( 27 mars, 2016 )

Alain de Benoist : Face au prochain krach financier, les États seront impuissants

tiré de « lafautearousseau »

Alain de Benoist donne ici son analyse de la situation actuelle, économique et financière, de notre univers postmoderne [Boulevard Voltaire – 24.03]. Elle le conduit à envisager la perspective d’un krach voire d’une catastrophe mondiale prévisibles à plus ou moins court terme. Analyse qui concorde parfaitement avec la nôtre, développée depuis plusieurs années dans Lafautearousseau, notamment à travers la réflexion menée par Hilaire de Crémiers dans Politique magazine, ou par Antoine de Crémiers dans différents articles, conférences ou cafés politiques. Conférences et cafés politiques auxquels on pourra se reporter en consultant nos vidéos. LFAR

 

1530443371.jpgAucune autorité politique ou financière ne semble avoir tiré les leçons de la grande crise de 2008, qui a failli faire s’écrouler toute l’économie mondiale. Un nouveau krach est-il possible ?

Il est même probable. Nombre d’économistes s’attendent à une récession générale, à une avalanche de faillites, à un krach obligataire, voire à immense crise d’insolvabilité résultant de l’explosion des dettes accumulées. Certains n’hésitent pas à prédire l’effondrement du dollar, sur fond de retour à la guerre des monnaies et de fragilité grandissante d’un système monétaire dépourvu de tout ancrage extérieur depuis 1971. D’autres n’hésitent pas à parler de désastre historique ou de catastrophe planétaire. L’idée générale est qu’on est assis sur un baril de poudre, la seule question étant de savoir quel sera le détonateur.

Les signaux d’alarme ne manquent pas : chute du cours des matières premières, ralentissement de l’économie chinoise, effondrement des actions de la Deutsche Bank, pertes enregistrées par les valeurs technologiques, faillites de plusieurs banques régionales italiennes, effondrement de l’industrie manufacturière, etc. Les créances douteuses sont évaluées à mille milliards d’euros dans la seule zone euro. Quant aux produits dérivés, par lesquels s’était propagée la crise des subprimes, ils pèsent aujourd’hui deux millions de milliards de dollars, soit plus de vingt fois le PIB mondial ! Les financiers, qui sont incorrigibles, ont en outre mis au point de nouveaux moyens de contourner les règles qui les gênent (comme le « shadow banking » ou le « trading haute fréquence »). Le krach est en vue, mais tout le monde se goinfre.

Et cette fois-ci, les États surendettés n’auront plus le moyen de sauver les banques comme ils l’avaient fait il y a huit ans. La dette mondiale atteint aujourd’hui 223.000 milliards de dollars (contre 157.000 en 2008). La dette française, qui a augmenté de plus de 600 milliards d’euros sous Sarkozy, frôle les 100 % du PIB. Il n’y a plus désormais de croissance sans croissance exponentielle de la dette (on paie les dettes au moyen de nouvelles dettes). La spirale de l’endettement crée une économie qui vit au profit exclusif de ceux qui créent la monnaie de la dette.

Les banques centrales ne sont pourtant pas restées inactives ?

Pour stimuler l’économie, les banques centrales ont essentiellement eu recours à deux outils : l’assouplissement qualitatif (quantitative easing, QE) et la baisse des taux d’intérêt. Cette stratégie s’est soldée par un échec.

Les politiques d’assouplissement quantitatif, auxquelles la BCE s’est ralliée fin 2014, ont pour but d’alimenter les institutions financières et les banques en liquidités sous la forme d’achats d’une certaine quantité d’obligations (dettes financières, titres de créances) et d’actifs de long terme, notamment de titres d’État. L’argent ainsi créé est censé contrer les tendances déflationnistes de l’économie. Or, cela n’a pas marché. Les liquidités supplémentaires, loin d’atteindre et d’irriguer l’économie réelle, sont restées circonscrites dans le secteur bancaire et n’ont profité qu’aux détenteurs d’actifs financiers, qui s’en sont servis pour spéculer, ce qui a entraîné la formation de nouvelles bulles (financières, boursières, obligataires et immobilières) représentant autant de menaces.

L’abaissement des taux d’intérêt, allant jusqu’à l’adoption de taux zéro, voire parfois de taux négatif – ce qui signifie que les banques centrales payent pour prêter aux banques dans l’espoir d’inciter les acteurs économiques à faire circuler l’argent (signalons au passage que, depuis août 2014, la France emprunte elle-même à des taux négatifs) -, n’a pas eu de meilleurs résultats. Il a même paradoxalement abouti à un rationnement du crédit, au détriment notamment des PME, qui représentent près de 60 % de la croissance de la valeur ajoutée dans l’Union européenne. Les taux négatifs sont en outre très défavorables à l’épargne (ils impliquent que sa valeur diminue régulièrement).

La combinaison de liquidités abondantes et de taux extrêmement bas encourage en fait les États à s’endetter encore plus et suscite une recherche frénétique de profit de la part des investisseurs. Comme la demande d’actifs bien rémunérés dépasse l’offre, le prix du risque baisse. Au moindre incident, les investisseurs ont tendance à vendre en catastrophe. L’effondrement du prix des actifs fait alors boule de neige, contaminant ainsi tous les marchés.

Le capitalisme mondialisé est-il devenu conjoncturellement fou, ou l’était-il structurellement dès l’origine ?

Nous sommes devant une crise systémique. Elle vient de ce que la dynamique d’accumulation du capital fonctionne sur des bases fictives de plus en plus précaires, du fait de ses contradictions internes (entre le travail marchandise et le capital marchandise, les forces productives et les moyens de production, le capital variable et le capital constant). Le capitalisme est un mode de production doté de deux formes de richesse : la richesse matérielle et la richesse abstraite (« valeur »), aujourd’hui dominante, qui est exprimée par l’argent et qui repose sur la force de travail. La valorisation du capital a pour but de multiplier cette seconde richesse. Or, ces deux formes de richesse s’écartent toujours davantage l’une de l’autre à mesure qu’augmente la productivité, qui expulse le travail du procès de production (on produit toujours plus avec toujours moins d’hommes), détruisant ainsi sa propre assise.

La dévalorisation générale de l’argent n’est dès lors plus qu’une question de temps. À terme, c’est tout le problème de la déconnexion progressive du système capitaliste et de la vie humaine qui est posé.  •

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier

Intellectuel, philosophe et politologue
( 26 mars, 2016 )

Editorial du numéro 324 de LA LORRAINE ROYALISTE

Le sous titre du numéro de ce mois-ci de Politique Magazine est « l’année de tous les risques ». En effet, le monde, et plus spécialement la France, est dans une période de turbulence extrême. En politique étrangère, déjà, avec les risques que nous font courir les politiques agressives de la Turquie ou de l’Arabie Saoudite, le manque de réalisme des Etats Unis, l’inexistence de la France et des autres pays européens. Il suffirait d’une étincelle, d’une provocation voulue ou pas pour que cela dégénère (souvenons-nous de Sarajevo !). Or nous ne sommes pas prêt militairement et notre politique étrangère stupide de suivisme « otanien » peut nous entraîner là où nous ne voudrions pas aller. Sans compter Mme Merckel qui semble maintenant prendre seule des décisions pour l’Europe (voir son « accord » avec la Turquie) sans l’avis des autres dirigeants, français compris.  Et il ne faut pas compter sur celui qui nous sert de Président (comme sur ses prédécesseurs d’ailleurs) pour savoir réagir à temps !

De toutes les façons, nos politiciens ne s’y intéressent pas. Les seules choses qui comptent sont les tactiques à étudier, appliquer en vue de l’élection présidentielle de 2017. Le projet de réformes sur le droit du travail le montre bien : cherche-t-on a effectivement favoriser l’emploi tout en protégeant les Français ? Non, il convient seulement d’étudier quelles sont les mesures à prendre pour suivre les ordres de « Bruxelles »  – mais pas forcément à les appliquer ensuite – qui permettront de gagner des voix d’un côté sans trop en perdre de l’autre. Et tout est comme cela.

Comment faire confiance en ce gouvernement pour faire face aux dangers qui arrivent ? Cela tiendra bien jusqu’à la prochaine échéance électorale ! Tel semble être leur espérance et cela depuis plusieurs décennies. Et la situation n’en finit pas de s’aggraver ! Tenter de traiter les problèmes n’est pas le leur. Peu importe la crise économique qui n’en finit plus. Pas plus que la crise migratoire sur laquelle nous n’avons aucune prise et qui risque de s’aggraver : pensons en particulier à l’Algérie ! Ce pays soumis depuis sa séparation de la France à la dictature d’une sorte de « mafias » du parti FLN et aussi d’une « famille » et ses amis au pouvoir. Ces dirigeants  n’ont jamais profité de la « manne » pétrolière et gazière pour développer le pays – au contraire – seulement le « piller ». Ce pays ne pourra bientôt plus importer les biens nécessaires à la survie de la population. D’où un risque de guerre civile pire que la dernière et un exode massif qui voudra se diriger vers la France.

Des mesures importantes devraient être rapidement prises. Il faut pour cela un chef de l’Etat qui n’ait pas pour seule préoccupation sa prochaine élection mais seulement le salut nationale, l’avenir du pays et redonner de l’espérance aux Français. N’oublions pas qu’il n’y a pas que les besoins matériels à résoudre, mais que les Français ont aussi – surtout – à connaître de nouveau une renaissance culturelle, morale, spirituelle…

Redonner un visage humain au pouvoir tout en le rendant plus efficace. Voilà le but que devrait se donner toute personne qui fait de la « politique » au sens noble du terme et non pas faire de la démagogie en vue de la prochaine élection, ceci bien entendu sur le plan national.

Il n’y a pas de visage humain plus vrai que d’avoir une famille à la tête des familles françaises, car la famille est et doit rester la cellule de base de la société, ce que refuse l’idéologie libertaire des hommes au pouvoir et dans l’opposition. Nous avons eu pendant 8 siècles ce type de pouvoir en France, c’est lui qui a fait notre pays. Si nous voulons le sauver, nous devons renouer avec son histoire, son passé sans nostalgie mais pour y puiser des possibilités de progrès dans tous les domaines et en toute indépendance tout en ayant des rapports amicaux avec nos voisins.

Alors, mobilisons-nous pour faire de cette année difficile celle où nous convaincrons les Français à ne pas désespérer mais commencer à entrevoir la possibilité d’une renaissance autour de notre Roi.

Philippe SCHNEIDER

( 26 mars, 2016 )

Un symbole fort

585 années après sa confiscation par l’évêque Cauchon, La Fondation Puy du Fou Espérance a réussi à racheter à Londres l’anneau ayant appartenu à Jeanne d’Arc dont on connaissait la description détaillée d’après le procès de Rouen du 17 mars 1431.

Désormais, cette unique relique de Jeanne de chez nous est de retour en France grâce à Philippe de Villiers et son fils Nicolas, président du Puy du Fou.

Evidemment convoité par des musées et divers acquéreurs du monde entier, cet anneau sera finalement exposé au public dans un lieu particulièrement populaire connu des amoureux de l’histoire de notre pays. « C’est un morceau de France que nous ramenons ce soir à la maison » déclara Nicolas de Villiers lorsqu’il a pris en main la boîte reliquaire contenant la bague de Jeanne. Cela a donc été possible grâce à l’efficacité et l’enthousiasme d’un impressionnant réseau de donateurs.

Cet anneau en laiton avait été donné à Jeanne par son père et sa mère à l’occasion de sa première communion. La jeune fille de Domremy le portait par plaisance et pour l’honneur de sa famille. Elle a déclaré que cet anneau avait touché sainte Catherine.

Tout cela s’est déroulé en dehors de la France officielle, celle des « affaires » culturelles et des historiens patentés… Ils sont plutôt gonflés les Villiers. En tout cas, ces chouans ne renient pas une part de leurs origines lorraines « Bon sang ne saurait mentir ».

Aucune institution culturelle, aucun musée, aucun centre religieux, aucun conservatoire de la mémoire ne s’est manifesté à cette occasion extraordinaire et unique. Heureusement les anonymes de la Fondation du Puy du Fou sont intervenus spontanément sans tergiverser ! Nous leur sommes infiniment reconnaissants.

 

Jean-Marie Cuny

( 26 mars, 2016 )

PRESSE ET LIBRAIRIE

 

JEANNE D’ARC – Le PROCES de ROUEN – de Jacques TREMOLET DE VILLERS – Editions Les Belles Lettres – 315 pages, 24,90 €

Jeanne d’Arc, la sainte de la Patrie, patronne secondaire de la France, a subi ce qui est sans doute le premier grand procès politique de l’histoire. Peu importe qui elle était, ce qu’elle avait fait, les organisateurs de ce procès, membres de la très pro-anglaise « Université de Paris » avait décidé, en accord avec l’occupant qu’elle devait mourir. Mourir, même, ne suffisait pas : il fallait qu’elle soit déshonorée, déclarée hérétique, pour que son combat en faveur du Roi légitime de France soit condamné devant « l’opinion »..

Jacques Trémolet de Villers a eu l’idée géniale de reprendre tout le procès qui s’est tenu du 21 février au 30 mai 1431 en le commentant en tant qu’avocat, mieux en tant qu’avocat chrétien. Il montre que Jeanne, face aux mensonges, aux pièges des accusateurs au premier rang desquels l’évêque Cauchon, sans avocat – alors que l’Inquisition en imposait un – saura se défendre très efficacement, inspirée du Ciel.

Ce livre fait comprendre Jeanne d’Arc, sa vie, son combat, sa sainteté. Tout Français devrait le lire.

 

LA NATION ET L’UNIVERSEL – 40 ans de débats dans Royaliste – de Bertrand RENOUVIN – Editions IFCCE, collection cité – 234 pages – 18 €.

C’est à l’occasion des 40 ans de la Nouvelle Action Royaliste qu’est paru ce livre. Il regroupe de nombreux entretiens qui sont parus dans le journal « Royaliste » depuis 40 ans. De Gabriel Marcel à Jacques Sapir en passant par Pierre Boutang, Edgard Pisani Maurice Clavel, René Girard pour n’en citer que quelques uns, sans oublier Mgr le comte de Paris, voici ces interventions très intéressantes sur le Royalisme et la vie politique. C’est à l’actif des dirigeants de la NAR (Bertrand Renouvin, Gérard Leclerc, Yvan Aumont), d’avoir su engager ces discussions. Un livre très utile à lire même si nous ne partageons pas toutes les affirmations de Bertrand Renouvin dans son introduction.

Ajoutons que l’idée de ce livre est de François Moulin qui fut longtemps journaliste à l’Est Républicain. Il avait commencé à le réaliser lorsqu’il nous quitta prématurément le 12 août 2012. C’est lui qui avait choisi l’image de couverture

 

SAINT AUGUSTIN de Louis BERTRAND – Editions Via Romana – 384 pages – 25 €

« Mais qui était donc Saint Augustin ? Quels furent exactement sa vie, ses œuvres, ses combats ? Quel homme était réellement ce Berbère d’Algérie, né il y a presque 1.600 ans, mais devenu un géant de la pensée occidentale et cependant si proche de nous dès qu’on prend la peine de le lire ? »

Louis Bertrand répond à ces questions « après l’avoir étudié pendant 12 ans ». Toute la vie de Saint Augustin est parfaitement décrite et replacé dans son cadre historique (la chute de Rome, l’arrivée des barbares dans l’Afrique du Nord romaine et christianisée).

« Servi par un style d’une rafraichissante beauté, l’ouvrage est un grand et beau livre, par son réalisme, mais aussi par l’élévation de la pensée et la pénétration psychologique. »

Il faut être reconnaissant au Cercle des Amis de Louis Bertrand  d’avoir fait rééditer cette œuvre importante. Vous pouvez vous le procurer auprès de lui (1 rue de l’Epée, 75005, Paris) contre la somme de 28 € port compris.

 

POUR LA SEPARATION DE L’ECOLE ET DE L’ETAT – du CERCLE VAUBAN Editions Regalia – 1 rue de Courcelles, 75008 Paris – 7 € (10 € port inclus)

« La faillite de l’Ecole d’Etat est double : elle ne réalise pas ses objectifs, et elle est devenue un monstre économique.

L’Ecole, en France, n’assure plus sa mission. Elle n’arme pas intellectuellement les jeunes pour leur insertion sociale et professionnelle : l’allongement général de la scolarité en laisse trop sur le bord de la route.

Or l’Ecole coûte de plus en plus cher à la nation : le budget de l’Education nationale est le plus élevé des pays développés : 27 % des dépenses de l’Etat. Essentiellement pour rémunérer un personnel pléthorique : 1 300 000 agents, la moitié de toute la fonction publique.

Il est devenu courant de faire porter le poids de la faute sur le « pédagogisme », certes critiquable. Mais le nœud du problème n’est pas là. La première nécessité est d’abolir le mariage contre nature de l’Ecole et de l’Etat.

Le Cercle Vauban fait des propositions concrètes. Notamment, créer un Ordre des enseignants sur le modèle de celui des médecins ou des avocats. Et « raser » le funeste ministère de l’Education nationale pour lui substituer une Haute Autorité indépendante ».

Voilà enfin une étude sérieuse sur ce sujet si important.

Jean NEDISCHER

 

( 26 mars, 2016 )

STANISLAS

 

Le 23 février 1766, il y a 250 ans, Stanislas rendait son âme à Dieu. En ce 23 février 2016, une messe solennelle en présence de Laurent Hénart, maire de Nancy, fut célébrée en l’église Notre Dame de Bonsecours, là où se trouve son tombeau.

Un hommage fut rendu à cet homme, ancien Roi de Pologne, devenu Duc de Lorraine et de Bar par la volonté du Roi de France, son gendre, dont les troupes occupaient le pays. S’en était fini de l’indépendance de la Lorraine. Il faudra cependant attendre ce 23 février pour que la Lorraine fût officiellement rattachée au royaume de France.

Stanislas n’avait en réalité que peu de pouvoir, toute la gestion du duché revenait à l’intendant du Roi de France. Il sut néanmoins s’entourer d’une cour brillante et favoriser les réalisations architecturales importantes – dont la place qui porte aujourd’hui son nom – ainsi que sur le plan culturel malgré son amitié pour des personnages peu recommandable comme le raciste et intolérant Voltaire…

Philippe SCHNEIDER

( 26 mars, 2016 )

1916 – VERDUN

Le 21 Février 1916, il y a tous justes 100 ans, les Allemands attaquaient la place de Verdun avec une concentration d’artillerie comme nous n’en avions jamais vu. En cas de victoire, non seulement ils résorbaient un « saillant » important dans leurs lignes mais ils perçaient le front français. Verdun était mal défendu, le Lieutenant Colonel Driant – par ailleurs député de Nancy -  qui commandait deux bataillons sur place avait prévenu mais l’état major ne croyait pas à une attaque. Il mourut à la tête de ses hommes tout au début de la bataille.

Il fallait sauver Verdun. Il fut fait appel au général Pétain qui sut réorganiser la défense et redonner confiance aux soldats (tous savaient qu’il souhaitait toujours limiter au maximum les pertes humaines). C’est lui aussi qui eut l’idée de faire relever régulièrement les régiments par des troupes fraiches (la « noria ») par la « voie sacrée » comme l’appela ensuite Maurice Barrès. Il sut arrêter l’avance allemande et sauver la place de Verdun.

Il reviendra ensuite au général Nivelle – mais sous les ordres du général Pétain de venu commandant des armées du centre – de reconquérir le terrain perdu.

Nous devons être reconnaissant à tous ces « poilus » qui ont donné leur vie, ont été blessés, pour la liberté de notre pays, de nous tous et être fidèle à leur exemple.

Philippe SCHNEIDER

( 26 mars, 2016 )

François Hollande aura-t-il une pensée pour les victimes de la rue d’Isly ?

lu sur « Boulevard Voltaire » cet article qui rappelle la vérité sur un drame dont la France ne s’est pas remis et que veuillent occulter nos politiciens complices.

 

 Le président de la République, François Hollande, a été conseillé de commémorer les « accords d’Évian » du 19 mars 1962.

Il s’est fait applaudir en Algérie ; grand bien électoral lui fasse.

Dans son entourage, quelqu’un pourrait-il lui conseiller d’avoir une pensée, même passagère, pour les victimes de sa propre armée française, le 26 mars de cette même année 1962, rue d’Isly à Alger (après le cessez-le-feu).

Des victimes innocentes, désarmées, qui ne souhaitaient que rester vivre dans un pays, dans des départements français.

Le 26 mars 1962, une manifestation pacifique part de Bab El Oued pour se diriger par la rue d’Isly vers le plateau des Glières. Bien entendu, personne n’est armé, cela était absolument impossible compte tenu de l’état de siège dans lequel se trouvait Alger. Le rassemblement atteint la Grande Poste du boulevard Laferrière, lorsqu’une rafale part d’un fusil-mitrailleur mis en batterie au dernier étage du 64 de la rue d’Isly. Une deuxième rafale meurtrière déchaîne l’enfer…

Les tirailleurs algériens complètement affolés tirent sur tout ce qui bouge, vers les toits, sur la foule : c’est une tuerie. Des tirs sans sommation qui ont duré près de douze minutes.

Le bilan officiel sera de 46 morts et 200 blessés, dont 10 blessés chez les tirailleurs, victimes de balles perdues, et un seul mort (abattu par un officier alors qu’il achevait une femme blessée).

Un second rapport militaire fait état d’une centaine de morts et de plus de 200 blessés. À la morgue de l’hôpital de Mustapha, les corps étaient jetés par terre, nus, en vrac et ils ne seront pas rendus à leurs familles.

La vérité « officielle » sur ce massacre programmé n’est toujours pas reconnue par les différents gouvernements français et il serait étonnant qu’elle le soit un jour. Une certitude : ce massacre de la rue d’Isly et, par conséquent, l’objectif de cette manœuvre étaient la fracture totale entre les Français d’Algérie et l’armée métropolitaine, promise dorénavant au service de l’ALN. De Gaulle avait atteint son but.

La preuve directe de l’organisation par le gouvernement français, donc par de Gaulle en personne, du massacre des innocents le 26 mars 1962, rue d’Isly à Alger, nous est apportée par Christian Fouchet qui, rappelons-le, était Haut-Commissaire en Algérie ce 26 mars 1962, et ministre de l’Intérieur du 6 avril 1967 jusqu’au 31 mai 1968, où il est limogé par de Gaulle.

Voici le témoignage et l’aveu de Christian Fouchet le 28 octobre 1969 : « J’en ai voulu au Général de m’avoir limogé au lendemain de Mai 1968. C’était une faute politique. De Gaulle m’a reproché de ne pas avoir maintenu l’ordre en mai 68.
– « Vous n’avez pas osé tirer », m’a-t-il dit.
J’aurais osé s’il l’avait fallu – lui ai-je répondu. Souvenez-vous de l’Algérie et de la rue d’Isly. Là, j’ai osé et je ne le regrette pas parce qu’il fallait montrer que l’armée n’était pas complice de la population algéroise (Source : Jean Mauriac, L’après-de Gaulle – notes confidentielles 1969/1989, page 41).

Dès le cessez-le-feu proclamé le 19 mars 1962, l’armée française, sur les ordres de De Gaulle et de quelques officiers supérieurs (les généraux Katz, Debrosse et Ailleret), a perdu son honneur car elle n’a pas éprouvé le moindre état d’âme quand il a fallu tirer sur des Français qui défendaient une terre française à Alger et ne s’est pas opposée au massacre, par l’ALN, des Français à Oran. Honneur aux officiers de notre armée qui ne se sont pas parjurés.

Ecrivain
( 23 mars, 2016 )

Leur « antiracisme » de crétins tue et tuera toujours plus !

Bernard Antony, président de l’Institut du Pays Libre, communique:
Bruxelles toujours plus islamisée, Bruxelles endeuillée, Bruxelles paralysée, Bruxelles terrorisée, Bruxelles hébétée, Bruxelles antiracistement décervelée…
La vérité c’est que, issus d’une base sociale toujours plus vaste au sein de l’oumma islamique, dans nos pays chaque jour plus importante, disposant de soutiens logistiques sans cesse accrus grâce à la très belle réussite en effet de l’Europe « multiculturelle », les tueurs de l’islam jihâdiste frappent et frapperont de plus en plus, où ils veulent et quand ils veulent, comme ceux de leurs modèles dans le passé, hashishins et autres.
Les nouvelles tueries de Bruxelles ne peuvent étonner que les imbéciles.
Tous les musulmans certes ne sont pas islamistes, surtout quand ils ne sont pas très pratiquants et même ne demanderaient pas mieux que de n’être plus musulmans si ce n’était la pression ; tous les islamistes ne sont pas des terroristes mais ils n’en demeurent pas moins qu’ils admirent l’exemple du prophète Mahomet qui, irréfutablement selon le Coran et selon les hadîths vendus dans toutes les librairies, et pas seulement islamistes, est un modèle d’égorgeur.
Mais tous les jihâdistes sont islamistes !
Quand on fréquente sans cesse comme nous les aéroports, ce qui saute aux yeux, c’est qu’une grande partie des personnels de la sécurité et ceux des pistes  se font visiblement un devoir d’être en conformité avec les normes du « paraître » islamiste.
Bien sûr, redisons-le tant s’en faut, ils ne sont pas tous attirés par le terrorisme. Mais ne constituent-ils pas des proies faciles pour des maîtres-chanteurs du jihâdisme leur demandant d’accomplir des mission pour Allah sous la menace, pour eux ou leurs proches, des pires représailles.
Et alors que l’État islamique, al-Qaïda et les autres organisations de l’islam terroriste, développent une troisième guerre mondiale, voilà que notre gouvernement, à grand renfort de millions d’euros, développe une grande campagne « antiraciste » à la fois idéologiquement perverse et bête à en pleurer.
On en déduirait que les racismes anti-blancs, anti-jaunes et anti-chrétiens n’existeraient pas.
On en déduirait donc que seuls les européens seraient porteurs de l’indélébile tare de racisme. Stupidité raciste s’il en est !
Mais ce sont les moindres expressions non conformes au « pas d’amalgame » que traquent les polices de la pensée. Et Valls, ce prétentieux qui est d’une affligeante inculture sur l’idéologie islamique de vouloir en faire une gentille petite religion, bien républicaine, bien maçonniquement correcte, dans laquelle il espère bien formater les vagues de la tsunamigration musulmane que croit réguler madame Merkel en collaboration avec le sinistre dictateur islamo-ottoman Erdogan.
Depuis des dizaines d’années, la Bruxelles eurocratique comme la Bruxelles de la classe politique belge, a été l’émanation  de l’infinie stupidité idéologique qui affecte presque tous les dirigeants de l’Europe occidentale.

 

Leur crétinerie est hélas criminelle.
( 23 mars, 2016 )

Insulter Jeanne d’Arc … c’est le rôle du service public ? Il a été privatisé par une bande !

Excellente critique d’une très mauvaise émission faite par « lafautearousseau »

De quoi s’agit il ici ? En théorie, de la chronique d’une humoriste, Charline Vanhoenacker, hier matin, sur France Inter, un peu avant 8h.  Et ce dans le cadre de la matinale – ou 7-9 – dont Patrick Cohen est le patron.

En réalité, sous le masque et sous le prétexte de l’humour, il s’agit d’une chronique militante et naturellement gaucharde où l’on se moque systématiquement via toutes sortes de plaisanteries grossières, vulgaires et salaces de tout ce qui est français, singulièrement de tout ce qui est chrétien, catholique, ou, très accessoirement de toute autre croyance. Et très généralement de tout ce qui ressort de la tradition ou de la culture française.

Il s’agit donc ici d’humour à assez bon marché aux dépens des de Villiers et de Jeanne d’Arc. Un humour qui fait surtout rire – assez niaisement – les présents dans le studio de France Inter.     

Est-ce à ce genre d’exercice que doit être utilisé le Service Public ? A moins que - comme Michel Onfray l’a dit lors d’un récent On n’est pas couchéFrance Inter ne soit plus un Service Public, ayant été privatisé par la bande à Cohen. Ce qui semble bien être le fait à suivre la chaîne avec quelque attention …

Ces gens-là doivent être dénoncés, montrés du doigt et renvoyés

( 21 mars, 2016 )

Fondamentaux d’Action Française • Le nationalisme intégral

Le « nationalisme intégral » n’a jamais désigné autre chose pour Maurras que la monarchie elle-même, en tant qu’elle répond « intégralement » aux attentes des nationalistes français. Toute autre interprétation, notamment celle qui en ferait l’expression d’un nationalisme exacerbé, est erronée ou malveillante.

Le grand mérite de Maurras est d’avoir réussi, à l’aube du XXème siècle, à opérer la synthèse de la contre-révolution et du nationalisme. Le « nationalisme intégral » est à la fois le symbole et le résultat de cette synthèse. Le propre de l’Action française est ainsi de rappeler la formule traditionnelle, royale, d’un ordre spécifiquement français dans le contexte et avec le vocabulaire de la politique moderne.

À la lumière de ce qui précède, l’erreur d’interprétation évoquée plus haut se révèle être un contresens radical. En effet, le « nationalisme intégral » est un nationalisme modéré, tempéré par la tradition, un nationalisme en quelque sorte vacciné contre les dérives du césarisme, du fascisme ou du totalitarisme. Ces formes de « nationalitarismes » (terme forgée par les maurrassiens pour s’en distinguer) répondent à des logiques (légitimité charismatique, divinisation du peuple et de la volonté générale) fondamentalement étrangères au modèle de la monarchie traditionnelle et décentralisée que nous défendons. 

Stéphane Blanchonnet 

12345
Page Suivante »
|