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( 29 juillet, 2016 )

Déclaration pour la paix entre croyants des responsables des associations musulmanes en France au nom de l’oumma universelle.

Communiqué de l’AGRIF (Alliance Générale contre le Racisme et pour le respect de l’Identité Française et Chrétienne) – 70 boulevard Saint Germain – 75005 – Paris

 

Il a été porté à notre connaissance que le texte ci-après, à paraître dès sa signature en cours par tous les présidents des organisations du Conseil Français du Culte Musulman, pourrait être publié ce dimanche 31 juillet, très symboliquement au même moment que la dernière messe du pape François en Pologne.  Quoi qu’il en soit, il est du plus grand intérêt pour la paix de le répandre le plus largement possible à des fins de dialogue.

 

Le 25 chawwal 1437, 31/07/2016.

« Nous, responsables unanimes du Culte Musulman en France,

Horrifiés par les assassinats, massacres et persécutions de chrétiens perpétrés de par le monde par des organisations de fanatiques mais aussi par des États islamiques ;

Regrettant aussi les situations d’apartheid toujours imposées aux non-musulmans dans les 57 pays adhérents de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) ;

Considérant en particulier l’archaïsme du principe de dhimmitude toujours invoqué dans l’ensemble de l’islam, sunnite comme chiite, à l’égard des gens du Livre, chrétiens, juifs et zoroastriens ;

Déclarant que la lecture des textes fondamentaux de l’islam, du Coran et des Hadîths ne saurait être menée sans esprit de discernement, de jugement critique et d’exclusion des sourates et versets montrant en exemple des actions de massacres ou les châtiments inhumains attribués au prophète Mahomet – que la paix et la bénédiction d’Allah soit sur lui – lors de leurs rédactions apocryphes entre les deuxième et quatrième siècles après l’Hégire ;

Proposons une nécessaire nouvelle édition universelle du Coran, mentionnant explicitement comme non canoniques, et avec une mise en page différente, les sourates et versets de la période dite médinoise du prophète, rédigés à des fins de domination religieuse et politique sur l’ordre des califes et d’abord d’Uthmân, le troisième ;

Rappellons la vérité trop longtemps bâillonnée de ce que le Coran est un texte « inspiré » et non « dicté » par Allah lui-même, donc n’excluant pas la légitimité d’une libre lecture critique ;

Exigeons donc d’en finir avec l’enseignement dans les écoles coraniques et mosquées d’une lecture anachronique du coran comme des Hadîths et donc de la Sira du prophète – que la paix et la bénédiction d’Allah soit sur lui ;

Énonçons solennellement que ce dernier ne saurait être pratiquement idolâtré comme cela est souvent le cas dans une déviation totale de son enseignement primordial ;

Rappellons que ce ne sont pas les aspects trop humains de Mahomet – que la paix et la bénédiction d’Allah soit sur lui – homme pécheur qu’il faut admirer mais ses élans mystiques vers Dieu ; qu’en particulier les récits contant ses massacres, ses distributions de femmes et enfants à ses guerriers, et en particulier à lui-même, ne doivent pas être érigés anachroniquement en modèles ; notamment les multiples récits des Hadîths tels, pour n’en prendre qu’un, celui du Sabih d’El-Bukhâri où Anas ben Malik raconte comment, après avoir fait égorger son mari, le prophète – que la paix et la bénédiction d’Allah soit sur lui – consomme presque aussitôt non loin de là le mariage avec la jeune femme juive Safiya ben Huyay ben Akhtab.

Pareil récit, comme plusieurs centaines de Hadîths, ne doit être interprété que comme le rappel de ce que le prophète – que la paix et la bénédiction d’Allah soit sur lui – n’était qu’un homme pécheur, avec des mœurs cruelles qu’il est abominable d’ériger en exemples à suivre comme le fait l’État islamique et comme on le prône encore hélas dans presque tout l’ensemble de l’oumma.

En conclusion solennelle, nous, responsables de l’oumma en France appellons tous nos frères, tant sunnites que chiites, de l’oumma universelle à accomplir selon la volonté d’Allah la révolution religieuse nécessaire de considération critique des textes de l’islam si bellement prônée à l’université Al-Azhar au Caire par le chef de l’État, le Maréchal Abd-el-Fatah Al-Sissi en cette Égypte où fut élaborée la contestable version du Coran imposée depuis aux croyants.

Nous tenons en particulier en ces jours de deuil pour les chrétiens à professer que les plus de deux cents versets du Coran et des Hadîths prévoyant pour les chrétiens « associateurs » une éternité de tourments annoncée par Allah, n’appartiennent qu’à un travestissement polémique et blasphématoire de la vérité d’un Dieu ramené à de l’exécration humaine par un travail de détournement textuel.

Ils prient pour qu’Allah reçoive en son paradis tous les justes parmi l’islam et toutes les nations. »

( 29 juillet, 2016 )

Islamisme : quand le FLNC nous fait la leçon…

Vu sur « boulevard Voltaire » cet article intéressant de Nicolas Gauthier rappelant en particulier la liberté « des peuples de France » sous « le Roi de France »…

PS

 

Dans les années 80 du siècle dernier, Pierre Joxe, alors ministre de l’Intérieur, avait suscité un assez joli tollé en évoquant l’existence du « peuple corse »… À l’époque jeune journaliste, je crains de l’avoir défendu dans je ne sais plus quel folliculaire à la réputation fascisante ; ce qui me valut alors quelques bordées d’injures de lecteurs énervés – c’est dire si celles de certains commentateurs de Boulevard Voltaire m’en touchent une sans me faire bouger l’autre. Et si tous ces braves gens savaient tout le bien que je pense d’eux, ils diraient encore plus de mal de ma modeste personne. Oublions.

En effet, n’en déplaise à la vulgate ambiante, peuples bretons et normands, comme les brunes, ne comptent pas forcément que pour des prunes, et existent pour de vrai, malgré le catéchisme républicain.

Nos amis corses en général, et ceux du FLNC en particulier, viennent donc de se distinguer, à leur manière tel qu’il se doit, photos cagoulées à l’appui, comme au bon vieux temps. Et c’est en trois séquences que le bidule s’exprime :

Premier temps : « La lutte de libération nationale n’est pas terminée. » Pour une fois, ce n’est pas à Paris que le message est envoyé, mais plutôt aux islamistes de Daech, lesquels seraient au nombre de huit, « dont un indicateur de police », détail démontrant que la spécificité de l’île de Beauté n’est pas que vue de l’esprit.

Deuxième temps : ces Corses de l’espèce turbulente somment leurs compatriotes « musulmans » de « prendre position et d’abandonner signes religieux ostentatoires » et de signaler « chez les jeunes désœuvrés » toute forme de « dérives » et de « radicalisation ». Voilà qui ne mange pas de pain et encore moins de figatellu.

Troisième temps, ils nous font la leçon : « Il faudra que la France cesse sa propension à intervenir militairement et vouloir donner des leçons de démocratie à la terre entière si elle veut éviter que les conflits qu’elle sème à travers le monde ne reviennent comme un boomerang sur son sol. »

Que dire ou ajouter de plus ? Pas grand-chose, si ce n’est peut-être rappeler l’histoire complexe de cette île au drapeau de tête de Maure, peuple traditionnellement administrateur de l’Empire colonial, omniprésent dans l’OAS et qui n’en finit plus d’entretenir des rapports ambigus avec sa population immigrée – marocaine en majorité.

Il y a encore une vingtaine d’années, ses ressortissants cédaient la place aux parkings ou aux caisses des supermarchés. Passé vingt heures, ils ne sortaient plus dans les rues. Les enfants ont vu les humiliations endurées par leurs parents. Et ont relevé la tête. Pour le meilleur, ils sont nombreux à travailler dans le BTP ; faire des travaux en Corse sans l’ombre d’un Marocain relève des travaux d’Hercule. Ou le pire, ils commencent à concurrencer les autochtones dans le trafic de drogue et autres produits plus ou moins prohibés. D’où certaines actions données pour « identitaires » à l’encontre de telle ou telle mosquée, mais qui ne sont jamais que cache-sexe vaguement politique de ce qui ne relève finalement que d’une banale lutte de territoires.

Bref, comment continuer à « vivre ensemble » ? Avant Pierre Joxe, nos monarques régnaient sur « les » peuples de France avant que de se proclamer « rois de France ». Tout bien réfléchi, c’était tout de même un peu plus simple.

Journaliste, écrivain

En savoir plus sur http://www.bvoltaire.fr/nicolasgauthier/islamisme-quand-le-flnc-nous-fait-la-lecon,274395#YJx5hlUTz1Vh6uhg.99

( 29 juillet, 2016 )

Monseigneur Vingt-Trois a raison : la vérité nous rendra libres !

Vu sur « Boulevard Voltaire ».

Avec François Teutsch, nous disons « merci » à Monseigneur Vingt-Trois d’avoir eu le courage de dire la vérité devant nos politiciens

LR

Il a osé évoquer, avec des mots polis comme de l’agate, une société qui se drape dans des « valeurs » sans être capable de les définir.

 La trêve du respect et du recueillement n’aura pas duré le seul temps de la stupeur. Après l’épouvantable assassinat du père Jacques Hamel, ce ne sont pas seulement les politiciens de tous bords qui se sont déchaînés. Certains esprits serrés, ou de simples imbéciles, s’en donnent à cœur joie à coups de déclarations dont la bassesse le dispute à la bêtise.

Une illustre inconnue, nommée Julie Le Goïc, élue municipale de Brest, a osé tweeter : « Du coup, le prêtre mort en martyr, il a droit à 70 enfants de chœur au Paradis ? » L’ignominie à l’état pur. En bonne héritière du Père Duchesne, l’un des journaux les plus ignominieux de la Révolution, qui appelait chaque jour au massacre, cette moderne Hébert n’hésite pas à qualifier ce malheureux de pédophile. Lui, bien entendu, mais avec lui tous les prêtres. Elle n’hésite pas à maintenir ses propos dans une série de réponses dont la lecture donne la nausée. Sans doute était-elle, au premier rang des gauchistes, à s’émouvoir de l’exécution de ses amis de Charlie Hebdo en janvier 2015. À marcher dans les rues, le visage fermé, au nom du « vivre ensemble ». Cette phrase mériterait des poursuites pour apologie de crime terroriste. Nul doute que le gouvernement ne bougera pas.

Mais certains s’émeuvent à leur tour des propos tenus par le cardinal Vingt-Trois en sa cathédrale, le 28 juillet dernier. Devant le président Hollande et une bonne partie de ce que le pays compte d’hommes politiques, il a osé prêcher en déplorant la dérive d’une société vers le toujours plus d’individualisme, de relativisme. Il a osé évoquer, avec des mots polis comme de l’agate, une société qui se drape dans des « valeurs » sans être capable de les définir. Une société qui n’a plus aucun projet commun. Une société qui accable les plus faibles. Et, scandale des scandales, il a prononcé ces mots : « Surtout ne pas énerver les autres, ne pas déclencher de conflits, de l’agressivité, voire des violences, par des propos inconsidérés ou simplement l’expression d’une opinion qui ne suit pas l’image que l’on veut nous donner de la pensée unique. Silence des parents devant leurs enfants et panne de la transmission des valeurs communes. Silence des élites devant les déviances des mœurs et légalisation des déviances. Silence des votes par l’abstention. Silence au travail, silence à la maison, silence dans la cité ! À quoi bon parler ? »

Étranglements d’indignation des bien-pensants. Le cardinal de Paris a osé dénoncer le « mariage pour tous ». Il faut vraiment que ces gens soient obsédés pour ne penser qu’à cela. Obsédés par ce que dénonce le prélat : la jouissance et l’individualisme. Toute pensée, toute parole critique est considérée par eux comme une intolérable agression contre leur mode de vie. « C’est d’une violence inouïe », a affirmé Roselyne Bachelot, pour qui « le combat continue contre les discriminations ».

Ces gens comprendront-ils un jour ce que Mgr Vingt-Trois dénonce avec raison ? Comprendront-ils un jour que le terrorisme islamiste prospère sur le nihilisme d’une société sans boussole ni repères ? Comprendront-ils un jour que la marchandisation de l’humain, sa relégation à une matière comme une autre, la négation de toute transcendance sont le terreau de tous les fondamentalistes ? Qu’un terrain vague est inexorablement envahi par les mauvaises herbes ?

Merci, Monseigneur, de rappeler ces évidences. Merci de faire hurler ces inconscients. La vérité nous rendra libres.

Avocat
( 28 juillet, 2016 )

EDITORIAL DU N° 327 DE LA LORRAINE ROYALISTE

L’actualité récente était dominée par le « Brexit », elle l’est toujours car ce dernier aura des conséquences durables. Cependant, l’attentat de Nice a gravement endeuillé notre pays. Il a eu lieu le 14 Juillet (1)

Nous pensons tout d’abord aux victimes et à leurs familles, qui ont toute notre compassion et nous prions pour elles.

Le criminel auteur de l’attentat est décédé. Nous ne savons pas à ce jour s’il s’agit d’un complot, d’un acte individuel ou d’un petit groupe mais nous savons qu’il a agit au nom de l’islam et selon les instructions de l’Etat islamique. Un islam révolutionnaire qui fait tout pour porter la terreur en France et ailleurs dans le monde. Il se base sur une lecture littérale du coran et des « hadiths » qui relatent les actions du « prophète », y compris dans leurs aspects les plus cruels. Il doit être vigoureusement combattu en France et ailleurs. Pour cela, il faut s’en donner les moyens – ces moyens que nos gouvernements successifs depuis plus de 50 ans ont réduits – et en avoir la volonté. Or nous assistons à une gesticulation et des actions plus que symbolique – comme les quelques mini bombardements dont nous sommes encore capables ( !), un état d’urgence qui ne veut rien dire, une opération « sentinelle » qui immobilise beaucoup de militaires pour pas grand chose… –. Enfin, il faut bien désigner l’adversaire et ses complices (ceux qui les financent, y compris les Etats…), ce qui n’est pas fait.

Réorganiser notre armée, notre police et nos services de renseignements, leurs donner des moyens – notre effort de défense devrait être porté à 4 % de notre PIB -, c’est une chose nécessaire mais pas suffisante. En effet, cela ne servira à rien s’’il n’est pas donné aux Français, à tous les Français, même – surtout – à ceux qui viennent d’ailleurs, l’amour de la France. Or, c’est exactement le contraire que fait la propagande de l’Etat en particulier dans l’enseignement… Comme l’écrit très bien Philippe de Villiers dans la préface qu’il a donné au très beau livre d’Yvan Blot  La Russie de Poutine : « On meurt pour sa famille, sa patrie ou son Dieu, et non pour la laïcité ou la sécurité sociale ». C’est en ce sens que nous pouvons dire que nos gouvernants (et pas seulement les actuels) sont responsables de tous ces morts. Mais nos politiciens, englués dans leurs campagnes électorales, sont-ils capables de faire cette politique, même s’ils le voulaient ? Poser la question est y répondre.

L’autre grand fait politique aura été le referendum victorieux au Royaume Uni sur le « Brexit ». Victorieux malgré la propagande mensongère prévoyant une catastrophe si le « non » à l’Union Européenne l’emportait et l’exploitation éhontée de l’assassinat de Joe Cox qui a certainement fait perdre 5 à 6 % de voix aux indépendantistes.

La « catastrophe » prévue ne vient pas même si la Livre a perdu un peu de sa valeur, ce qui est plutôt bon pour l’économie britannique. L’Ecosse proteste, je dirai ni plus ni moins qu’avant, les Ecossais ne s’étant jamais senti très « anglais », au contraire !

Le Royaume Uni reprend donc son indépendance. C’est une bonne chose pour lui. Au moins, ses gouvernants pourront mener la politique qu’ils entendent sans avoir à en rendre compte à « Bruxelles », à passer tous les accords internationaux qu’ils voudront mais seulement si cela correspond aux intérêts de leur pays.

C’est un exemple qu’il nous donne à nous Français qui sommes encore plus dépendant qu’ils ne l’étaient, étant en plus prisonnier de cette calamiteuse monnaie unique, l’Euro. Il nous a été dit que cette monnaie unique nous amènerait prospérité et des emplois, maintenant il nous est dit seulement que ce serait pire autrement ! En fait, cette monnaie unique, comme les directives européennes, sont une catastrophe pour notre pays, comme pour la plupart des autres. Il est temps de suivre l’exemple anglais pour pouvoir enfin reconstruire des solidarités entre pays européens libres et indépendants.

Il faudrait pour cela un pouvoir qui ne pense qu’à la France et aux Français et non pas à la prochaine élection. En fait, il manque à la France son indépendance pour pouvoir se défendre, fermer ses frontières lorsque c’est nécessaire, choisir ses politiques migratoire, monétaire, étrangère… Il faut à la tête de l’Etat un pouvoir fort mais non dictatorial, indépendant des groupes de pression, qui peut rassembler les Français et prendre les mesures nécessaires lorsque cela est utile. La république divise par nature, le Roi rassemble.

Philippe SCHNEIDER

(1)                Jour où la république « fête » l’anniversaire d’un massacre ( !) prélude à beaucoup d’autres et d’un génocide voulu et organisé par le gouvernement de la république française.

( 28 juillet, 2016 )

Le sang des martyrs est-il encore semence de chrétiens ?

Vu sur « boulevard Voltaire »

Le prêtre martyrisé hier matin à Rouen a été assassiné à quelques kilomètres de chez moi. En célébrant la messe aujourd’hui, comme tous les prêtres rouennais, comme tous les catholiques de France, je ne pouvais m’empêcher de penser que j’aurais pu être à sa place.

Mourir martyr, mourir en célébrant le saint sacrifice de la messe, et être ainsi assimilé jusque dans la mort à Celui qui a donné sa vie pour moi sur la croix, à Celui à qui j’ai déjà donné ma vie au jour de mon ordination sacerdotale, je ne le refuse pas, même si je tremble en écrivant ces lignes.

Ce que je refuse, c’est qu’un tel sacrifice, celui de ce prêtre héroïque aujourd’hui – et peut-être le mien demain –, soit rendu inutile, stérile, à cause des paroles creuses et des discours faux de ceux, politiques ou religieux, qui refusent de voir la réalité, qui s’aveuglent volontairement par manque de courage, par manque de foi, par manque de virilité. Le père Jacques n’est pas mort pour le vivre ensemble ou pour la tolérance, pour le dialogue interreligieux ou pour les droits de l’homme. Il est mort, sacrifié, immolé, comme Jésus-Christ, innocent, pour sauver le monde du mal et de l’erreur. Car comme chrétiens, imitateurs du Christ, nous savons que c’est par la paix que l’on combat l’injustice, par la vérité que l’on détruit l’erreur, par la vertu que l’on triomphe de la décadence.

Encore faut-il savoir désigner ce qui est mal et ce qui est faux, et ne pas se satisfaire de l’indifférentisme absurde et du relativisme criminel. Le chrétien aime ses ennemis, mais pour cela, il doit savoir les désigner, et haïr leur erreur. Nous croyons, oui, qu’il faut prier pour le salut des hommes, et même de ses ennemis. Mais nous croyons aussi que la foi dans le bien et dans le vrai exige, tout autant, la défense de sa patrie et celle des innocents : « En plus d’un droit, la légitime défense peut être un devoir grave […]. La défense du bien commun exige que l’on mette l’injuste agresseur hors d’état de nuire. À ce titre, les détenteurs légitimes de l’autorité ont le droit de recourir même aux armes pour repousser les agresseurs de la communauté civile confiée à leur responsabilité » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 2265).

Comme prêtre, comme chrétien, je suis prêt à donner ma vie pour défendre la vérité, pour sauvegarder le bien, pour témoigner que Dieu seul peut sauver le monde des plus sordides barbaries ; je veux bien mourir, même décapité, pour que la foi catholique renaisse, pour que les musulmans se convertissent ; pour que la France chrétienne se redresse, pour qu’elle retrouve la fierté et la joie de son baptême ; pour qu’une nouvelle jeunesse se lève, prête à donner sa vie face à ceux qui la prennent. Pour que des hommes libres, nobles, droits luttent à nouveau, sans peur, contre le mal, et que refleurisse notre civilisation, fondée sur Jésus-Christ et son Église. Pour que l’on puisse redire, comme le sage Tertullien, que « le sang des martyrs est semence de chrétiens ».

Prêtre, professeur de philosophie & de théologie
( 27 juillet, 2016 )

NANCY

 

La capitale ducale de la Lorraine est devenue« Métropole », la deuxième dans l’est de la France après Strasbourg. Espérons qu’avec cette nouvelle structure le « Grand Nancy » va pouvoir mieux se développer.

Une première chose sera de remettre sur pied la « ville thermale ». Le projet de refaire une station thermale à Nancy est vieux, il figurait déjà en 1977 dans le programme de la liste dirigée par Marcel Martin. Voici 8 ans il fut relancé par André Rossinot et il semble qu’il va enfin aboutir. Souhaitons-le car cela donnerait de nouvelles possibilités d’avenir à l’agglomération.

Enfin, l’extension du musée Lorrain, bien nécessaire si l’on veut lui permettre d’exposer un peu plus de ce qu’il possède sur l’histoire de Nancy et de la Lorraine, est-il enfin sur les rails ? Nous savons qu’un premier projet avec – en plus de l’ancien palais ducale et des écuries – l’ancien palais du gouverneur militaire et l’ancienne gendarmerie fut fort- et justement – contesté par son côté « moderniste » incompatible avec les bâtiments existants. Le Maire de Nancy, Laurent Hénart, vient de confier le dossier à son adjointe au Patrimoine, Françoise Hervé. Cette dernière, historienne de l’Art e connaissant parfaitement – entre autres – la ville vieille de Nancy, paraît la personne qui peut sortir ce dossier avec bonheur. Souhaitons qu’il en soit ainsi et qu’elle n’ait pas d’obstacles sur sa route…

Philippe SCHNEIDER

( 27 juillet, 2016 )

L’ANGLETERRE EST UNE ILE

 

Coup de tonnerre sur la Tamise. Bruxelles et Paris en ont été ébranlées. Francfort et Berlin peut-être aussi. La suite le dira et jusqu’où. Ce qui est sûr, c’est que l’Europe est à revoir.

Ce qu’on appelle le Brexit a surpris le monde politico-médiatique, principalement et presqu’exclusivement en France et à Bruxelles, dans ce monde aveuglément fermé des dirigeants français et européens qui croient tout savoir et tout pouvoir. Type Alain Minc. Et ils se sont trompés ! Et ils n’y ont rien pu ! Pour eux, il était définitivement acquis qu’il était impossible de rebrousser chemin sur la voie qu’ils avaient tracée du terrestre paradis de leur rêve : États-Unis d’Europe, fédération européenne de plus en plus intégrée, seule voie de salut ici-bas, en attendant l’intégration transatlantique, puis la fusion universelle sous une « gouvernance » mondiale. Eurobéatitude d’une prométhéenne imagination qui osait enfin concevoir les hommes et les peuples autrement qu’ils étaient, débarrassés à jamais des scories et des obscénités de leur histoire et de leur condition !

Et patatras ! À 2 heures du matin, le vendredi 24 juin, malgré les chiffres qui tombaient, ils n’arrivaient point à s’y faire. Les Anglais, majoritairement, voulaient rester anglais. Eh oui ! Le peuple britannique retournait à « l’enfer » des nations, à « la damnation » du nationalisme. Malgré tant d’exhortations, d’objurgations ! Tout à coup, il fallait voir l’affolement, entendre les hurlements d’abomination : ce que c’est que de laisser les peuples à eux-mêmes ! Comme s’ils étaient capables de décider et de vivre hors des normes fixées par eux, les grands-prêtres de Bruxelles !

Des spéculations privées de sens

Plus de dix fois déjà, des peuples européens, au cours de ces dernières années, avaient tenté de regimber sous le joug. Les Danois, les Irlandais, les Suédois, les Hollandais à plusieurs reprises et encore tout récemment, les Grecs, les Français qui, en 2005, ont signifié à une forte majorité de 55 % leur refus d’une constitution européenne. Mais, à chaque fois, l’obstacle de la volonté des peuples était contourné par l’habileté des dirigeants. Les mêmes traités étaient réécrits et validés par les oligarchies partisanes, tel le traité de Lisbonne ; les accords étaient revus, indéfiniment rafistolés ; les pays – et surtout l’Angleterre – obtenaient dérogations et adaptations. Ô merveille, l’affaire continuait. Mais aussi se compliquait de rouages inextricables jusqu’à l’impossible et l’absurde. L’Europe ne cessait de s’élargir et prétendument de s’approfondir ! Elle ne formait plus qu’un conglomérat de plus en plus chaotique ; toutes les politiques s’achevaient en pitoyables compromis, de sommet en sommet de « la dernière chance ». Jusqu’à la dernière pression migratoire qui a tout fait exploser. Là, les Anglais ont donné un coup d’arrêt. D’autres ruptures sont à prévoir dans cet édifice fragilisé.

D’abord, faisons confiance aux Anglais pour prendre soin de l’Angleterre. Ils supporteront les épreuves pour rebondir : ils ont une histoire, ils la continueront. S’imaginer que la City quittera Londres pour faire plaisir à Francfort et à Paris est une spéculation d’eurocrate, privée de sens. La City restera dans la City, avec ses politiques et sa livre souveraine. « L’Angleterre est une île », professait l’excellent André Siegfried dont nos « sciences potards » et nos énarques actuels ont oublié les leçons.

L’Allemagne encore plus allemande ?

Les autres peuples de l’Europe du Nord, eux aussi, se le tiendront pour dit et chacun commencera à compter ses billes. Les peuples du Sud qui vivent en pleine anarchie et qui n’évitent le désastre financier que grâce aux invraisemblables accommodements de la BCE, ne font semblant d’accepter les oukases de Bruxelles que pour ne pas faire faillite officiellement. La prochaine crise de l’euro les fera voler en éclats. Les pays de l’Est n’ont jamais cherché que des subventions et des protections ; mais aucun n’adhère sérieusement au fatras législatif bruxellois et encore moins aux vaticinations junckeriennes et merkelliennes sur l’accueil et la répartition par quotas des flux migratoires.

Quant à l’Allemagne, gageons que, demain, elle sera encore et même plus encore allemande. L’Europe lui a servi à faire sa réunification à moindre frais ; les Français, déjà liés à son mark, en ont payé une large part, s’en souviennent-ils ? Ainsi a-t-elle établi sa position dominante, d’abord économique, maintenant politique. « Le couple franco-allemand » est une billevesée d’hommes politiques français en mal de discours eurocratiques. L’Allemagne n’ira pas au-delà des intérêts allemands. C’est vrai dans tous les domaines, y compris la défense.

Paroles de prince

Et la France ? C’est le seul pays où l’idée européenne soit à ce point une religion. En servant, d’abord, cette fausse divinité, ses dirigeants la sacrifient. Ils se sont totalement coupés du peuple français, sans plus aucun souci des intérêts nationaux, ne cessant de les brader depuis des décennies avec, en plus, des airs avantageux et en se rétribuant au passage. Alors, dans le désastre qui s’annonce, si jamais le peuple français voulait renouer avec son histoire, il retrouverait, au moins et d’abord, sa liberté. La liberté, c’est-à-dire l’indépendance, c’est-à-dire la souveraineté. Le régime actuel est un régime de dépendance, de soumission, d’asservissement à l’étranger. Qui dit souveraineté, dit, chez nous, souverain. Pourquoi ne pas chercher dans cette direction ? C’est une question existentielle : être ou ne pas être. To be or not to be. Les Anglais l’ont compris. Ils ont choisi l’être. C’était le sens de leur Brexit or not Brexit.

Le Prince Jean de France a donné son avis sur la question soulevée par le Brexit. Avis plein de sagesse : « L’Union européenne est une sorte de chimère. Elle a construit toute une bureaucratie pour veiller au respect de règles libérales, qu’elle a malheureusement érigées en dogmes. Son administration n’est pas moins tatillonne que celle d’un régime socialiste. Il suffit de considérer les directives produites par Bruxelles sur des sujets aussi divers que la composition du chocolat ou la fabrication des fromages… Pourtant, on pourrait tout à fait imaginer une confédération fondée sur la subsidiarité : ce que les États peuvent faire eux-mêmes ne doit pas leur être enlevé. L’Europe telle que je la conçois serait fondée sur la coopération entre les nations, celles-ci choisissant librement de s’associer pour de grands projets d’envergure mondiale. C’est l’Europe d’Airbus et d’Ariane. Pas besoin de structures permanentes, pas besoin de Commission européenne pour construire un avion…Et si nous nous accordons sur des buts plus politiques, veillons à respecter l’identité de chaque pays, ce qui est de moins en moins le cas. Le peuple français en sait quelque chose, puisque ses représentants ont contredit son expression directe en votant un traité presque identique à celui que les citoyens avaient refusé par référendum. Ce décalage entre les institutions et le peuple est antidémocratique et particulièrement inquiétant : il nourrit l’amertume et le ressentiment. L’Europe se fait contre les peuples et sans l’homme. Allons-nous commettre la même erreur que l’Union Soviétique ? » Paroles de prince français à méditer dans les mois qui viennent.

Hilaire de CREMIERS

 

 

Cet article est paru dans le numéro 153 de

 

POLITIQUE MAGAZINE

 

Dont le thème est

 

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( 27 juillet, 2016 )

3 et 4 Septembre 2016 LA DIFFUSION DE LA PENSEE FRANCAISE Fête ses 50 ans

 

Chiré c’est un demi-siècle de combat pour le livre ! Face à la révolution rampante, il nous faut nous défendre, et prendre les moyens nécessaires. Ces deux jours que nous vous proposons vous permettent de rencontrer de nombreux auteurs, et conférenciers, qui toute l’année, se battent pour vos idées.

. Nous avons prévu un programme très dense cette année, qui permettra à tout un chacun de trouver son intérêt dans les nombreuses thématiques traitées ! En partant de la culture de mort révolutionnaire, à la la culture de vie de la famille ; en passant par le remplacement de notre civilisation par l’islam et l’immigration massive, pour aller vers la reconstruction d’un État catholique et français.

Nous vous proposons plusieurs moments forts, autour de l’histoire de Chiré :

- Samedi soir, notre banquet anniversaire, venez nombreux nous entourer à cette occasion.
- Dimanche après-midi, nous vous proposons un retour dans l’histoire de Chiré, sur 50 ans de combat contrerévolutionnaire, par et pour le livre. Avec la participation des principaux fondateurs de notre centre, et en pensée avec ceux qui sont passés dans l’au-delà.
- Dimanche soir, notre banquet souvenir, vidéos, photos commentées…

Avec la participation de plus de 120 auteurs présents pour dédicacer leurs ouvrages, un grand choix de livres neuf et d’occasion pour toute la famille, et de nombreux stands amis (vin, artisanat, écoles, associations…).

Pour plus de renseignements : 05 49 51 83 04 ou www.chire.fr

( 27 juillet, 2016 )

Lettre de Mgr Jeanbart, archevêque catholique d’Alep, sur la fin de la guerre en Syrie

Lu sur « belgicatho »

Belle lettre d’espérance de Mgr Jeanbart à l’heure même où Alep subit de nouveaux bombardements de la part des Islamistes.
LR
Mgr Jeanbart vient d’adresser une nouvelle lettre aux chrétiens de Syrie où il écrit, fort de son Espérance : «  Oui la paix est proche, il n’y a aucun doute à cela, et avec elle, notre patrie bien-aimée sera le terrain d’une reprise étonnante et admirable. « 

Message aux chrétiens de Syrie (traduit de l’arabe).

AU COEUR DE LA TEMPETE ET FACE A LA PAIX QUI ARRIVE, RESTEZ ! 

Au cours des tous derniers jours, une tempête folle a secoué notre existence, une des plus violentes que nous avons dû subir au cours de cette guerre injuste et détestable, dont souffre notre pays depuis plus de cinq ans. Nous avons assisté avec  beaucoup de peine et de regret à‏ la destruction et à la démolition de nombre de maisons appartenant à nos fidèles, et à quelques unes de nos institutions, mais grâce à Dieu, les dégâts se réduisaient en général aux biens matériels. Bref, et malgré tout, l’escalade des bombardements sans discernement et sans précédent, a terrorisé les habitants dans les quartiers résidentiels de la ville, et a occasionné aux maisons et aux commerces de nos fidèles des pertes considérables ; tout cela a semé la peur et le désarroi dans leurs cœurs, et a épouvanté les femmes et les enfants.

Face à ces événements cruels dont souffrent les citoyens, nous ne trouvons plus de paroles qui puissent justifier ce qui se passe, ni de mots pour consoler les sinistrés, les blessures sont tellement profondes, il ne nous reste plus que les invocations et la prière. Une prière qui les aide à patienter et à accepter leurs malheurs, et qui en même temps, stimule d’autres à se lever et se mettre à travailler pour offrir bénévolement leur aide et leur soutien à ceux qui en ont besoin.  La prière qui fait naître l’espoir dans les esprits et la charité dans les coeurs, est peut-être la seule réponse significative et le baume le meilleur pour calmer les douleurs des victimes innocentes dans ces circonstances de grand désastre et de désolation.

Notre prière doit être fervente envers le Seigneur, présent parmi nous, mais invisible, afin qu’il intervienne comme Il l’a fait avec ses apôtres pour calmer cette tempête de violence et de guerre, et pour apaiser l’anxiété des sinistrés et des terrorisés, et raffermir les personnes de bonne volonté dans leur action d’aide humanitaire d’urgence dans les différents domaines : alimentaire, médical, social, habitat.  Chacun d’entre nous doit prendre garde et ne point oublier, même pour une seconde, que nous sommes en proie à une guerre féroce et que nous faisons face à une agression criminelle et injuste qui subtilise nos terres et nos propriétés, les droits de notre peuple et toutes nos ressources humaines, commerciales et civiles autant que notre héritage religieux et culturel.

Notre position face à cette agression serait : soit la reddition et la fuite, soit la résistance  et le courage de l’affrontement.  Faire front et réagir nous donne la chance de continuer à vivre chez nous ; se laisser abattre par le désespoir et s’enfuir serait une perte de tout ce qui constitue notre patrimoine du passé, notre présent plein de ressources et de tout notre avenir sur la terre de notre pays bien-aimé qui nous a vu naître et nous a beaucoup donné dans le passé ; cette terre généreuse ne manquera pas de nous assurer un avenir brillant si nous savons résister et patienter.  Le choix est évidemment clair : nous persévérons et restons, ou nous nous rendons pour nous enfuir, dispersés dans les quatre coins du monde et aller nous réfugier dans des pays qui ne sont pas les nôtres, pour accepter de vivre de l’aide sociale et de la compassion des bienfaiteurs.

Certains de ceux qui désirent émigrer, prétendent qu’ils le font pour l’avenir de leurs enfants ; nous ne leur reprochons point cet objectif légitime et louable, mais nous leur demandons de nous répondre franchement et clairement : qui vous a dit que l’éducation de vos enfants sera nécessairement meilleure à l’étranger ? Savez-vous que les sociétés occidentales se débattent dans des problèmes de réforme de leur système pédagogique, et que les valeurs sur lesquelles vous avez été éduqués et que vous espérez transmettre à vos enfants, vous ne les retrouverez pas facilement là-bas ? Savez-vous que l’âge de la majorité permet aux adolescents dans ces pays, de se soustraire très tôt à l’autorité parentale ? Les enfants peuvent contredire leurs parents, et dans certains pays, on leur donne le droit de les poursuivre en justice si, un jour, pour leur propre bien, ils essayaient de les contraindre.  Sans parler du relâchement qui fait que beaucoup de jeunes tombent dans l’insouciance, l’oisiveté, et même parfois la drogue et la violence. Honnêtement, à bien y réfléchir, nous pensons qu’une formation sérieuse pour nos nouvelles générations peut trouver une bonne base chez nous, et peut-être même, meilleure que dans certaines sociétés occidentales vers lesquelles se pressent les uns et les autres. Reconnaissons quand-même honnêtement que les jeunes qui ont pu être éduqués dans nos écoles et nos universités, et qui ont ensuite voyagé en Europe en vue d’une spécialisation académique ou à la recherche d’un emploi, ont récolté le succès. L’application et la discipline qui étaient à la base de leur éducation leur ont été d’un grand secours et ont été à l’origine de leur succès et du respect qui les a entouré partout oú ils ont été.

Nous ne voulons pas nous étendre sur ce sujet, bien que nous ayons beaucoup à dire à ce propos, mais nous demandons à ceux de nos fidèles qui se ruent vers l’émigration de se calmer un peu et de ne pas se précipiter pour prendre une décision aussi importante,  dont les résultats peuvent être regrettables et sans voie de retour.

Demandons au Seigneur d’épargner à nos chers fidèles cette dure épreuve, qui ne leur  causera que davantage de désarroi, de désillusion et de stress.  Oui, bien sûr que nous savons que les terroristes qui nous menacent, effrayent les femmes et les enfants ; et nous comprenons très bien que certains cherchent à partir pour trouver tranquillité, paix et sécurité, mais nous réalisons en même temps que le danger qui nous menace décroît et diminue de jour en jour, et tend à disparaître maintenant que la guerre semble approcher de sa fin.

Nous avons résisté héroïquement durant cinq ans et lutté avec tenacité face à la tentation de l’émigration et nous avons su tenir bon aux pires des moments de la guerre.  Nous n’avons pas voulu écouter ceux qui voulaient nous éloigner de notre terre et de notre patrie, si chère à nos coeurs.  Nous avons supporté les méfaits des destructions, de la pauvreté et de la faim sans nous défaire ; pourquoi donc aujourd’hui et alors que la paix est à nos portes, allons-nous  nous rendre ? Oui la paix est proche, il n’y a aucun doute à cela, et avec elle, notre patrie bien-aimée sera le terrain d’une reprise étonnante et admirable :

- Nous allons bientôt voir un nouveau pays : démocrate, honorable, pluraliste et respectueux envers ses citoyens dans la diversité de leur appartenance et sans discrimination aucune.

- Nous allons voir ses portes grandes ouvertes pour accueillir ceux qui désirent investir pour travailler avec sérieux et loyauté.

- Nous allons voir un  développement sans précédent, des projets nombreux et diversifiés, un marché de l’emploi sans précédent.

- Nous allons voir nos écoles se rénover, nos universités s’illustrer, nos hôpitaux se qualifier.

- Nous allons voir les gens se précipiter vers la Syrie, des quatre coins du monde, en quête de travail, de gain et de bénéfices.  Ne soyons pas surpris si nous voyons un jour ceux qui ont accueillis nos compatriotes comme réfugiés, venir chez nous pour trouver du travail.

La Syrie, ce beau pays oú nous avons pu mener une vie douce et paisible dans le passé, nous allons, avec la grâce de Dieu, pouvoir y retrouver bientôt, dignité et prospérité.  Allons donc de l’avant et faisons confiance au Seigneur car Il est le Tout-Puissant.

17/7/2016 Métropolite Jean-Clément JEANBART

Archevêque d’Alep

( 27 juillet, 2016 )

Le sacrifice du Matin

vu le blog « le Réveil Français »

 

Devant l’horreur des évènements sanglants qui se succèdent , nous laissons la parole à notre ami prêtre catholique , Guillaume de Tanouarn. Voilà une approche que les vrais amoureux de la France ne renieront pas, tant il est vrai que l’Eglise catholique est consubstantielle à l’histoire et à la construction de notre patrie.
OD

 

Jacques-Hamel

Le Père Jacques Hamel était un prêtre sans histoire, mais prêtre de toutes ses fibres. Ainsi la victime a-t-elle été choisie. C’est le prêtre qui était visé par les deux terroristes et le prêtre célébrant le saint Sacrifice de la messe, disant, matinal, sa messe quotidienne. Il ne s’agissait pas de tuer du chrétien : la messe dominicale aurait été le moment approprié pour cela. Il s’agissait d’atteindre, de toucher le sacerdoce catholique, en faisant du prêtre la victime. Il y a eu, d’après Soeur Danielle, celle qui a prévenu les secours, une sorte d’antiliturgie monstrueuse. Après une sorte de prêche en arabe, les deux hommes ont fait mettre le prêtre à genoux avant de l’égorger. Au couteau. Soeur Danielle n’a pas pu regarder, elle s’est échappée.
Qu’aurait-elle vu? L’un des deux jeunes avait dix neuf ans. Il habitait la commune. Ni son nom ni celui de son complice n’ont encore été donnés ce 26 juillet au soir. Nous n’avons que son prénom Adel et une initiale: K. Et pourtant les policiers locaux le connaissaient. Peut-être le Père Jacques aussi le connaissait-il… Et c’est parce qu’il le connaissait, dans une sorte de quête de l’intimité dans le crime, que ce terroriste sans nom l’a égorgé. Cette affaire en tout cas est avant tout une affaire locale.
Qu’est-ce que cet égorgement signifiait pour Adel K?
Au bout de 2000 ans de christianisme, nous Occidentaux, nous ne comprenons pas ce geste parce que pour nous la Victime est toujours plus sainte que le bourreau. Lorsque Joseph de Maistre a écrit son Eloge du bourreau (après ses Eclaircissements sur les sacrifices) il avait conscience d’aller à l’encontre de l’idée reçue en christianisme qui est celle de la sainteté des victimes. Pourquoi les victimes sont-elles saintes ? Elles sont toutes, elles sont toujours des images du Christ crucifié. Mais le terroriste sans nom n’est pas un chrétien, il n’a pas reçu l’évangile, la bonne nouvelle de l’innocence des victimes.
Adel K vient d’un monde a-chrétien, d’un monde encore moralement archaïque, où les victimes sont toujours coupables, ne serait-ce que parce qu’elles sont des victimes. Il a voulu montrer au Père Jacques sa culpabilité et la Puissance d’Allah. Allah ouakbar s’est-il écrié. Allah est le plus grand, il est vainqueur. Dans ce sacrifice de mécréant, qu’il a commandé (voyez la sourate 9 du Coran) et donc en quelque sorte commandité, dans ce sacrifice réalisé en son honneur, Allah désigne le vaincu, celui dont le sang coule sous le couteau. Ce crime, pour les musulmans radicaux, est une sorte d’ordalie. Un jugement de Dieu, qui déclare la non-violence chrétienne périmée et sonne l’heure de la violence sacrée, au nom de l’islam.
L’islam (d’après les musulmans) est la dernière des religions, celle qui contient tout le message divin. Message simple : il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah et la terre est donnée aux soumis à Allah. Message efficace, qui produit immanquablement une dialectique par rapport à tout ce sur quoi il se surimpose, que ce soit les cultes non Bibliques, ceux du temps de l’ignorance, que ce soit le culte juif, que ce soit aussi le culte chrétien, qui ose faire de Dieu une victime en Jésus Christ… Pour le Coran, Jésus n’a pas été victime, il n’a pas été crucifié, Allah ne l’a pas permis. Il est le plus fort. D’ailleurs, les chrétiens ont tort de se victimiser. N’ont-ils pas donné le terrain (en 2000) sur lequel a été bâtie la mosquée salafiste de Saint Etienne du Rouvray? Bien fait pour eux! Ce sont des loosers! Des perdeurs professionnels, avec leur Dieu victime. Leur messe, sacrifice de la victime divine, est redevenue, grâce au jeune Adel K et au rituel qu’il a improvisé autour d’un couteau (il n’avait pas d’autre arme sur lui), un sacrifice « normal », le sacrifice des perdants.
Je suis sûr que dans notre monde déchristianisé beaucoup sont justement de l’avis d’Adel K. Oui, les chrétiens nous emm. avec leur sacrifice. Comment peuvent-ils mettre Dieu du côté des victimes ?
Eh bien ! Il me semble que le martyre du Père Jacques est une extraordinaire parabole sur l’histoire qui nous reste à vivre, sur la victoire programmée de ceux qui hurlent « Allah est le plus grand » et sur leur défaite finale. Ces gens confondent les martyrs et les tueurs. Mais leur « réalisme » est inhumain, il est monstrueux. L’Evangile apparaîtra plus que jamais comme la seule alternative à ce Pouvoir absolu des plus violents. « Heureux les doux car ils posséderont la terre ». Le Père Jacques est mort sans un mot, mais il prophétise la victoire du Bien, par la médiation de la souffrance acceptée, le vrai sacrifice, le sacrifice du matin, celui qui annonce un jour nouveau pour l’humanité, enfin prête à reconnaître son incurable violence, et prête à s’en remettre au Christ qui la sauve d’elle-même.

Vu sur : METABLOG, écrit par : Guillaume de Tanouarn

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