( 9 octobre, 2017 )

1917-2017 Centenaire oublié des tentatives de paix.

 

 

Parmi les nombreuses manifestations, conférences, publications, il me semble qu’aucune étude n’a été publiée concernant les tentatives de paix de 1917. Pourtant depuis le centenaire de la Grande Guerre il y a eu abondance d’écrits divers et d’évocations en tous lieux. L’édition a été particulièrement prolixe, mais à ma connaissance aucune étude n’a été publiée concernant les tentatives de paix entamées par l’empereur Charles de Habsbourg-Lorraine en 1916/1917.

Evoquons ici un rappel des démarches de paix voulues par l’empereur Charles 1er, aidé par ses deux beaux-frères, les princes Sixte de Bourbon Parme et Xavier de Bourbon Parme, frères de l’impératrice Zita, épouse de Charles.

Bouleversé au cours du conflit par la situation des soldats et jugeant cette guerre comme une lutte fratricide, l’empereur Charles œuvra avec acharnement pour l’établissement de la paix. Cela n’était pas compris des esprits belliqueux de son entourage, ni du Kaiser Guillaume II et ses alliés.

Succédant à François-Joseph mort le 21 novembre 1916, Charles monté sur le trône tourna ses efforts en vue de la fin du sanglant conflit. Il devait déclarer : « Mon unique but est de mettre fin le plus tôt possible à cette tuerie. Je veux, je dois faire tout ce qui dépend de moi pour conclure la paix. »

Une première approche avait été tentée par voie diplomatique le 12 décembre 1916, mais cette demande fut aussitôt vivement critiquée par Aristide Briand devant le Parlement français. La main tendue a donc été repoussée.

Charles s’adressa alors à son beau-frère le prince Sixte de Bourbon Parme en vue de négociations. Le 29 janvier 1917, les princes Sixte et Xavier se rendirent à Vienne incognito. Le 1er février, les deux frères de l’impératrice Zita firent connaître au gouvernement Français, que l’empereur d’Autriche-Hongrie, souhaitait entamer des négociations de paix. Le 1erfévrier, Sixte et Xavier se trouvaient à Paris. Ils rencontrèrent Jules Cambon, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères pour évoquer la tentative de paix demandée par Charles 1er. Le président Raymond Poincaré n’était pas hostile à la proposition envisagée, mais les négociations semblaient compliquées. Grâce à la ténacité de Charles, la paix à pourtant failli se réaliser. Malheureusement, les alliés des deux camps opposés étaient loin de comprendre et d’approuver l’initiative de l’empereur Charles. Chez nous, Clémenceau était vigoureusement opposéà la tentative de paix.

Bref, il y a beaucoup de choses à regretter. Ce sujet des négociations a été évoqué dans divers ouvrages. La lecture de Charles de Habsbourg, le dernier empereur par Michel Dugast Rouillé est à conseiller (éditions Les Racines de l’Histoire 2003). Notre propos est résumé, mais nous tenions à évoquer ici ce sujet hélas oublié.

Jean-Marie Cuny

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