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( 29 octobre, 2013 )

Les portiques de l’injustice fiscale en Bretagne.

Tiré du blog de Jean-Philippe CHAUVIN

 

Les cafés rennais résonnaient dimanche et encore ce lundi matin des échos de la colère des agriculteurs bretons et de la bataille autour du portique de Pont-de-Buis destiné au prélèvement automatique de la fameuse écotaxe : les télévisions d’information passaient en boucle les mêmes images des fumées, des bonnets rouges défiant les gardes casqués ou des manifestants blessés, à terre… Et cela discutait sec en lisant « Le journal du Dimanche » ou « Ouest-France-dimanche » qui faisaient chacun leur couverture sur « Les révoltés de l’écotaxe » ou « Vent de fronde en Bretagne ». Sur le comptoir d’un bistrot, comme une sorte d’intersigne, il y avait aussi le numéro « hors-série histoire » du magazine « Bretons » qui titrait, insolemment, « La Bretagne contre la Révolution ? », un chouan montant la garde en couverture…

 

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 Ce qui a mis le feu aux poudres en Bretagne, c’est cette taxe supplémentaire qui doit entrer en application au 1er janvier prochain, au moment même où la Bretagne affronte une de ses plus graves crises de l’emploi, entre les licenciements dans l’industrie automobile (usine PSA de Rennes-La Janais), dans celle des télécommunications (Alcatel-Lucent, là encore à Rennes mais aussi à Lannion), et, surtout, dans ce qui constitue encore l’un des principaux réservoirs de métiers et d’emplois de la province, le secteur agroalimentaire, avec la fermeture de nombreux abattoirs et d’entreprises de transformation de la viande et du poisson, en particulier dans le Finistère, là où la tension sociale est désormais la plus palpable et la plus explosive comme les jours derniers l’ont bien montré.

 Cette écotaxe est donc bien mal venue : ce n’est ni le moment ni le lieu, si l’on peut dire, de l’appliquer, alors que la Bretagne subit de plein fouet les effets délétères d’une mondialisation qui respecte si peu (voire pas du tout…) les règles d’équité économique, de justice sociale et de souci environnemental ! Quelques exemples de cette folle et terrible mondialisation sans freins ni entraves : la concurrence déloyale des abattoirs allemands qui exploitent une population d’ouvriers misérables venus de l’Europe orientale et centrale, certains d’entre eux étant payés moins de 400 euros mensuels (!), et cela dans la première puissance économique de l’Union européenne, au cœur de celle-ci, sans que cela émeuve beaucoup la Commission européenne ; les multiples violations par les grandes multinationales de l’agroalimentaire des milieux naturels (destruction des forêts brésilienne ou africaine pour produire de l’huile de palme ou des agrocarburants, saccage des littoraux ou des fonds marins pour en tirer à moindre frais le maximum de ressources monnayables, etc.) et l’indifférence totale de celles-ci pour le bien-être animal ou la diversité des espèces végétales, etc.

 Soyons clair : le système agroalimentaire dominant breton n’est pas exempt de reproches, loin de là, qui a, au nom de la modernisation (depuis les années 50-60 en particulier) et de la compétitivité, trop souvent pris les traits d’un productivisme agroindustriel polluant et de moins en moins « paysan »… Les mises en garde de quelques paysans traditionalistes de l’époque, comme ceux de la revue « Le Paysan biologiste », n’ont pas été entendues. D’ailleurs, comment auraient-elles pu l’être quand l’heure était dans les milieux économiques, les médias, mais aussi à travers les manuels scolaires de géographie par exemple, à vanter « l’adaptation de l’agriculture bretonne à la mondialisation », et se félicitant, au nom de la nécessaire modernité et « pour sortir de l’archaïsme » (termes mille fois entendus et lus depuis mes années de lycée et d’université), de la mise en place d’un système de production vu sous le seul angle économique et oublieux des conditions mêmes de production : il fallait produire, disait-on, coûte que coûte, pour exporter hors de Bretagne et « nourrir le pays », et les arguments développés par les milieux économiques dominants étaient les mêmes que ceux aujourd’hui utilisés pour pousser à la rapide modernisation des agricultures de l’Europe centrale et orientale, avec la bénédiction d’une Commission européenne là encore aveuglée par les seules finalités financières et économiques, mais aussi pour, dit-on, permettre le développement des pays d’Asie et d’Afrique ! Il suffit de parcourir la presse économique mais aussi et surtout les manuels de géographie de Seconde par exemple (les pages sur la question alimentaire…) pour s’en rendre compte ! Belle hypocrisie de ceux qui, de Paris ou de Bruxelles, des quartiers bobos ou des milieux « Verts », viennent désormais faire la leçon à des Bretons qui auraient, sans doute par facilité plus que par discernement, mais aussi souvent de bonne foi (qui n’est pas toujours la vérité…), adopté ce modèle agroindustriel hier vanté et aujourd’hui décrié en France mais toujours prôné pour les pays en développement, au nom de ce même « développement »…

Dans cette affaire, quoi qu’il en soit, les Bretons sont les principales victimes, certes parfois consentantes hier, mais aujourd’hui sacrifiées sur l’autel des grands principes et des petites vertus qui fondent la République centrale. Et, au lieu d’impulser en Bretagne (et ailleurs !) une politique nouvelle de redéploiement agricole plus respectueuse de l’environnement, la République fiscalise un peu plus une province fragilisée par la mondialisation et un secteur agricole menacé dans sa survie même : politique de Gribouille quand on pourrait espérer de l’Etat une véritable stratégie sur le long terme pour « réparer et préparer » ! Mais nous sommes en République, malheureusement, et le seul horizon semble être celui des élections : un horizon bien étroit, en somme, quand il faudrait regarder au loin, au-delà du calendrier électoral, et penser en terme de générations et de transmission…

Cette écotaxe, de plus, n’a rien de très écologiste : elle est d’abord une taxe qui profitera, entre autres, au consortium privé Ecomouv qui gère les fameux portiques et la perception de la taxe, consortium qui touchera, sur 1,2 milliard d’euros prévus par an, environ 250 millions (soit, pour l’ensemble de la France, plus de 8 fois ce qui sera prélevé par les portiques en Bretagne !). On aurait pu attendre, au moins, que la République évite de rétablir ce qui a, d’ailleurs, coûté si cher à la Monarchie d’Ancien Régime, c’est-à-dire le système des « fermiers généraux » chargés de récupérer taxes et impôts dans la royaume.

 De plus, cette taxe si mal nommée « éco » doit, paraît-il, financer des projets d’aménagements ferroviaires, en particulier de ferroutage, alors même que la SNCF, elle, semble négliger dans sa propre stratégie le secteur fret, et qu’elle ne prévoit pas vraiment de recréer des voies de chemin de fer là où elles seraient bienvenues et nécessaires pour le transport de marchandises agricoles à moindre coût environnemental… De qui se moque-t-on, alors ?

Doit-on rappeler, aussi, que cette écotaxe ne sera pas perçue là où elle aurait pu avoir le plus de sens et de rapport, c’est-à-dire sur les autoroutes, aujourd’hui privatisées (à déraison, d’ailleurs) ? Du coup, les multinationales du Transport routier comme de l’agroalimentaire seront indéniablement favorisées, favorisant en retour les principes si peu vertueux sur le plan écologique d’une mondialisation « carbonée » à grande échelle ! Où est l’écologie là-dedans ?

 La colère de la Bretagne, cette chouannerie agricole et industrielle, est donc plus que légitime : mais elle ne doit pas être qu’une colère, elle doit penser les sources de la crise et remonter à celles-ci, dans un exercice de « tradition critique », autant sur le plan économique, environnemental aussi, que politique… « Les Bretons contre la Révolution ? » : oui, deux siècles après, contre les conséquences de ses principes républicains, ceux d’un libéralisme économique mêlé de centralisme administratif et politique, et contre les attitudes d’un « pays légal et central », contre cette arrogance des maîtres de Bercy et des chantres d’une mondialisation qui pensent en chiffres et oublient les femmes et les hommes de chair et de sang !

 Il est encore des portiques de l’injustice fiscale à faire tomber…


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( 29 octobre, 2013 )

[Paris] 1er novembre : Hommage à nos morts

Action française

Lettre d’information du Centre royaliste d’Action française – 28 octobre 2013

le Centre Royaliste d’Action Française vous invite à participer le vendredi 1er novembre 2013 à 10 heures au cimetière de Vaugirard (320, rue Lecourbe – 75015 / Métro : Lourmel ou Convention) à la cérémonie du souvenir devant les tombes des morts de l’Action française, des Camelots du roi et de la Restauration Nationale.

 

( 28 octobre, 2013 )

Droit du sol, droit du sang ? par Louis-Joseph Delanglade

 article tiré du très bon site à regarder tous les jours : La Faute à Rousseau

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Il a peut-être la fibre littéraire mais historique pas du tout : ce samedi 26, dans sa revue de presse de 8h30 sur France Inter, M. Levaï oppose au droit du sang « notre bon vieux droit du sol révolutionnaire et républicain ». Faux, bien entendu. Qu’on le date de 1515 (arrêt du Parlement de Paris) ou même de 1315 (édit de Louis X le Hutin), le jus soli existe en droit français, sous l’Ancien Régime – même si la notion de nationalité est postérieure. Le Code civil l’abolit au profit du jus sanguinis en 1804 et il faudra attendre 1889 pour que se manifeste la prétendue « générosité » d’une République surtout soucieuse de se pourvoir en soldats. Cela dit, le droit du sol est effectivement aujourd’hui un des grands marqueurs de la gauche idéologique, qui y voit le meilleur moyen de subvertir à terme la nation française. 

Ne pas confondre droit du sol et naturalisation. M. Ory, historien et universitaire, choisit de proposer à notre admiration et à notre reconnaissance, dans son « Dictionnaire des étrangers qui ont fait la France », 1112 figures, toutes remarquables. Il précise « que nous sommes depuis deux siècles une vieille terre d’immigration et que toute cette immigration a réellement enrichi la France ». On peut contester la première proposition : la France, au sens que donne M. Ory à ce mot, est une terre d’immigration depuis toujours et nombre d’étrangers de qualité sont venus l’enrichir au cours des siècles précédant la Révolution. Quant à la seconde proposition, on peut se demander si ces étrangers, devenus français par choix, n’ont pas au fond restitué à leur nouvelle « patrie », en devenant ce qu’ils sont devenus, ce qu’ils avaient d’abord reçu d’elle. 

On comprend bien que les 1112 de M. Ory n’ont rien à voir avec ces centaines de milliers, ces millions de « nouveaux » Français ou en attente de l’être. Quand l’immigration devient invasion, le problème est d’abord quantitatif : à (faire) croire coûte que coûte qu’un pays de cinquante millions d’habitants peut digérer un apport de quinze millions de personnes en trente ans, c’est le pays lui-même que l’on met en danger de mort. D’autant que ces « étrangers » sont, dans leur majorité, inintégrables et inassimilables, en raison de leur appartenance à une (des) communautés ethno-culturelle(s) bien trop éloignées de nous, appartenance que trop peu remettent en cause, les moyens modernes de communication leur permettant de conserver le contact avec leurs pays d’origine, lesquels, du coup, restent leurs vrais pays et celui de leurs enfants nés en France et bénéficiant du droit du sol. Immigration, naturalisation, droit du sol : la boucle est bouclée. 

Sans doute est-il encore possible de contrer le « grand remplacement » dénoncé par M. Camus. S’impose évidemment le réaménagement des modalités d’application du droit du sol (pour tous, pas seulement pour les enfants de clandestins, comme le réclame le très politicien M. Copé). Mais cela ne suffirait pas. Il faudra aussi viser le tarissement, à titre conservatoire, de toute immigration de masse, régulière ou clandestine. Il faudra, enfin, procéder à un examen critique des apports démographiques « extérieurs » de la période post-coloniale.

 
( 24 octobre, 2013 )

« N’oubliez pas vos frères d’Orient qu’on assassine sur le parvis de leur église »

Nous avons lu sur l’excellent site « Le Salon Beige », ce texte de Monseigneur PODVIN, porte-parole de la conférence des évêques de France, qui ose dire la vérité sur la situation des Chrétiens en Syrie et dans le reste du Moyen-Orient qui est catastrophique. Nous le repreduisons ci-dessous :

« Vous qui venez de vivre une sympathique rentrée paroissiale, sous un été indien, n’oubliez pas vos frères d’Orient qu’on assassine sur le parvis de leur église.

Vous qui participez à des colloques sur les droits de l’homme, n’oubliez pas vos frères d’Orient qui n’ont guère le luxe de vivre ces « nuances » envers les dictateurs en place.

Vous qui chantez les béatitudes, apprenez que c’est un combat effroyable de résister aux corruptions d’une guerre civile. Vous qui aimez voyager, n’oubliez pas que vos frères chrétiens sont « chez eux » en Orient. Ils sont orientaux et disciples de Jésus, habitant le berceau historique de la même foi qui nous anime en Occident.

Vous que l’interculturalité passionne, n’attendez pas que la minorité chrétienne ait totalement disparu du Proche Orient, pour déplorer la régression de cette région.

Vous qui prônez le dialogue interreligieux, n’oubliez pas que rien de crédible ne se construit sans réciprocité. Vous qui êtes pleins d’assurance quant aux solutions diplomatiques et militaires concernant cette poudrière, consultez donc vos frères d’Orient. Ils vous diront ce qu’ils pensent, par exemple, de ce qui est advenu en Irak.

Vous qui pensez que les réseaux sociaux suffisent à construire un « printemps » politique, écoutez donc la sagesse de ces chrétiens « du parchemin », fils des Pères du désert.

 

Vous qui vous regardez fréquemment dans la glace, afin de savoir si vous êtes encore chrétien, savez-vous que c’est à Antioche, en cette région meurtrie, que vos aînés ont reçu pour la première fois le nom de chrétiens ?

Vous qui idéalisez la diaspora, croyez-vous sincèrement que vos frères dans la foi n’ont d’autre issue que l’exil ?

Vous qui avez quelque influence sur l’économie du monde, nous direz-vous à quel prix vous consentez perdre votre âme ? Vous qui voulez aider les chrétiens d’Orient, ne les transformez pas en « occidentaux » au risque de les exposer davantage.

Vous qui voyez l’Orient de loin, chaussez des lunettes, appréciant l’irremplaçable contribution des chrétiens à la société, à l’économie et la culture de leur peuple.

Vous qui regardez les images récentes de réfugiés syriens, n’oubliez jamais que nombre d’irakiens, kurdes, palestiniens, et tant d’autres, ne sont jamais rentrés chez eux, et sont des « réfugiés permanents ».

Vous qui projetez un séjour en Jordanie, savez-vous ce que subissent comme pression ces pays, derniers havres de la région ?

Vous qui, à juste titre, n’avez pas de mots assez forts pour dénoncer les exactions chimiques, entendez-vous les chrétiens d’Orient vous dire que la mort ajoutée à la mort ne donnerait pas la vie ?

Vous qui déplorez votre inculture religieuse, instruisez-vous très vite de ce que représente la mosaïque des appartenances religieuses en cette région. D’ici peu, ces familles prendront l’avion, dans le meilleur des cas. Elles prendront, hélas, la route bombardée dans le cas le plus prévisible.

Vous qui défendez les chrétiens d’Orient et d’Asie, ayez en très haute estime les musulmans qui sont à leurs côtés pour faire une chaîne humaine contre le terrorisme aveugle.

Vous qui détestez à juste titre qu’on violente un être humain au nom de Dieu, ne demandez pas à l’épicier de votre quartier de porter sur ses épaules tout l’intégrisme du monde.

Vous qui regardez dans le rétroviseur des siècles, le christianisme antique qui fut prospère, entendez-vous le Christ vous dire aujourd’hui « de ne pas craindre, petit troupeau » ?

Ne baissons pas les bras. Luttons contre l’amnésie qui ronge nos cœurs d’occidentaux résignés. L’étau dans lequel se trouvent nos frères d’Orient est étroit. Un oriental est quelqu’un qui se répète souvent dans sa poésie ou sa mélopée. Ne nous lassons pas de crier, sur toute agora, que l’avenir des chrétiens d’Orient est question de vie ! »

Le devoir de la France serait de soutenir ces Chrétiens comme elle l’a fait depuis Saint Louis. Hélas, la France n’est plus LA FRANCE et elle trahit ses amis avec un pouvoir désastreux et lamentable.

( 24 octobre, 2013 )

Le Téléthon soulève de graves problèmes

 Voici un texte important de Monseigneur Marc Aillet, que nous avons trouvé sur le blog « Riposte Catholique », que nous approuvons entièrement :

A l’approche de la 27ème édition du Téléthon, qui aura lieu le week-end des 6 et 7 décembre 2013, Mgr Marc Aillet donne la position de l’Eglise et met en garde les diocésains :

« Je tiens avant toute chose à saluer le dévouement des bénévoles engagés dans la préparation du téléthon et bien entendu, la grande générosité des Français qui par solidarité vis-à-vis des personnes atteintes de myopathie et leurs familles, participent chaque année à cette formidable campagne médiatique de collecte de fonds au profit de la recherche médicale et de la lutte contre les maladies génétiques.

Au cours des dernières années, l’Eglise catholique n’a cependant pas manqué d’exprimer, par la voix de plusieurs évêques ou de ses responsables, ses réserves et ses inquiétudes à propos du téléthon. C’est ainsi que le cardinal Ricard, alors président de la conférence des évêques de France, considérait dès le mois de décembre 2006, qu’il était « légitime qu’à l’occasion du téléthon, beaucoup de catholiques s’interrogent sur l’affectation de leurs dons », ou que le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, estimait il y a quelques années, qu’on ne saurait « signer des chèques en blanc » en faveur du téléthon. De même, un communiqué de presse du 2 décembre 2011 disponible sur le site du diocèse de Paris souligne qu’il est nécessaire de « s’engager résolument pour des recherches qui respectent pleinement la vie humaine ».

Nul ne peut en effet ignorer que les orientations et les choix de l’Association Française contre les Myopathies (AFM), qui est à l’origine du téléthon et qui l’organise chaque année, ne font pas l’unanimité et soulèvent de graves problèmes d’ordre éthique.

Première difficulté : certaines recherches financées par le Téléthon concernent l’utilisation de cellules souches embryonnaires qui se traduit nécessairement par la destruction d’embryons humains (1).

D’un point de vue strictement médical, l’utilisation de cellules souches embryonnaires est d’autant plus discutable que leur efficacité thérapeutique n’a jamais été démontrée, contrairement aux espoirs que font naître l’utilisation de cellules souches issues du sang de cordon ombilical, ou depuis deux ans, le recours aux cellules pluripotentes induites (dites cellules iPS) issues de la reprogrammation de cellules souches adultes (2).

Mais quoi qu’il en soit, la destruction d’embryons humains est éthiquement inacceptable. Certes, la loi française autorise aujourd’hui l’expérimentation sur les embryons humains, mais faut-il rappeler que le « légal » n’est pas nécessairement « moral » ? Pour sa part, l’Eglise catholique défend, comme elle l’a toujours fait, le respect de la vie humaine de la conception jusqu’à la mort naturelle, en insistant particulièrement sur le fait que l’embryon humain doit être considéré comme une personne humaine.

Seconde difficulté : le Téléthon revendique la mise en œuvre de pratiques d’inspiration eugéniste :

Le diagnostic prénatal est utilisé pour repérer les fœtus atteints de myopathie qu’une « interruption médicale de grossesse » permet ensuite d’éliminer. Dans le même esprit, la technique du « diagnostic pré-implantatoire » consiste à sélectionner puis à supprimer tous les embryons conçus in vitro porteurs de la myopathie. Ainsi, et comme le soulignait dès 2006 le spécialiste en éthique médicale qu’est Mgr Michel Aupetit, aujourd’hui évêque auxiliaire de Paris, dans une note publiée sur le site internet du diocèse de Paris, « les « bébéthons » qui sont présentés comme un grand succès thérapeutique ne sont pas le fruit d’une guérison due à la recherche sur le génome, comme on aurait pu l’espérer, mais le fruit d’une sélection embryonnaire. On pratique une fécondation in vitro de plusieurs embryons et on sélectionne l’embryon sain en éliminant les autres. Ce n’est donc pas un bébé « guéri » mais un bébé « survivant » ».

Troisième et dernière difficulté : les responsables du téléthon refusent obstinément la mise en place d’un système de fléchage des dons qui permettrait à de nombreux donateurs d’affecter leurs dons aux recherches de leur choix, en évitant de contribuer au financement de programmes impliquant l’utilisation et la destruction d’embryons.

Ce fléchage des dons et la transparence financière qui en découlerait sont pourtant réclamés depuis plusieurs années par un certain nombre de personnalités et d’associations ainsi que par plusieurs diocèses. Telles sont les considérations qu’après avoir consulté l’Académie diocésaine pour la Vie et les experts qui travaillent en lien avec elle, je souhaite porter à la connaissance des fidèles du diocèse.

Si l’Eglise est pleinement dans son rôle lorsqu’elle s’efforce d’éclairer ou d’alerter les consciences vis-à-vis de certaines dérives contraires au respect de la vie et de la dignité de la personne humaine, je ne peux pour ma part qu’inviter les personnes qui s’interrogent sur l’opportunité de soutenir ou non le téléthon, à faire preuve, en la matière, d’une grande prudence et d’un authentique discernement moral et spirituel.

+ Marc Aillet le 23 octobre 2013

1) L’AFM souligne que le financement de recherches entrainant la destruction d’embryons ne dépasse pas un ou deux millions d’euros par an (soit moins de 2% du total des fonds collectés par le téléthon) ; ces programmes n’en sont pas pour autant plus légitimes…

2) C’est pour cette découverte d’un intérêt scientifique considérable que le japonais Yamanaka a reçu, en 2012, le prix Nobel de médecine.

( 21 octobre, 2013 )

Communiqué du Centre Royaliste d’Action française

Action française

Lettre d’information du Centre royaliste d’Action française – 18 octobre 2013

[Communiqué] Conseil constitutionnel et clause de conscience : une décision sans surprise

 

C’est avec regret mais sans aucun étonnement que l’Action française a appris la décision du Conseil constitutionnel de ne pas accorder aux maires et à leurs adjoints une clause de conscience leur permettant de refuser de célébrer des parodies de mariage entre personnes de même sexe, arguant de leur fonctions d’officier d’état-civil.

Instance strictement politicienne dont la composition reflète le monopole du parti socialiste et de l’UMP sur le pays légal, le Conseil constitutionnel ne saurait évidemment se poser comme le gardien d’une loi fondamentale dont la république est dépourvue puisqu’elle ne reconnaît aucune loi transcendante ou naturelle s’imposant à la prétendue Volonté générale.

Si l’Action française comprend que, pour des raisons tactiques, le collectif des Maires pour l’enfance, à l’origine de la procédure, ait annoncé sa décision de se tourner désormais vers la Cour européenne des droits de l’Homme de Strasbourg pour tenter d’obtenir satisfaction, la France ayant progressivement abandonné sa souveraineté politique et juridique au Leviathan européen, elle n’en regrette pas moins une démarche qui, quelle que soit son issue, ne fait que légitimer davantage encore aux yeux des Français cette instance supranationale qui n’ a de cesse de nous imposer des dispositions contraires à notre identité.

C’est pourquoi l’Action française ne saurait clamer trop fort que c’est uniquement dans le cadre d’un retour à notre souveraineté pleine et entière que, notamment, le renversement anthropologique actuel trouvera sa solution. Elle invite donc tous les Français à l’accompagner dans la remise en cause d’un régime politique dont l’idéologie menace l’existence même de notre société et de la nation. Politique d’abord !

Le Centre Royaliste d’Action Française

La Lorraine Royaliste et l’Union des Sections Royalistes Lorraines approuvent totalement les termes de ce communiqué.

 

( 21 octobre, 2013 )

LA VIREE DE GALERNE par Reynald SECHER

Bonjour,

Pour le 220 e anniversaire de la traversée de la Loire par les Vendéens, Reynald Secher a réalisé un documentaire exceptionnel.

Faute de distributeur vous ne pouvez vous le procurer qu’aux éditions Reynald Secher :

Bonjour,

Pour le 220 e anniversaire de la traversée de la Loire par les Vendéens, Reynald Secher a réalisé un documentaire exceptionnel.

Faute de distributeur vous ne pouvez vous le procurer qu’aux éditions Reynald Secher :

LA VIREE DE GALERNE par Reynald SECHER dans Annonces dvd-viree-galerne

DVD Virée de Galerne

Un récit historique… La plus vivante des mémoires… La plus complète des découvertes.
Qu’est-ce que la Virée de Galerne ?
Pourquoi les Vendéens traversent-ils la Loire le 18 octobre 1793 ?
Comment vivent-ils cette errance de 70 jours et de 1 000 kilomètres ?
Pourquoi et comment le Comité de salut public et la Convention décident de les exterminer « jusqu’à ce qu’enfin cette race impure soit anéantie » ?
La Virée de Galerne est génocide mais aussi mémoricide : sans doute est-ce pour cette raison qu’elle reste méconnue des historiens et du grand public.

http://www.reynald-secher-editions.com

 

( 21 octobre, 2013 )

LA LYBIE aujourd’hui

 

 

Deux ans après le lynchage du colonel Kadhafi, la Libye n’existe plus.

 

lundi 21 octobre 2013 , par Garde Suisse

 

Deux ans après le lynchage du colonel Kadhafi (20 octobre 2011), la presse découvre que la Libye est en plein chaos. Il lui aura donc fallu 24 mois pour s’en apercevoir à travers une sanglante succession de massacres, d’attentats et de désordres divers…

 

 

 

Longtemps, journalistes, observateurs et « experts » ont voulu faire croire que, « libéré » du dictateur, le pays était sur la voie de la normalisation, que l’économie redémarrait avec la reprise des exportations de pétrole et de gaz et que des institutions démocratiques avaient été mises en place à la suite des élections législatives du 7 juillet 2012. Aveugles et sourds, ils s’enthousiasmèrent quand la « maturité » du corps électoral libyen permit la défaite des fondamentalistes islamistes et la victoire de l’Alliance des forces nationales (AFN) insolitement baptisée « libérale ». La Libye allait donc à son tour connaître la félicité démocratique… Ils n’avaient oublié qu’une chose : le pays n’existe plus…

Le colonel Kadhafi avait réussi, certes au prix d’une dictature, à imposer la stabilité intérieure à un ensemble naturellement éclaté. Lui parti, la Libye s’est fragmentée en cinq zones. Ce sont donc cinq stratégies différentes que nos impératifs sécuritaires nous imposent désormais de suivre car la conséquence de l’erreur historique, politique et stratégique que fut l’intervention militaire française en Libye a eu pour résultat la création d’un foyer de déstabilisation majeur en Méditerranée et dans toute la zone sahélo saharienne.

Pour recevoir par courriel l’intégralité de cette analyse, vous devez être abonné à l’Afrique Réelle.

Pour vous abonner : cliquer ici

 

 

 

( 21 octobre, 2013 )

Noël en Syrie

La Lorraine Royaliste vous prie de prendre connaissance de cette intitiative intéressante

Je suis heureux de vous annoncer la naissance du projet Noël en Syrie. Il aura pour objet de passer les fêtes de Noël auprès des communautés chrétiennes en Syrie. Nous savons peu en France que la Syrie compte 1 700 000 chrétiens, autant d’individus pris en étau entre la barbarie des milices islamistes et les souffrances de la guerre. Face au chaos des intérêts et des mensonges, nous comptons répondre par la simplicité d’une présence réconfortante et la distribution de jouets, de médicaments et de moyens de communication.

Cette initiative est fondée sur la réflexion, et pour beaucoup la méditation, des vertus du don gratuit et de l’esprit de paix et d’innocence que doit inspirer la naissance du Christ dans une mangeoire. Évitons le misérabilisme dans ce long chemin qui nous mènera dans les villages martyrs mais cherchons plutôt à retourner le scandale en force d’affirmation. C’est par ce triomphe sur la nature blessée du ressentiment et de l’indignation que nous parviendrons à faire de Noël en Syrie un creuset de générosité mais également de conversion.

Noël en Syrie se distinguera des organisations humanitaires classiques. En effet ce projet cherchera à utiliser la sommes des bonnes volontés et des intelligences qui voudront en France participer à des quêtes, tenir des points d’information, monter des actions de sensibilisation afin que nous puissions soutenir la courage de ceux qui partiront. Il va de soi qu’un rôle particulier sera accordé à ceux qui veulent soutenir cette action par la prière.

Les chrétiens syriens, dans leur diversité et dans leur richesse, sont les grands oubliés de notre gouvernement. Nous n’avons pas le droit de laisser la vocation française s’éteindre au nom d’intérêts dont nous savons trop bien qu’ils ne correspondent ni à un avantage stratégique ni à une quelconque charité. Aussi ce mouvement sera-t-il le vôtre : en partageant nos contenus sur les réseaux sociaux, en conversant, en militant dans vos paroisses et vos quartiers, vous pourrez faire de la souffrance des chrétiens d’orient un vrai sujet de préoccupation pour tous les hommes de bonne volonté.

Vous avez besoin d’un clic, d’un moment, d’une bonne action pour devenir les acteurs d’un renouveau au cœur de notre monde, lancez-vous à nos côtés pour que nos frères syriens méditent les splendeurs de la crèche avec des Français pour les épauler.

Suivez-nous sur le site www.noelensyrie.fr sur Facebook et sur Twitter.

( 18 octobre, 2013 )

PRESSE ET LIBRAIRIE

 

L’observatoire de la CHRISTIANOPHOBIE Mensuel – 3 rue de l’arrivée – 75015 – Paris – Le numéro : 4€ ; abonnement : 40 €.

 

Ce mensuel, dirigé par Guillaume de Thieulloy et où l’on retrouve Daniel Hamiche parmi les rédacteurs, dénonce les persécutions des Chrétiens partout dans le monde et « lutte contre la christianophobie quotidienne en France ». Il est particulièrement utile aujourd’hui. Signalons également l’existence du site portant le même nom.

 

MAURRAS, soixante ans après – de Alex TISSERAND  - Editions Pierre Téqui –  20 € . 216  pages.

 

Axel TISSERAND a eu la bonne idée de réunir à la Maison de la chimie en 2012 plusieurs connaisseurs de la pensée de Charles Maurras pour un congrès. Il vient de publier aux éditions Téqui les textes de ce congrès.

Nous y trouvons de nombreux témoignages sur ce grand philosphe et politique que fut notre maître : celui de Frédéric Rouvillois sur l’Avenir de l’Intelligence, l’étude d’Antoine Foncin sur les rapports entre Maurras et Daudet, celle d’Arnaud Teyssier sur Maurras et De Gaulle et celui de Martin Motte sur Louis-Denis Valvérane qui produit de nombreuses gravures sur le Maître de Martigues.

Un livre à lire et à propager bien qu’il me laisse un peu sur ma faim : l’article d’Emile Poulat sur le Saint Siège et l’Action française me paraît un peu « léger », il manque nettement l’avis plus complet de Philippe Prévot. Et puis, surtout, pas d’explication nette des textes dits sacrilèges de Charles Maurras et, là, il manque nettement une explication du grand spécialiste de la question : Hilaire de Crémiers, le seul sans doute à avoir bien compris ce que voulait dire Maurras.

L’ATTENTE – de Louis POZZO DI BORGO – Editions Altaïr – Jean-Pierre Hamblenne, Boîte Postale 19, B-1420 Braine l’Allend, Belgique – 66 pages – 6 €

 

Notre ami nous livre un nouveau recueil de poèmes, toujours aussi profonds et sensibles. On y retrouve l’amour de la France, de son ancienne province hélas perdue (l’Algérie), de l’Eglise. Et puis sa famille, son épouse en particulier.

Louis Pozzo di Borgo est un grand poète. Il faut le lire.

 

LES GUERRES D’AFRIQUE, Des origines à nos jours – de Bernard LUGAN – Editions du Rocher – 403 pages – 32 €

 

Historien, expert auprès du TPIR, conférencier au Centre des Hautes Etudes militaires, à l’Institut des Hautes Etudes de Défense nationale, il dirige un séminaire à l’Ecole de Guerre. Bernard Lugan est le grand spécialiste français de l’Afrique, et il nous livre un nouveau livre sur l’histoire africaine. Ce survol de toutes les guerres étant survenues dans ce continent, leurs causes et leurs conséquences étudiées.

Un livre qu’il faut lire si l’on veut comprendre ce qui se passe aujourd’hui sur ce continent. Le pourquoi de nos échecs, comme en Lybie, ou de nos succès qui risquent d’être très temporaires comme au Mali…

Je profite de cette présentation pour encourager tous ceux qui s’intéresse à l’Afrique à s’abonner au mensuel « internet » de Bernard Lugan : l’Afrique réelle, 35 € par an.

 

Jean NEDISCHER

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