( 5 avril, 2014 )

Discours de Paul LUPORSI à la fête des Rois de Nancy

Chers amis,

 

Philippe m’a demandé d’être court ! Je vais essayer! Cette année encore verra deux élections, les européennes et les municipales. Si les premières m’indiffèrent complètement, les secondes sont les seules qui trouvent grâce à nos yeux, mais elles sont malheureusement entachées de politique politicienne qui dénature leur caractère local. Aussi, permettez moi de vous montrer quelque chose, regardez bien ceci est ma carte d’électeur. Je ne l’ai pas encore déchirée et j’ai honte de mon aliénation. Car oui, nous sommes aliénés par ce torchon qui nous tient prisonniers de la fange républicaine. Nous croyons tous en une plus ou moins hypothétique bonne élection! Nous pensons voter pour le moins mauvais car nous avons tous peur de laisser le pouvoir aux destructeurs de la Patrie et pourtant rien n’arrête la descente aux enfers de ce pays qui fut le phare du monde. Alors il faut prendre conscience que lorsque nous donnons notre main à la démocratie en allant voter, elle nous dévore le bras et nous englue dans les miasmes fétides de ses marigots pourris où nagent à l’aise tous les politiciens véreux  avides des prébendes de la république. Vite sortons de ce chaos!  Souvenez vous , je vous citais il y a quelques temps ce mot de Baudrillard qui, reprenant un slogan malheureusement oublié de mai 68: élections, piège à cons!, nous affirmait que la plus grande peur de ces politicaillons, énarques décérébrés, ou idéologues de tout poil c’est que nous ne voulions plus de ce prétendu pouvoir des urnes. D’ailleurs les français n’y croient plus et les abstentionnistes nous montrent l’exemple. Mais ce sont de mauvais citoyens, nous dira-t-on!.

 

Justement je ne veux plus être citoyen. D’ailleurs ce mot me hérisse, écoutez-les ces journaleux dispensateurs de la bien pensance quand ils annoncent la gueule mielleuse et suffisante telle ou telle attitude citoyenne! Et malheur à nous si nous osons ricaner devant la bêtise crasse de ces entreprises d’amollissement généralisé sous la houlette des chantres des droits de l’homme , de prétendus artistes d’avant garde, de pseudo intellectuels dévoyés ou les nervis de l’ecologie. Et puis  nous entrons en 2014, qui va célébrer en une commémoration de plus, le centenaire de la grande guerre qui fut par l’impréparation coupable des gouvernements d’alors, une boucherie innommable, qui a décimé les familles, englouti tout un pan de l’intelligence française et  laissé les mains libres à des Clemenceau pour assoir définitivement la république, celle des cimetières! Comme la révolution s’est assise sur les charniers de Vendée, ou les corps décapités des victimes innocentes de la barbarie jacobine!

1918 ou la victoire volée aux 1 500 000 morts, ces pauvres bougres qui montaient  se faire hacher par les mitrailleuses et l’artillerie ennemie. Au lendemain de ce carnage, il y eut une divine surprise: la chambre bleu horizon! Tout était possible ! La victoire des ligues patriotiques auguraient un renversement de tendance; on a même vu des députés royalistes dont le plus célèbre fut Léon Daudet. Et le bilan? Le front populaire, la honteuse défaite de 1940 et la revanche de la république en 1945 avec les exécutions sommaires, les assassinats, car, çà, la république sait faire! D’ailleurs, Daudet, battu en 1924, a eu ces mots amers: « à l’heure où j’écris le peuple français environné d’inimitiés, trompé, ruiné, écrabouillé par le fisc, et qui voit revenir la guerre à la suite de l’évacuation criminelle de Mayence, tourne vers la chambre des députés des regards de haine. Elle est pour lui la nouvelle Bastille, l’antre d’où souffle le malheur, et le signe de sa servitude à six cents farceurs, menteurs, truffeurs  et pillards. C’est bien ainsi que je le voyais, en le quittant pour ne plus y revenir, ce baroque dépotoir de lâchetéś d’incapacités et d’idées fausses, où j’avais usé, en vain, quatre ans et demi de mon existence. Mon échec du 11 mai 1924 fut ainsi, pour moi, une délivrance. » Ce texte fut écrit en 1933, un an avant le 6 février 34 qui a vu l’échec définitif des ligues, confirmé le déclin de l’Action Française et annonçait le triomphe de la gauche divine, celle de la fête à Neu Neu, du temps des cerises, des congés payés et de la grande partouze citoyenne qui se continue en Paris plage ou en gay pride, et qui s’est temporairement écroulée dans des lendemains qui déchantent et les longues colonnes d’anciens fêtards qui fuyaient tout au long des routes l’impéritie de ces incapables. Attention demain, il ne pourrait bien nous rester que le refuge mortel du le camp des saints conclusion certaine de la volonté de ce gouvernement de saper toutes les bases de la société traditionnelle française comme le montre ce dernier rapport sur l’intégration qui reste malgré les lâches démentis des pervers qui nous gouvernent la base des réflexions sur ce sujet.

 

Ainsi, il y a deux ans je vous demandais de militer, militer pour chasser ces polichinelles ridicules, aujourd’hui je vous redis de militer mais en ciblant non ces déchets grandiloquents qui briguent vos suffrages pour mieux vous berner pour ne pas utiliser de mots plus vulgaires, mais en étant de véritables anarchistes qui disent non à tout, je dis bien tout. Rien de ce qu’à établi depuis plus  de 200 ans la république ne doit trouver grâce  à vos yeux. Il faut se montrer impitoyables, car la France celle dont nous ne ferons jamais le deuil, est morte le 21 janvier 1793. C’est   Albert Camus qui nous le rappelle, dans ces quelques lignes ressorties par le salon beige de l’Homme Révolté:  » le 21janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s’achève ce qu’on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Le jugement du roi est la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu’ici, se mêlait à l’histoire par les rois. Mais on tue son représentant historique, il n’y a plus de roi. Il n’y a donc plus qu’une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes. »

 

Après l’assassinat de notre Roi, les usurpateurs utilisent nos héros que ce soit l’ humble poilu inconnu enterré sous le monument à la gloire du canonnier massacreur du 13 vendémiaire, ou les Peguy, Cochin, tombés sous les balles ennemies ou encore de ces méharistes qui protégeaient les caravanes des rézzous  de touaregs assoiffés de pillage et de sang comme aujourd’hui les soldats de l’opération Serval tentent de protéger les populations maliennes contre ces mêmes touaregs qui veulent ennoblir leurs désirs de mort au nom d’Allah. Ces usurpateurs ont même tenté de nationaliser Jeanne d’Arc.  Et à cause de cela il nous arrive de pactiser avec le diable, comme Maurras et l’union sacrée. Nous mettons nos principes dans la poche et notre mouchoir par dessus. D’ailleurs ces héros ne font même plus signe pour cette société avide de jeux et de spectacles.

 

« Que faire? » Demandait Lénine. Être contre ce qui est pour et pour ce qui est contre ce régime pour reprendre le leit-motiv des vieux anarchistes. Alors abstenez-vous de tremper votre bulletin dans les urnes car c’est dans le sang de Louis XVI que vous le trempez, faites campagne contre l’inscription des jeunes sur les listes électorales, soyez les troubles fêtes des kermesses républicaines comme ces jeunes royalistes qui se sont fait boucler le 11 novembre dernier pour avoir sifflé le chef de l’état, boycottez les commémorations, toutes, remettez en cause tous les poncifs de ce temps, les ayatollahs de l’anti racisme, le féminisme délirant des femens et des autres partisans de la théorie du gender. Dites aux goodyear que la principale cause de leur malheur est certes la finance apatride, mais aussi et surtout cette république déliquescente et que ce n’est pas un bulletin de vote qui les sauvera au contraire, et on peut multiplier à l’envi ces exemples de l’affaiblissement de la pensée et de l’action. N’hésitez pas a dire que vous êtes avant tout antirépublicain, d’abord ça choque les profiteurs de ce système et les pleutres qui ont peur du changement. Les révolutionnaires , aujourd’hui, c’est nous. Les camelots du roi en leur temps tâtaient de la prison, comme ces courageux jeunes dont je viens de parler, ayons ce panache! Certes nous sommes peu nombreux, nous sommes même pour certains esprits forts, ridicules, et pourtant nous sommes les seuls, par notre remise en cause radicale de ce système, à pouvoir être le ferment qui permettra à nouveau à un peuple d’être grand et fier. C’est la république dite française qu’il faut d’abord abattre! Et pour reprendre le mot de Maurras, tous les moyens sont bons!

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