( 9 octobre, 2017 )

Editorial du n° 338 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

Le pouvoir « macronien » est maintenant bien installé. La réforme du droit du travail faites sous forme d’ordonnances et avec une grande publicité sera appliquée. Il y a peu de résistances et les outrances de Mélanchon servent plutôt le gouvernement. Les syndicats ne font que peu d’opposition car, en fait, elles ne changent pas grand-chose même si elles vont fragiliser un peu les salariés. Nous remarquons en particulier que le seuil de 50 employés à partir duquel de grosses charges supplémentaires pèsent sur les entreprises n’est pas remis en question. Et puis, ce n’est pas ce genre de petite réforme qui poussera les entreprises à embaucher sauf  à la marge, peut-être. Les charges sur le salariat sont toujours trop lourdes et surtout il faut que l’économie redémarre. Saurons-nous profiter de la légère – et sans doute éphémère -  reprise mondiale pour « doper » notre économie ?  Ce ne peut se faire qu’à la marge sur le plan commercial car – hélas – notre industrie n’est plus performante et plusieurs secteurs industriels ont complètement disparu. Et cela continue comme on le voit avec notre industrie navale à vendre comme les entreprises ferroviaires (Ce qui reste d’Alstom bradé aux Allemands). Stupidement, notre gouvernement dit vouloir créer dans ces domaines des « airbus » européens pour mieux cacher ce qui sera des disparitions de nouveaux pans de notre industrie. Notre gouvernement, peut-être encore plus que les précédents, ne voient que de l’économie à court terme alors qu’il faudrait de véritables plans de reconstitutions de notre industrie à long terme.  Bien sur, il faut des entreprises performantes, à la pointe de l’innovation mais que seront-elles, à terme, si elles dépendent d’importation de produits de base ? Nous serons – nous sommes déjà – à la merci du moindre chantage à l’importation. Par ailleurs, il est certain, et nous le voyons déjà, que beaucoup de pays qui fabriquent des produits de base sont aussi à la pointe du progrès.

Réindustrialiser le pays est une nécessité et cela permettrait de redonner du travail à beaucoup. Cependant, nous nous heurterons là à une opposition de l’Union Européenne (il faudrait protéger, au moins au départ, certaines de nos industries en reconstruction) et de l’Allemagne qui ne veut pas voir renaître un concurrent.

Dans ce domaine comme dans d’autres (frontières, immigration sauvage, identité nationale…), l’obstacle européen surgit. Ce n’est peut-être pas « rentable » électoralement de remettre en cause l’Union Européenne et ses carcans mais faut-il pour autant cacher la vérité ?

Or le Président Macron nous le montre tous les jours comme lors de son discours délirant à Athènes : il veut toujours  nous enfermer dans une Europe encore plus contraignantes. Il voudrait même un gouvernement et un ministre de l’économie européen ayant pouvoir sur tous les pays. C’est toujours la même fuite en avant : puisque cela ne va pas dans l’Europe et de moins en moins bien, faisons plus d’Europe ! Non seulement cela n’améliorera aucunement les choses mais risque de provoquer une révolte des nations et un éclatement violent.

Ceux qui nous gouvernent – et je ne parle pas seulement des élus – le sentent bien. Raison pour laquelle ils veulent aller très vite pour détruire les nations européennes – mais pas seulement – dans leurs identités, leurs traditions, leurs modes de vie… C’est sans doute – entre autres – une des principales raisons pour laquelle ils favorisent de plus en plus une immigration massive.

Le but est de n’avoir – partout – que des individus interchangeables, sans racines, sans histoire, sans liens. Raison pour laquelle il faut aussi détruire la famille traditionnelle. C’est toute la politique « familiale » de nos gouvernements républicains – comme ailleurs surtout en Europe - : facilitation du divorce, scolarisation prolongée, mariage « pour tous », PMA bientôt « pour tous » comme la « GPA »…,  C’est sans doute le point qui provoque le plus de résistance dans la population et c’est pourquoi l’offensive est d’autant plus forte avec – en particulier – notre ministre Marlèle Chiappa soutenue par tous les lobbies anti-famille et « LGBT ». Les combats à venir seront principalement dans ce domaine et il faut s’y préparer. C’est le cardinal Sarah qui l’a très bien dit lors de sa visite en Vendée. Il convient de le citer : « Les idéologues de la Révolution veulent anéantir le lieu naturel du don de soi, de la générosité joyeuse et de l’amour. Je veux parler de la famille ! L’idéologie du genre, le mépris de la fécondité et de la fidélité sont les nombreux slogans de cette révolution. Les familles sont devenues comme autant de Vendées à exterminer. »

Défendre la famille est notre devoir mais cela ne sera qu’un combat d’arrière garde nécessaire mais pas suffisant si nous ne nous  posons pas le problème politique : le système républicain, en France, est par nature destructeur de notre pays, nos tradition, notre civilisation. Il faut donc le mettre en cause pour restaurer dans notre pays son pouvoir royal qui, seul, peut faire respecter et progresser notre civilisation, nos familles unis derrière la famille royale de France.

A nous d’y travailler !

Philippe SCHNEIDER

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