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( 31 décembre, 2016 )

Le numéro spécial Boutang de La Nouvelle Revue Universelle vient d’être réédité – A commander ici !

 

 

 

Rapidement épuisé peu après sa parution, le numéro exceptionnel de La Nouvelle Revue universelle entièrement consacré à Pierre Boutang, vient d’être réédité.

Le 20 septembre 2016, Pierre Boutang aurait eu cent ans. L’exceptionnelle personnalité du jeune prodige que l’on comparaît à Rimbaud lui a fait suivre des chemins tourmentés, mais d’une impressionnante fécondité. La fidélité à Maurras, loin de le brider, a contribué à faire de lui l’un des penseurs les plus incisifs du XXe siècle, aux accents prophétiques pour défier l’horreur nihiliste.

Autour d’Axel Tisserand et de Gérard Leclerc, une douzaine de voix, libres et diverses, honorent ce centenaire. Plusieurs textes de Boutang, dont des extraits de ses Cahiers inédits, ponctuent cet hommage qui demeurera un ouvrage de référence. 216 pages 

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Prix, port inclus : 22 euros.

Ou abonnez-vous à la revue (trimestrielle) : 1 an pour 70 euros (tarif réduit 40 euros), par chèque adressé à la revue, 1 rue de Courcelles, 75008 Paris – tél. 01 42 57 43 22

( 31 décembre, 2016 )

Chiffres du chômage : Le Système fait naufrage dans l’échec, le mensonge et le ridicule…

 

 Lu sur « lafautearousseau »

 

Mur-bleu gds.jpgTout a été dit, et par des personnes d’opinion, d’origine ou de métier extrêmement divers, sur la ridicule manipulation des chiffres du chômage que l’on nous sert depuis lundi soir.

Toutes catégories confondues (A, B, C D et E), Le Monde (peu suspect d’opinion réactionnaire !) comptait – en mai dernier – 1 095 500 chômeurs supplémentaires depuis 2012, en réponse à une grossière erreur du Président, la veille, au micro d’Europe 1 (il n’en reconnaissait que 600.000, excusez la paille !).

Alors, elle apparaît bien tristounette la soi-disant baisse – pourtant claironnée urbi et orbi – de ces quelques pauvres milliers de chômeurs, mais pour la seule catégorie A, et quand on sait le nombre très important de personnes mises « en formation », à prix d’or et pour des résultats très minimes, mais, du coup, « sorties » des statistiques. L’important n’est ni la vérité vraie, ni le respect des citoyens qui ont droit à cette vérité, l’important c’est que la tricherie sur les chiffres permet, avant les élections, de claironner que « ça y est », que « ça va mieux !» et autres niaiseries du même tonneau.

Sauf que…

Sauf que, à force d’avoir trop tiré sur la ficelle, la ficelle s’est cassée. Et, maintenant, les gens n’y croient plus, aux mensonges qu’on leur serine. Jusqu’à présent, cela marchait, le « plus c’est gros, plus ça passe ». Maintenant, la nouveauté, c’est que cela n’est plus vrai : c’est trop gros, cela ne marche plus, ne passe plus. Et, même dans les JT (TF1, France 2) on a entendu des gens dirent que les familles qui connaissaient le drame du chômage prenaient très mal cette façon très désinvolte, pour rester polis, de traiter du sujet. Et que dire de ce reportage ahurissant au « 20 heures » de France 2, lundi soir, sur ces deux chômeurs qui ont trouvé un emploi… en devenant conseillers à… Pôle Emploi ! Le moins que l’on puisse dire est que le directeur de la chaîne, ou au moins celui des programmes, aurait pu flairer la très, très grosse maladresse…

Churchill, qui avait à la fois la dent dure et beaucoup d’humour, racontait un jour que, jeune officier, il avait dans sa promotion un camarade si bête, si bête, mais si bête, que… même ses autres camarades s’en étaient rendu compte ! Pas mal, non ? même si, il faut bien le reconnaître, c’était assez méchant.

Notre « malheureux » Système, à bout de souffle, en est là aujourd’hui : ses manipulations et son bourrage de crâne sont si énormes, si énormes, mais si énormes, que même cette opinion publique qu’il a cru – à raison, jusqu’ici… – influençable, malléable, manipulable à l’envi s’en est rendu compte : et celui que Maurras appelait « Populo gobe-tout » ne gobe plus, maintenant, il n’écoute plus, il n’y croit plus.

Avis de mauvais temps pour le Système...

( 31 décembre, 2016 )

Communiqué de Monseigneur le Comte de Paris

 

 

 

Note sur M. Don Luis Alfonso de Borbón y Martínez-Bordiú : Le déchu d’Espagne et roi des titres de fantaisie

 

 

Paris le 24 décembre 2016

A l’attention des lecteurs ,

Vous avez été nombreux, suite à diverses manifestations sur le sol de notre chère patrie, y compris à caractère religieux à me demander de mettre fin à ce qui s’apparente à une imposture .

Bien qu’en étant informé de cette situation, j’ai considéré qu’une telle prise de position était inutile tant il sautait aux yeux qu’une présence intermittente sur le territoire national , d’un prétendu « Luis XX » de fantaisie ne pouvait tromper personne . Une prise de position de ma part pouvait même paraître désagréable au Roi d’Espagne à sa Famille régnante avec laquelle nous entretenons depuis longtemps des relations d’estime , et je le peux le dire , d’amitié . Mais, le caractère répété d’apparitions qui n’ont rien de miraculeuses , les moyens considérables de toutes sortes déployés au secours de ce maquillage dynastique, une certaine crédulité de gens de bien en une époque où tout ce qui est médiatique est considéré comme vrai m’ont conduit à considérer, qu’en effet , les bornes de la bienséance avaient été franchies .

C’est pour cette raison que j’ai demandé à mon secrétariat de rédiger une note juridique à son sujet . Elle a pour objet ,non de réfuter les prétentions à des droits d’un Monsieur déchu dans son propre pays mais tout simplement d’ informer tous et chacun ainsi que les autorités civiles , militaires et religieuses de la France , du mensonge que constitue la propre personne qui les revendique.

Le caractère caustique de ce document n’enlève rien à sa vérité qui est celle de l’histoire de la France. Au contraire, l’humour est l’ami de la liberté lorsqu’on porte atteinte aux fondements mêmes de la royauté .

Henri VII ,de jure

Comte de Paris

Duc de France

SECRÉTARIAT DE MONSEIGNEUR LE COMTE DE PARIS

Note sur M. Don Luis Alfonso de Borbón y Martínez-Bordiú : Le déchu d’Espagne et roi des titres de fantaisie

«Tous François sunt d’un lignage, car ils ont aucune similitude ou affinité ou proceineté naturele communelment. [...] Et donques le roy qui est pere de ses subjects [...] doit avoir [...] unité ou convenience de lignage, comme dit est. Par quoy il s’ensuit que ce est inconvenient et chose desnaturele ou hors nature que un homme soit roy d’un royalme et qu’il soit de estrange païs» Nicole Oresme, Le Livre des Politiques d’Aristote. vers 1320-1322 évêque de Lisieux et conseiller du roi Charles V le Sage

« Quand vint Jeanne d’Arc, tout un parti d’hommes nés Français acceptait comme roi de France Henri d’Angleterre. Cauchon vous eût prouvé qu’il n’était pas étranger, ayant abondance de sang français par sa mère Catherine de France, et de son chef étant d’une race française, les Plantagenet. Quant au Dauphin Charles, les prudes gens du parti de Bourgogne, qui avaient en horreur le parti d’Orléans, se refusaient à reconnaître le vrai sang de saint Louis dans ce fils d’Isabeau de Bavière, vilainement compromis dans le meurtre du pont de Montereau. Ils ne pouvaient croire que Dieu ne fut pas de leur avis, et de bonne foi ils tinrent Jeanne pour sorcière ou menteresse; de bonne foi ils trouvèrent son supplice juste».

Marquis de Roux, Le droit royal historique, Nouvelle Librairie Nationale, 1911

La grâce de la République

C’est par la grâce du code républicain de la nationalité française mis en vigueur par l’ordonnance du 19 octobre 1945 que M. Luis-Alphonse de Borbon est binational et non du fait de lettres patentes de naturalité. Ce texte dispose en effet qu’était Français l’enfant légitime né d’une mère demeurée française que le père du Sieur, Alphonse, a bénéficié de ce droit. Il en fut de même pour son fils, Luis Alfonso, né en Espagne en 1974, doté de la double nationalité franco-espagnole, mais vivant au Vénézuéla et aux États-Unis. Le Sieur Luis-Alfonso ne connaît pas le régnicolat, c’est-à-dire à la résidence en France et au service rendu sur le territoire du royaume, essentiel pour la qualification de prince français : Henri III partant régner en Pologne – mais pas fonder une maison étrangère – se fait délivrer par son frère régnant des lettres patentes de naturalité, ce qui montre que le seul éloignement du territoire pouvait légitimement conduire à la perte de la naturalité française. Sous la Monarchie, le Sieur Luis l’aurait depuis longtemps perdue ce qui n’interdit pas en République, dans le cas où l’individu « s’est livré au profit d’un État étranger à des actes incompatibles avec la qualité de français et préjudiciables aux intérêts de la France » d’être déchu de la nationalité (article 25 du code civil).

L’exil doré de M.Luis

Le Sieur Luis, banquier, aime à rappeler pour expliquer sa vie à l’étranger les « mesures d’exil » qui ont frappé les « familles royales », mais pas la sienne – de famille. Elle ne fut touchée ni par la loi de 1832, ni par la loi de 1848, ni par celle de 1886 qui ne proscrit que les Orléans et les Bonaparte. Les Bourbons isabelins dont Louis est l’héritier régnaient alors sur l’Espagne, et ne songeaient pas un instant à revendiquer la couronne de France. Quand le grand-père de Louis, après la mort de son père, le roi Alphonse XIII, se découvre une forte envie à la prétendance, il voyage sans difficulté en Europe tandis que la famille d’Orléans reste frappée par la loi d’exil jusqu’en 1950, revenant ensuite dans leur patrie pour toujours sans jamais renoncer à accomplir leur devoir historique. L’actuel usurpateur dispose cependant d’un pied à terre à Paris qui lui permet de participer à quelques soirées mondaines et manifestations officielles dont les participants venus de France mais aussi beaucoup de l’Étranger ignorent en réalité quelles sont ses vraies qualités de gentilhomme. Ces Dames, Messieurs et Messieurs-Dames, admirent et peuvent ainsi rencontrer cette excellence bien faite en chair et en os pour l’entendre raconter ses souvenirs et évoquer sa «famille française depuis plus de 1.000 ans». Faut-il rappeler que les Bourbons commencent en 1256 en tant que branche de la famille royale, et ne deviennent héritiers de la couronne qu’à la mort d’Henri III, à la fin du XVI° siècle ? La famille royale millénaire est bien la dynastie capétienne, à travers ses divers rameaux. Rappelons aussi que la maison de Bourbon Busset est la branche aînée, non dynaste, de la maison capétienne de Bourbon, qui remonte à saint Louis par Robert de France, comte de Clermont dont le frère aîné fut Philippe III le Hardi…

M. Luis n’a pas le droit de porter le titre de «S.A.R» en Espagne en vertu d’un décret du Roi d’Espagne (le vrai) du 6 novembre 1987

Le décret pris par son grand-père, le Général Franco titrait en 1972 le père de Monsieur de S.A.R. et attribuait à ses enfants nés et à naître le prédicat d’altesse royale pour le consoler que sa branche aînée ait perdu tout droit au trône d’Espagne au profit de la branche cadette des Bourbons. À sa naissance, Luis Alfonso de Borbón y Martínez-Bordiú est ainsi déclaré à l’état civil espagnol comme « S.A.R ».

S’il est bien espagnol en Espagne, il n’y est plus altesse royale depuis 1987, la distinction à caractère héréditaire conférée à son père ayant été transformée par le roi Juan Carlos en titre viager qui s’éteint donc à la mort de son père et revient à la Couronne. Cette règle s’applique à tous les titres de noblesse : « El uso de títulos de nobleza, pertenecientes a la Casa Real, solamente podrá ser autorizado por el Titular de la Corona a los miembros de su Familia. La atribución del uso de dichos títulos tendrá carácter graciable, personal y vitalicio ». Autrement dit : « L’utilisation de titres de noblesse, appartenant à la Maison Royale, pourra seulement être autorisée par le Titulaire de la Couronne aux membres de sa Famille. L’attribution de l’utilisation de ces titres aura un caractère gracieux, personnel et viager ». (Real Decreto 1368/1987, de 6 de noviembre, sobre régimen de títulos, tratamientos y honores de la Familia Real y de los Regentes, Agencia Estatal Boletín Oficial del Estado,‎ 6 novembre 1987 Art. 6.). Le titre étant viager n’est donc pas transmissible aux descendants mais Monsieur Luis le déchu conteste ce décret en considérant qu’étant né avant 1987, et contre toute évidence lexicale et juridique, le titre n’a pas disparu à la mort de son père : c’est un miracle. Pourtant, M. de Borbon n’a pas le droit de porter le prédicat de S.A.R. en Espagne et le roi Juan-Carlos l’a simplement autorisé à porter seulement le prédicat de S.E. (Son Excellence) qu’il refuse d’ailleurs de porter… En tous les cas, ne l’appelez plus Monseigneur.

Enfin, la règle du caractère viager et non transmissible aux descendants a été rappelée par le décret royal n° 470/2015 du 11 juin 2015 pris par le roi Felipe révoquant le titre viager de Duchesse de Palma de Majorque conféré par son père, Juan Carlos, à sa fille Cristina de Borbón y Grecia en 1997.

M.Luis a perdu ses titres espagnols mais pourrait prétendre au Duché de Franco par sa grand-mère

Monsieur Luis ne revendique cependant pas ses autres titres conférés mais par son père le 22 janvier 1977 , sans doute ici par souci de légalisme à deux vitesses : prince des Asturies, en qualité d’héritier de la Couronne de Castille, prince de Gérone, duc de Montblanc, comte de Cerbère et seigneur de Balaguer, en qualité d’héritier de la Couronne d’Aragon à laquelle il pourrait prétendre à condition d’y louer un appartement. Reste le duché de Franco, titre créé le 26 novembre 1975 par le roi Juan Carlos Ier et attribué à sa grand-mère, María del Carmen Franco y Polo, alors marquise consort de Villaverde, en mémoire de son père, Francisco Franco, ce qui fait que M.Luis-Alfonso pourrait l’ajouter sur sa carte de visite avec ses autres titres de fantaisie.

Son fils aîné n’est pas dynaste

Ses trois enfants (deux jumeaux et leur sœur aînée) ont une quadruple citoyenneté : espagnole et française, héritées de leur père Louis de Borbon, vénézuélienne, héritée de leur mère María Margarita Vargas (puisqu’il paraît peu probable que celle-ci ait renoncé à sa citoyenneté vénézuélienne en se mariant), américaine, de par leur naissance sur le sol des États-Unis. Mais, il est loisible au papa et la maman de faire oublier l’état du droit et le sublimer en les faisant baptiser en France ou, mieux, au Vatican. Malheureusement, l’acte de baptême ne figure pas sur les pièces d’identité et ne fait pas l’objet de Lettres Patentes. Mais la question demeure : en titrant “Dauphin de France” son aîné des jumeaux mais aussi “duc de Bourbon”, il l’a rendu non-dynaste à la Couronne de France. Mais comme les films en version originale avec le sous-titrage, il pourrait le retitrer. Dans cette attente, le bambin pourra cependant plus tard prétendre à la Couronne d’Espagne…

Le titre de S.A.R. a été recyclé en France par son père le 7 janvier 1988 à la préfecture

Afin de sauver les meubles de son fils d’Altesse déchue par le décret du 6 novembre 1987 du titre de “S.A.R”, son père Luis a obtenu des services de l’état civil de la République française par “amabilité administrative” que soit modifiée sa carte d’identité afin d’y consigner, au fond, ses droits futurs sur le Trône – ce qui soit dit en passant est assez comique – le titre de “S.A.R.”. Les services de la préfecture lui ont ainsi délivré le 7 janvier 1988 une carte nationale d’identité au nom de « S.A.R. de Borbon, duc de Bourbon, Louis-Alphonse ». Son fils bénéficie simultanément de la même amabilité. Pour autant, la République, pourtant bonne-mère, lui a refusé de faire son service militaire en France. Il a intégré l’Armée de l’Air espagnole le 14 décembre 1998 et juré fidélité à la Constitution du Royaume d’Espagne, à son drapeau et à son roi…

Un nouveau « duc d’Anjou » pour la montre

Sur ladite carte d’identité du papa, le titre de “duc de Bourbon” éteint depuis 1830 a été remplacé par le titre de “duc d’Anjou”. Or, la branche aînée, descendante de Philippe V d’Espagne, petit-fils de Louis XIV, devenue maison royale étrangère depuis 1713, ne possède plus de titre français (le duché d’Anjou a été concédé plusieurs fois à d’autres princes français depuis 1713) et n’assume plus aucun service en France. Plusieurs fois dans son histoire, elle s’est même posée contre la France et particulièrement contre la France royale. Enfin, Philippe V étant vivant, le titre de duc d’Anjou est conféré par Louis XIV au futur Louis XV et par Louis XV à son fils et, plus tard à son deuxième petit-fils, futur Louis XVIII. Un titre usurpé de plus… Et, si la Cour d’Appel de Paris le 22 novembre 1989 a débouté le Prince d’Orléans dans sa demande d’interdire à l’aîné de la Maison de Borbon de porter les armes de France qui existaient bien avant eux, cela ne signifie pas que la justice française donne raison à l’aîné des Borbons mais qu’elle se refuse à l’interdire dans la mesure où le roi Louis-Philippe n’a pas souhaité porter les armes pleines de France. De même, la requête du Prince d’Orléans en sa demande de rectification de son état civil ne tient pas au fait qu’il est en droit de porter le nom de ces ancêtres mais que « c’était volontairement que le nom d’Orléans avait été substitué à celui de Bourbon par le fils cadet de Louis XIII et tous ses descendants qui avaient ainsi abandonné le nom de Bourbon et que cette volonté de porter le nom d’Orléans avait été confirmée par le roi Louis-Philippe lors de son accession au trône » (Cour de Cassation. 30 septembre 2003). Mais le Sieur Luis et ses compères prennent soin d’ignorer celui du 29 mars 1995 par lequel le Comte de Paris est le mieux habilité à défendre « la succession de Jean III, Duc de Guise, chef de la Maison de France » et fait de lui le plus qualifié de la famille d’Orléans pour les détenir et en représenter le nom. Il n’y a qu’un chef de la Maison de France. Il est en France.

M. Luis ou l’enflure de titulature

Outre le titre de « roi de France » numéroté en « Louis XX » alors que Luis n’est pas encore sacré sauf par quelques médias – il devrait y penser lors d’une prochaine visite dans la Basilique des Rois – il n’est pas coutumier et inédit en monarchie de voir un roi sans trône et n’exerçant aucune souveraineté sur un État de se parer de titres de fantaisie. Mais là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir. Son lot de titres de breloques tient du vrai bourbier espagnol.

Voici donc les titres, outre celui de « roi de France », dont s’affuble Monsieur Luis et que soutiennent ses partisans :

Roi de Navarre,

Roi de Jérusalem,

Coprince d’Andorre.

Duc d’Albret, Beaumont et Vendôme, Comte de Foix, Armagnac, Comminges, Bigorre et Marle, vicomte de Béarn et Donezan, comte de Provence et, Forcalquier. Dauphin de Viennois, comte de Valentinois et de Diois. Landgrave de la Haute et de la Basse Alsace.

Souverain Grand Maître des Ordres royaux du Saint-Esprit et de Saint-Michel, Bailli Grand-croix d’Honneur et de Dévotion de l’Ordre Souverain militaire et hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte.

Premier chanoine de l’archibasilique de Saint Jean de Latran,

Proto-chanoine de la cathédrale d’Embrun,

Proto-chanoine de Notre Dame de Cléry,

Chanoine honoraire de la cathédrale de Saint-Jean-de-Maurienne,

Chanoine honoraire de l’église de Saint-Hilaire de Poitiers,

Chanoine honoraire de l’église de Saint-Martin de Tours,

Chanoine honoraire de l’église de Saint-Martin d’Angers,

Chanoine honoraire de l’église de Saint-Martin de Chalons».

Sans compter les chanoines, prenons quelques exemples d’usurpation de titres :

On observera des doublons inquiétants. Il en va ainsi du titre de « roi de Jérusalem » comme celui assez original de « Landgrave de la Haute de la Basse Alsace ». Les Alsaciens seront heureux de savoir qu’ils ont deux souverains putatifs, tous deux blancs d’Espagne.

  • La Principauté de Monaco aurait-elle deux Princes?

M. Luis emprunte des titres qui appartiennent au Prince de Monaco comme celui de Comte de Valentinois et de Diois. Sans remonter longtemps dans le temps, rappelons que Le Valentinois est donné en 1642 au Prince de Monaco par le roi Louis XIII en compensation des territoires perdus en Espagne. Le duché de Valentinois a été à nouveau érigé en duché-pairie en faveur de Jacques Ier de Monaco et transmis à ses héritiers mâles et légitimes, par lettres patentes de Louis XV. Il est aujourd’hui porté par le Prince Albert II. Il y a donc deux comtes et, nécessairement, un de trop mais lequel ?

  • Monsieur Luis règne-t-il aussi sur Andorre?

En vertu de l’article 43 de la Constitution – qui n’est pas républicaine puisque c’est celle d’une Principauté…, les Coprinces sont, conjointement et de manière indivise, le chef de l’État. Cette fonction est exercée, à titre personnel et exclusif, par l’évêque d’Urgell et le président de la République. En tous les cas, Joan-Enric Vives i Sicília, titulaire de la première fonction et de nationalité espagnole ne sait pas encore qu’il y a en réalité trois co-princes en Andorre.

  • Le Premier chanoine de la basilique de Saint-Jean de Latran est le Président de la République française

… lorsqu’il en accepte le titre du Saint-Siège –ce qu’il a toujours fait. Monsieur Luis devrait prendre l’attache de Monseigneur Agostino, cardinal vicaire de Rome et archiprêtre de la basilique Saint-Jean de Latran pour prendre possession de ses fonctions en se munissant, bien sûr, de sa carte d’identité.

  • Dauphin de Viennois 

Son dernier titulaire fut Humbert II. C’est que Don Luis ne prétend plus à grand-chose.

  • Souverain Grand Maître des Ordres royaux par le mystère du Saint-Esprit?

    M. Luis aime à s’exhiber en public – sauf à la cour d’Espagne – avec le Cordon pour soutenir ses prétentions et impressionner le quidam. Il n’a pas hésité à la porter, y compris lors de l’audience privée accordée par le pape Benoît XVI le 8 novembre 2008, sans doute pour qu’il le bénisse. Or, Le Souverain de cet Ordre est a minima un prince du sang, et normalement le Roi de France ou le chef de la maison royale. Mais Son Excellence ne peut pas être poursuivi dans ce cas pour port illégal de décorations et peut donc continuer à faire croire qu’il est une Altesse mais seulement hors du royaume d’Espagne, un blanc d’Espagne qui serait de Meudon.

  • Les vrais “titres” étrangers de Monsieur Luis

    Monsieur Luis fait état de deux « titres » exacts et beaux à voir mais sans signification dynastique d’autant mieux qu’ils sont étrangers. Dans l’ordre d’intérêt : 

- « Bailli Grand-Croix d’Honneur et de Dévotion de l’Ordre Souverain militaire et hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte » : ce titre étranger est exact bien qu’attribué fort tardivement. Il a l’immense avantage de porter le costume qui va avec, ne pouvant vêtir celui d’un Grand d’Espagne ni celui d’un Ordre espagnol et encore moins d’un petit uniforme du Saint-Siège. Et l’exigence de huit quartiers de noblesse pour prétendre à cette dignité peut fait l’objet de dérogation comme en témoigne l’admission du Président Giscard d’Estaing. Un Bailli au trois-quarts , reste un Bailli.

- Membre d’honneur de la Société des Cincinnati (branche française) : parfois improprement appelée ordre de Cincinnatus, elle est aux États-Unis la plus ancienne société patriotique américaine, fondée 13 mai 1783 et composée d’officiers qui s’étaient distingués pendant la Guerre d’indépendance des États-Unis. Créée en 1784 puis dispersée en 1791, sa branche française a été fondée en France en 1925. Mais ce n’est qu’en 1983 que sa commission des preuves a découvert qu’il existait un « plus proche parent de Louis XVI » – mais sans le proclamer dynaste. Il a ainsi admis le père Alfonso comme membre puis son fils Don Luis en 1994. L’accès à la Société n’est plus limité aujourd’hui à la descendance masculine par ordre de primogéniture. Ce faisant, cette noble compagnie rappelle incidemment qu’en cas de contradiction entre deux règles, le droit coutumier comme les Lois fondamentales du royaume mais de France ne font pas valoir une « hiérarchie des normes » – qui comme Kelsen est inconnue et pour cause par la Coutume – mais leur commune raison pour les interpréter. Or, les origines et le sens de l’invention de la loi salique depuis 1328 comme l’acceptation par Louis XIV du Traité d’Utrecht de 1713 répondent de concert à la claire volonté d’écarter le risque de confusion des royaumes et des couronnes. On ne saurait donc utiliser la “loi salique” pour justifier, en réalité depuis le milieu du vingtième siècle, qu’un Bourbun d’Espagne puisse légitimement être tenu pour un Alphonse de France et nous faire prendre des vessies espagnoles pour des lanternes françaises. Le trône de France qui n’a jamais été occupé par un étranger n’est pas un lot de consolation pour la branche aînée d’Espagne dont la déchéance a été décidée par le Général Franco , feu le grand-père de Don Luis de Funeste , après la guerre civile. Décidément, le blanc de Meudon n’a jamais été que du blanc d’Espagne mais il est utile pour la décoration.

( 28 décembre, 2016 )

Jean-Claude Juncker veut ouvrir les frontières en grand : alerte au fou !

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Pour répondre au terrorisme, monsieur Juncker a des idées novatrices. Gabriel Robin a raison de pointer ces dérives des dirigeants de fait de l’U.E. [Boulevard Voltaire, 27.12]. Nous sommes bien d’accord : le délire idéologique de ces gens-là est un danger pour la France et pour l’Europe. L’Europe dont nous pourrions être partisans n’est pas celle-là.   LFAR

 

 

3933394905.jpg« E.T. téléphone Jean-Claude Juncker. Rentrer chez toi. » Message reçu cinq sur cinq par le meilleur ambassadeur de l’Union européenne auprès des planètes habitées du système solaire. Jean-Claude Juncker est connu pour ses fréquents excès éthyliques qui parviennent à conférer un peu de jovialité à ce morne fonctionnaire luxembourgeois. Après le réveillon de Noël, qu’il faudra rebaptiser pour complaire aux hiérarques dans son genre, gageons que le président de la Commission européenne n’a plus toute sa tête au bout de la troisième bouteille de schnaps pour sortir des bêtises pareilles… Il nous avait habitués au pire, mais il se surpasse pourtant à chaque fois.

Pour répondre au terrorisme, monsieur Juncker a des idées novatrices : « Nos valeurs, notre façon de vivre ensemble en liberté et notre ouverture sont nos meilleurs moyens de lutter contre le terrorisme. » C’est tellement facile qu’on se demande bien pourquoi nous n’y avions pas encore pensé ! Bon sang, restaurer les frontières ne servirait à rien. Il faut les ouvrir en grand pour que cessent les attaques terroristes islamistes en Europe. Du génie pur. S’opposant à la « rhétorique de l’exclusion » qui prévaudrait dans les cénacles dangereux des nouveaux populistes européens, le champion des valeurs suprêmes des l’Union européenne pense que l’Europe doit, avant toute autre chose, continuer « à offrir un abri aux personnes qui fuient les zones de guerre ». Et à tous les autres, cela va sans dire.

Anis Amri, auteur de l’attentat de Berlin, était un blédard psychopathe gagné au salafisme qui a quitté un pays en paix.

Il n’avait rien d’un « réfugié » ou d’un « exilé ». Pourtant, il était un « migrant » ; c’est du moins le nom que l’on donne désormais aux gens comme lui. « Envahisseur clandestin » me semblerait plus approprié, mais je ne suis pas un journaliste subventionné. Bref, comprenons que nous sommes dirigés par des fous dangereux. Ni plus, ni moins.

Un des arguments phares de la gauchosphère médiatique, propriétaire jalouse de la pensée dominante, serait que les Européens ne pouvaient pas voyager avant l’avènement des accords de Schengen. Évidemment, il s’agit d’une absurdité que dément l’Histoire. Lord Byron n’avait-il pas visité l’Europe, du Portugal à la Grèce en passant par l’Espagne et Malte ? Les Européens n’ont pas attendu l’Union européenne ou, plus grotesque encore, les accords de Schengen pour comprendre que leurs cultures procédaient d’un même fonds indivis. La seule différence est que les frontières filtraient les arrivants, chassant les terroristes, les malfaiteurs et les clandestins. En outre, l’Europe était jadis européenne.

Pas un seul des dirigeants actuels de l’Union, nationaux comme supranationaux, n’est à la hauteur du défi qui nous attend, comparable aux invasions barbares des Ve et Ve siècles après Jésus-Christ, exception faite des membres du groupe dit de Visegrád. Les élections à venir, aux Pays-Bas, en Allemagne et en France, seront fondamentales. Avez-vous envie de vivre dans un pays qui ressemble à une blague ?

Gabriel Robin

( 27 décembre, 2016 )

Editorial du numéro 331 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

La vie politique en France ressemble de plus en plus à un cirque dans lequel des bêtes fauves se déchirent pour mieux se placer devant des électeurs qui les regardent de moins en moins. Nous avons eu la bataille entre les candidats dits de « droite et du centre », nous avons maintenant celle de « gauche », du moins une partie d’entre eux, ceux qui « jouent le jeu » de la « primaire ».  Entre temps, passé presque inaperçu, une partie des « écologistes » a fait la sienne… Tout cela avant de se lancer dans une nouvelle « bataille électorale » pour la présidentielle. Ensuite, dès septembre 2017 – après les vacances – pour se relancer dans une nouvelle bataille : celle des présidentielles de 2022 ! Ils y retrouveront ceux qui ont refusé, avec raison, la « case » primaire Sans compter les élections « intermédiaires » : européennes, régionales, départementales, municipales. Ces dernières sont utiles car elles désignent nos représentants dans des instances qui gèrent notre vie quotidienne mais elles sont trop souvent  déviées car nous avons tendance à voter pour – ou contre – les candidats du parti du Président. Nous ne pouvons que constater, et c’est dommage, que tout tourne en France autour de l’élection présidentielle et c’est encore pire depuis que le « quinquennat » a été institué.

Beaucoup d’énergie et d’argent dépensés. Et tout cela pour quoi ? Pour pas grand chose car le Président a de moins en moins de pouvoir. En fait, notre politique se décide essentiellement au niveau européen selon l’idéologie « libérale/libertaire » en vogue chez les fonctionnaires européens et l’essentiel des dirigeants de l’Union. Nous pouvons le regretter mais c’est un fait. Reste que nous pouvons espérer élire un candidat qui se propose de renégocier les traités européens, voire de rompre avec l’Union Européenne. Cela nous permettrait au moins ensuite de pouvoir de décider notre avenir entre Français, sans direction extérieure, même s’il faut, bien entendu, nous entendre avec les autres pays, européens ou autres, passer des accords… mais ceci en toute indépendance et sans nous faire dicter ce que nous devons faire aussi bien sur les plans politiques, économiques, de société, etc.

C’est donc certainement le point principal qui doit nous guider dans le choix d’un candidat  pour lequel voter, ce qui en élimine la presque totalité.

Pour le reste, nous ne pouvons qu’enregistrer des propositions électorales qui ne seront pas suivi d’effets. Beaucoup ont apporté leur soutien à François Fillon lors des « primaires » de la droite et du centre. Ce personnage rassure et avance quelques rares propositions intéressantes comme sur l’enseignement. Tiendra-t-il ses promesses ? Philippe de Villiers, parlant de lui et de son complice Retailleau dit : « Connaissant ces deux hommes, connaissant leur passé, connaissant la pente de leur caractère, je pense que c’est une gigantesque imposture. Ces gens là prennent des idées auxquelles ils n’ont jamais cru, qui les ont portés là où ils sont, pour mieux les trahir ensuite lorsqu’ils seront au pouvoir. » Je pense qu’il a entièrement raison. Déjà, nous voyons que Fillon parle de « souverainisme » mais « européen » sans vouloir renégocier les traités. Autrement dit, cela ne vaut rien.

Le futur élu aura à gérer une France en faillite et la situation risque fort de s’aggraver avec une faible croissance internationale et avec des  taux d’intérêt qui commencent à remonter, notre dette abyssale pèsera de plus en plus lourd dans nos comptes. La période plutôt favorable que nous venons de vivre se termine et Hollande n’a pas su – ou pas pu avec l’U.E. – en profiter. Il faut bien se rendre compte que, prisonnier que nous sommes de nos « accords » internationaux, nous sommes entièrement tributaires de la conjoncture internationale. De plus, privé de souveraineté monétaire, nous n’avons aucune marge de manœuvre.  Reprendre notre indépendance, c’est ce que proposent Marie Le Pen et Nicolas Dupont Aignan. C’est un « bon point » pour eux. Pourront-ils le faire s’ils prennent le pouvoir dans notre régime républicain ? J’en doute.  Pour le reste, comme les autres, ils ne proposent rien de sérieux concernant la société : ils veulent poursuivre dans la « culture de mort » en vigueur. Ils croient sans doute ainsi gagner des électeurs, ce en quoi ils se trompent. Au contraire, ils risquent d’en perdre.

Pour restaurer notre pays, lui permettre un avenir, il faudra bien un jour – que nous souhaitons le plus proche possible – avoir un Etat, un pouvoir qui restaure les « fondamentaux » et d’abord la famille, le respect de la vie et des personnes, l’indépendance nationale, la protection des Français. Alors, il sera possible de restaurer la France et de donner un nouvel espoir aux Français. Pour cela, comme nous le disons régulièrement dans notre modeste mensuel, il faut s’en donner les moyens en retrouvant un pouvoir indépendant des groupes de pression car indépendant de l’élection pouvant être réellement l’arbitre et le père de la Nation : la monarchie royale telle que l’incarne le comte de Paris, de jure Henri VII de France. Lisez son livre qui vient de paraître (La Royauté de l’homme), vous verrez que c’est « autre chose » que les programmes de nos politiciens !

En attendant, bon Noël (1) et bonnes fêtes de fin d’année.

Philippe SCHNEIDER

 

(1)     J’écris le 21 décembre.

( 27 décembre, 2016 )

FONDATION Jérôme LEJEUNE

 

 

Appel de la Fondation Jérôme Lejeune que nous relayons bien volontiers tant cette Fondation fait un travail extraordinaire.

 

 

Chers amis,

Je me tourne vers vous en cette fin d’année pour vous parler de la Fondation Jérôme Lejeune. Aujourd’hui, notre Fondation vit une accélération continue de ses missions, et en même temps, de leurs réussites. Savez-vous :

  • Qu’il est aujourd’hui scientifiquement possible de diminuer les effets de la déficience intellectuelle des personnes trisomiques 21 et que des centaines de patients sont inclus dans des programmes de recherche menés chez nous, à l’Institut Jérôme Lejeune ?
  • Que nous sommes la première consultation spécialisée d’Europe pour les maladies génétiques de l’intelligence et que nous y accueillons 50 nouveaux patients par mois ?
  • Que le Conseil d’Etat a reconnu « l’intérêt pour agir en matière de bioéthique » de la Fondation Jérôme Lejeune ?

Mener de front ces trois missions a un coût : 7 millions d’euros par an en moyenne.

Votre don aujourd’hui va nous permettre de faire aboutir ces projets, et d’améliorer concrètement la vie des personnes trisomiques 21 !

Vous êtes à un clic de changer la vie d’un patient, à un clic de protéger la vie des plus faibles ! Ça c’est fort !

Je vous remercie de tout cœur et vous souhaite un très joyeux Noël,

Thierry de La Villejégu
Directeur de la Fondation Jérôme Lejeune

Soutenez-nous !

Ps : A la Fondation Jérôme Lejeune, vous bénéficierez d’un service donateurs de qualité, toujours à votre écoute et respectueux de vos désirs. Tous vos dons sont défiscalisables ! Ils ne vous coûtent en réalité que le tiers de votre générosité !

Ps 2 : La Fondation Jérôme Lejeune agit pour les personnes atteintes d‘une déficience intellectuelle d’origine génétique. Au service des malades et de leur famille elle poursuit avec succès trois objectifs : chercher, soigner, défendre.

( 25 décembre, 2016 )

Bon NOËL

Toute d’équipe de

LA LORRAINE ROYALISTE

souhaite un

JOYEUX NOËL

à tous ses lecteurs

( 24 décembre, 2016 )

Société • Les prix 2016 de la Carpette anglaise ont été attribués …

 

 

 

L’académie de la Carpette anglaise* s’est réunie le 16 décembre 2016. Le jury, présidé par Philippe de Saint Robert, était composé de représentants du monde associatif** et littéraire.

Au premier tour de scrutin, par huit voix sur treize, la Carpette anglaise 2016 a élu Mme Anne-Florence Schmitt, directrice de la rédaction de Madame Figaro pour l’abus constant d’anglicismes et d’anglais de pacotille, dans cette revue destinée à un large public féminin.

La Carpette anglaise 2016 à titre étranger*** a été attribuée, à l’unanimité, à L’ENS Ulm qui développe des filières d’enseignement uniquement en anglais en se prétendant être une école internationale.

L’académie félicite par ailleurs M. Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, pour avoir exclu l’anglais de la communication européenne depuis le Brexit.

Hervé Bourges, Paul-Marie Coûteaux, Anne Cublier, Benoît Duteurtre, Yves Frémion, Dominique Noguez et Marie Treps sont membres de cette académie. 

 

* La Carpette anglaise, prix d’indignité civique, est attribué à un membre des « élites françaises » qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.

** Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle littéraire des écrivains cheminots (CLEC), Courriel (Collectif unitaire républicain pour la résistance, l’initiative et l’émancipation linguistique), Défense de la langue française (DLF) et Le Droit de comprendre (DDC).

*** Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.

Contact : Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise. Courriel : parlerfranc@aol.com

Académie de la Carpette anglaise, chez Le Droit de Comprendre, 34 bis, rue de Picpus, 75012 Paris.

( 23 décembre, 2016 )

Face à l’horreur qui se répète…

 

Lu sur le blog de « Jean-Philippe Chauvin »

 

Le temps de Noël est ordinairement un temps de joie et de partage, mais le voilà aujourd’hui endeuillé par l’attentat survenu à Berlin et visant, explicitement, l’un des symboles même de notre civilisation : de la chaleur d’une étable et d’une famille aimante est née une certaine manière d’aborder le monde et ses périls, plutôt fondée sur l’amour et le don que sur ce que notre société de consommation en a fait désormais, entre envie et gaspillage.

La photo de ce grand sapin décoré couché près du camion dévastateur marquera peut-être les esprits et les couvertures de la presse saignent aujourd’hui de titres affligés et horrifiés. Au café, les habitués du matin soupirent, résignés « en attendant le prochain » : une nouvelle habitude, mâtinée de mépris et, presque, d’indifférence devant l’horreur à répétition, est en train de s’installer, signe révélateur d’une ambiance désormais pleine de plomb, de cendres et de larmes

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Il y aura encore des milliers de bougies allumées qui, sans forcément qu’on le sache, nous rattachent à une tradition ancienne et d’origine fort peu laïque ; il y aura ces dessins d’enfants en mémoire du petit camarade, d’un frère ou d’une mère, de toutes ces victimes venues fêter Noël et reparties sur un brancard ou, pire, dans un linceul ; il y aura ces discours émus et un peu fatigués des ministres et des diplomates, ces hommages venus de partout ; il y aura surtout ce chagrin qui, désormais, minera des familles entières…

Pourtant, au-delà du deuil, il faudra bien poser la question politique de la résistance des Etats et des sociétés face aux poussées d’un fanatisme qui se nourrit aussi des vices de cette société de consommation qui croit vider le Ciel et les esprits en remplissant les poches et en gavant les estomacs. Le souvenir des années trente est souvent évoqué, mais il est rarement étudié et compris, et Cassandre est toujours, hier comme aujourd’hui, moquée et parfois diffamée…

tombeau-richelieu dans actualités

Face à la terreur nouvelle portée par les fanatiques contemporains et qui nous frappe ainsi que nos voisins (hier les Belges, aujourd’hui les Allemands), sans doute faut-il renforcer la puissance de l’Etat, non pour seulement surveiller ou punir, mais pour prévenir et agir contre les causes mêmes de l’horreur : cela nécessite aussi, pour notre pays, un Etat qui soit « mémoire et durée », et qui dispose de ce temps long qui permette de soigner cette maladie qui, elle, ne suit pas le calendrier électoral…

Jean-Philippe Chauvin

( 23 décembre, 2016 )

Noël tragique

 

 

2771589182.jpgBerlin est en deuil. Un lourd camion pris en main par un djihadiste a semé la mort le 19 décembre dernier dans le plus fameux marché de Noël de la ville. Un attentat islamiste qui est en lui-même un signe évident, signé Daech, revendiqué comme tel.

Oui, l’acte est conçu, voulu en lui-même. Comme en France, à Nice, le jour du 14 juillet. Comme toutes les fois précédentes. Les circonlocutions ne servent plus à rien. L’ennemi est connu. Il fait la guerre comme il l’a toujours faite, y compris et surtout sur ses propres territoires – les pauvres gens, du Proche-Orient au Maghreb et au Sahel, en savent quelque chose – par la terreur, l’arme des faibles qui jouent aux forts.

L’ambassadeur de Russie à Ankara, Andreï Karlov, le même jour a été assassiné à bout portant au cri de « Allahou Akbar » et « N’oubliez pas Alep ». L’assassinat est pareillement signé. En dépit des discours larmoyants et lénifiants des Occidentaux, la Russie menait la guerre où il fallait pour liquider une poche terroriste et assainir le nord-ouest de la Syrie. Toutes les composantes de l’islamisme terroriste représentent le même danger, d’Al Qaida, al-Nosra, Fatah al-Cham et autres à Daech.

Elles pratiquent, toutes, la même stratégie de l’enfermement des civils dans leurs bastions. Partout les mêmes tactiques en Asie comme en Afrique : l’utilisation des gosses comme bombes vivantes, des femmes comme esclaves sexuelles ou comme instruments guerriers et des populations tantôt comme boucliers, tantôt comme champs de batailles. Il en est et sera à Mossoul, bientôt à Idlib, comme à Alep. Refuser de voir la réalité comme le font bureaucrates et politiciens de nos prétendues diplomaties et gouvernances européennes, c’est être complice actif de ces « salopards ».

D’où les réactions. Comment ne pas être lassé, exaspéré par les commentaires indéfinis de nos commentateurs patentés aux ordres de la gouvernance officielle de la mondialisation heureuse ? Ils auront beau dire ce qu’ils veulent de Poutine, les Russes préfèreront pour leur part Poutine qui, du moins, est un chef d’État qui sait ce qu’il doit et veut faire.

Et la même chose pour Trump : l’homme a su se choisir une équipe de fortes personnalités, hommes d’entreprise, de combat, de conviction, généraux éprouvés au feu de la guerre ; l’Amérique se sent à nouveau elle-même, grande et déterminée, comme le proclamait le slogan de campagne du nouveau président.

Les peuples européens frémissent : ils en ont assez des gnomes qui leur dictent leur loi. Qu’est-ce que Juncker et sa commission de grands benêts qui n’ont de ruse que pour leur carrière ? Loin de faire l’Europe, ces bureaucrates et technocrates l’ont détruite, en la saccageant à l’intérieur et en l’ouvrant, désarmée, à tous les vents financiers, à toutes les compétitions sauvages et à tous les flux migratoires.

L’Angleterre s’en est retirée pour se sauver. La Pologne qui renoue avec son passé et qui s’est publiquement et en foule vouée, le 19 décembre, au Christ-Roi (personne n’en a parlé !), ne se laissera pas anéantir. La Hongrie a décidé d’être elle-même.

Il s’en est fallu de peu que l’Autriche reprenne son destin en main. Demain, les Pays-Bas ? Et les pays du Sud minés d’absurde démocratie qui littéralement les tue ? Et, peut-être, l’Allemagne ?

Et la France ? Elle qui a subi déjà tant d’attentats ? Et qui est visée plus particulièrement ? Alors que tout la fragilise : une économie en berne, une agriculture sinistrée, une industrie en grave déclin, des finances publiques grevées de dettes insupportables, un système de santé au bord de la faillite, une immigration incontrôlable, des territoires hors la loi. Eh bien, ses politiciens en sont à jouer comme des gosses à celui qui aura la place, à ceux qui auront les places. Spectacle ridicule dont les honnêtes gens ne peuvent être que dégoûtés.

Que nous réserve 2017 ? Ceux qui ont le sens de la patrie, savent bien qu’au-delà des jeux stériles et des oppositions vaines, la France n’a d’avenir comme toute nation qui se respecte, que si elle retrouve son esprit. Un Français sait quel il est ? Noël ne peut que le lui rappeler. 

Politique magazine

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