( 9 septembre, 2017 )

Après la mort de Pierre Bergé

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

En deux mots.jpgLa mort de Pierre Bergé fera pleurer ces jours-ci dans les chaumières de gauche – souvent de riches demeures, de luxueux riads à Marrakech où tout est permis, ou d’hollywoodiennes villas à Tanger – dans les milieux homosexuels aussi, parmi les malades du sida ou ceux qui, en un sens, font en sorte de l’attraper, enfin dans la presse où il s’était forgé un empire.

Bergé était un fidèle et généreux soutien de tous ceux-là. Sa fortune amassée jadis avec Yves Saint-Laurent lui en donnait les moyens. Il les avait mis au service de ces causes, sans-doute utiles aux malades du sida. Pas à la France.

Au moment où il quitte la scène, où il s’est montré si longtemps, nous ne verserons pas ici dans la polémique facile, encore moins dans l’insulte vulgaire. Laissons cela à ceux qui s’en contentent. « Bon débarras ! », par exemple, serait à la fois trivial et naïf, car dans les milieux qu’il fréquentait, les Pierre Bergé ne manquent pas et se reproduisent, quoique souvent sans enfant, avec la plus extrême facilité.

On ne peut raisonnablement nier qu’il ait été un homme de culture. Sa vie agitée et, comme diraient les médias, sulfureuse, lui a tout de même laissé le temps de lire, d’aimer la littérature et les livres, de constituer des collections d’œuvres d’art exceptionnelles, parmi lesquelles quelques pures merveilles. Il pouvait parler de Montaigne ou de Stendhal avec une véritable érudition et beaucoup de finesse. Il procédait d’une époque où la culture était encore répandue et honorée. Il n’en était pas dépourvu.

Il n’empêche que ses goûts, ses passions et son action se sont portés sur des causes destructrices de la société qui a donné naissance et consistance à cette culture.

Esprit non dénué d’une part prévalente de perversité, il a aimé et soutenu ce qui dissout, détruit, déqualifie notre société et notre culture. Ou ce qu’il en reste.

Disons simplement qu’il n’a pas été un serviteur de la France. Ou, si l’on préfère, qu’il en a été un très mauvais serviteur

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