( 30 mai, 2017 )

Martyrs coptes de Minya : les récits poignants de leurs derniers instants

 

Lu sur ALETEIA. Ces victimes sont un exemple pour nous tous.

Trois jours après la tuerie perpétrée par l’État islamique contre des pèlerins chrétiens égyptiens, différents récits attestent leur fin admirable. Les victimes ont toutes refuser d’apostasier, ce que leur proposaient leurs bourreaux en échange de la vie sauve.

 

Alors qu’à l’occasion de la fête de l’Ascension, ils se rendaient en bus au monastère Saint-Samuel, situé à 200 kilomètres au sud du Caire, des dizaines de pèlerins coptes sont tombés vendredi dans une embuscade sanglante tendue par l’État islamique. Le bilan est terrible : au moins 29 morts et 25 blessés, tombés sous les balles des terroristes. Il s’agit là du dernier attentat antichrétien d’une désormais longue série. Début avril, 45 fidèles coptes étaient morts dans des attaques suicides commises contre deux églises.

Dans le cas de l’attaque de Minya, selon plusieurs témoignages concordants, tout semble indiquer que les coptes égyptiens assassinés vendredi, dont de nombreux enfants, sont morts en martyrs objectifs de la foi. Après avoir dépouillé les pèlerins de leur argent, de leurs bijoux et autres effets précieux, les assassins les auraient, en effet, incités à apostasier et à prononcer la profession de foi islamique : la chahada. Les captifs, agenouillés, auraient catégoriquement refusé. Ils auraient été alors immédiatement abattus d’une balle dans la nuque, la tête, la gorge ou la poitrine.

Le quotidien Libération, dans son édition de lundi, publie ainsi le reportage poignant de son envoyé spécial dans le village de Nazlet, qui déplore sept victimes :

« Une dizaine d’hommes masqués et armés nous ont coupé la route. Ils nous ont demandé de renoncer à Dieu. On leur a dit non, il n’en est pas question. Alors le massacre a commencé », raconte ainsi une femme endeuillée.

Le père Pernaba Fawzi Hanine, qui dessert la paroisse de Nazlet, emploi sans hésiter le terme de « martyr » :

« Nous devons être fiers de nos morts. Aucun d’entre eux n’a renié Dieu. Ils sont morts en croyants. Ce sont nos martyrs ».

Le correspondant de l’Agence France Presse, fait état de témoignages similaires dans une dépêche publiée ce dimanche :

« Ils ont fait descendre les hommes du bus, ont pris leur carte d’identité et l’or qu’ils avaient sur eux, leur alliance ou leurs bagues ». Puis « ils leur ont demandé de prononcer la profession de foi musulmane », indique Maher Tawfik, un homme venu de Caire à Bani Mazar, dans la province de Minya, soutenir sa paroisse endeuillée.

Le père Rashed, comme son confrère de Nazlet, souligne aussi l’héroïsme et la fidélité des victimes :

« Ils leur ont demandé de renier leur foi chrétienne, un à un, mais tous ont refusé », a raconté la prêtre.

Dimanche, c’est le pape François lui-même, à l’issue de la prière du Regina Cœli, qui a utilisé le qualificatif de « martyr » pour désigner les victimes du massacre :

« Les victimes, dont des enfants, sont des fidèles qui se rendaient à un sanctuaire pour prier, et ils ont été tués après avoir refusé de renier leur foi. Que le Seigneur accueille dans sa paix ces courageux témoins, ces martyrs, et qu’il convertisse les cœurs des terroristes », a souligné le souverain pontife.

Coïncidence poignante, le président Al-Sissi avait fait construire une église aux frais de l’État dans la ville de Minya pour rendre hommage aux 20 coptes égyptiens, ainsi qu’à un ressortissant africain, égorgés par Daesh sur une plage de Libye, le 15 février 2015. Les victimes, qui étaient originaires de la région, sont également considérées comme mortes en martyrs. Beaucoup d’entre eux auraient prononcé le nom de Jésus avant d’avoir la gorge tranchée. Ils figurent désormais au catalogue des saints coptes et sont vénérés le 15 février.

« Ils ont seulement dit : “Jésus, aide-moi !” Ils ont été assassinés simplement parce qu’ils sont chrétiens. (…) Qu’ils soient catholiques, orthodoxes, coptes, luthériens n’a pas d’importance : ils sont chrétiens ! Le sang de nos frères chrétiens est un témoignage qui crie », avait commenté le pape François le 16 février 2015.

( 29 mai, 2017 )

Festival raciste « Nyansapo fest » et Mwasi : l’AGRIF se porte partie civile.

 

Communiqué de l’AGRIF

 

D’Anne Hidalgo à la Licra, beaucoup s’indignent contre l’organisation à Paris du festival « afroféministe Nyansapo Fest » par le collectif du nom de Mwasi.

En effet, si l’ensemble de ce festival n’est pas explicitement interdit aux blancs, certains ateliers le sont et l’esprit en est très expressément raciste. Mais c’est l’étonnement des indignés qui est étonnant. Car Mwasi n’est qu’une des expressions de l’esprit du Parti des Indigènes de la République de Houria Bouteldja et de Saïd Bouamama, diffuseurs notamment des provocations de « Nique la France » contre lesquelles seule l’AGRIF a réagi, déboutée hélas par une magistrature imprégnée par l’idéologie officielle de l’antiracisme.

Et seule encore parmi les organisations agissant dans le cadre de la loi dite antiraciste, l’AGRIF a mis en avant que l’idéologie appelée « antiracisme » n’était qu’un racisme en sens contraire.

Madame Hidalgo, la Licra et leurs comparses sont en fait responsables du racisme antifrançais et antiblanc, dont ils ont longtemps, scandaleusement, nié la réalité pour des raisons de récupération clientéliste et d’aversion contre une saine conception, non raciste mais culturelle, de l’identité française modelée par ses racines greco-latines et judéo-chrétiennes.

Naturellement, l’AGRIF, forte de sa légitimité et de ses dossiers de plaintes antiracistes, va se porter partie civile contre le racisme du « Nyansapo fest » et de ses soutiens aux relents de Mwasi.

( 29 mai, 2017 )

« J’en appelle à toutes les mères »

 

Lu sur « boulevard Voltaire » ce très bel article de Juliette Mondon qui résume si bien la réalité de la république d’alors et d’aujourd’hui. Sa conclusion est juste – la famille ne meurt pas – mais le pouvoir fait tout pour la détruire et Macron va encore en « rajouter une couche »

L.R.

 

Ces mots prononcés par Marie-Antoinette, face au tribunal qui l’accuse, résonnent en cette fête des Mères d’une façon à la fois tragique et prophétique.

 

Ces mots prononcés par Marie-Antoinette, face au tribunal qui l’accuse, résonnent en cette fête des Mères d’une façon à la fois tragique et prophétique.

Voici une femme, une mère présentée face à cette cour de justice improvisée, exposée à la vindicte populaire, face à ces révolutionnaires, qui se sont autoproclamés juges et tribuns et bourreaux. Ces délateurs auront réussi, après avoir assassiné le roi, après avoir séparé chacun des membres de la famille, arraché l’enfant des bras de sa mère, à ourdir un complot machiavélique destiné à faire mourir la mère sous l’accusation de son propre fils. Un enfant de huit ans.

Ainsi cette femme, qui se tient debout devant ses délateurs sanguinaires, ce n’est plus la reine. C’est d’abord la mère. Cette mère que la folie collective a voulu transformer en femme incestueuse, en putain, en sorcière. Comme l’opinion est prompte à se laisser emporter par la rumeur et la calomnie !

Lancée par quelques-uns, voici que cette rumeur grandit, s’étend et se transforme en images maudites, en peurs irrationnelles, en folie destructrice.

Cette mère est accusée de tous les maux, dont le plus ignoble : l’inceste. Car à travers cette accusation, c’est finalement, symboliquement, la mère que l’on tue. Ou plutôt le lien mère-enfant. Certes, il y a la monarchie de droit divin que l’on veut anéantir, comme si la mort des uns permettait la vie des autres, comme si l’on pouvait anéantir le sens du sacré, par la mort de ses témoins.

Mais il y a quelque chose d’encore plus radical, d’encore plus pernicieux. C’est qu’en faisant mourir le père, la mère et son enfant, on brise aussi symboliquement, et non pas seulement comme un effet collatéral, le lien sacré de la famille. En séparant le père de sa femme, le fils de sa mère, on commence par briser symboliquement le lien charnel existant entre chacun de ses membres.

Et puis, comme on pensait qu’en tuant le roi et la reine, on supprimerait la monarchie de droit divin, qu’on tuerait le sacré, qu’on anéantirait Dieu lui-même, on les a assassinés. Tous.

Tragique erreur commise que de croire qu’en supprimant une personne, on peut supprimer aussi la dimension sacrée de sa vie. Qu’en broyant une famille, on parvient à briser toute famille.

La République est née du meurtre d’une mère, du meurtre d’une famille. Voilà ce qui m’apparaît, aujourd’hui, comme une prise de conscience. La République a voulu naître dans le sang d’une famille. Réaliser cela est horrible, pour la mère que je suis. Et cela éclaire d’un jour nouveau ce que nous vivons aujourd’hui.

Et cela me fait brutalement prendre en horreur cette « République » que l’on sert à toutes les sauces comme ultime rempart contre les intégrismes.

Car comment accepter que ce système, que nous honorons dans les institutions d’aujourd’hui, se soit rendu coupable de la mort « par omission » d’un enfant de huit ans, muré et abandonné dans la prison du Temple après l’assassinat de ses parents ? Comment accepter une telle violence, une telle injustice ?

Qu’un idéal, quel qu’il soit, ait pu conduire à une telle folie, à une telle barbarie, qu’une volonté d’affranchissement ait pu à ce point s’aveugler sur le sens du sacré, sur la « mort du sacré », me révolte. Quel est donc le socle de cette devise républicaine, sur la liberté, la fraternité et la solidarité, si la « liberté » et cette « fraternité » se sont écrites dans le sang d’un innocent ? Aucun système ne peut fonder son existence sur le meurtre d’un innocent.

« Ô liberté, que de crimes on commet en ton nom ! » aurait crié Madame Roland avant d’être guillotinée.

« J’en appelle à toutes les mères. »

Cette phrase désespérée lancée par une mère à toutes les mères de France résonne en moi d’une façon poignante. Car je lis une continuité entre la décapitation de la famille de Louis XVI et ce que nous vivons aujourd’hui. Et surtout entre cet appel de Marie Antoinette et l’appel que nous, les mères, devons lancer à toutes les mères de ce pays simplement pour que survive notre humanité.

Que reste-t-il des valeurs de cette humanité dans une société qui n’a de cesse de saper, ruiner, détruire la famille ? Il n’en reste pas. Je constate tous les jours que la haine n’est pas morte.

J’en veux pour preuve l’autisme de notre société, qui n’accepte plus que nous rappelions la plus simple des évidences : simplement de penser qu’un enfant a besoin d’un père et d’une mère pour exister. Oui, ne vous en déplaise, Messieurs les fossoyeurs : la première famille d’un enfant est d’abord celle qui lui donne la vie.

Les révolutionnaires ont cru décapiter le sacré… mais le sacré ne meurt jamais. Les lobbies LGBT ont cru décapiter la famille… mais la famille ne meurt pas. Et elle ne mourra jamais.

( 26 mai, 2017 )

Courte réflexion sur l’effacement des partis politiques dans l’histoire de France, des socialistes aux royalistes.

 

Lu sur le blog de Jean-Philippe CHAUVIN ce texte qui doit nous faire réfléchir.

 

Le marché de Versailles bruissait des bruits ordinaires d’un dimanche matin, entre cloches de l’église Notre-Dame voisine et harangues des marchands, et il s’y rajoutait les annonces électorales des distributeurs de tracts qui, toujours, précédent le temps des urnes : j’ai, ainsi, récupéré quelques libelles de couleurs variées et quelques portraits des prétendants à un des 577 sièges du Palais-Bourbon, tous plus souriants et sérieux à la fois les uns que les autres. Évidemment, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, et toute campagne électorale a ses rituels : il m’arrive aussi d’y sacrifier parfois, en particulier lors des élections européennes, et j’aime ce contact direct avec des électeurs qui, malheureusement, ne se transforme pas toujours en voix sonnantes et trébuchantes au fond des urnes…

S’il y avait bien de fortes délégations matinales du candidat de la droite conservatrice et de celui du mouvement présidentiel, ainsi que celles, moins nombreuses, de la gauche radicale, des Verts et de quelques « indépendants » (sans oublier les partisans asselinesques du Frexit), le Parti Socialiste brillait par son absence, et l’une des fidèles militantes de ce qu’elle nomme désormais « feu le Parti de Jaurès » affichait ostensiblement une grande indifférence à l’agitation politicienne voisine : il est juste de signaler aussi que, dans les rangs des « Marcheurs » comme ils se nomment, j’apercevais ceux qui, il y a encore moins de deux ans, me vantaient les mérites de la rose au poing… Autres temps, autres engagements, pourrait-on ironiser, mais c’est surtout la démonstration du bouleversement, non des idées ou du paysage idéologique en tant que tels, mais de l’offre politique partisane. En cinq ans, le PS est devenu une sorte de PASOK français (1), perdant en ce court laps de temps, tous les pouvoirs et toutes les positions qu’il occupait insolemment et complètement quand MM. Hollande et Ayrault assuraient, au sortir de la victoire présidentielle du premier nommé, la dyarchie républicaine en un attelage qui allait s’avérer maladroit et incertain.

Courte réflexion sur l'effacement des partis politiques dans l'histoire de France, des socialistes aux royalistes. dans informations royalistes bistrotsdoisneau

Cette « disparition » du PS n’est-elle qu’un « moment » de la vie du parti refondé au Congrès d’Epinay par François Mitterrand en 1971 ? Peut-être, mais qui sait vraiment ? Chez notre voisin italien, les partis qui ont organisé la vie politique nationale des années de l’après-guerre aux années 1990 ont purement et simplement quitté la scène électorale et gouvernementale, abandonnant aussi leurs noms historiques, que cela soit le Parti Communiste Italien, son homologue socialiste, mais aussi la Démocratie Chrétienne et, pour d’autres raisons mais avec le même résultat, le Mouvement Social Italien néo-fasciste.

D’ailleurs, les royalistes eux-mêmes ont connu cet effacement à leur corps défendant, et les quelques groupes monarchistes qui militent encore et, heureusement, toujours pour l’établissement d’une Monarchie royale héréditaire et familiale, ont, en fait, tout à reconstruire, à se reconstruire : c’est aussi le cas au Portugal et en Italie, comme si le lien rompu d’un pays avec sa dynastie nationale avait privé ses partisans d’une sève précieuse pour, simplement, vivre et prospérer. Avouons que les Républiques n’ont pas cette difficulté, comme si leur nature, plus « nomade », les préservait d’un déracinement qui, de toutes les façons, ne les concernent pas, faute d’un enracinement véritable, filial…

Pourquoi cette remarque sur les royalistes, dont je suis, comme chacun sait ? Sans doute parce que j’aspire à voir renaître un royalisme vif, visible et fort, un royalisme politique et d’abord politique, crédible et réfléchi, qui s’inscrive dans une tradition vivante et critique pour ne pas être nostalgique et stérile. Il n’y a pas de fatalité : l’effacement du royalisme comme réalité politique, qui s’est sans doute fait en quatre temps (2), ne signifie pas que la Monarchie soit moins nécessaire mais seulement que le chemin est plus ardu pour la faire advenir. Les récents événements politiques tendent néanmoins à prouver que rien n’est jamais complètement écrit ni, peut-être, définitif : que certains adversaires républicains de M. Macron le qualifient (à tort ou à raison, qui sait ?) de « président monarque » ou de « régent » peut nous surprendre mais cela doit-il seulement nous indigner ? Et, d’ailleurs, n’est-il pas trop tôt pour trancher, malgré les sympathies oligarchiques trop certaines du locataire nouveau de l’Élysée ? Et ne peut-on y discerner l’annonce symbolique d’une sorte de « retour du futur » ? Ou d’une reconnaissance inconsciente d’une « absence » que, là encore, l’actuel président, encore loin de sa candidature et de sa victoire de mai 2017, signalait dans son fameux entretien de juillet 2015 (3) ? Certes, il n’y a plus de Pierre Boutang pour murmurer à l’oreille du « Prince » (et là, je parle, dans le sens de Machiavel, de celui qui siège à l’Élysée) (4), mais ne peut-on pas travailler à forger un « appareil » royaliste susceptible de faire entendre « la voix du Roi », y compris jusqu’au sommet de l’État ?

(à suivre, forcément !)

 

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Notes : (1) : le PASOK est le parti socialiste grec qui a quasiment disparu de la scène politique après plusieurs décennies de domination sur la Gauche, quand il a déçu définitivement son électorat par l’application d’une rigueur que l’Union européenne et l’Allemagne lui avaient imposée pour punir le pays d’avoir triché sur les comptes pour entrer de plain pied dans la zone euro dès le début de cette « aventure monétaire ».

(2) : Les années 1890-1900, lorsque les effets de la politique scolaire de Ferry commencent à se faire sentir et que les crises de la IIIe République semblent la renforcer alors même qu’elles discréditent le personnel républicain ; la Grande guerre de 1914-18 qui voit la disparition d’une grande partie des notables et des jeunes pousses monarchistes, en particulier celles de l’Action Française, fauchées dans les tranchées tandis que la République récupère, sans vergogne, la victoire dont elle ne saura que faire sur le plan international ; la Seconde Guerre mondiale qui enferme, sous l’Occupation, les royalistes dans un discrédit durable du fait des ambiguïtés maurrassiennes et de l’échec du Comte  de Paris dans sa tentative algérienne ; la fin de l’action politique publique du Comte de Paris à la veille des années 1968… Il faudra encore quelques années aux historiens pour trancher sur cette question qui, aujourd’hui, leur paraît bien futile…

(3) : Dans cet entretien publié par Le 1 en juillet 2015, M. Macron semblait déplorer « l’absence de la figure du Roi » en France : mais ça, « c’était avant », diraient certains…

(4) : Pierre Boutang, avec son journal La Nation Française, (1955-1967), cherchait à sensibiliser le Chef de l’État à la nécessité de la légitimité royale, imaginant que celui-ci (en l’occurrence le général de Gaulle) pourrait être le « Monk » qui allait rétablir la Monarchie en France comme l’avait fait ce fameux général anglais qui avait assis un roi sur le trône d’Angleterre en remplacement de la République établie par Oliver Cromwell…

 

( 26 mai, 2017 )

Le quinquennat d’Emmanuel Macron signera-t-il la fin de la parenté ?

Lu sur « ALETEIA ». Emmanuel Macron semble en effet vouloir détruire notre société par la destruction de la famille, en continuité des présidents précédents.

Les propos du nouveau président Emmanuel Macron, ainsi que ceux du porte-parole d’En Marche, Benjamin Griveaux, laissent présager une extension du droit à la PMA pour tous. Et avec, la remise en question des rôles essentiels du père et de la mère ?

 

 

L’élection d’Emmanuel Macron relance, quelques jours à peine après l’annonce de la formation du nouveau gouvernement, le débat sur l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes. Dans un tweet, le porte-parole d’En Marche !, Benjamin Griveaux, a assuré, mercredi 17 mai, lors de la journée nationale de lutte contre l’homophobie, que le gouvernement allait « ouvrir la PMA à toutes les femmes ».

De son côté, Emmanuel Macron n’avait pas caché au cours de sa campagne sa volonté d’étendre l’accès à la PMA à toutes les femmes, et ne plus la réserver aux seules « indications médicales », même s’il souhaitait au préalable « entendre les recommandations du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) », dont les membres ont tous été remplacés par François Hollande au cours de son quinquennat. Pas de surprise donc à attendre de ce côté là.

Quatre ans après le vote de la loi Taubira, et dans une parfaite continuité, se dessine la poursuite de la destruction programmée de la famille, de la filiation et de la parenté, que la suppression du ministère de la Famille risque d’accélérer encore.

Mais c’est d’abord par la volonté de fondre dans un seul « statut » des réalités distinctes — le couple parental et le couple homosexuel — qui risque d’accélérer le processus

La loi Taubira avait généré une confusion sur le statut du « parent », puisque la loi a mis sur un pied d’égalité la parenté d’intention et la parenté biologique, qui est celle de l’engendrement humain.

Or ces deux statuts sont distincts :

La parenté est le statut des parents qui sont à l’origine de la conception d’un enfant ; un enfant possède un père, une mère, c’est-à-dire ceux qui l’ont engendré.

La parentalité est le processus éducatif, qui peut s’appliquer éventuellement à des personnes extérieures à la filiation de l’enfant, mais qui s’impliquent dans son éducation, lorsque les parents sont défaillants.

Cette confusion entre parenté et parentalité est très grave, au regard de l’anthropologie, mais aussi au regard de l’intérêt de l’enfant. On ne ment pas à un enfant sur ses origines, on ne l’ampute pas d’une partie de sa filiation, sans le flouer d’un droit fondamental : celui de connaître ceux qui sont à l’origine de sa conception.

Or la loi Taubira a conduit à cet amalgame intenable, qui ne peut se faire qu’au détriment des enfants eux-mêmes. Ces mécanismes délétères semblent appelés à se poursuivre sous le quinquennant d’Emmanuel Macron.

Vers une disparition de la parenté ?

Aujourd’hui, le processus de recherche « d’égalité des droits » conduit nécessairement à la PMA, à savoir à la conception d’enfants délibérément privés de père (PMA) pour être rendus adoptables en France. C’est un détournement de l’adoption. Et à la gestation pour autrui (GPA), c’est-à-dire à la marchandisation de l’enfant, objet de contrat entre commanditaires et mère porteuse : cette pratique est d’ailleurs condamnable en soi, qu’il s’agisse de répondre à un désir d’enfant de couples homosexuels ou hétérosexuels.

Mais cette pratique est aujourd’hui à nouveau sur le devant de la scène, et certains ne cachent plus leur souhait de la voir légaliser.

À travers cela se posent des questions essentielles : allons-nous vers une disparition pure et simple de la parenté, c’est-à-dire la négation du rôle essentiel de la conception dans le développement de l’enfant ? La suppression de la reconnaissance du rôle essentiel du père et de la mère ?

Au delà de la rhétorique pour l’égalité des droits se profile l’avènement d’une nouvelle société, d’un « nouvel âge » en matière de parentalité, qui vise, non plus seulement à le mettre sur un pied d’égalité avec d’autres « formes de parenté », mais à éradiquer toute reconnaissance de l’engendrement humain.

Certains sociologues n’hésitent pas à l’affirmer purement et simplement : la filiation biologique ne serait pour les partisans de la PMA et de la GPA qu’un simple apport de gamètes, sans portée, sans conséquence pour l’enfant. Ce qui conduit Irène Théry, sociologue, tête pensante de la loi Taubira, à affirmer que « deux femmes sont les mères de leur enfant ».

La conception d’enfant hors sol, hors conjugalité, hors sexualité, conduit à ce type de dérives. Elle remet gravement en question la filiation humaine.

Les responsables politiques doivent se saisir de ces questions essentielles, car elles conditionnent l’avenir de notre humanité. La question la plus importante est celle-ci : quelle humanité voulons nous construire pour nos enfants ?

Il paraît nécessaire de ré-enraciner la filiation, comme il faut ré-enraciner la culture ; ces domaines sont inextricablement liés. Un pays qui se coupe de ses racines n’a pas d’avenir, comme un enfant qui, coupé de ses racines, ne peut grandir ni se tenir debout.

Cette voie là est la seule qui permette de construire une société véritablement durable.

( 25 mai, 2017 )

Prince Jean de France : « Être Libre pour agir en vue du bien commun »

 

A la suite de sa participation au colloque « Refonder le Bien Commun » organisé par le Cercle de Flore, le 13 mai dernier, le Prince Jean de France a fait paraître sur son site un texte de réflexion d’un grand intérêt que nous vous livrons ci-dessous :

La lorraine Royaliste

 

« Il y a quelques jours avait lieu à Paris un colloque sur le bien commun en politique. Je ne reviendrai pas sur sa définition qui fait de lui le bien du tout qu’est la société tout en contribuant au bien des parties, un peu comme le soleil qui donne sur un paysage un éclairage particulier en plus de réchauffer les personnes qui en font partie. Je souhaiterai en fait faire une digression sur l’un de ses piliers, la liberté ou plus concrètement son exercice.

De mon point de vue, la liberté ce n’est pas penser et faire ce que l’on veut. C’est un peu plus subtil que cette vision très individualiste. Je pense que la liberté consiste tout d’abord à voir le bien, ce que toute chose désire et qui la perfectionne. Ensuite une fois que ce bien a été vu, il faut le choisir, ce qui n’est pas chose aisée car nous sommes souvent mus par nos passions et nos travers qui nous entraînent de l’autre coté. Enfin une fois choisi, il faut le réaliser et ne pas s’arrêter en chemin.

Ces deux définitions étant posées, celle de la fin que recherche la société et celle de sa condition importante, il s’agit maintenant de réaliser ce bien. Certes nous vivons dans un monde imparfait, mais lors d’un entretien donné il y a quelques années avant la sortie de mon livre « Un Prince Français » j’exprimais le fait qu’il fallait laisser respirer les français. Force est de constater, quasiment une décennie après, qu’il est de plus en plus difficile dans l’espace public et privé de notre pays d’exercer cette liberté en vue du bien commun : liberté de disposer de ses biens, liberté d’entreprendre, liberté d’exprimer ses idées, liberté de choisir une bonne éducation pour ses enfants, liberté de défendre la vie, liberté de vivre sa foi. Tout ce qui, en fait, permet une certaine indépendance aux personnes qui composent la société et qui contribue à leur bien et à celui de la société.

 

Prince Jean de France : « Être Libre pour agir en vue du bien commun » dans Princes serveimage

 

A cela s’ajoute une tendance à ne plus débattre sur le fond mais à systématiquement attaquer la personne, son physique, son entourage et je ne sais quoi d’autre. Bien que parfois cela n’apparaisse pas de façon aussi marquée, j’ai quand même l’impression que c’est en train de passer dans les mœurs. Malheureusement, le vingtième siècle l’a montré plusieurs fois, le totalitarisme n’est jamais très loin. » 

Jean de France, Duc de Vendôme
Domaine Royal le 22 mai 2017
( 24 mai, 2017 )

Un éleveur tué par deux gendarmes, pas de quoi perturber « ceux d’en haut » !

 

 

Lu sur« Boulevard Voltaire ». En avez-vous entendu parlé dans vos médias ? Non. Ceci montre à quel point la « grande presse » fait essentiellement de la « propagande » !

 

L’éleveur ne supportait plus les contrôles qui altéraient son métier.

 

– Ce samedi 20 mai, Jérôme Laronze a été tué par deux gendarmes. Cet éleveur bovin de 37 ans, originaire de Trivy, commune de Saône-et-Loire, était un agriculteur atypique, cultivé et intelligent. Mais il était surtout un homme poussé à bout qui ne s’était jamais relevé d’un incident survenu le 6 juin 2016. Il avait confié au Journal de Saône et Loire : « Ce jour-là des fonctionnaires de la direction départementale de la protection des populations procédaient à une identification de mes bovins dans leurs pâtures. Mais les bêtes paniquent et une vingtaine d’entre elles se précipitent dans un ruisseau. Cinq n’y survivront pas. Plus tard, on m’a demandé de ne rien dire concernant ces bêtes pour que mon dossier soit régularisé. »

Voilà comment il expliquait ses griefs face à une administration tatillonne et persécutrice. Griefs qui, pour lui, touchaient toute sa profession :

« Mon cas est anecdotique, mais il illustre l’ultra-réglementation qui conduit à une destruction des paysans. Les dossiers de la politique agricole commune sont devenus tellement compliqués que les paysans payent des gens pour faire leurs déclarations. Ils perdent ainsi la main sur leurs propres exploitations. »

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Quelques lignes plus loin, il n’hésitait pas à nommer les responsables : « L’hyper-administration n’apporte rien aux agriculteurs, sinon de l’humiliation et des brimades. Cela ne rapporte qu’aux marchands et aux intermédiaires. » Il était patent que l’éleveur ne supportait plus les contrôles qui altéraient son métier.

– Ce samedi 20 mai se déroulait, à Cannes, la montée des marches pour l’équipe du film 120 battements par minute. Pour l’occasion, les acteurs et le réalisateur sortant de leur Rolls s’exhibaient en smoking, les comédiennes parfaitement maquillées exposaient aux paparazzis massés en grappe leurs corps harmonieux moulés dans des robes de grands couturiers. Canal+ et les autres télés étaient là elles aussi, là où il fallait être, là où séjournerait durant quinze jours l’actualité.

Pendant ce temps, dans la Saône-et-Loire profonde, un homme fuyait. Jérôme avait laissé sa maison proprette aux volets bleus pour prendre le maquis à bord de sa vieille voiture. Il avait foncé neuf jours plus tôt avec son tracteur sur les gendarmes lors du énième contrôle de son exploitation. Hélas, ce 20 mai il n’y avait pas de tapis rouge sur le sentier et les deux gendarmes face à lui ne formaient pas de haie d’honneur comme à Cannes mais requéraient son arrestation. Que s’est-il passé ? L’enquête nous le dira mais, coincés sur le chemin, les militaires, voyant débouler la voiture, ont fait feu.

Selon Le Parisien, la balle tirée vers le véhicule a ricoché et sectionné une artère, provoquant une hémorragie fatale. Le SAMU n’a pu ranimer le trentenaire.

Un homme de la terre est mort, un homme qui ne mobilisera aucun artiste comme Adama Traoré, un homme qui n’enflammera pas les rues de Trivy ni n’entraînera d’attaque de la gendarmerie.

Pendant ce temps, le réalisateur Robin Campillo, le comédien Nahuel Pérez Biscayart et l’actrice Adèle Haenel gravissaient tout sourire les marches du Palais des Festivals. Symboles du politiquement correct, ils représentaient un film sur le combat des militants d’Act Up Paris face au SIDA. Un film encensé par les critiques bien-pensantes.

Quelle confrontation, ce dualisme entre une « œuvre » médiatisée à outrance conçue pour « ceux d’en haut » et un drame des campagnes, dont le journal de 12 h 30 de FR3 n’a même pas daigné parler. Il faut dire que le sort de « ceux d’en bas » n’attire pas le feu des sunlights.

Jérôme, c’est le drame d’un « cul terreux », pas de quoi faire un bon sujet de long métrage.

Ancien officier de Gendarmerie
Diplômé de criminologie et de criminalistique
( 24 mai, 2017 )

La Roumanie dit non au mariage homosexuel : et si le salut venait des pays de l’Est ?

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Les pays de l’Est sont les premiers à manifester une véritable résistance aux diktats de Bruxelles.

 

La semaine dernière, le Parlement roumain a voté à une majorité écrasante la définition constitutionnelle du mariage comme étant celui d’un homme et d’une femme.

Acte peu conforme à l’idéologie qui prévaut à Bruxelles !

Mais quel est donc ce vent de révolte qui souffle chez les pays de l’ancien bloc soviétique ?

La Pologne et la Hongrie ont déjà manifesté leur attachement aux valeurs traditionnelles de la famille et refusé de se mettre à l’heure des idéologies LGBT.

Et ce n’est pas tout !

Plusieurs de ces pays de l’Est que sont la Slovaquie, la République tchèque, la Hongrie et la Pologne s’unissent au sein du groupe de Visegrád pour rejeter la politique migratoire imposée par l’Union européenne au nom de la bonne vieille souveraineté des États.

Quelle ingratitude vis-à-vis des concepteurs de l’Union européenne qui, en les accueillant généreusement, leur promettaient prospérité économique et avenir meilleur !

Paris, Berlin, Bruxelles, Londres, ces grands centres comptaient pourtant débarrasser leurs petits élèves du vieil homme et leur faire faire leur mue. Éradication des frontières, suppression des racines et du modèle familial unique ; exit les valeurs traditionnelles, place à la religion européiste et mondialiste des droits de l’homme et des LGBT ; c’était ça, le programme !

Et voilà qu’à présent, ces mauvais élèves de l’Union européenne font preuve d’insoumission ! Qu’à cela ne tienne : menaces de sanctions économiques, nomination d’experts « mouchards », chantage à la privation du droit de vote au Conseil de l’Europe finiront bien par étouffer les voix de ces « périphéries » récalcitrantes !

Martin Schulz en personne, l’ancien président du Parlement européen, a même été jusqu’à supplier les États trop populistes de ne plus organiser de référendums au prétexte que « les gens votent sur n’importe quoi ».

Cette fracture idéologique entre les membres de l’Union européenne est une parfaite illustration de ce phénomène de désamour entre le peuple et les élites que nous connaissons en France. Les pays de l’Est sont les premiers à manifester une véritable résistance aux diktats de Bruxelles.

Forts de leur expérience passée, ils ne paraissent guère enclins à passer d’une dictature idéologique à une autre.

( 24 mai, 2017 )

Un ancien ministre algérien prédit l’effondrement de l’Algérie en 2019 : de grands risques pour la France

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Par Ziad Alami 

C’est une analyse importante de la situation algérienne que nous mettons ici en ligne. Nous y adjoindrons un commentaire limité au nécessaire. Cet article publié hier 23.05 sur le journal marocain en ligne Le360 se nourrit des analyses d’un ancien ministre algérien en charge du Trésor qui redoute le pire pour son pays sous deux ans. L’ensemble est donc vu du Maghreb, notamment du Maroc qui a toute raison de s’inquiéter d’un éventuel chaos chez son grand voisin. Mais une telle situation ferait courir aussi de grands risques à la France. Lafautearousseau les a signalés de longue date et à plusieurs reprises. Autour de 1956, le chef du gouvernent de l’époque, le socialiste Guy Mollet, affirmait que l’Algérie était indissolublement liée à la France. Cette dernière y était alors souveraine, ce qui n’est plus. La situation s’est inversée mais, en un sens qui nous est devenu défavorable. La France, volens nolens, reste liée à l’Algérie, non seulement par le voisinage méditerranéen, mais aussi par la présence sur son sol de millions de résidents d’origine algérienne.  Et, parmi eux, un certain nombre constitutifs de lourdes menaces. Un chaos algérien signifierait une nouvelle vague migratoire massive,  sans compter les risques de transposition du chaos algérien en territoire français.  Pour la France l’enjeu est d’une importance majeure et ce serait à Emmanuel Macron, s’il en est capable, de faire face à la situation.  LFAR

Une nouvelle sinistre prédiction de l’effondrement du régime algérien à l’horizon 2019, établie cette fois par l’ancien ministre au Trésor, Ali Benouari. Il explique comment le président Bouteflika a réuni tous les ingrédients d’un chaos total en Algérie.

« Attention à ce qui se passe en Algérie ! Ce grand pays, le plus grand d’Afrique et du monde arabe, est menacé d’effondrement, dans l’indifférence générale ». L’alerte n’émane pas cette fois d’une quelconque « partie ennemie », elle n’est donc pas l’oeuvre d’un « complot extérieur », comme le régime de Bouteflika a tendance à le claironner à chaque mise en garde internationale contre le scénario de chute de ce régime rentier, grabataire et en rupture de ban. Non, l’avertissement provient de l’intérieur de l’Algérie, précisément de l’ancien ministre algérien au Trésor, Ali Benouari. Dans une tribune libre publiée sur le site algérien CNP News (Clair, Net et Précis), il détaille les uns après les autres les syndromes d’une faillite inévitable. « Cela ne se voit pas encore, mais tel un meuble mité, il (le pays) est rongé de l’intérieur », diagnostique-t-il, mettant le doigt à la plaie. L’Algérie est « mitée par une gestion désastreuse qui n’a jamais fait l’objet de la moindre autocritique, en cinq décennies de gestion populiste, nourries par la rente pétrolière », assène-t-il.

A défaut de travail d’auto remise en question, il va donc incomber à d’autres de le faire à la place du régime. Ali Benouari, ancien argentier sous le gouvernement Ahmed Ghozali (91-92), en fait partie. Dans sa tribune libre, il va droit au but et pointe l’index vers  le régime et précisément « l’artisan en chef du Système politique algérien à l’Indépendance », en l’occurence Abdelaziz Bouteflika, qui « a fini par l’incarner totalement à partir de 1991 ». « Son triomphe total aura été paradoxalement l’accélérateur de la débâcle d’un système qui a réussi à diviser les Algériens, détruit le rêve d’une union des peuples nord-africains et compromis la stabilité et l’avenir de la région », pointe Ali Benouari. Elevant la servilité au rang de critère absolu pour accéder aux hautes fonctions, au détriment de la méritocratie, « l’actuel pouvoir a poussé à l’exil des centaines de milliers de cadres et perdu une occasion unique de rattraper les retards accumulés dans tous les domaines », relève M. Benouari, lui-même amené à chercher une autre nationalité, en l’occurence la nationalité suisse, à défaut d’opportunités dans le cadre d’un régime incroyablement méprisant envers les compétences nationales algériennes. « Le refus obstiné (du régime) de voir l’Algérie telle qu’elle est, dans un monde qui a profondément évolué, l’a conduit à refuser d’introduire la moindre réforme à un système de gouvernance aussi inefficace que dangereux », relève-t-il encore. Avant de larguer cette bombe à fragmentation : « Il est quasiment certain qu’en 2019, au terme de son quatrième mandat, le pays sera passé à côté de quelque chose de géant : une manne de près de 1000 milliards de dollars engrangés en 20 ans, fruits de ressources non renouvelables. Qui aurait suffi à financer les besoins en développement de tout le continent africain » !

Vous avez bien lu : une manne de 1000 milliards qui aurait suffi à financer les besoins en développement de tout le continent africain !

Circulez, rentrez, il n’y rien à voir. Cette manne « céleste » aura plutôt servi à  » créer les conditions d’un chaos indescriptible, au lieu de servir à remettre (rien que) le pays sur les rails grâce à des réformes hardies que personne n’aurait pu contester » !, indique l’ancien Trésorier de l’Algérie, la mort dans l’âme. Pire encore, « les énormes besoins sociaux, dopés par la rente pétrolière et une démographie galopante (un accroissement de plus de 20 millions d’habitants au cours de la période 1999-2019) ne pourront plus être couverts par suite de la dissipation de la rente pétrolière », observe-t-il. Et d’enfoncer encore ce clou : « Le pays ne produit presque rien. Il survit grâce aux importations » ! Rien donc hors des hydrocarbures (98% des exportations), alors que le reste, soit les 2% restants, sont aussi un don de la Nature, en l’occurrence les minerais dont regorge l’Algérie !

Ce qui risque de se passer à l’horizon de 2019

L’ancien Trésorier de l’Algérie étaie ses prévisions par des arguments chiffrés. « Le déficit de la balance des paiements atteindra des sommets en 2019, de même que le chômage et l’inflation. Son ampleur exposera le pays à une crise de la dette analogue sinon plus grave que celle qui a résulté de la crise pétrolière de 1986-1987. Il tourne à 30 à 35 Milliards de dollars par an depuis trois ans », chiffre-t-il. « Le déficit budgétaire dépasse déjà 15% du PIB et restera au moins aussi important qu’aujourd’hui. Il ne peut plus être couvert par les recettes fiscales accumulées au titre du Fonds de régulation de recettes, qui sont déjà épuisées », prévient-il. Une prévision qui, qu’à Dieu ne plaise, entraînera des conséquences désastreuses. « Ce déficit empêchera, s’il n’était résorbé d’une manière ou d’une autre, de payer les fonctionnaires, d’assurer les services publics et maintenir les subventions aux catégories sociales les plus vulnérables ». «En 2019, ces déficits ramèneront les avoirs extérieurs du pays à zéro. Ce scénario n’a rien d’exagéré, le pays l’ayant déjà vécu ».

Il en ressort qu’à l’issue du quatrième mandat du président Bouteflika, l’Etat algérien, ou ce qu’il en reste, n’aura même pas de quoi payer les salaires de ses fonctionnaires, à plus forte raison « acheter la paix sociale » via la subvention tout azimut des besoins de la majorité des citoyens habitués à la rente.

Une éventualité qui risque de sonner le glas définitivement du régime algérien, qui ne doit sa « survie » qu’à l’ « achat de cette paix sociale ». Le spectre du début des années 90 et donc de la guerre civile, avec son long cortège funèbre (250. 000 morts), risque ainsi de se reproduire. « A mon arrivée au gouvernement en 1992, les caisses étaient vides et la banque centrale ne pouvait plus dénouer les opérations de swaps sur or (c’est-à-dire racheter l’or vendu au comptant) effectuées l’année précédente. Il manquait, pour ce faire, 1,5 milliards de dollars. Autant dire que les réserves de change étaient négatives ! », rappelle Ali Benouari. « Cette situation nous avait conduits à mobiliser tout l’appareil de l’Etat dans une gigantesque opération de mendicité internationale dont les seuls résultats étaient de nous maintenir dans le même état de précarité financière mais avec des abandons progressifs de souveraineté et un enlisement progressif du pays dans la guerre civile ».

Voilà, le mot est lâché : la « guerre civile » risque de se reproduire au bout du quatrième mandat de Bouteflika. Autant que le spectre d’un « rééchelonnement en bonne et due forme qui fût décidé en 1994, permettant de reporter sur 15 ans les échéances de la dette qui absorbaient la quasi-totalité de nos recettes extérieures ». « Le risque est donc sérieux de se retrouver de nouveau dans la situation de ne pas pouvoir couvrir les besoins du pays en nourriture, biens d’équipements et matières premières pour maintenir l’économie en état de fonctionnement minimal », prévient encore Ali Benouari. Une prévision confirmée par les rapports internationaux mais que le régime de Bouteflika, qui fait de la fuite en avant une  » politique d’Etat  » !, ne veut pas regarder en face.

( 23 mai, 2017 )

Lettre aux candidats aux élections législatives 2017. Département des Vosges.

 

Nous mettons bien volontiers en ligne cette lettre ouverte du Collectif Vosges Horizon Durable que nous approuvons totalement dans sa lutte contre les éoliennes

 

Madame, Monsieur,

Le département des Vosges est un pays vallonné et accidenté avec des territoires ruraux à l’habitat dispersé qui ne ressemblent en rien à certaines plaines de France plus ventées qui s’équipent à grande allure d’aérogénérateurs. Ainsi, le relief, les forêts, l’habitat dispersé, la faiblesse et l’irrégularité du vent constituent des facteurs locaux défavorables au développement de l’éolien industriel dans ce département.

En revanche, les Vosges possèdent de sérieux atouts en matière de développement durable. Un réel potentiel existe dans la filière bois énergie, la biomasse, la remise à niveau du micro hydraulique, un véritable programme d’économie d’énergie et d’amélioration de l’isolation du bâti existant…Ces pistes de développement paraissent mieux adaptées à ce département.

Il est important de protéger les paysages et le  cadre de vie des Vosges qui possèdent un atout touristique et économique essentiel. Les Vosges sont un territoire de tourisme de longue date, avec une clientèle à la recherche de quiétude et d’authenticité, contrepoids indispensable à la vie citadine. Cette activité touristique constitue aujourd’hui une ressource économique indispensable à ses petites villes et à ses villages qui ont vu ou voient leurs activités industrielles traditionnelles disparaître progressivement. Dans cette conjoncture morose, les Vosges constituent aujourd’hui un territoire de tourisme très dynamique avec de petites exploitations en plein essor (camping rural, gîte, chambre d’hôte, ferme auberge, hôtel…). Les Vosges disposent en outre de la plus grande superficie de forêts domaniales de France avec une très grande biodiversité, une flore et une faune particulièrement riches. Aussi, la nature doit absolument y être respectée et protégée au même titre que celle des hauts lieux emblématiques.

Pourtant, les Vosges sont désormais l’objet de nombreuses sollicitations de promoteurs éoliens industriels. Aussi, les projets « fleurissent » un peu partout et menacent directement l’identité forte du territoire vosgien.

Le Collectif Vosges Horizon Durable, attaché à la qualité de vie en milieu rural, à son environnement, à sa situation économique et paysagère, souhaite attirer votre attention sur l’envahissement anarchique des parcs éoliens, fondé sur de fausses données environnementales à des fins purement idéologiques et mercantiles.

Le Collectif Vosges Horizon Durable vous fait part de toute son inquiétude et use de son devoir d’alerte à la veille des élections législatives.

 

L’invasion de nos paysages français par ces machines géantes au bénéfice de lobbies financiers ou politiques est un véritable non sens écologique, technique, économique et social.

L’éolien industriel est basé sur un mécanisme financier de transfert de fonds publics vers des entreprises privées en l’absence quasi-totale de contrôle : un système qui permet actuellement une spéculation effrénée.

L’éolien a un effet insignifiant sur la diminution des émissions de CO2 en raison du recours aux centrales thermiques nécessaires pour compenser l’inexorable intermittence de l’énergie éolienne. En outre, il oblige le financement de nouveaux moyens de régulation et un important renforcement du réseau électrique européen dont il est prouvé que l’équilibre est menacé par les aléas de l’énergie éolienne. La construction de ces nouvelles lignes à haute tension annonce aussi une insupportable agression supplémentaire de l’environnement. Il engouffre des fonds publics colossaux pour maintenir un marché artificiel lui permettant d’exister bien que techniquement non rentable depuis plusieurs décennies.

Plus révoltant, les excès de ce marché artificiel érigent de véritables fortunes privées financées par les populations sans  qu’elles bénéficient en retour de réelles améliorations écologiques, bien au contraire. Il ruine lourdement le patrimoine naturel et culturel commun que sont les paysages ruraux et nos édifices historiques. Il dévalorise les biens privés, les habitations fruits de toute une vie de travail pour nos compatriotes. Enfin, il dégrade considérablement la qualité de vie des riverains jusqu’à altérer la santé de nombreux d’entre eux.

 

C’est pourquoi, le Collectif demande un moratoire sur l’éolien.

Mais aussi:

Ø      la suspension des subventions et des aides jugées excessives par la Commission de Régulation de l’Energie et le rachat du Kilowatt éolien au prix du marché,

Ø      l’abandon du permis unique pour les éoliennes qui sous prétexte de simplification administrative vise à museler toute opposition aux projets éoliens ;

Ø      la révision du Schéma Régional Eolien de la Lorraine (SRE) annulé par le Tribunal Administratif de Nancy avec confirmation de cette annulation par la Cour d’Appel de Nancy. Il s’agit d’établir un véritable schéma en concertation et en liaison directe avec les communes concernées ;

Ø      l’obligation de respecter :

  • une distance éoliennes/habitations au minimum de 1500 mètres conformément aux préconisations de l’académie de médecine et à l’application du principe de précaution ;
  • l’interdiction d’implantation d’éoliennes forêt afin de réduire les nuisances paysagères et sonores dans les espaces naturels et de limiter l’artificialisation des sols ;
  • la nécessité pour les Maires d’informer et de consulter la population lors du développement de tout projet éolien dés la phase initiale
  • la réalisation des études d’impact par des experts indépendants avec un volet « acceptation de la population » et un volet « infrasons ».

 

Compte tenu de ces éléments, le Collectif Vosges Horizon Durable vous demande de bien vouloir clairement vous positionner sur le dossier de l’éolien industriel.

 

Dans cette attente, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de notre respectueuse considération.

Le 22 mai 2017

Signé : Le Collectif Vosges Horizon Durable

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