citation du mois de décembre 2014
Tiré du blog « La couronne »

Tiré du blog « La couronne »


Notre économie est mise sous tutelle ! Les Français ne croient plus en la politique et je crois que cela s’explique notamment par le fait que nos dirigeants successifs leur mentent sans aucun scrupule.
Un exemple très simple : depuis combien d’années nous dit-on que nous allons réussir à sortir de la crise ? Depuis combien d’années nous dit-on que le chômage va baisser ? En réalité, nous le savons bien, il n’y aura pas de retour à la croissance sans le retour à une politique économique sensée.
Cela fait près de trente ans que nos dirigeants successifs font preuve d’une vision étriquée et qu’ils reconduisent sans cesse la même politique à courte vue avec, j’en conviens, quelques nuances, selon la couleur politique du pouvoir en place et encore des nuances de moins en moins visibles.
En effet, la droite comme la gauche applaudissent des deux mains la concurrence déloyale au sein de l’Union européenne comme d’ailleurs l’ouverture inconsidérée des frontières. Puis ils viennent nous dire bien gentiment qu’ils ne comprennent pas pourquoi nous avons un problème de compétitivité et pourquoi notre déficit commercial se creuse jour après jour.
Et puis quand va-t-on arrêter cette cure d’austérité ? Tout ça pour satisfaire les attentes du pacte de stabilité européen… Vous voulez réduire les dépenses ? Soit, eh bien dans ce cas faites des réformes structurelles plutôt que d’ouvrir le capital de nos entreprises nationales et d’augmenter la fiscalité.
La politique du gouvernement a des conséquences désastreuses sur notre économie. Des fleurons de notre industrie sont passés aux mains des intérêts étrangers. La plupart des pays font en sorte de renforcer leurs entreprises. Nous vendons les nôtres. Du coup, qui dit perte d’entreprise, dit perte d’investissements, donc perte d’emplois, donc par définition la croissance ne peut pas revenir dans de telles circonstances, c’est impossible !
Notre pays est en pleine guerre économique et le gouvernement laisse filer nos meilleures armes. Certains pourraient trouver que j’exagère ? Alors qu’ils méditent ces chiffres : 43 % du capital des entreprises françaises étaient détenus par des investisseurs étrangers en 2013. Le chiffre atteint même 50 % pour les sociétés du CAC 40 en avril 2014. Chaque année, des milliards de dividendes partent ainsi à l’extérieur et, peu à peu notre économie est mise sous tutelle. On ne peut construire une économie prospère dans la dépendance !
Derrière un “féminisme” factice, se cachent des intérêts connus, à commencer par ceux d’organisations sionistes internationales. On relèvera ainsi que la défense, au plan judiciaire, de cette poignée de « prostituées » est assurée par Patrick Klugman, un militant pro-israélien bien connu lié à l’ambassade d’Israël et au Parti Socialiste Français.
Donateur généreux, Jeg Sunden, richissime magnat de la presse ukrainienne disposant également de la nationalité américaine et lié à la CIA et au département d’état US. Sunden participe aux campagnes de déstabilisation de l’Ukraine, dans l’intérêt bien compris des puissants intérêts financiers dont ceux de George Soros, un milliardaire juif établi aux USA ayant juré la perte de Vladimir Poutine.
L’ancien président géorgien, Edourd Chevarnadzé, explique en détail comment Soros a corrompu la classe politique géorgienne pour détasbiliser la Russie. Il n’est d’ailleurs pas jusqu’à une ancienne membre des Femen, une certaine Amina, qui ne révèle publiquement l’origine israélienne des fonds dont dispose cette organisation instrumentée.
Bien loin de la “spontanéité” militante vendue par les médiats de masse, se cachent des prostituées connues et offrant leurs “services” internet, comme “l’escort girl” Éloïse Bouton. Fort logiquement, les associations d’agitation-propagande à la solde des intérêts financiers cosmopolites recrutent directement chez celles qui font habituellement commerce de leur corps pour l’exhiber.
“Amina”, qui admettait volontiers agresser les Catholiques mais préféra quitter le groupe lorsqu’il s’en prit à des mosquées (étant musulmane), indique que chaque “Femen” – elles sont une poignée – touche chaque mois “1000 euros” en liquide. [C’est pas cher payé pour vendre son âme au diable!.. de plus en plus pingre!
SOURCE :
http://www.medias-presse.info/les-femen-defigurees-a-brest-les-dessous-de-ce-groupe-mis-a-nus/19308
LA LORRAINE ROYALISTE
SOUHAITE A TOUS SES LECTEURS
UN BON ET JOYEUX NOËL EN FAMILLE
BIEN ENTENDU
AUTOUR DE LA CRECHE!
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Pris sur le Site de la Restauration Nationale
Chers lecteurs, votre site a attiré votre attention depuis plusieurs semaines sur le colloque organisé par le cercle Vauban, Politique Magazine et la Nouvelle Revue Universelle, intitulé « Pour un nouveau régime ».
Cette manifestation était pour les organisateurs une première, et elle résultait d’une volonté d’harmoniser les énergies, les savoir-faire et aussi les convictions des uns et des autres, le tout avec des moyens modestes ! Nous voulions en faire l’expression de nos préoccupations de patriotes devant l’état déplorable de la France, et de l’ardente nécessité de proposer un ensemble d’orientations, et de mesures politiques.
Disons, sans fausse modestie, que cette journée fut une réussite ! Réunir plus de 300 personnes en une fin de semaine très chargée en manifestations susceptibles d’attirer sensiblement le même public représente pour nous plus que nous n’osions espérer !
De plus, et au-delà de l’aspect quantitatif, ne craignons pas de nous réjouir de l’ambiance amicale et même chaleureuse qui régnait dans cette salle Rossini à l’architecture pourtant un peu froide : avec l’aide de nombreux jeunes bénévoles, nous l’avions aménagée pour proposer une restauration, une vente de livres, de revues, de plaquettes, et aussi des entretiens personnalisés avec nos partenaires de la Restauration Nationale ainsi que des sites « le Rouge et le Noir » et « la Faute à Rousseau ».
L’essentiel cependant est venu de la présence de huit intervenants remarquables, qui se sont succédé à la tribune tout au long de la journée, représentant un ensemble de talents et de compétences de premier ordre, qui n’a pas manqué de passionner les auditeurs. Comme l’annonçait l’intitulé du colloque, il s’agissait, en s’appuyant sur un constat sans concession de l’état de notre pays au regard d’exigences fondamentales comme la souveraineté, l’autorité de l’État, les libertés publiques, la justice, de formuler des propositions les plus concrètes possibles pour instaurer un salutaire « nouveau régime ». Ce difficile exercice a été mené à bien, grâce aux points de vue convergents et complémentaires du juriste, de l’économiste, du constitutionnaliste, de l’historien, du philosophe.
Il est évident que ce travail doit impérativement fructifier ; c’est pourquoi, chers lecteurs, nous n’en resterons pas là : nous vous proposerons prochainement les actes de ce colloque, et nous vous tiendrons informés de nos projets. •
Valeurs actuelles a demandé à Philippe de Villiers quelles dédicaces il rédigerait à l’attention de six personnalités s’il devait leur adresser son ouvrage « le Roman de Jeanne d’Arc » :
C’est ce que quatre enfants âgés de moins de quinze ans ont répondu, près de Mossoul, aux jihadistes qui leur ordonnaient de se convertir àl’islam. Ils ont été décapités :
Des membres de l’Etat islamique ont décapité quatre enfants en Irak. Ils avaient refusé de se convertir à l’islam. Le drame s’est déroulé près de Mossoul, dans une enclave chrétienne récemment passée aux mains des djihadistes (…)
Lorsque les jihadistes leur ont ordonné de se convertir, les enfants, tous âgés de moins de 15 ans, ont répondu: «Non, nous aimons Jésus, nous avons toujours aimé Jésus, nous avons toujours suivi Jésus, Jésus a toujours été avec nous». Les membres de l’EI ont alors répété: «Prononcez les mots». Les enfants ont répondu «Non, nous ne pouvons pas». Ils leur ont tranché la tête. »
Honneur à ces jeunes martyrs, sans aucun doute maintenant au Paradis. Aurions-nous eu ce magnifique courage ?

Défendre le repos dominical va bien plus loin que la vulgate simpliste de se retrouver en famille, entre amis ou pour vaquer à ses loisirs.
Dès le mois d’octobre, par un tweet, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron avait prévenu : « Il faut simplifier le travail le dimanche et en soirée à trois conditions : volontariat, accord majoritaire et compensation de salaire. » Ce mercredi, cette mesure sera présentée en Conseil des ministres. Elle est comprise dans un projet de loi plus vaste embrassant, notamment, la fin des monopoles des professions réglementées (notaires, huissiers, pharmaciens, dentistes, etc.). Ou comment faire sauter les dernières digues protectrices contre les vents violents de la mondialisation.
Décidément, rien ne ressemble plus à un ministre socialiste qu’un autre ministre UMP, voire un cadre dirigeant du MEDEF. Interchangeables à volonté, les mêmes, inconscients de la monstruosité de leurs connivences idéologiques, ne cessent de hurler haro sur le baudet populiste quand on prétend, à bon droit, les jeter dans le même sac d’opprobre « UMPS ». Tendre ainsi les verges pour se faire battre confinerait-il au crétinisme épais ou à la tartufferie la plus saumâtre ?
Poser la question revient à y répondre, tant il est constant que cela fait bien longtemps que la gauche a trahi le peuple en même temps qu’elle a abandonné le socialisme, comme l’a récemment rappelé Jean-Claude Michéa dans son roboratif échange épistolaire avec Jacques Julliard (La Gauche et le peuple, Flammarion, 2014). En finir avec le repos dominical n’est pas une idée neuve. Déjà Napoléon, poursuivant l’œuvre entreprise sous la Terreur, ne souhaitait pas, contre l’avis de ses légistes, imposer un jour obligatoire de repos, sauf « aux fonctionnaires publics et agents salariés du gouvernement ». Rétabli sous la Restauration, il sera à nouveau supprimé par les républicains anticléricaux en 1880 (malgré la bronca des parlementaires royalistes et quelques solides opposants comme Victor Hugo, Jules Simon ou Victor Schœlcher), pour finalement réapparaître avec la loi du 13 juillet 1906, après des années d’âpres débats, sous l’influence notable des catholiques sociaux.
Issus des révolutionnaires hostiles à « l’oisiveté » de l’ouvrier et à tout ce qui, de près ou de loin, les rapproche de la lointaine tradition catholique, nos a-nationaux-socialistes modernes communient désormais avec la haute bourgeoisie d’argent dans le culte du libéralisme où les individus, dépersonnifiés, sont ravalés au rang de monades hédonistes mus pas l’instinct de consommation le plus vil. Après l’antique culte du Veau d’or, celui du « divin marché » (selon l’expression de Dany-Robert Dufour), sous les auspices procéduraux du Droit pour tous (et donc contre tous).
Défendre le repos dominical va bien plus loin que la vulgate simpliste de se retrouver en famille, entre amis ou pour vaquer à ses loisirs. Dans sa dimension anthropologique – pourquoi pas éclairée par notre longue mémoire spirituelle –, ce combat nous rappelle que l’homme est avant tout un animal social répondant à des stimuli autres que ceux de la troisième fonction dumézilienne du ventre et du bas-ventre.
Pour tenter de retrouver un peu de crédibilité, François Hollande a fait une grande conférence de presse. Nous ne pouvons que constater qu’une fois de plus, il a parlé pour ne rien dire. Il a fait néanmoins une annonce, une seule : il n’y aura pas d’augmentation d’impôts en 2015. Annonce contredite dès le lendemain par son secrétaire d’Etat au budget, Christian Eckert qui s’est lui-même démenti après, sans doute, s’être fait « recadrer » ! Il avait cependant raison, il suffit d’examiner le vote en cour du budget pour s’apercevoir que de nombreuses augmentations sont prévues. Il est vrai qu’il s’agit le plus souvent de « taxes » et non « d’impôts » ! Les charges pesant sur les Français vont encore augmenter alors qu’elles sont déjà beaucoup trop lourdes. Et ceci sans compter les baisses des allocations familiales… Et tout cela pour garder un déficit important et donc aggraver encore les dettes de la France, alors que nous sommes déjà à la limite de la cessation de paiement, que notre déficit international augmente, que le chômage ne cesse d’augmenter… L’échec de la politique gouvernementale est évidente et cela ne peut pas s’améliorer.
Le ministre de l’économie, Macron, annonce de « grandes » réformes pour améliorer, dit-il, la compétitivité de l’économie française. Ainsi, est annoncé une réforme des contrats de travail (demandée par le MEDEF), des professions réglementées. Deux choses visant à favoriser la « libre concurrence » au détriment des salariés pour les contrats de travail sans améliorer l’emploi et au détriment de tous les Français pour les professions réglementées. Il faut laisser ces dernières s’organiser elle-même, l’Etat ne faisant éventuellement orienter ou avaliser les accords professionnels. Il est vrai que la république n’aime pas les libertés et entend tout réglementer. Supprimer toutes ces professions reviendraient à faire en sorte que les usagers n’aient plus aucune garantie, c’est particulièrement vrai pour les notaires, les pharmaciens, les géomètres et bien d’autres encore. Ces organisations professionnelles sont un bien qu’il fut difficile de remettre en place après leurs suppressions par la révolution (déjà !) au nom de la Liberté, une Liberté qui détruit les libertés réelles des Français et leurs sécurités. Par ailleurs, il serait autoriser l’entrée de capitaux dans ces professions. Et voilà, à vrai dire, le seul objectif de ces réformes : permettre aux financiers de mettre la main sur ces professions qui seraient ainsi obligées de faire des super bénéfices pour rentabiliser ces capitaux et donc en terminer avec la qualité de service. Ce serait une catastrophe à terme comme dans d’autres pays. Mais notre gouvernement peut-il faire autrement ? Il n’est hélas plus libre, poussé par les institutions européennes, la mondialisation, les groupes financiers qui « tiennent » de plus en plus notre pays du fait en particulier de nos dettes. Et cela va encore s’aggraver du fait du traité transatlantique en discussion entre l’Union européenne et les Etats-Unis (la France en tant que telle n’est même plus partie prenante !) qui permettra, entre autres, aux financiers et aux entreprises internationales de faire condamner des pays pour entrave à leurs « libertés ». Ce traité ne devrait jamais être signé mais il le sera dans la plus grande discrétion. D’ailleurs, pratiquement personne n’en parle comme si « on » voulait le cacher, tellement il est scandaleux. Ajoutons que tout ceci non seulement n’améliorera pas les services aux Français, mais encore leurs coûtera plus chers et provoquera du chômage supplémentaire, mais pour le plus grand bien, au moins à court terme, des groupes financiers… Il en est de même pour une autre réformer à l’ordre du jour, celle du travail du dimanche qui n’apportera rien à notre économie, au contraire mais fragilisera encore les familles françaises, ce qui est probablement la véritable raison de ce projet.
Car nous ne pouvons que constater que toute la politique gouvernementale va dans le même sens : casser les familles, les traditions,ce qui reste des « libertés », comme les élections aux conseils des prud’hommes que la république veut supprimer, les enracinements de tous les Français pour qu’ils soient sans repères, malléables à merci par les idéologues, les grandes entreprises économiques et financières pour qui les hommes ne doivent être que des « agents économiques » interchangeables, devant se plier à leurs exigences et tant pis pour ceux qui ne suivent pas, ils doivent être rejetés comme un produit défectueux… Nous allons de plus en plus vers un nouvel esclavage, pire peut-être que l’ancien car moins brutal, du moins en apparence.
Et il ne faut pas compter sur l’opposition officielle pour redresser la situation. Elle fera la même politique comme elle l’a déjà fait. D’ailleurs, elle veut rester dans l’Euro et l’Union européenne. Peut-on réellement compter sur les deux seules organisations politiques républicaines qui semblent vouloir faire quelque chose de positif, du moins sur le plan économique : le Front National et Debout la France ? Restant dans le système, elles en subiront les conséquences en ne pouvant pas garantir l’indépendance du pays.
Il faut sortir de ce système qui détruit notre pays. La France, les Français ont besoin de se retrouver dans un système humain, dans une famille qui gouvernera le pays pour notre bien à tous, en tout cas mieux que nos politiciens !
Pour que vive la France, vive le Roi !
Dans le brassage actuel des populations, comment reconnaît-on un Lorrain, vrai de vrai ?..
Telle est notre question.
Bien sûr, il y a la morphologie ; la personne ne sera pas de race noire ni jaune, elle sera généralement blanche (1). Mais si à chacune de ses phrases il dit « Hop-là, une fois ! » avec un accent marqué, c’est qu’il nous vient de l’autre versant des Vosges. Si le bonhomme vous lance des « peuchère » avec un accent chantant, c’est qu’il n’est pas d’ici non plus. Si le quidam cherche sa « goyotte » et non pas son porte-monnaie pour compter ses sous ; s’il prononce le T de vingt en disant « vingte » et non pas vin (le vin, il le boit) ; s’il vérifie bien les prix de ce qu’il doit acheter, c’est peut-être un Vosgien (pas avare, mais économe !), ou encore un auvergnat (il ne faut pas confondre !). Mais si dans le magasin il demande un cornet plutôt qu’un sachet, c’est sans doute quelqu’un de par chez nous. Si le type s’exclame en disant « Moôn ! » pour exprimer sa surprise, c’est « p’têt’ bin » un Lorrain. Cela se confirme si, parlant des gens qui lui sont familiers, il dit, par exemple le Marcel et la Guiguitte, bref s’il met le ou la devant le prénom. S’il demande à son gamin « Ousque t’as enco’ été raouer », vous pouvez penser que le bonhomme est de Lunéville, de Commercy ou de par-là. Le personnage confirmera son identité de Lorrain, de Lorraine, si vous vous trouvez en sa compagnie dans une quelconque sortie organisée hors de nos régions.
En voyage, notre Lorrain finira par dire que sans être « nâreux », les nourritures exotiques ne valent pas une bonne quiche au lard avec sa bonne « migaine » toute « chevelotte » ; ou une « potaye » avec de bonnes saucisses fumées (évidemment, pur porc). Sans être pour autant un « cheulard » ou un boit-sans-soif, notre bonhomme évoquera avec nostalgie son p’tit vin gris des coteaux lorrains. Au dessus d’une température de 15°, il trouvera qu’il fait très chaud et qu’il boirait volontiers une chope de bière fraîche. Jugeant le temps, il pense qu’une bonne « chaouée » ferait grand bien.
En vacances, il souhaite rentrer chez lui au plus tôt, surtout si c’est la pleine saison des mirabelles et des tartes aux brimbelles. Il écrit une carte à son « nonon et à la tatan » pour dire que le temps est « clarteux », que les « bacelles » du bord de mer sont des « gueniches » qui n’ont pas d’pudeur, elles circulent, la « boudatte » à l’air et que certaines ont l’air « d’évaltonnées » et même de drôles de « pinéguettes ». Enfin, not’ Lorrain en vacances ne sait pas quoi faire de sa peau. Il « bassotte » ; il va « trôler » par-là et « feûgner » de droite et de gauche. Il vous dira qu’il voulait bien aller en séjour à la montagne pour lui rappeler les Hautes-Vosges ; mais sa femme a « râminé » car ayant acheté un maillot de bains, il a fallu choisir la mer. Le lac de Gérardmer étant sans doute trop petit.
S’il se sent un brin « débiscaillé », notre homme se dit qu’un « p’tiot » verre de goutte (mirabelle, évidemment) lui ferait le plus grand bien. Sa voisine de table, une vieille fille qui a coiffé Sainte-Catherine depuis belle lurette devait lui déclarer : « Je cherche un mari qui ne picole pas ! ». «Moôn ! Vous aurez du mal d’en trouver un ! » dit not’ Lorrain. La vieille demoiselle qui a de la répartie lui a répondu : « J’ai attendu jusqu’à maintenant, je peux encore attendre ! ».
En tout cas, notre bonhomme sort « déhors » et il rentre au-dedans. « Si vous descendez par-là, monter donc nous vouâr ! » lui avaient dit des Lorrains de rencontre. Il a donc été « toquer » à l’huis de chez eux et « clenché la clenche » de porte pour se retrouver à « marader » et causer du pays en buvant une bonne « rinçonnotte » de vin de groseilles, rapportée de chez eux (on n’en trouve pas, par ici !). Enfin entre bons Lorrains, on peut philosopher sérieusement entre deux verres. Comme dit le Claude de Forgotte (le Vanony) : « Quand on voit, c’qu’on voit ; qu’on entend, c’qu’on entend et qu’on sait, c’qu’on sait, eh bien, on a bien raison de penser c’qu’on pense ! ».
On se quittera en disant : « Allèye, à une aut’ de fois ! » et l’on répondra, bien sûr : « à la r’voillotte, mes bonnes gens ! ».
« J’vous dis tout cela, c’est manière de causer, nem’ »
Jean-Marie Cuny
(1) Il ne faut pas oublier les Lorrains d’adoption.