( 30 avril, 2016 )

Week-end de la Jeanne : Tous au colloque et au défilé

 COLLOQUE D’ACTION FRANCAISE :

« JE SUIS ROYALISTE, POURQUOI PAS VOUS »

LE SAMEDI 07 MAI

De nombreux intervenants apporteront un éclairage pertinent sur la question de la monarchie ! Réservez votre après-midi, participez, et partagez autour de vous

Je suis royaliste, pourquoi pas vous ? Telle est la question que nous discuterons avec nos invités, des « républicains intelligents » qui ont accepté de confronter leur point de vue avec le nôtre.

Dans un premier temps, nous établirons les constats et l’analyse des causes de la crise du système actuel. L’Homme révolté de 1789 a-t-il accouché d’un Homme libre ? La crise anthropologique est-elle irrémédiable ? Peut-on vivre la « fraternité » dans une société qui a tué le(s) père(s) ? Puis nous tenterons de définir les fameuses « valeurs républicaines » si souvent invoquées mais jamais expliquées. La République a-t-elle trahi les espoirs la Révolution française ? Devons-nous sauver la République ou la France ? Que reste-t-il des « droits de l’Homme » et de la devise républicaine ?

Enfin, nous imaginerons comment restaurer la France. Le changement de régime est-il possible ? Est-il souhaitable ? Le réenchantement de la politique peut-il passer par le retour du Roi ? Un Roi pour quelle monarchie ? Finalement, la monarchie n’est-elle pas la meilleure des républiques ?


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Programme de la journée :

De 14h à 18h : Colloque

Puis à 20h : Banquet d’Action française


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14h, le 7 mai 2016 au Forum de Grenelle, 5 rue de la Croix-Nivert – 75015 Paris

M° Cambronne

Renseignements à contact@actionfrancaise.net et www.jesuisroyaliste.fr

Tarifs :
- Colloque simple : 7€ (adhérents), 10€ (normal), 20 € (soutien)
- Colloque + banquet : 20 € (adhérents), 30€ (normal), 50€ (soutien)

Toute personne arborant une attitude ou une tenue vestimentaire provocatrices se verra refuser l’accès.

 

DEFILE DE JEANNE D’ARC LE DIMANCHE 08 MAI

Chaque année, depuis près d’un siècle, l’Action Française rend hommage à celle qui, par la Divine Providence, a sauvé la France alors que tout semblait perdu.

Rejoignez-nous le 8 MAI 2016 à 10h Place de l’Opera – 75009 Paris.

Famille, amis, connaissances, camarades de classe, d’amphi, collègues, faites les tous venir pour ce grand moment patriote !

 

( 30 avril, 2016 )

Cinquième édition des Jeudis de l’IMRF

A noter

Les  » Jeudis de l’IMRF » se réuniront pour la cinquième fois cette année le JEUDI 10 MARS 2016, à 20h.

Le conférencier en sera le Docteur Jean-Claude HOUDRET qui évoquera « Ambroise Paré, médecin et chirurgien de quatre Rois de France ».

 

Sites du Dr Houdret : www.houdret.comwww.docteurhoudret.com

 

henri-II par JC HoudretLa conférence aura lieu dans la salle paroissiale de l’église Saint Germain l’Auxerrois, 2 Place du Louvre Paris I, et sera suivie d’un verre de l’amitié royale; une participation aux frais sera demandée, pour un montant individuel de 15 euros Le bénéfice de cette conférence ainsi que les dons éventuels seront versés aux œuvres sociales de l’IMRF, Présidées par Madame, Comtesse de Paris.

( 30 avril, 2016 )

Action française & Histoire • Jean-Pierre Fabre-Bernadac : « L’affaire Daudet, un crime politique »

Lu sur « lafautearousseau »

IMG.jpgENTRETIEN. En novembre 1923 éclate « l’affaire Philippe Daudet ». Le fils du célèbre homme de lettres et figure de proue de l’Action française Léon Daudet est retrouvé mort dans un taxi. Un prétendu suicide aux allures de crime politique. Jean-Pierre Fabre-Bernadac, ancien officier de gendarmerie, diplômé de criminologie et de criminalistique, a rouvert le dossier à la lueur de sources nouvelles.

ROPOS RECUEILLIS PAR RAPHAËL DE GISLAIN

LE 24 NOVEMBRE 1923, BOULEVARD MAGENTA, PHILIPPE DAUDET EST RETROUVÉ AGONISANT DANS UN TAXI. QUE S’EST-IL PASSÉ EXACTEMENT CE JOUR-LÀ ?

Il y a deux choses importantes à rappeler à propos de Philippe Daudet pour comprendre ce qui s’est effectivement passé. Le jeune homme avait une grande admiration pour son père et il avait tendance à faire des fugues. Agé de 15 ans lors des faits, il avait l’âme excessivement romanesque, exaltée. Juste avant sa mort, il essaie de partir pour le Canada. Mais une fois au Havre, il s’aperçoit qu’il n’ira pas plus loin…Dès lors, comment revenir chez lui sans subir les foudres de ses parents ? Comment faire pour que cette nouvelle fugue ne déçoive pas trop son père ? Dans son esprit, il s’agit d’être à la hauteur ; son grand-père Alphonse est un immense écrivain et son père Léon une figure royaliste brillante et redoutée. Comme il sait que les anarchistes ont déjà essayé de tuer son père un an plus tôt, il se dit qu’un acte de bravoure, qui consisterait à révéler la préparation d’un nouveau complot pourrait faire oublier cette fugue… De retour à Saint-Lazare, il se rend donc au Libertaire, journal qui hait Léon Daudet, pour infiltrer les cercles anarchistes. Il tombe dans un panier de crabes parce que le milieu est complètement infiltré par la police politique. Avec son air de bourgeois et son projet fumeux d’assassinat de haute personnalité, Philippe Daudet n’a pas dû faire illusion très longtemps. Son identité certainement devinée, on l’envoie vers un libraire, un certain Le Flaoutter, indic notoire, et son sort bascule. La Sûreté générale, l’organe de la police politique, est prévenue, onze hommes débarquent pour arrêter le jeune homme… qui est retrouvé mort dans un taxi.

LA THÈSE OFFICIELLE CONCLUT À UN SUICIDE. VOUS MONTREZ QU’ELLE EST COUSUE DE FIL BLANC…

En effet, les incohérences se succèdent. Philippe Daudet a récupéré chez les anarchistes un « 6.35 ». Il tenait-là la preuve de son courage vis-à-vis de son père. Pourquoi ne rentre-t-il pas chez lui à ce moment-là ? Par ailleurs, il était extrêmement croyant et on ne comprend pas ce geste de suicide – un péché absolu -, d’autant qu’il était heureux chez lui même s’il aimait l’aventure. En reprenant le dossier – j’ai pu accéder aux archives nationales de la Police et à l’ensemble des documents de la famille Daudet -, les partis pris de l’enquête m’ont sauté aux yeux. Des témoignages fondamentaux sont écartés, des pistes ne sont pas exploitées et les conclusions sont pour la plupart approximatives. Le « 6.35 » qui a donné la mort au jeune homme n’est manifestement pas celui retrouvé, vu qu’aucune balle ne s’est chargée dans le canon après le coup de feu comme elle aurait dû le faire automatiquement ; la douille réapparaît dans le taxi dix jours après le drame au moment de la reconstitution, alors qu’il avait été soigneusement nettoyé ; aucun des onze policiers postés spécialement ne voit Philippe Daudet entrer ou sortir de la librairie, les horaires ne concordent pas, etc.

DANS QUEL CONTEXTE IDÉOLOGIQUE S’INSCRIT ETTE DISPARITION ?

Marius Plateau, le secrétaire général de l’Action française, a été tué de 5 balles un an auparavant par Germaine Berton, une anarchiste. À l’issue d’un procès absolument inique, la meurtrière est acquittée… Le contexte est donc extrêmement tendu. Des élections approchent, qui vont être gagnées par la gauche. Poincaré, qui a eu un lien amical avec l’Action française pendant la guerre – il sait le nombre de soldats et d’officiers qui ont été tués dans ses rangs – change son fusil d’épaule lorsqu’il voit que sa carrière est en jeu. Une tension sous-jacente vient du fait que l’Action française essaie de se rapprocher par le cercle Proudhon du mouvement ouvrier. Cela fait peur au pouvoir. On craint qu’une forme de national populisme ou monarchisme ne s’installe, d’autant que les scandales comme Panama ou le trafic des légions d’honneurs n’ont fait que discréditer la classe politique. Il faut bien voir que les tranchées ont donné naissance à une fraternité nouvelle considérable entre des français d’horizon divers. Le bourgeois et l’ouvrier ont maintenant un point commun : ils ont risqué leur peau de la même manière. Le fascisme, et d’une certaine façon, le national-socialisme sont nés de ce même élan à l’époque. Cette union qui bouleverse les classes effraie et on veut y mettre un terme à tout prix.

DANS CE CLIMAT, POURQUOI ABATTRE LE FILS DE DAUDET ?

Disons que, parmi les personnalités de l’Action française, mouvement qui suscitait une inquiétude grandissante, Léon Daudet avait des enfants et que Maurras n’en avait pas… Philippe, avec ce caractère éloigné des réalités, était quelqu’un de facilement manipulable. Voir cet enfant se jeter dans la gueule du loup était une aubaine pour des adversaires politiques. Je ne pense pas qu’il y ait eu de préméditation. Je ne crois pas qu’on ait voulu le tuer au départ mais que les circonstances ont conduit la Sûreté générale à le supprimer, lorsqu’elle a su qui elle tenait… Les Daudet étaient des sanguins ; il est possible que, se sentant démasqué, Philippe se soit rebellé, qu’un coup de feu soit parti et que l’on ait voulu maquiller les choses en suicide… On y a vu le moyen d’ouvrir une brèche et d’affaiblir l’Action française, qui bien sûr était visée in fine.

IL Y A AUSSI CET INCROYABLE PROCÈS POLITIQUE CONTRE LÉON DAUDET…

C’est la cerise sur le gâteau. Le père vient de retrouver son fils mort dans un taxi. Il fait un procès au chauffeur et voilà qu’il se retrouve condamné à cinq mois de prisons ! Il faut bien saisir la perfidie de ce jugement, à travers lequel on a opposé de façon fictive un père et un fils, salissant la réputation de l’un et la mémoire de l’autre. Les anarchistes n’ont cessé de répéter au cours du procès que Philippe était des leurs, ce qu’il n’a bien sûr jamais été. Lorsque l’on sait que les anarchistes étaient à l’époque le bras armé de la République, la manoeuvre est particulièrement écoeurante. Léon Daudet va finir par se rendre, mais l’histoire ne s’arrête pas là. Grâce au détournement des lignes téléphoniques du ministère de l’intérieur par une militante de l’Action française, il parvient à s’évader d’une façon rocambolesque. Après quoi il est contraint de se réfugier plusieurs années en Belgique…

UNE TELLE AFFAIRE POURRAIT-ELLE SE REPRODUIRE AUJOURD’HUI ?

Le pouvoir donne tous les moyens pour agir en cas de menace. Je crois qu’évidemment de tels évènements pourraient se reproduire aujourd’hui et qu’ils ne sont pas l’apanage d’une époque. Depuis 1945, les disparitions troubles d’hommes proches du pouvoir n’ont pas cessé – on en compte au moins trois. La police politique n’a pas disparu, elle est inhérente à la République. 


À LIRE : ON A TUÉ LE FILS DAUDET, de Jean-Pierre Fabre-Bemardac, éditions Godefroy de Bouillon, 265 p., 26 euros.

( 29 avril, 2016 )

Crash d’un avion malaisien en Ukraine – « Le vol MH17 abattu par un avion de chasse ukrainien », selon un documentaire de la BBC

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Vu sur le blog « Le Réveil Français » :

Vu sur : RTL Info, écrit par : Agence Belga
La vérité se fraye toujours un chemin, les élucubrations des propagandistes occidentaux et autres agitateurs de mauvaise augure n’y pourront rien. Rappelons que l’Ukraine a toujours refusé de donner les enregistrements de la tour de contrôle de Dniepropetrovsk et que l’enquête néerlandaise aura mis plus de 15 mois à rendre des conclusions bancales sous les pressions alors que les premiers résultats avaient été classés « secret défense ». Le régime de Kiev aura montré à nouveau son grand cynisme, un régime qui a déjà le sang de milliers de russophones du Donbass et de centaines d’autres sur le territoire de l’Ukraine qui n’acceptent pas la révolution brune du Maïdan.

 

Krash-Ukraine

(Belga) Le vol MH17 de la Malaysia Airlines n’a pas été abattu par un missile sol-air BUK, comme cela a souvent été présenté, mais bien par un avion de chasse ukrainien, à en croire les conclusions d’un documentaire de la chaîne britannique BBC, qui sera diffusé la semaine prochaine. Tous les passagers de l’avion, la plupart des Néerlandais, et les membres d’équipage, soit 298 personnes, avaient perdu la vie dans l’explosion de ce Boeing 777 au-dessus de l’est de l’Ukraine le 17 juillet 2014.
Une « nouvelle preuve » que l’avion a potentiellement été abattu par un avion de combat ukrainien est apportée par le documentaire. Une autre théorie évoquée est celle de deux bombes se trouvant à bord dans le cadre d’une « opération terroriste » soutenue par la CIA. Des témoins oculaires avaient à l’époque affirmé avoir aperçu plus d’un avion dans les airs le jour du crash. L’une des cent personnes interrogées dans le documentaire assure avoir vu comment le Boeing avait été abattu par deux jets, dont l’un avait visé le cockpit afin d’éliminer l’équipage. L’émission donne également la parole au détective privé Sergey Sokolov, qui, avec son équipe de plus de cent hommes, a examiné le site de la catastrophe et n’y a pas trouvé la moindre trace d’un missile BUK. D’après lui, le crash du vol MH17 est le travail de la CIA, en collaboration avec les services secrets ukrainiens. Cette opération avait, selon lui, pour but de miner la réputation de la Russie – désignée le jour-même des faits comme responsable de la catastrophe – afin de lui imposer un régime de sanctions, de montrer au monde que la Russie est un « pays barbare » et de franchir une nouvelle étape dans son encerclement par l’Otan. (Belga)
( 29 avril, 2016 )

Marion Maréchal-Le Pen : pour en finir avec le cléricalisme républicain…

Lu sur « boulevard Voltaire » ce commentaire très intéressant

 

Il paraît que Marion Maréchal-Le Pen se rendrait bientôt à un colloque de l’Action française. Et alors ?

Dans les années 90, en introduction de son essai, Ni droite, ni gauche, Français !, un certain Samuel Maréchal, alors directeur du Front national de la jeunesse, rappelait cette phrase de Jean-Jacques Rousseau : « La république, c’est la res publica, la chose publique. En ce sens, la monarchie est aussi une république. »

Plus de vingt ans après, comme aurait dit Alexandre Dumas, la petite Marion Maréchal-Le Pen, élevée par qui vous devinez, remet aujourd’hui les pendules à l’heure quand, interrogée par nos confrères de i>Télé, elle explique : « J’appartiens à une génération un peu saoulée par les valeurs de la République qu’on sert en permanence et dont on ne sait pas ce qu’elles recouvrent, ce qui évite d’aller au fond des idées. »

La petite peste blonde prise en délit de récidive ? Oui, car récemment, dans l’excellente revue Charles, elle affirmait déjà : « La France n’est pas que la République ; la République, c’est un régime politique. Je ne comprends pas cette obsession pour la République. Pour moi, la République ne prime pas sur la France. »

Ayant été plus qu’impliqué dans la rédaction de l’ouvrage plus haut évoqué, je me permettrai, quitte à employer ce « je » définitivement haïssable, de rappeler une récente discussion avec un républicain d’envergure et ministre mitterrandien de haute volée, Roland Dumas. Thème de la causette ? France et République, les deux à la fois et dans quel ordre ?

Je cite de mémoire, car c’était un peu du « off », mais je connais assez bien l’homme pour savoir qu’il ne m’en voudra pas : « Bien sûr que la France a précédé la République. Après, quand la France est-elle née ? Baptême de Clovis ? Fête de la Fédération ? 14 juillet 1789 ? Et avant ? Vercingétorix ? Nos ancêtres gaulois ? Vaste débat… » Débat auquel Marion Maréchal-Le Pen apporte sa modeste contribution, ne serait-ce qu’en permettant qu’on puisse, enfin, tant qu’on en a le droit, débattre de la question.

Après, laissons nos opinions au vestiaire. Et concentrons-nous sur les faits. Pacte républicain ? OK. Mais signé quand et par qui, sachant qu’il faut être au moins deux pour signer un contrat, même en cas de divorce. Qui sont ces « deux », donc ? Valeurs républicaines ? Pourquoi pas. Mais lesquelles ? La méritocratie élitiste des hussards noirs de la République ou la tyrannie « elgébétiste » de Caroline Fourest et le déballage mammaire des Femen ? La loi sur la préférence nationale à l’embauche, votée à l’instigation de la CGT, de Roger Salengro et de Léon Blum ? Ou la guignolade, tout aussi républicaine, finalement, de SOS Racisme ayant consisté à dresser Français de branche contre Français de souche, ou l’inverse ?

D’un point de vue historique, on se contentera de noter que la « République » – avec un « R » majuscule et entre guillemets, SVP –, ne représente finalement pas grand-chose dans une histoire française se comptant en dizaines de siècles. Soit deux cents ans tout au plus, soit une infime période ayant vu se succéder cinq républiques (six en comptant celle de Vichy), le retour de trois rois qui ne savaient plus trop bien où ils habitaient, et deux empires dont le legs juridique et historique mériteraient largement d’être revus à la hausse.

Il paraît que Marion Maréchal-Le Pen se rendrait bientôt à un colloque de l’Action française, et que cela ferait grand bruit, jusqu’au sein même de son propre parti. Et alors ?

Traditionnellement partisan de l’alliance du trône et de l’autel, du sabre et du goupillon, c’est-à-dire à la fois de droite et de gauche et même parfois d’ailleurs, je ne peux qu’approuver.

Il est possible que je ne sois pas le seul.

( 21 avril, 2016 )

« La France va mieux »… Ah bon ?

lu sur le blog de Jean-Philippe CHAUVIN

 

Le président Hollande est un éternel optimiste : « la France va mieux », déclare-t-il à la télévision devant un auditoire restreint et peu réceptif, au moment même où quelques centaines de manifestants s’en prennent à des vitrines et à des voitures sans pouvoir atteindre l’Élysée, centre illusoire d’un Pouvoir qui ne l’est pas moins devenu.

Cela prêterait évidemment à sourire si la situation n’était pas si grave : le chômage, dans sa version dure, touche près de 4 millions de personnes directement mais bien plus si l’on s’intéresse aux familles et aux communes affectées ; les paysages de France sont chaque jour un peu plus dévastés, dans les campagnes, sur les littoraux (et cela malgré les lois de protection du littoral qui, parfois, semblent peu appliquées quand de gros enjeux financiers sont en jeu), mais aussi autour et au centre des villes, comme à Rennes, de plus en plus livrée à certains promoteurs immobiliers sans grands scrupules ; l’agriculture française est considérée par les politiques comme un problème quand elle devrait être vue, d’abord, comme une grande chance pour la France, pour se nourrir et aménager les territoires, et non pour remembrer ou « violer la nature » comme le fait le productivisme actuel ; le monde, par une mondialisation incontrôlée, est devenue, en de multiples lieux et jusqu’au cœur de nos vies, une véritable poudrière…

 

Aussi, dire que « la France va mieux » relève de la langue de bois ou de l’aveuglement, ou des deux à la fois, ce qui n’est guère rassurant : en paraphrasant André Pousse, « le déni, à ce point-là, ça devient gênant »… Il est vrai que la campagne présidentielle de 2017 a déjà commencé et que l’actuel locataire de l’Élysée se verrait bien entamer un second bail de cinq ans, quitte à tordre un peu le bras aux réalités en espérant, malgré les mauvais sondages (mais « sondage n’est pas suffrage », dit-on), apparaître comme le recours face à Marine Le Pen, donnée comme forcément qualifiée pour la phase finale de la présidentielle.

M. Hollande ment, bien sûr, mais je ne me réjouis ni de ce mensonge ni de la réalité : je souhaite de tout mon cœur que la France aille mieux et que la phrase du président, malheureuse aujourd’hui, devienne une nouvelle réalité. Encore faudrait-il en prendre les moyens et ne pas se perdre en rodomontades idéologiques et ridicules : mais, et c’est le vice de cette République qui se veut la cinquième, la magistrature suprême de son État reste prisonnière des féodalités qui la font et, désormais, la fondent, par le biais d’une compétition présidentielle aux mains des grands partis et des puissances d’argent, adoubées par l’Union européenne malgré nombre de scandales et « d’alertes citoyennes », vite enterrées sous le flux des informations suivantes…

En cette année électorale, il faudra bien, en définitive, poser la question, la grande question de l’État et de son sens, de sa magistrature suprême : bien sûr, les royalistes devront se faire entendre dans un concert qui ne leur est pas ouvert, et cela « par tous les moyens, même légaux ».Car il ne se fera rien de grand ni de juste en politique si l’on laisse l’éternel jeu de rôles de la République et de son élection-reine étouffer toute alternative – et toute parole dissidente – à ce qui constitue, encore et toujours, le « désordre établi » : la France mérite mieux, décidément, que la République… Elle mérite et elle nécessite mieux que la République pour que l’on puisse dire, le plus rapidement et le plus heureusement possible : « la France va mieux » !

Jean-Philippe CHAUVIN

 

( 20 avril, 2016 )

Le mammouth est un cancre… et un cancre jaloux !

lu sur « lafautearousseau »

 

On savait l’Éducation nationale une machine aux piètres performances scolaires, mais voilà qu’au pays de l’égalité proclamée, les inégalités scolaires progressent à grands pas. Et, pendant ce temps, le commissaire Vallaud-Belkacem entend bien mettre au pas l’enseignement hors contrat. « Nous avons échoué, continuons, mais surtout empêchons ceux qui pourraient réussir d’exister ! » Une logique typiquement soviétoïde.

Le niveau : de Pisa en Pisa

Tous les trois ans, le programme PISA évalue les élèves de 15 ans (un échantillon de plus de 500 000 élèves a été testé) dans le monde. Sur 65 pays comparables, la France a encore reculé : elle figure au 25e rang de la dernière enquête (2013). Dans ce classement, l’Asie domine en sciences. Pour la compréhension écrite, Shangaï, Hong-Kong et Singapour se disputent les premières places. Parmi les pays en tête, les Pays-Bas, la Suisse, mais aussi la Pologne, le Mexique et Israël sont aussi assez bien placés. Dans les critères de performance, on aura noté que la taille des classes importe peu (cf. la revendication des syndicats sur le nombre des élèves), les systèmes éducatifs les plus performants mettent l’accent sur la sélection et la formation des enseignants. Ce qui compte aussi, dit le rapport, c’est l’empathie qui se crée entre professeurs et élèves.

Cela passe par l’autorité, car il ne peut y avoir de bon rapport avant l’exercice de la discipline mais après (note de l’auteur). Le rapport établit aussi que, en France, la corrélation entre le milieu socio-économique et la performance est bien plus marquée que dans les pays de l’OCDE. Bref, si l’on appartient à un milieu défavorisé… on connaît la suite. Le pays de l’égalité, valeur affichée tel un oxymore au fronton de nos monuments, est aussi le pays de l’hypocrisie, où politiciens et pédagomanes continuent d’appliquer des méthodes pour lutter contre cette inégalité, méthodes qui se sont révélées justement préjudiciables aux plus défavorisés. Lecture globale, autodictée, pédagogie de la non-contrainte et tout le cortège des élucubrations des pédagomanes des années 70 dont P. Bourdieu fut le gourou.

Quand l’UNICEF enfonce le clou

Et voila que ce mois d’avril 2016 vient nous apporter un nouveau dossier à charge contre l’EN. L’Unicef nous apprend que la France est un cancre en matière d’égalité scolaire : 35e sur 37 pays à haut revenu, de quoi faire rougir de honte nos ministres. Que nenni ! Sans doute, se consolent-ils en se disant que nous devançons… la Belgique (36e) et que ceci n’a rien à voir avec Molenbeek, quoique… Plus intéressant encore, le rapport montre que les écarts scolaires ne sont pas proportionnés aux écarts de revenus. En effet, dans les catégories les plus défavorisées, l’écart de revenu entre les enfants les plus pauvres et les enfants moyens est faible, l’impact des politiques de transfert sociaux jouant largement. Autrement dit, la vieille lune marxiste de la pauvreté ne saurait être invoquée en l’occurrence, mais bien encore une fois l’abandon forcé de l’élitisme républicain par la massification éducative.

Réduire la concurrence faute de pouvoir s’améliorer

Les progrès du hors-contrat étaient importants depuis quelques années à juste mesure, d’une part, de l’effondrement de l’école publique et, d’autre part, des tentations d’alignement idéologique (ses performances n’étant pas en cause) de l’enseignement sous contrat. Le pouvoir s’inquiète de ce progrès du hors-contrat. Pour lutter, il mise sur ses moyens : le contrôle matériel et le contrôle idéologique. Il ne pouvait pas, dans l’état de faiblesse budgétaire où des décennies de déficit l’ont mis, supprimer l’avantage fiscal aux associations qui président aux fondations d’écoles. Il a donc décidé de se porter sur l’autorisation d’ouverture, ayant déjà, par le biais normatif, (la norme outil de répression ?) tenté d’enrayer le phénomène. Mais là où l’hypocrisie du commissaire en jupon est totale, c’est qu’elle s’inquiète de la montée des écoles… salafistes « contraires aux valeurs de la République ». Le concept de valeur de la dite-ministre n’étant pas défini, on peut y mettre à peu près ce qu’on veut. Et l’on peut s’étonner que le gouvernement montre un si grand empressement à combattre « l’extrémisme musulman » qu’il a laissé s’installer partout sur le territoire de la République en question. 36 établissements privés musulmans, dont quatre sous contrat.

L’ouverture d’un établissement privé hors-contrat relève du régime déclaratif, demandes déposées auprès du maire, du procureur du préfet et du recteur, il peut y être fait opposition « dans l’intérêt des bonnes mœurs ou de l’hygiène » Parce que, bien entendu, la dite-hygiène et les bonnes mœurs sont reines dans l’Éducation nationale ! Insupportable prétention de l’Etat, disait Taine, à se faire l’éducateur de la nation, une imposture ! Voila maintenant que quatre inspecteurs généraux sont diligentés pour travailler sur le hors-contrat : « la liberté de l’enseignement ne connaît qu’une limite : le respect de valeurs de la République ». Mais qu’on nous dise, enfin, ce que sont ces valeurs qui, en l’espèce, deviennent des instruments de contrôle de type totalitaire, ce que l’on savait un peu déjà.

Dans les chiffres les établissements hors-contrats catholique (ou israélites) sont d’un nombre à peu près comparable aux établissements musulmans, et s’il ne faut pas sous estimer le risque, on ne saurait accepter, de l’État, la restriction des libertés… Surtout lorsqu’il doit balayer devant sa porte concernant ses propres performances dans le système monopolistique démontrant qu’il faut en finir avec ce cancre-là ! 

( 19 avril, 2016 )

Algérie : l’heure de vérité approche pour le clan Bouteflika


Communiqué de Bernard LUGAN (contact@bernard-lugan.com)

La visite que le Premier ministre français, M. Manuel Valls, vient d’effectuer à Alger, fut l’occasion de constater ce que les lecteurs de l’Afrique Réelle n’ignoraient pas, à savoir que l’Algérie est « dirigée » par un président moribond.

Depuis son accident vasculaire cérébral survenu le 27 avril 2013, Abdelaziz Bouteflika, paralysé, sourd et quasiment muet, n’apparaît plus en public que très rarement, et sur un fauteuil roulant. Ses trois frères, sa sœur -tous quatre conseillers à la présidence-, et leurs affidés, savent qu’ils vont vivre des moments difficiles dans les heures qui suivront son trépas. Il ne doit donc pas mourir tant que les clans qui, dans l’ombre, dirigent l’Algérie, ne seront pas parvenus à un accord permettant une succession contrôlée.

Acculée, l’équipe au pouvoir a épuré l’armée au profit du général Ahmed Gaïd Salah, chef d’Etat-major et vice-ministre de la Défense. Est-ce pour autant un gage de survie ?

Il est permis d’en douter car, lesquels parmi les généraux, notamment chez les nouvellement promus, voudront en effet apparaître liés aux profiteurs du régime quand la rue grondera dans un dramatique contexte économique et social aggravé par l’effondrement du prix des hydrocarbures[1] ? L’Odjak des janissaires[2] pourrait alors être tenté de se refaire une « vertu » à bon compte en donnant au peuple la tête de Saïd Bouteflika et celles de ses proches, avant de placer l’un des siens aux commandes.

En Algérie, l’agonie présidentielle avec les mensonges et les tractations qui l’entourent, est ressentie comme une humiliation nationale. De plus en plus nombreux sont donc ceux qui demandent l’application de l’article 88 de la Constitution qui permet de constater la vacance du pouvoir. Pour l’entourage du président Bouteflika, la situation est donc devenue intenable

Quant à la France, sorte de vaisseau ivre tanguant entre repentance et ethno-masochisme, son président a soutenu l’aberrant quatrième mandat d’un Bouteflika grabataire, espérant ainsi acheter la paix sociale dans les banlieues. Cette mise en dhimmitude mentale ne l’empêchera cependant pas de subir  directement les conséquences des évènements majeurs qui risquent de se produire bientôt en Algérie. Peut-être même à court terme.

Bernard Lugan

13/04/2016

[1] Voir à ce sujet les dossiers consacrés à cette question dans les numéros de mai, de juillet, d’août et d’octobre 2015 ainsi que les numéros de l’année 2016  de l’Afrique Réelle.

[2] Commandement des Janissaires. Lire ici l’Etat-major de l’armée.

( 13 avril, 2016 )

Vous avez dit liberté de la presse ? Voici un avis américain qui est un brûlot !

Lu sur « lafrancearousseau »

Rédacteur en chef du New York Times, lors d’un banquet – le 25 septembre 1880 – John Swinton se fâche lorsque quelqu’un propose de boire « à la liberté de la presse ». On méditera sa réaction, ses propos iconoclastes au regard du médiatiquement correct. Un brûlot. Et les lecteurs de Maurras rapprocheront ce que dit ici John Swinton de ce qui était exposé vingt-cinq ans plus tard dans l’Avenir de l’intelligence sur la condition des intellectuels de l’ère démocratique. Certes, la dite condition ne s’est pas améliorée, à l’exception de cette sorte particulière de liberté de publication que ménage Internet, où tout paraît à volonté. A satiété. Le meilleur et le pire, dans un grand désordre. LFAR

 

NewYorkTimes.jpg« …Il n’existe pas, à ce jour de l’Histoire du monde, en Amérique, de presse indépendante. Vous le savez et je le sais.

Il n’y en a pas un seul parmi vous qui ose écrire ses franches opinions et si vous le faisiez, vous savez très bien qu’elles ne elles ne seraient jamais imprimées.

On me paye chaque semaine pour que je garde mes franches opinions hors du journal pour lequel je travaille. Vous autres aussi vous percevez des salaires pour la même chose  et celui d’entre vous qui serait assez fou pour écrire ses franches opinions se retrouverait dehors, dans les rues, à chercher un autre travail. Si je laissais mes franches opinions apparaître sur une édition de mon journal, avant vingt-quatre heures mon emploi se serait envolé.   

Le travail du journaliste est de détruire la vérité, de mentir sans limite, de pervertir, d’avilir, de ramper aux pieds de Mammon, et de vendre son pays et sa race pour son pain quotidien. Vous le savez et je le sais. Alors qu’est-ce que c’est-ce que cette folie de vouloir porter un toast à l’indépendance de la presse ? 

Nous sommes les outils et les vassaux des puissants et des riches, qui sont derrière la scène. Nous sommes leurs marionnettes, ils tirent les ficelles et nous dansons. Nos talents, nos facultés et nos vies sont la propriété d’autres hommes. Nous sommes des prostitués de l’intellect.

Tout cela vous le savez aussi bien que moi .»  ♦

 

[Source : Labor's Untold Story, de Richard O. Boyer et Herbert M. Morais, publié par  United Electrical, Radio & Machine Workers of America, New York, 1955 - 1979)]

( 12 avril, 2016 )

Condamnation pour racisme anti-blanc : une victoire de principe de l’AGRIF

            Le 29 mars 2016, la Cour d’Appel de Lyon a condamné à trois mois de prison ferme le dénommé Hakan O., alourdissant ainsi la peine prononcée en première instance, pour injures à caractère racial, prononcées lors d’une altercation dans un TER en 2014 avec un usager qui s’interposait dans un contrôle de billet tournant mal. « Sale Français, sale blanc » ont été les mots adressés au plaignant. La singularité de ce procès en appel est qu’il est d’une part l’un des rares à reconnaître enfin l’effectivité du racisme anti-français et anti-blanc, réalité occultée avec obstination par la classe politico-médiatique, et que d’autre part la LICRA s’est portée partie civile, « pour la seconde fois dans ce type de dossier », précise son communiqué sur www.licra.org.

Si l’on peut se réjouir du fait que des magistrats soient enfin obligés de reconnaître et condamner comme l’exige la loi les faits, pourtant innombrables et incontestables depuis des décennies, de racisme anti-français et spécifiquement anti-blanc, les contorsions rhétoriques de la LICRA pour justifier son implication ne peuvent que susciter un sourire tristement ironique : depuis l’origine, la LICRA, avec d’autres associations, a été l’incarnation du pseudo-antiracisme à sens unique, c’est-à-dire du processus de culpabilisation incessant des Français en tant que Français et spécifiquement des Français de souche, supposés racistes, donc coupables, et jamais reconnus comme victimes potentielles d’un racisme qui viendrait, ô scandale, d’immigrés ou d’étrangers, exempts par on ne sait quel miracle ontologique du péché de haine raciale. Plus de trente ans après la création de l’AGRIF, après les campagnes et procès que nous avons menés, parfois vilipendés, pour ce qui n’était qu’une exigence de justice élémentaire que nous étions pourtant les seuls à réclamer, la LICRA semble découvrir la réalité de la France actuelle et les joies du « vivre-ensemble » rabâché en proportion de son inexistence. A quoi doit-on ce timide et tardif revirement ? Peut-être à certaines influences, décillées par le cruel retour au réel. Le fait est que la LICRA entend ménager la chèvre et le chou : « Si le racisme  anti-blanc est un phénomène relativement marginal au regard des autres formes de racisme ou de l’antisémitisme, il doit en revanche faire l’objet de la même rigueur et de la même réprobation ». Reconnaître une réalité, certes, mais la minimiser, correction idéologique oblige. « La récupération de ce type d’affaire, par l’extrême-droite ou par des officines communautaristes, répond évidemment à une volonté d’instrumentalisation politique qui ne doit en rien empêcher le combat antiraciste ». Nous aurons l’élégance d’y voir, outre une piteuse tentative de concilier le dogmatisme idéologique et la nécessité du réel, un hommage du vice à la vertu : où donc est l’extrême-droite dont il est question ? De quelles officines parlent-ils ? Qui instrumentalise de manière éhontée la question du racisme depuis bientôt quarante ans ?

Cette mauvaise foi n’empêchera pas l’AGRIF de se réjouir d’une victoire judiciaire sanctionnant les coupables d’un racisme tout aussi intolérable que les autres, racisme qu’elle a été la première et très longtemps la seule à combattre.

Pierre Henri

Pôle communication de l’AGRIF

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