante, non vraiment dans l’esprit des gens normaux comme vous et moi, mais parce qu’elle est continûment présente dans tous les moyens de communication de masse, ce qu’on appelait en un temps déjà ancien sous influence marxiste-léniniste, les mass-médias, qui finissent aujourd’hui par envahir l’air ambiant social.
Alors il y a, sans rire, un secrétariat d’Etat chargé de l’égalité homme-femme ; il y a la folie de l’écriture inclusive, qui n’est qu’un défi au bon sens ; il y a l’infâme hashtag Balance ton porc dont on ne sait dire lequel des trois vocables qui le composent est le plus vulgaire, le plus avilissant ; il y a la perpétuelle dénonciation des violences faites aux femmes, la chasse au harcèlement sexuel, l’élaboration de lois ad hoc. Etc. Demain les hommes ainsi stigmatisés à raison du comportement dégoûtant de quelques-uns d’entre eux sortiront-ils encore dans la rue sans honte ? Oseront-ils s’y montrer ? Ce n’est pas sûr.
Samedi dernier, sur le plateau d’On n’est pas couché, Alain Finkielkraut, en rupture avec ces exagérations, ces vulgarités ou ces folies, a rappelé avec nostalgie à des harpies féministes qui n’ont pas peur des Beurs, que la galanterie est une des traditions françaises. Et, questionné sur l’écriture inclusive, destinée à soi-disant féminiser la langue, il saisit l’occasion pour adresser au journal Le Monde une demande en forme de sommation qui, tout à la fois, fait sourire et fait mouche : puisque Le Monde s’en est déclaré chaud partisan, qu’il publie désormais ses articles en écriture inclusive ! Finkelkraut a ajouté que l’ex grand quotidien du soir – devenu, selon lui, une feuille de choux qui ne se consacre plus qu’à de la propagande – y perdrait tous ses lecteurs et qu’on en serait ainsi débarrassés.
Il arrive que l’excès, l’exagération finissent par agacer. Cela semble être le cas des campagnes féministes que les médias relaient et amplifient sans limites. A preuve, les éloges et le soutien inattendus de Yann Moix et Christine Angot envers Alain Finkelkraut lors de ce passage à ONPC que nous venons d’évoquer. Il en est ressorti satisfait. Et nous aussi.
Tout n’est donc peut-être pas permis en France. Pas encore. Il faut se hâter …
Lu sur « lafautearousseau »
La prise de Raqqa (capitale de l’Etat islamique) a été saluée comme une grande victoire contre Daesh. Ce sont les FDS, cette coalition composée majoritairement de Kurdes et organisée par les Etats-Unis, qui ont fait le siège de la ville.
L’affaire a pris plusieurs mois. Les bombardements américains ont détruit 80% de la ville mais les forces kurdes ont longtemps piétiné devant les derniers réduits de Daesh, sans vraiment s’y attaquer.
Et puis soudainement, malgré l’absence d’offensive finale, les Américains ont triomphalement annoncé la reprise complète de la ville.
Un long cortège de civils s’est alors dirigé vers le nord, en direction de la frontière turque, fuyant une ville devenue inhabitable.
Mais très vite, des doutes sont apparus sur le sort des derniers combattants islamistes. Les Russes ont accusé les Américains de les avoir laissés s’en aller, mais personne ne les a écoutés. Des rumeurs faisaient état de départ négocié vers Deir ez-Zor que l’armée syrienne tentait de reprendre à Daesh, les Américains ont démenti.
Il a fallu une enquête de la BBC pour qu’une partie de la vérité apparaisse.
Il y a bien eu négociation entre les Kurdes et les derniers combattants de Daesh afin que ceux-ci puissent évacuer Raqqa avec leurs familles et leurs armes. Ils se sont massivement dirigés vers la Turquie et ont, pour la plupart, franchi la frontière.
Les Turcs n’ont évidemment pas été informés de la situation, ni par les Kurdes (c’est assez logique) ni par les Américains (ce qui ne va pas arranger leurs relations). Et c’est un peu par hasard que deux responsables importants de Daesh ont été arrêtés peu après en Turquie.
Les autres sont maintenant disséminés un peu partout…
Le Ministre des Affaires étrangères russe, Serguei Lavrov, a violemment dénoncé cette opération peu après, preuves à l’appui.
Ne pouvant plus démentir, les Américains ont cette fois reconnu la réalité de la négociation, arguant du fait qu’il n’était pas possible de faire autrement.
Il n’est d’ailleurs pas certain qu’ils aient eu tout à fait leur mot à dire. En effet, les Kurdes étaient bien décidés à perdre un minimum d’hommes dans une bataille dont l’importance était plus symbolique que stratégique. Raqqa était totalement isolée, et la plupart des combattants avaient fui avant le début des combats vers Deir ez-Zor, Mayadin et Abou Kamal, dernière ville tenue par Daesh, près de la frontière iraquienne. C’est l’armée syrienne qui devra finir de reprendre cette zone baignée par l’Euphrate.
Les Américains voulaient une victoire de prestige à moindre frais et il serait assez naïf d’être surpris par une telle négociation. Les Kurdes, quant à eux, sont dans une logique de conquête territoriale préparant une négociation politique, et le combat anti-islamiste est tout à fait accessoire pour eux.
On évalue à 250 le nombre de combattants islamistes ainsi exfiltrés par les Kurdes. Si l ‘on rajoute les familles, ce sont presque 2000 personnes qui ont été autorisées à partir.
Il ne faudra pas s’étonner d’en retrouver un jour en Europe…
Antoine de Lacoste
Et c’est un excellent numéro de Politique magazine, après les livraisons de septembre et d’octobre. Nous publierons au courant de la semaine prochaine les analyses d’Hilaire de Crémiers. LFAR
Au sommaire de ce numéro d’octobre :
UN DOSSIER : CATALOGNE, causes et conséquences
RUSSIE : Entretien avec Artem Studennikov
LENINE, la statue qui tombe
Et aussi dans ce numéro… 54 pages d’actualité et de culture !

Lu sur « boulevard Voltaire », cette tribune sur le scandaleux jugement d’un tribunal international dont les jugements sont dictés par des vainqueurs.
Si la guerre est la pire des choses, la guerre civile est manifestement la pire des guerres.
Serge Brammertz, procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, admet : « La justice ne permettra pas à elle seule une réconciliation qui doit venir de la société civile. » Vraiment ? Cette guerre civile a embrasé la Yougoslavie presque dix années durant, de 1990 à 2000, en comptant large. Soit le premier conflit intereuropéen, moins d’un demi-siècle après la Seconde Guerre mondiale. Une tragédie survenue dans un pays pas exactement comme les autres.
En effet, cette terre est au cœur de multiples lignes de partage. Entre Orient et Occident. Entre chrétienté et islam. Entre christianisme et orthodoxie. Comme une sorte de nœud ancestral. De clef, aussi, permettant aux Turcs de faire une entrée fracassante en Europe ; une marotte, déjà. S’ils réussissent ce tour de force, c’est grâce – ou à cause – des Bosniens. À l’origine, des chrétiens, mais bogomils, sorte d’équivalent chrétien des yazidis musulmans ; des manichéens, pour faire bref. Qui, à ce titre, sont persécutés en tant qu’hérétiques, à la fois par Rome et Constantinople.
Les Ottomans achètent leur neutralité contre protection, d’où leur conversion de surface – premier traumatisme. La Serbie tombe – deuxième choc. Et, curieusement, l’envahisseur s’arrête aux portes de Zagreb, la place forte croate – troisième coup dur. Les Bosniens tenus pour traîtres, les Croates pour fourbes – ont-ils négocié avec les Turcs ou non ? – et les Serbes devenus héros des Balkans, le cocktail est prêt à servir. Les Empires austro-hongrois et ottomans permettent de visser le couvercle sur la bouilloire, tandis que le maréchal Tito, Croate asseyant son autorité sur la soldatesque serbe, maintient le tout à feu doux. Puis la chute de l’URSS et de tout ce qui s’ensuit : le retour de cette Histoire s’obstinant à souffler contre le vent d’une autre Histoire, celle du communisme.
Dans le registre de la psychose collective, ce conflit aura été la porte ouverte à toutes les dingueries. Les catholiques qui défendent les Croates parce qu’ils sont catholiques, les orthodoxes qui soutiennent les Serbes parce qu’ils sont orthodoxes et les musulmans qui viennent au secours des Bosniaques parce qu’ils sont musulmans. Peu au fait des tocades de leurs fan-clubs respectifs, les Croates s’allient avec les Bosniaques, avant de se retourner contre ces derniers, ayant conclu un pacte de dernière minute avec les Serbes.
Voilà pour les réactions épidermiques et militantes. À plus haute échelle, Washington pousse les Bosniaques et les Croates contre les Serbes, contrecarrant ainsi les Russes tenant ces derniers pour alliés historiques. Sur place, on perd la vie. Ailleurs, c’est la raison qui s’égare.
Si la guerre est la pire des choses, la guerre civile est manifestement la pire des guerres. Crimes de guerre ? La guerre est un crime en soi ; alors, les crimes des uns et des autres… Ratko Mladić est-il coupable ? Bien sûr. Coupable d’avoir fait la guerre. Coupable des massacres de Srebrenica ? Sans nul doute. Mais pas plus coupable que ceux s’étant rendus coupables d’autres massacres tout aussi terribles. Relativisme ? Certes, mais en la matière, tout est relatif : les balles fauchent ceux qui s’agenouillent aussi durement que ceux qui se prosternent. Les Croates et les Serbes ne se battaient pas à coups de chapelets, pas plus que les Bosniaques ne montaient au combat en brandissant des tapis de prière. Si l’on punit l’un, il faut aussi que tous les autres soient condamnés. La justice se rend d’un bloc et non point en pièces détachées.
Que le lecteur me pardonne ce fameux « je » haïssable sous la plume d’un journaliste, mais les hasards de la vie ont fait qu’il y a deux ans, j’ai eu l’occasion de longuement pérégriner en ces contrées et de m’entretenir avec des anciens combattants de tous bords. S’ils n’ont rien oublié, la majeure partie d’entre eux a pardonné les offenses mutuelles.
L’actuel apaisement est certes fragile mais réel : de l’avis général, mieux vaut une mauvaise paix qu’une bonne guerre. Est-ce à une justice de fantoches, cette fameuse « communauté internationale » (les États-Unis et leurs alliés) de leur apprendre ce que c’est que d’être tombés en héros et de vouloir continuer à vivre en hommes ? Non. Pas à eux. Surtout pas à eux, tant il est vrai que ce n’est pas à Marcel Petiot de donner des leçons de maintien à Marc Dutroux.
Lu sur « lafautearousseau »
Rien de ce qui se passe en Allemagne n’est sans conséquences pour la France et pour l’Europe. Ce fut le cas dans le passé et l’est toujours aujourd’hui.
La stabilité politique allemande a été telle depuis l’après-guerre, que l’on avait sous-estimé les difficultés qui attendaient Angela Merkel après les élections de septembre en République fédérale, qui ont amené au Bundestag une majorité introuvable. Après 12 ans passés à la chancellerie sans que lui manque jamais le soutien de l’opinion, d’avis quasi unanime Angela Merkel était en bonne position pour égaler la longévité politique d’Helmut Kohl, chancelier pendant seize ans. L’on s’est trompé. L’Allemagne a changé.
Les dernières élections ont modifié la donne, renversé l’équilibre usé établi par la chancelière et débouché sur une de ces crises politiques dont nul ne sait si elle sera rapidement surmontée par l’émergence in extremis d’une nouvelle coalition, voire par de nouvelles élections, ou si elle ira en s’amplifiant.
On sait qu’Angela Merkel (CDU) gouvernait ces quatre dernières années en coalition avec les socialistes du SPD. Et que ces derniers sortant affaiblis des dernières élections – échec qu’ils attribuent à leur cohabitation minoritaire avec la CDU – ont signifié à Angela Merkel leur refus de participer à une nouvelle coalition CDU-SPD.
Quant à la CDU elle-même, qui a réalisé comme le SPD, son plus bas score depuis 1949, elle apparaît désormais en déclin, Merkel en tête.
Les 13% de voix et les 94 sièges au Bundestag obtenus par l’AfD sont surtout importants par la crainte qu’ils inspirent d’une poussée ultérieure de ce parti, et d’une tout autre ampleur. A cet égard l’opinion allemande – et européenne – a en tête des références historiques dont la seule évocation, fût-elle fort anachronique, inquiète le monde politique allemand.
C’est donc avec les Verts écologistes immigrationnistes et avec les Libéraux qui pensent avoir tout à gagner à de nouvelles élections, qu’Angela Merkel a recherché une nouvelle coalition. Faut-il s’étonner qu’elle ait échoué ?
Son échec provisoire ou définitif est en effet plus intéressant dans ses causes que dans ses circonstances. Quelles sont-elles ?
Avec les Libéraux, qui pensent pouvoir amplifier leurs résultats en cas de nouvelles élections, ce sont donc, semble-t-il, surtout des considérations électorales qui ont bloqué les négociations pour une nouvelle coalition. Les libéraux n’en sont pas moins très critiques sur la gestion de la zone euro et très hostiles à tout effort de solidarité financière envers les pays du Sud.
Réticents aux engagements financiers de l’Allemagne en Europe, ils représentent un courant largement répandu Outre-Rhin, qui, en gros, ne veut pas payer pour « les pays du Club Med ». La solidarité européenne n’est pas leur fort. Angela Merkel serait-elle plus généreuse ?
Avec les écologistes, le conflit vient des migrants. Les Verts prônent une politique de large regroupement familial et exigent l’accueil de toujours plus de réfugiés, fussent-ils simplement économiques. Or c’est notoirement de sa politique d’accueil des migrants que provient surtout l’affaiblissement de la CDU comme d’Angela Merkel et l’entrée en force d’AfD au Bundestag … Sans compter que la CSU, l’aile bavaroise conservatrice de la CDU, est-elle aussi très opposée à l’arrivée massive de migrants, dont le land de Bavière a d’ailleurs été le premier à faire l’expérience de première ligne. De première victime.
L’engagement européen d’Angela Merkel a-t-il joué en sa défaveur ?
Après le désastre politique, militaire et moral de 1945, le projet européen a longtemps été pour le peuple allemand un moyen privilégié de réinsertion. Dans sa très grande majorité, ce projet il l’a partagé et l’a fait sien, comme une nécessité et, pour lui, comme une évidence. Les Allemands se sont sentis Européens. D’autant plus aisément d’ailleurs qu’au fur et à mesure que leur sentiment de défaite, voire de culpabilité, s’éloignait, s’estompait, la renaissance puis la nette prééminence de l’économie allemande les y plaçaient de plus en plus en position de supériorité dominante. Comme une revanche sur l’Histoire, par une sorte de victoire économique compensatrice … Ceci à deux remarques près. Primo, l’Allemagne a longtemps été plus atlantiste encore qu’européenne. A l’époque où cela se justifiait, pouvait se comprendre et, peut-être encore aujourd’hui, cela reste à voir. Secundo, elle a su saisir sans complexe l’occasion de précipiter sa réunification et de l’accomplir avec toute sa volonté et toute sa puissance. Son nationalisme ne s’était pas évanoui.
Les choses changent et évoluent aujourd’hui. L’Allemagne est réunifiée et riche de ses colossaux excédents. Mais elle est aussi face à la perspective de ses problèmes et de ses contradictions. Notamment son terrible déclin démographique.
Si l’Europe signifie désormais pour l’Allemagne solidarité financière avec les pays les plus pauvres du continent, elle se retrouvera probablement assez unanime pour mesurer ou refuser son concours. Avec ou sans Angela Merkel, le Bundestag et la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe – en charge de la défense des intérêts du peuple allemand – y veilleront scrupuleusement.
Si l’Europe signifie d’autre part l’accueil et la répartition des migrants, l’unanimité sera moins large car le patronat allemand, petit ou grand, est désormais en difficile recherche de bras pour travailler, de préférence à bon marché. Mais comme en témoigne l’avancée de l’AfD, notamment dans les länder de l’Est, le sentiment anti-immigration grandit en Allemagne et avec lui un nouveau patriotisme décomplexé.
Zemmour a raison d’expliquer qu’avec ou sans Merkel la puissance allemande restera inchangée. Dans l’un ou l’autre cas, l’Allemagne ne cédera rien de ses intérêts. Et si la politique européenne d’Emmanuel Macron persiste à se définir comme un fédéralisme, il nous paraît très probable qu’elle butera contre le mur de la ferme volonté de l’Allemagne de conserver pleine et entière sa souveraineté.
Lu sur « boulevard Voltaire »
Reynald Sécher réagit à l’émoi provoqué sur France Inter par les paroles de Patrick Buisson comparant le génocide vendéen et le massacre d’Oradour-sur-Glane.
« Il y a un certain nombre de caractéristiques communes entre ces deux événements : le nombre des victimes est quasiment similaire.
Mais à Oradour-sur-Glane, c’est une armée étrangère qui extermine ses victimes dans le cadre de sa fuite, alors que dans le cas des Lucs-sur-Boulogne, la politique d’extermination est pratiquée par l’armée française selon des lois votées par l’Assemblée nationale (encore en vigueur aujourd’hui).
À l’époque, il s’agissait d’une politique dite “d’extermination”. Le mot de “populicide” n’est pas passé dans l’Histoire car la France a souhaité gommer cette période. Plus tard, le mot génocide est apparu.
Patrick Buisson a raison de dire que c’est la France qui a inventé le terrorisme d’État : exterminer, c’est éliminer celui que l’on considère comme indésirable, à la manière aussi de Lénine. »
Lu sur « lafautearousseau »
« Tel est le nouveau clivage français : entre les enracinés et les nomades ». C’est la conclusion de cette remarquable tribune [Figarovox, 20.11] où tant d’idées sont nôtres, formulées, diffusées, défendues de longue date par notre école de pensée, depuis les maîtres de la contre-révolution jusqu’à l’Action française en son passé déjà lointain comme en son présent actif. On les retrouvera ou découvrira au fil de la lecture de cet article, écrit à l’occasion du centième congrès des maires de France. Lafautearousseau
Quand 65% des Français se défient des institutions et de leurs responsables politiques nationaux, 67% apprécient leur maire.
Alors que s’ouvre le centième Congrès des maires de France dans un climat de tension rarement atteint entre l’exécutif et les élus locaux, cette réalité en miroir mérite d’être méditée. Le rejet des partis, la dégringolade systématique dans l’opinion de tout président nouvellement élu, le dégoût des citoyens pour le spectacle politique quotidien, d’une part, mais aussi l’attachement des Français à leurs territoires et à la vie qu’ils y mènent (62% d’entre eux vivent et meurent dans leur département de naissance), l’ampleur de l’engagement associatif, les cellules communautaires de toutes natures (de producteurs, de consommateurs, de chômeurs, de parents d’élèves, etc.) qui s’essayent et qui s’ébauchent chaque jour un peu plus notamment grâce au numérique, tout cela dit une seule et même chose : en France, le dernier espace de confiance est local.
Cela s’explique aisément lorsqu’on évalue le bilan du trop fameux « modèle français », qui se réduit dans les faits à une interminable extension du domaine de l’État: un État omnipotent, tentaculaire et dévorateur, qui se regarde comme seul défenseur légitime d’un « intérêt général » de moins en moins évident, qui étouffe, gendarme ou encadre toute expression politique ou sociale qui lui échappe. Ce modèle-là, dont de plus en plus de Français constatent l’inefficacité et le coût abyssal, est naturellement défendu par une classe politique formée pour le maintenir. Ce modèle-là pratique depuis quarante ans une « décentralisation insincère », selon la formule d’un ancien Premier ministre, et impose normes, réglementations et cadre d’action à des collectivités qui n’en peuvent mais – la communauté de communes étant le dernier de ces cauchemars bureaucratiques.
A contrario, tout le monde peut éprouver encore le bon et le noble de la politique chez ces milliers d’élus locaux, « petits » plus souvent que « grands », qui ne comptent pas leurs heures pour le service de concitoyens qu’ils connaissent et qui les connaissent. Qu’on se souvienne des moyens, de l’imagination, de l’art du « bout de ficelle » que les communes ont souvent dû déployer, avec leur tissu associatif, pour appliquer la réforme des rythmes scolaires de 2013, tombée d’en-haut, sans vision, sans concertation, sans nul souci des conditions singulières de chaque territoire. Cela, c’est la politique dans « le monde de la vie », une politique à hauteur d’hommes.
Il ne s’agit nullement ici de la défense corporatiste des élus locaux. Ils ont leurs associations et leurs représentants. Il y a bien sûr à l’échelon local des gabegies scandaleuses, des échecs retentissants, des tyranneaux ridicules. Mais face à une sphère publico-institutionnelle qui gêne plus qu’elle ne porte le maire comme l’agriculteur, l’électricien, le directeur de maison de retraite ou le médecin de campagne, face à un État qui se refuse à se réformer sérieusement, aujourd’hui guère plus qu’hier, les ressources et les solutions sont à chercher dans l’action concrète et modeste du cercle de confiance qu’est la commune et grâce aux délibérations de la démocratie du face-à-face.
« Que l’autorité se borne à être juste, nous nous chargerons d’être heureux », écrivait Benjamin Constant. Que l’État se borne à accomplir les missions pour lesquelles il est irremplaçable, à commencer par ses missions régaliennes, les acteurs de terrain – non seulement les communes mais les associations, les entreprises, les familles, etc. – se chargeront de répondre à leurs besoins. Éducation, culture, aide sociale, logement, formation, développement économique, environnement et même intégration des immigrés ou sécurité : les champs sont nombreux où davantage d’autonomie, de liberté et de responsabilité pourront produire les effets bénéfiques que plus personne n’attend de la énième réforme d’un ministre qu’on n’écoute pas. Ces effets seront obtenus, au surplus, en développant et en renforçant un lien social, local, spontané, dont l’affaiblissement, voire la disparition, se fait déjà si péniblement sentir dans les territoires ruraux, les communes petites et moyennes et les villes des périphéries de ces monstres froids et inutiles que sont les métropoles. Car la solitude et l’isolement sont parmi les faits sociaux les plus prégnants en même temps que les plus tus de l’époque.
Cette politique à hauteur d’hommes, cette démocratie du face-à-face, ces projets réussis parce que conçus au plus près du réel sont par nature enracinés. Les racines sont non seulement la mémoire vive de ce qui fut mais aussi ce qui attache et ce qui tient bon. Certains rêvent de s’en affranchir et d’en affranchir les Français: la mondialisation, le nomadisme, la technologisation des êtres et des choses sont leur nouvelle frontière. Les mêmes, jusqu’au plus haut sommet de l’État, conduisent aujourd’hui une politique platement jacobine, comptable et brutale à l’égard des territoires. Dans le débat sur l’inquiétude identitaire et l’« insécurité culturelle » qui sert de vaste toile de fond à la vie politique de notre pays, le combat pour les communes, et plus largement pour les libertés concrètes et enracinées, est celui de demain. Car tel est le nouveau clivage français : entre les enracinés et les nomades. •
Jean-Thomas Lesueur
délégué général de l’Institut Thomas More.