Editorial de Philippe Schneider
L’Europe est en train de mettre au point, du moins dans la zone euro, un « gouvernement économique » dirigé par l’Allemagne qui, elle, a un objectif politique. C’est ce que nous disons depuis longtemps, mais, là, cela relève des propos d’Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères d’un gouvernement socialiste. Or, il est certainement le plus sérieux de tous les ministres des affaires étrangères que la France ait eu depuis une quarantaine d’années et un analyste politique de grand talent. La politique économique de notre gouvernement devant son échec inévitable, va poursuivre sa « fuite en avant » vers une intégration toujours plus importante dans une Union européenne dirigée par l’Etat le plus puissant, l’Allemagne. Ce n’est d’ailleurs pas seulement sa puissance, d’ailleurs, qui la fait diriger mais surtout le fait qu’elle est la seule à avoir une véritable politique de puissance à long terme au détriment des autres états européens. Dans l’état actuel des choses, la France ne peut que suivre car, prisonnière de l’euro, elle ne peut pas avoir une politique indépendante. Alors, Hollande obéit, comme avant lui Sarkozy ou Chirac. Et tant pis pour les Français condamnés à toujours payer plus, même s’ils sont de plus en plus nombreux à être privés d’emploi. La France s’enfonce dans la, désindustrialisation, les dettes… Et tout cela à cause de l’idéologie européiste qui nous mène. A ce sujet, il est très intéressant, pour une fois, d’écouter Michel Rocard : dans une déclaration au micro d’Europe 1, dans l’émission « Médiapolis » et relevé par le très bon site « Boulevard Voltaire » que la dette de la France ne serait que de 16 ou 17 % du PIB, soit quelque chose de raisonnable si nous avions gardé le Franc. En effet, la Banque de France pouvait alors prêter à l’Etat au taux zéro, ce qui est interdit aujourd’hui avec la politique monétaire européenne, la France devant emprunter sur les marchés privés. Bizarrement ( !), ces propos ne furent pas relevés comme si il fallait cacher ce fait qui est une des causes des difficultés de notre pays, mais au plus grand profit des banques et des institutions financières… ce qui explique sans doute la « censure » ( !).
Ainsi, et c’est Michel Rocard qui nous le prouve, la politique européenne nous conduit à la ruine et une autre politique est vraiment possible si nous avons, et notre gouvernement en premier, a le courage de la mener.
Seulement, voilà, nos gouvernants, comme les précédents, préfèrent se contenter de suivre les directives de Bruxelles, c’est beaucoup plus confortable pour eux et moins risqué – ils auraient en effet contre eux les financiers, donc les grandes entreprises et la presse dite libre – , et tant pis pour la France et les Français, tous deux destinés à disparaître. D’ailleurs, ils font tout pour cela, pour saper les bases mêmes de notre société comme avec le projet de « mariage pour tous » actuellement en débat à l’Assemblée dite nationale.
Qu’un million de personnes manifeste à Paris parmi lesquels le dauphin de la Maison de France, le Prince Jean, contre cette loi leur importe peu, il faut faire passer cette loi et d’autres ensuite pour arriver enfin à ce « meilleur des mondes », ce « totalitarisme démocratique » qui détruira les hommes, les rendant comme des machines incapables de penser, de réfléchir, mais parfait sujet économique pour le plus grand profit de quelques uns.
Ah, Hitler, Staline, Mao et les autres, héritiers de la révolution dite française, avaient bien tort de vouloir imposer des normes, des expériences sur les humains, les meurtres d’enfants indésirables, des handicapés… afin de créer un « homme nouveau » au lieu d’utiliser, comme nos gouvernants actuels – et aussi bien ceux au pouvoir que ceux de l’opposition « officielle » – « l’ordre démocratique » en nous faisant croire que c’est la majorité qui décide. C’est le « summum » du totalitarisme.
On le sait, la nature se vengera un jour, déjà en faisant disparaître nos Nations, en réduisant en esclavages (Oh, un esclavage moderne, confortable, aseptisé…) leurs habitants.
Allons-nous nous laisser faire ? Saurons-nous réagir ? L’espoir renaît, bien timidement, déjà avec ce million de personnes mobilisées – jeunes pour la plupart – à Paris le 13 janvier (les manifestants adverses n’ont jamais dépassé 15 % de ce montant), les millions d’autres qui les soutenaient. La France se redresse, sa jeunesse bouge à nouveau. Et puis, nous avons maintenant une Eglise qui n’a plus peur de dire la vérité, évêques en tête et cela est un grand espoir pour tous les Français, même non catholiques.
A nous de montrer le chemin pour que cet espoir ne retombe pas dans les magouilles de politiciens qui changent d’avis en fonction de leurs intérêts électoraux. Il faut refonder la France sur la réalité naturelle, et d’abord sur la famille qui ne peut être composée que d’un père, d’une mère et des enfants (sans oublier les grands-parents !) et quoi de plus naturel que d’avoir une famille à la tête des familles de France, la Famille Royale.
