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( 23 janvier, 2015 )

Que la Paix puisse enfin se construire

De nos jours chacun subit, avec plus ou moins d’agacement, de colère ou de révolte, les modes, les commandements ou les slogans imposés de

l’extérieur, mais rarement mûris de l’intérieur. L’homme robotisé que l’on nous impose comme image, sclérose notre âme. On nous distille ce qu’il faut manger, aimer, faire ou penser et notre capacité de juger par nous mêmes s’atrophie pour bientôt disparaître dans les mêmes égouts que notre liberté d’être. Chacun ne comprend même plus le langage de l’autre, car le sens des mots a été inversé, eux-mêmes déformés, parfois aussi interdits d’existence. Nous sommes en plein « Babel » et les multitudes de tours de Babel nous suffoquent.

Au point de conclure qu’il existe une volonté politique, diabolisée, diraient certains, de réduire l’être humain à l’état d’esclave ou de pion au profit de castes complices qui s’arrogeraient le droit de diriger l’Europe, et pourquoi pas le Monde (?) pour le plus grand malheur de tous, au détriment de toute identité naturelle, nationale ou régionale qui, au fil des siècles a su contribuer à construire la France et cette même Europe dans toute sa diversité.

Il serait temps de comprendre l’urgence de bâtir la société en fonction d’une autre approche que celle qui nous fut léguée, il y a deux siècles, par l’esprit des « Lumières » et qui ne nous a apporté qu’illusions et malheurs. Il serait nécessaire de retrouver la dimension spirituelle -à ne pas confondre avec religieuse- de retrouver cette dimension qui gît au fond de notre âme, à l’aube de ce troisième millénaire.

Mais toute nouvelle structure ne peut s’édifier, pour durer, que dans l’harmonie et dans le sens de l’identité de chaque peuple. Ainsi la paix des Etats, la paix civile, découle de la paix des coeurs. Ce n’est pas un phénomène immanent, mais la résultante d’un enseignement et la manifestation d’une société, d’une nation gouvernée sereinement et dans la fermeté.

Shalom disent les Hébreux, Salam répliquent les Arabes. Souvenons nous de la cité de la Paix, « Salem » dont Melchisedek fut Roi-Prêtre… personnage mythique peut-être, symbole sans doute qui nous force à réfléchir pour considérer la paix comme une volonté et une nécessité d’ordonner le chaos intérieur et extérieur par un équilibre rigoureux dans la voie de la justesse et de l’Amour. C’est aussi la compréhension de cette réalité, que nous ne pouvons pas imposer aux autres peuples, différents de par leur propre histoire, nos modes et façons de penser.

Les deux piliers qui soutiennent la cité de la Paix, sont en effet l’Ordre et la Justice et leur ciment ne peut être que la compréhension et le respect d’autrui, comme de chaque peuple. Melchisedek Roi-Prêtre devient alors l’archétype de l’Homme parfait, parfait puisqu’il a trouvé sa propre voie, parfait parce qu’il est le juste qui réalise en lui,et autour de lui l’unité, parfait car il donne à chaque chose, à chaque être sa place dans un équilibre harmonieux.

Nous avons tous vocation à cette fonction créatrice et organisatrice, à ce mandat de roi-prètre, à ce rôle d’intermédiaire entre Ciel et Terre pour coordonner l’oeuvre qui, de tout temps, nous a été confiée.

N’y a-t-il pas de plus belle image pour nous remettre en mémoire le rôle qui est imparti à notre humanité que le caractère chinois Wang: trois traits horizontaux, le ciel, l’homme et la terre sont reliés en leur centre par un trait vertical, le Roi… ou encore le règne minéral, le règne végétal et le règne animal sont recentrés sur l’homme-roi dans sa verticalité. L’homme responsable pour que règne la paix sur cette terre, à l’image de ce qui est en haut dans la cité de Salem, la cité de la Paix.

Pour conclure je vous invite, d’où que vous soyez, qui que vous soyez, à méditer sur ces paroles du Prince Icare qui disait à Blake et à Mortimer dans « L’Énigme de l’Atlantide » : « Dites aux Hommes qu’ils se trouvent au seuil d’une ère nouvelle, pleine de possibilités merveilleuses, mais que jamais ni la science, ni la victoire ne leur apporteront la paix et le bonheur aussi longtemps qu’ils n’auraient extirpé de leur coeur ces deux fléaux, la Haine et la Sottise ».

Henri VII, comte de Paris, duc de France

( 23 janvier, 2015 )

Mgr. le Comte de Paris rend hommage à Louis XVI dans la paroisse des Rois de France.

21 janvier2015

Mercredi 21 janvier, le chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris et son épouse Madame la comtesse de Paris ont présidés la traditionnelle Messe royale célébrée à la demande de l’Oeillet Blanc pour le repos de l’âme du roi Louis XVI, en l’église de Saint-Germain-l’Auxerrois, paroisse des rois de France.

Malgré le froid, cette année encore, l’Eglise de Saint Germain l’Auxerrois était quasiment comble, puisque plus de 200 royalistes parisiens étaient venus accompagner leurs princes pour rendre hommage au Roi Louis XVI, lâchement exécuté il y a 222 ans. Cette messe, célébrée à la demande de l’association l’Oeillet Blanc, a été célébrée par Monseigneur Eric de Moulins Beaufort et le père de la paroisse. Le Chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris a rédigé et lu avec beaucoup d’émotion une prière pour le Roi Louis XVI, pour la Reine Marie-Antoinette et bien sûr pour le petit Louis XVII, mort seul et abandonné dans un cachot du Temple.

À l’issue de la célébration, le Prince et la Princesse ont pu rencontrer les personnes présentes et échanger longuement avec eux, avant de quitter la paroisse des rois de France pour présider le traditionnel Dîner de l’Oeillet Blanc

( 22 janvier, 2015 )

CARREFOUR ROYAL – 24 JANVIER 2015

 Le libéralisme contre les libertés

et Banquet d’Action française

 

CARREFOUR ROYAL : Le libéralisme contre les libertés

Samedi 24 janvier

Introduction : Etienne LOMBARD, président de la Fédération Ile-de-France

- 14h15 – 15h30 : LES INSTITUTIONS LIBÉRALES SONT-ELLES AU SERVICE DU PEUPLE ?

Suffrage universel, administrations publiques, collectivités territoriales, organismes supra-nationaux, le libéralisme a mis au point les outils modernes du gouvernement. Mais le pouvoir est-il vraiment aux mains du Peuple ? Délègue-t-il réellement une autorité qu’il serait en mesure de reprendre ? L’État libéral se met-il au service du peuple ou organise-t-il la sa perpétuation comme une fin en soi ? Les modalités actuelles d’exercice du pouvoir prouvent-elles la recherche du bien commun ?

Animateur : Jacques de GUILLEBON

  • - Jean-Frédérique POISSON, député français
  • - Marion SIGAUD, historienne
  • - Charles ROBIN, essayiste

-  16h00 – 17h15 : MA PROPRIÉTÉ EST-ELLE MA LIBERTÉ ?

Propriété du corps, propriété des biens, qu’est-ce qui m’appartient, qu’est-ce qui me constitue, qu’est-ce qui me rend libre ou m’asservit ? La fiction libérale de rapports entièrement réglés par des égoïsmes tempérés par la raison a prouvé qu’elle était une construction idéologique, sans rapport avec le fonctionnement réel des sociétés – et même de l’économie. Si l’on sort de la classique alternative socialisme/libéralisme, comment définir ou redéfinir ce qui est de l’ordre de la personne et de l’ordre de la société, comment éviter que le droit des individus ne dissolve la communauté des êtres ?

Animateur : Charles de MEYER

  • - Christophe GEFFROY, directeur de La Nef
  • - Philippe MAXENCE, directeur de L’Homme Nouveau
  • - Jean-Marie LE MÉNÉ, président de La Fondation Jérôme Lejeune
  • - Philippe MESNARD, rédacteur-en-chef de L’Action française

Conclusion : François BEL-KER, secrétaire-général de l’Action française

-  17h30 : Galette des rois

10€ tarif normal

5€ étudiants et chômeurs

À la maison des Mines,

270 Rue Saint-Jacques, 75005 Paris

BANQUET D’ACTION FRANCAISE

20H00, suite au carrefour royal en plein cœur de Paris

25€ tarif normal

20€ étudiants et chômeurs

Réservation obligatoire : contact@actionfrancaise.net

( 15 janvier, 2015 )

Charles-Philippe d’Orléans : « Non, je ne suis pas Charlie »

Tiré du site « La Couronne »

Duc d anjou

Sur sa page Facebook, le prince Charles-Philippe d’Orléans, duc d’Anjou, explique sa position  suite aux attentats de Paris. Non, le prince ne fait pas partie de ce vaste mouvement « Je suis Charlie », même si évidemment, il condamne ces actes qui ont tellement ébranlé la France et le monde entier. Le blog de la Couronne tient à rappeler à ses lecteurs que l’éclaircissement de la position de S.A.R. le duc d’Anjou a été faite à titre personnel et n’engage donc que le prince, puisque seul le Chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris est habilité à exprimer une position officielle au nom de la Famille de France .

Voici les déclarations du prince Charles-Philippe d’Orléans, duc d’Anjou  :

« Je vais aller à contre-courant de la bienséance émotionnelle en me dissociant du mouvement « Je suis Charlie ». Non, je ne suis pas Charlie parce que je n’ai jamais aimé ce journal manichéen.

Charlie Hebdo est un papier vulgaire, méprisant les opinions qui ne sont pas les siennes qui, sous couvert de la liberté d’expression, se permet toutes les provocations. Charlie Hebdo est un journal agressif qui exploite le filon de la haine des religions en passant soi-disant par l’humo…ur. Charlie Hebdo est à l’image de la société athée européenne de gauche, un pourvoyeur de rancune et un ennemi du respect et de la fraternité entre les peuples et les hommes, quelles que soient leurs différences, leur race, leur couleur, leur religion.

Je refuse donc de prendre part à une « alliance sacrée républicaine » pro-Charlie parce que, tout simplement, je ne comprends pas ce que je dois défendre. Je ne suis ni irrespectueux ni indécents et ne souhaites pas offenser la mémoire des crayonneurs abattus. Les mots manquent pour dire l’horreur de l’attaque qui a frappé la rédaction du journal. Je condamne cet acte de barbarie et présente aux familles et proches des défunts mes plus sincères condoléances.

Je dénonce juste la stérilité de la tentative d’union nationale et l’hypocrisie des citoyens qui n’ont jamais lu l’hebdomadaire humoristique et qui l’ont toujours critiqué. Rendre hommage aux victimes, oui. Rendre hommage à Charlie Hebdo, non. »

( 15 janvier, 2015 )

Messe pour Louis XVI à Metz

Messe pour Louis XVI  à Metz dans Annonces annonce%2BLouis%2BXVI%2B2015

( 14 janvier, 2015 )

Premières trompettes de Jéricho à Metz : « Je prie pour Charlie »

Voici un compte-rendu de la manifestation de samedi dernier à Metz :

Floutées (2)« Cet article aurait aussi bien pu s’intituler « quelques idées simples pour un réveil chrétien ».

En ces jours où l’on nous demande de défendre la liberté de représenter Dieu de façon impudique, il nous semble ne pas être trop exigeants en revendiquant notre liberté de témoigner de Dieu dans sa Vérité et sa Splendeur.

Samedi dernier, 10 janvier 2015, nous avons donc appelé à un temps de prière pour la France dans la cathédrale de Metz, puis nous avons ensuite proposé à ceux qui le souhaitaient de nous rassembler devant l’hôtel de ville afin d’entonner quelques beaux chants chrétiens.

Cette première opération a été très encourageante, la chapelle du Saint Sacrement de la cathédrale était comble, et une trentaine de personnes s’est ensuite rendue sur la place, la faisant résonner de « Victoire, tu règneras », « Plus près de Toi mon Dieu », « A l’Agneau de Dieu, soit la gloire », « Chez nous, soyez Reine »,… entrecoupés de prises de parole et d’une lecture d’Apocalypse 18.

Affectés par les événements terribles ayant secoué notre pays, les participants arboraient des pancartes affichant : « Je suis Chrétien. Je prie pour Charlie ». 

De l’avis de tous, la soirée a été empreinte d’une grande paix et douceur. Un couple de passants s’est arrêté le temps d’une chanson partagée et, d’après une participante qui a discuté avec lui quelques minutes, un autre passant a été très touché par nos chants. Aucune réaction hostile ne s’est faite sentir. Peut-être le signe que Dieu apporte paix et amour, et que c’est plutôt l’athéisme et le scandale qui engendrent guerre et malheur ? « 

Rendez-vous le samedi 24 janvier (17h30 : cathédrale – 18h : place d’armes), afin d’agrandir les fissures dans le mur du mensonge et de la mort.

( 13 janvier, 2015 )

Bonum vinum laetificat cor hominis !

 

 « Le bon vin réjouit le cœur de l’homme », est-il dit dans l’Evangile.

Notre religion catholique est, en effet, celle du partage du pain et du vin.

L’étude des textes nous montre que le vin n’est pas d’un usage courant dans l’Ancien Testament… Bien sûr, on voit qu’après le déluge universel, le brave Noë s’est saoulé d’importance. C’est vrai qu’après avoir eu tant d’eau, il a abusé du vin ! Mais, ce n’est pas forcément un exemple pour la jeunesse.

A la différence de saint Jean-le-Baptiste qui ne buvait que de l’eau, Notre-Seigneur Jésus ne s’est pas abstenu de vin. Il connaissait l’acidité du vin trop vert et la bonté du vin vieux. Son premier miracle a été de transformer l’eau en vin. Il a fourni aux noces de Cana un vin meilleur en abondance.

Dans son enseignement, Notre-Seigneur se déclare lui-même comme étant la vraie vigne dont les croyants seraient les pampres chargés de donner du fruit. Dans l’Evangile, Jésus compare également Dieu le Père au propriétaire d’un vignoble.

Enfin, Notre-Seigneur a donné son sang et le vin produit de la vigne et du travail des hommes, est devenu une substance sacramentelle !

Nous avons donc de la chance d’être catholiques, car, par exemple, la religion musulmane interdit le vin ! (Et dire qu’il y a des imbéciles qui se convertissent à l’Islam !) …

Au beau pays de Lorraine, autrefois pays de la Cervoise, on vénère saint Arnould, patron des brasseurs, né à Lay-Saint-Christophe. Mais l’église tout au long des siècles améliora surtout nos vignobles.

Toutes les abbayes possédaient de bons cépages sur les coteaux les mieux orientés. Et c’est chez nous, à Verdun  précisément que saint Airy au VIe siècle a accompli le miracle du tonneau de vin intarissable, renouvelant le prodige du Christ à Cana. (C’est également à Verdun, 14 siècles après que les poilus ont chanté le pinard !)… Donc, pas de réticences, respectons notre sainte religion, restons joyeux et reprenons volontiers le refrain que nous chantons en débouchant nos bouteilles : « Bénissons à jamais le Seigneur dans ses bienfaits… Fit-il rien de meilleur que ce petit vin clairet. Amis à sa louange chantons un Laudate et qu’il nous garde en santé jusqu’après les vendanges… »

 

Chantons la vigne, buvons le vin et restons digne le verre en main…

Bonum vinum laetificat cor hominis !

  Jean-Marie Cuny

( 13 janvier, 2015 )

LES AUTOROUTES DE LA DEFIANCE

 

Une polémique récente illustre, s’il en était besoin, la démagogie dont sait faire preuve la majorité actuelle pour tenter de faire oublier les échecs de sa politique économique. Il s’agit du bras de fer qui oppose l’Etat aux concessionnaires d’autoroutes.

 

Après qu’au mois d’octobre la ministre de l’Ecologie ait dénoncé les profits mirobolants réalisés par les sociétés concessionnaires du réseau autoroutier en France (essentiellement Vinci et Eiffage) c’est maintenant au tour d’une mission parlementaire socialiste de plaider, dans un rapport présenté ce 17 décembre à la commission du développement durable de l’Assemblé nationale, pour la dénonciation des contrats en cours voire pour une re-nationalisation du réseau autoroutier français.

 

Dans un contexte où il est demandé toujours plus de sacrifices au français en impôts et taxes divers pour  réduire  le déficit des finances publiques creusé par l’impéritie socialiste, il est facile de désigner à la vindicte des électeurs, des sociétés à capitaux privés accusées de confisquer du pouvoir d’achat, par le biais de l’augmentation des péages, aux français qui empruntent le réseau autoroutier.

 

Si le niveau des profits dégagés ces dernières années par les sociétés d’autoroute a pu être jugé excessif par l’Autorité de la concurrence, ce qui appelle sans doute des aménagements d’ordre contractuel, il n’en reste pas moins :

1 /que les dépenses ainsi consacrées font du réseau autoroutier français l’un des plus sûrs et des mieux entretenus d’Europe ;

2/ que les concessions ainsi consenties protègent les sociétés qui en sont attributaires par la sécurité juridique des clauses inhérentes à tout contrat ;

3/ que toute dénonciation engendrerait pour l’Etat un coût faramineux du fait du versement d’indemnité de résiliation élevée et de frais de fonctionnement importants en cas de nationalisation.

Ainsi faire croire aux Français  que la route pourrait leur coûter moins cher juste au moment où ils vont devoir payer la facture du fiasco de l’écotaxe, notamment via une hausse de la fiscalité sur le gazole, relève de la plus pure démagogie. Car ce sont également les ménages français qui seront ponctionnés pour dédommager les entreprises et les banques qui avaient investi dans le projet de l’écotaxe (près d’1 milliard d’euros de dommages et intérêts) là aussi pour compenser l’incurie d’un gouvernement incapable d’assumer les conséquences contractuelles d’une loi qu’il avait pourtant fait adopter !

Alors les sociétés gestionnaires d’autoroutes, comme tout gestionnaire privé, font des profits et même des profits importants, ce qui est patent… Mais on ne peut oublier que personne n’a forcé l’Etat à leur concéder – par contrat – le réseau autoroutier français. Et ce que l’Etat fait, en se plaçant à chaque fois sous le régime du contrat, il ne saurait le défaire par un simple trait de plume comme le voudraient pourtant la ministre de l’Ecologie et les parlementaires socialistes.

 

Charles Maurras rappelait qu’ « en matière économique, plus encore qu’en politique, la première des forces est le crédit qui naît de la confiance » (*).

Force est de constater, qu’en matière de gestion autoroutière comme dans tout autre domaine économique, actuellement nos gouvernants socialistes ne savent créer d’autre chose que de la défiance…

Baron LOUIS

(*) cf « Mes idées politiques  » Charles Maurras – Fayard 1937 .

( 13 janvier, 2015 )

Editorial du numéro 314 de LA LORRAINE ROYALISTE

Depuis sa création, notre journal porte en sous-titre la mention « Pour une Lorraine libre dans une France libre ». C’est dire notre attachement à notre Nation, la France, que nous voulons libérée de sa soumission à l’Union Européenne et aux Etats-Unis d’Amérique. Depuis 1980, ce combat a pris de plus en plus d’importance étant donné notre soumission de plus en plus réelle, de plus en plus forte et qui s’est encore aggravée depuis les Sarkozy et Hollande, comme nous le montrons ici de numéro en numéro.

En ce qui concerne la Lorraine, nous savions que nous n’avions pas grand chose à espérer dans notre république jacobine, centralisatrice, sinon une fausse décentralisation permettant à des « potentats » locaux de se faire construire de très couteux centres administratifs devant leur servir de tremplin pour une poste plus important. A peine peut-on parler de petite déconcentration mais sûrement pas de véritable décentralisation. Enfin, la Lorraine existait encore sur le plan géographique et administrativement, même si ses frontières n’étaient pas tout à fait conformes à l’histoire… Aujourd’hui, le gouvernement veut la faire disparaître complètement et la fondre dans un ensemble totalement incohérent regroupant l’Alsace, la Lorraine et la Champagne-Ardenne. C’est n’importe quoi ! Ce projet n’a aucune cohérence ni géographique, ni historique, ni culturel, ni économique. Il coûtera cher et n’apportera rien. Il s’agit bien d’un projet fomenté dans un bureau entre technocrates ignares et incompétents. Les Lorrains bougent moins que les Alsaciens mais n’en pensent pas moins !

Il semble simplement que ce projet, s’il a un but ( ?), n’a que celui de couper encore plus nos concitoyens de leur passé en supprimant tout ce qui peut les y attacher. En cela, il est bien républicain !

Depuis la révolution dite française qui a commencé en 1789, héritière des pseudo-philosophes dits des lumières et précurseurs des autres sanglants régimes révolutionnaires que furent les dictatures marxistes ou nazis, les républicains de tout type veulent faire « table rase du passé » pour créer un « homme nouveau » qui serait « libre ». Utopie dangereuse conduisant aux pires dictatures. En fait, cela profite surtout aux internationalistes et aux premiers d’entre  eux que sont les financiers internationaux.

Pour cela, il faut que les hommes ne se sentent plus enracinés dans leur passé, qu’il soit familial, professionnel, régional, national, culturel pour être les plus malléables possibles, de bons consommateurs prêts à « avaler » n’importe quoi aussi bien sur les plans matériels que culturels. Ainsi  s’expliquent les lois antifamiliales prisent depuis la révolution mais de manière continuelle depuis, la falsification de l’histoire, la centralisation administrative exagérée, la suppression de nos provinces historiques,… Les universitaires s’alarment depuis longtemps de la baisse régulière de l’orthographe des enfants, comment de pas penser, dans la même ligne, qu’il s’agit d’une volonté délibérée pour que nos enfants ne puissent plus s’approprier le passé en n’arrivant plus à lire ce que nos ancêtres écrivaient. Cela fait partie de la volonté maintenant bi-séculaire de vouloir « faire table rase du passé ». Les directives de notre ministre Valaud Bellcassem vont bien dans ce sens, elle va encore aggraver la situation mais gageons que, comme beaucoup d’autres, elle mettra ses enfants dans des écoles « protégées » où ils apprendront à lire et à écrire… Nos révolutionnaires au pouvoir ont compris que la force, essayée par tous les révolutionnaires comme Robespierre, Lénine, Staline, Mao, Hitler, Pol Pot… maintenant, ils essayent de « passer en douceur » et de faire la même chose au nom des « droits de l’homme », quitte à les tuer au nom de ce même droit (avortement, euthanasie…)

L’année 2014 marquera une étape dans cette destruction de la France et des Français. Elle restera dans l’histoire une année catastrophique dans tous ces domaines à quoi il faut ajouter l’augmentation du chômage, la désindustrialisation du pays, l’insécurité, l’immigration, la politique étrangère catastrophique…

Pourtant, la population a montré qu’elle ne se laisse pas faire. De saines réactions se font jour, comme la « Manif pour tous », les « veilleurs », les diverses manifestations de défense du patrimoine, la multiplication des groupes de recherches historiques, le réveil des Chrétiens… Regardez la réaction quasi-unanime des Français contre la volonté d’une petite minorité de sectaires laïcistes de vouloir interdire les crèches publiques. N’est-ce un signe que ces laïcarts antichrétien s’attaquent ainsi aux crèches, signe qu’ils sentent leur combat en perte de vitesse, quasiment perdu et qu’ils veulent tenter un nouveau « coup de force » ?

Les Français ont commencé à réagir mais il leur manque une vue politique. Ce ne sont pas les partis qui le leurs donneront, ni les hommes et femmes politiques qui ne pensent qu’à 2017 en tacticiens électoraux et ils sont tous les mêmes, voulant faire plaisir (verbalement) à tout le monde pour essayer de « ramasser » des voix.

C’est que le système est pervers, comme l’a très bien montré le colloque du Cercle Vauban le 6 décembre dernier à Paris. L’avenir du pays passe par un changement de système, à nous de le montrer aux Français.

( 13 janvier, 2015 )

Henri VII : « j’ai été ému, triste dans mon cœur et révolté par cette barbarie sauvage »

 

Comme toute la France, comme tous les Français, sans exclusion, j’ai été ému, triste dans mon coeur et révolté par cette barbarie sauvage, l’innocence en moins, qui nous frappe. Les portes de l’abîme se sont ouvertes et l’ouragan peut maintenant se livrer à ses débauches d’énergie destructrices. C’est ainsi que peuvent mourir les civilisations.

L’élan de solidarité qui s’est manifesté, par delà même nos frontières, doit s’accomplir dans une transmutation des esprits et des coeurs, au delà de tout clivage politique partisan, sinon l’ouragan qui se prépare pourrait nous balayer, la France comme l’occident. C’est notre civilisation chrétienne que nous devons défendre, tels les Chevaliers d’antan avec l’amour de notre prochain, la défense de la veuve et de l’orphelin, et non pas nous battre en fonction d’un politiquement correct ou d’une idéologie qui exclurait vingt-cinq pour cent des Français ou toute autre religion digne de respect et qui a droit de cité sur notre terre, dans les limites de la loi et celles de nos coutumes, sur la terre de nos pères, de nos ancêtres.

Je suis un homme libre, libre de tout clivage politique ou religieux, car je m’adresse à vous en tant que Français de vielle souche, qui eut pour ancêtre une Princesse Fatimide arabe, Zaïda, épouse d’un Roi d’Aragon, une Princesse orthodoxe, Anne de Kiev, épouse du Roi de France Henri I°, une Princesse d’origine juive Marie de Médicis épouse d’Henri IV qui lui même fut, un temps, protestant, on lui doit d’ailleurs l’Edit de Nantes qui protégeait le culte protestant en France.

En ce jour, je suis fier de mes ancêtres qui, avec vous, Françaises et Français, du plus humble au plus élevé, avez avec ma Famille construit cette France que nous aimons. Retrouvons ensemble nos racines pour bâtir une France forte qui se rie des sectes et de ces soi-disant élites qui ne pensent qu’à leur argent et à leur pouvoir et qui confisquent notre liberté à leur seul profit.

La Liberté se conquière non pas en écrasant le voisin, mais en respectant sa liberté. L’égalité se construit non pas en coupant les têtes qui dépassent mais en aidant le voisin à accomplir son destin, là où il se trouve, quant à la fraternité, vous la connaissez autant que moi, puisque chacun de vous l’avez vécu à votre façon pour  Charlie, avec Charlie, car nous sommes tous Charlie. Ce sont mes souhaits de nouvel an.

 

Paroles d’Henri VII, Comte de Paris et Duc de France.

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