( 4 mars, 2016 )

Intervention de Paul LUPORSI le 31 Janvier 2016

Chers amis,

 

 

Cette année encore j’ai longtemps séché devant la page blanche pour préparer ce topo, qu’avais-je à vous dire alors que je n’avais qu’une envie celle de me taire, de boucher mes oreilles pour ne pas entendre la cacophonie des informations et la bêtise des réseaux sociaux, fermer mes yeux pour ne pas voir les images monstrueuses véhiculées par les médias, comme ce futur documentaire que claude Lanzmann produit pour FR3 intitulé Salafistes où il étale avec complaisance les crimes des djihadistes.

Ah ne pas entendre ces discours creux des tenants de ce régime, les rodomontades d’un Hollande en perdition, « nous allons abattre Daesch, nous vaincrons parce que je le veux » en agitant mollement ses petits bras dodusde gauchiste des beaux quartiers ou de son faire valoir hystérique Manuel Vals qui ne croit même plus en la voix de son maître. Et croyez vous qu’en face ce ne sont pas les mêmes menteurs, écornifleurs, les mêmes escrocs ?

Y a-t-il une résistance ? Nous ? Je voudrais bien y croire. Mais face à la meute hurlante des ennemis de notre Pays le fait d’avoir raison reste vain et inopérant.Je vous parais iconoclaste ou pire défaitiste, mais montrez moi une avancée de la cause Royale dans ce foutu pays rongé par toutes les vermines, en particulier celles du politiquement correct qui nous bâillonne. Nous surveillons chaque mot que nous prononçons, des oreilles ennemies nous  écoutent, les murs ont des oreilles disait-on dans les années de guerre. Quand on voit les précautions oratoires, les circonvolutions alambiquées que prend un Fienkelkraut pour pouvoir éviter le couperet de la HALDE ou ne passe faire dénoncer par les antiracistes professionnels, on comprend à quel point de dictature féroce tous les français sont soumis.

Avec le bâillon un autre fléaumenace notre être national et ce sont deux morts de ce mois de janvier qui m’y font penser. Et le premier c’est Michel Delpech, oh ce n’était pas un saint, il est passé par moments de doute, d’erreurs, mais il a toujours représenté une France paisible, une  France pacifiée. Sa discrétion loin du tohu-bohu médiatiqueétait remarquable et c’est lui qui déclare quand on lui annonce son cancer : »Je porte ma croix et je découvre que c’est le secret de la joie. » Il avait pour ami Gustave Thibon, oui il représentait une France qui déjà se mourrait comme il le chantait « petit pays qui peu à peu n’est plus qu’une petite tache bleue perdue sur la mappemonde. » Il est né au ciel comme disent nos frères orthodoxes.

L’autrec’est David Bowie, j’aimais sa musique, mais force est de constater les éloges un peu tropdithyrambiques que lui a réservé la presse unanime : il avait tout pour combler l’homo festivus comme disait Philippe Murray : la beauté, l’allure androgyne, sa bisexualité, il était fabuleusement décadent à l’image de nos sociétésrepues de fêtes et d’excès.

Pourquoi opposer ces deux hommes ?parce que le premier nous rappelle  ce que disait Freud : « la fête est un excès autorisé » quoi que je trouve que Freud est un peu restrictif, le second représente la jacqueslanguerie, la fête de tout, pour tout, soyons festifs autre forme de dictature, douce certes, mais paralysante qui agit comme une drogue qui n’est en fait qu’une pornographie.

Car comme trop d’impôt tue l’impôt, le festif tue la fête qui est rassemblement et partage donc l’expression d’une communauté et non la libération débridée de l’indétermination, indétermination des sexes, indétermination des races, multiculturalisme délétère, gay-pride permanente. Ces nouveaux libérateurs qui veulent extirper le machisme, l’homophobie, la misogynie, ces grandes prêtresses du féminisme exacerbé, ces partisans du mariage gay, sont complètement pris de court quand en plein milieu de leur orgiedes fous sanguinaires massacrent 130 personnes un 13 novembre 2015, alors que le terrorisme à Paris, comme à New York n’est quel’excroissance pustuleuse de leur occident putride qui a renoncé à l’histoire,pour jouir de l’instant ce qui est quand même plus favorable à l ‘économie mondialisée, vous ne croyez pas ?

Mais à travers ces tragédies c’est justement l’histoire qui leur revient dans la figure avec le visage hideux de la mort. Ils ne comprennent pas, ni à gauche, ni à droite, que leur modernité sombre corps et biens etce n’est pas la république auprès de laquelle ils pensent trouver un refuge pour conjurer leur peur, qui , même si elle se pare d’un semblant d’autorité mollassonne et brouillonne, n’est que du vent, un vent mauvais comme dit le poète qui se renforce de tous les bains de sang qui jalonne son histoire depuis 223 ans, la terreur, l’assassinat du Roi, le génocide de la Vendée, les guerres révolutionnaires, les révolutions sanglantes qui accompagnent les soubresauts des républiques successives, les guerres, l’hécatombe de 14 et je passe sous silence les crimes de la milice et de la libération.

Parce qu’il faut du sang pour abreuver les sillons républicains qu’ils soient de droite, de gauche, ou adeptes d’un République  musclée.

Mais la république qu’est ce que c’est ? C’est un journaliste Corse qui nous dit ce qu’elle est, je cite : » Avec elle, la Corse, la République ne fut jamais bonne fille, tout occupée à instaurer un régime égalitaire et impersonnel où, un citoyen français ne doit pas savoir où il est né… la république ne doit pas masquer la France. » et plus loin jean François Marchi assène : »certains mâchonnent ce concept comme s’il s’agissait d’un chewing-gum  magique, habile à soigner tous les maux de l’âme. Mais cette panacée ne suffit pas…. Aujourd’hui où est-elle, la France, déguisée en « république » introuvable sauf pour les migrants. » Et son article dans le journal de la Corse, qui est le doyen de la presse européenne puisque créé en 1817 continue en parlant de la Corse : »sous la République on a tenté de l’assassiner et de la convertir. La convertir ? Oui à cette religion dite républicaine qui exige que soit répudiée toute histoire intime, familiale  ou nationale, pour adopter la vulgate républicaine du vainqueur. La république ne serait-elle qu’une religion et un langage ? »Tout à l’heure je vous ai paru douter de notre combat mais cet article m’a redonné une certaine confiance. Il semble que nous ne sommes pas les seuls, il y en a d’autres qui certes ne nous rejoindront probablement pas…. On est passé à côté de tant de têtes brûlée.il faut leur laisser leur liberté, on n’emprisonne pas dans un système un Jean Baudrillard, un Philippe Murray et tant d’autres, mais il faut avoir l’humilité de les découvrir et de marcher en même temps qu’eux, de diffuser leur pensée qui participe à la destruction de cette idée folle de république et alors peut-être  les lys refleuriront.

Paul LUPORSI

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