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( 21 février, 2013 )

Editorial de Philippe Schneider

L’Europe est en train de mettre au point, du moins dans la zone euro, un « gouvernement économique » dirigé par l’Allemagne qui, elle, a un objectif politique. C’est ce que nous disons depuis longtemps, mais, là, cela relève des propos d’Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères d’un gouvernement socialiste. Or, il est certainement le plus sérieux de tous les ministres des affaires étrangères que la France ait eu depuis une quarantaine d’années et un analyste politique de grand talent. La politique économique de notre gouvernement devant son échec inévitable, va poursuivre sa « fuite en avant » vers une intégration toujours plus importante dans une Union européenne dirigée par l’Etat le plus puissant, l’Allemagne. Ce n’est d’ailleurs pas seulement sa puissance, d’ailleurs, qui la fait diriger mais surtout le fait qu’elle est la seule à avoir une véritable politique de puissance à long terme au détriment des autres états européens. Dans l’état actuel des choses, la France ne peut que suivre car, prisonnière de l’euro, elle ne peut pas avoir une politique indépendante. Alors, Hollande obéit, comme avant lui Sarkozy ou Chirac.  Et tant pis pour les Français condamnés à toujours payer plus, même s’ils sont de plus en plus nombreux à être privés d’emploi. La France s’enfonce dans la, désindustrialisation, les dettes… Et tout cela  à cause de l’idéologie européiste qui nous mène. A ce sujet, il est très intéressant, pour une fois, d’écouter Michel Rocard : dans une déclaration au micro d’Europe 1, dans l’émission « Médiapolis » et relevé par le très bon site « Boulevard Voltaire » que la dette de la France ne serait que de 16 ou 17 % du PIB, soit quelque chose de raisonnable si nous avions gardé le Franc. En effet, la Banque de France pouvait alors prêter à l’Etat au taux zéro, ce qui est interdit aujourd’hui avec la politique monétaire européenne, la France devant emprunter sur les marchés privés. Bizarrement ( !), ces propos ne furent pas relevés comme si il fallait cacher ce fait qui est une des causes des difficultés de notre pays, mais au plus grand profit des banques et des institutions financières… ce qui explique sans doute la « censure » ( !).

Ainsi, et c’est Michel Rocard qui nous le prouve, la politique européenne nous conduit à la ruine et une autre politique est vraiment possible si nous avons, et notre gouvernement en premier, a le courage de la mener.

Seulement, voilà, nos gouvernants, comme les précédents, préfèrent se contenter de suivre les directives de Bruxelles, c’est beaucoup plus confortable pour eux et moins risqué – ils auraient en effet contre eux les financiers, donc les grandes entreprises et la presse dite libre – , et tant pis pour la France et les Français, tous deux destinés à disparaître. D’ailleurs, ils font tout pour cela, pour saper les bases mêmes de notre société comme avec le projet de « mariage pour tous » actuellement en débat à l’Assemblée dite nationale.

Qu’un million de personnes manifeste à Paris parmi lesquels le dauphin de la Maison de France, le Prince Jean, contre cette loi  leur importe peu, il faut faire passer cette loi et d’autres ensuite pour arriver enfin à ce « meilleur des mondes », ce « totalitarisme démocratique » qui détruira les hommes, les rendant comme des machines incapables de penser, de réfléchir, mais parfait sujet économique pour le plus grand profit de quelques uns.

Ah, Hitler, Staline, Mao et les autres, héritiers de la révolution dite française, avaient bien tort de vouloir imposer des normes, des expériences sur les humains, les meurtres d’enfants indésirables, des handicapés… afin de créer un « homme nouveau » au lieu d’utiliser, comme nos gouvernants actuels – et aussi bien ceux au pouvoir que ceux de l’opposition « officielle » – « l’ordre démocratique » en nous faisant croire que c’est la majorité qui décide. C’est le « summum » du totalitarisme.

On le sait, la nature se vengera un jour, déjà en faisant disparaître nos Nations, en réduisant en esclavages (Oh, un esclavage moderne, confortable, aseptisé…)  leurs habitants.

Allons-nous nous laisser faire ? Saurons-nous réagir ? L’espoir renaît, bien timidement, déjà avec ce million de personnes mobilisées – jeunes pour la plupart – à Paris le 13 janvier (les manifestants adverses n’ont jamais dépassé 15 % de ce montant), les millions d’autres qui les soutenaient. La France se redresse, sa jeunesse bouge à nouveau. Et puis, nous avons maintenant une Eglise qui n’a plus peur de dire la vérité, évêques en tête et cela est un grand espoir pour tous les Français, même non catholiques.

A nous de montrer le chemin pour que cet espoir ne retombe pas dans les magouilles de politiciens qui changent d’avis en fonction de leurs intérêts électoraux. Il faut refonder la France sur la réalité naturelle, et d’abord sur la famille qui ne peut être composée que d’un père, d’une mère et des enfants (sans oublier les grands-parents !) et quoi de plus naturel que d’avoir une famille à la tête des familles de France, la Famille Royale.

 

( 21 février, 2013 )

Le 20 janvier à Nancy

Journée difficile que ce 20 Janvier : une sévère pluie verglaçante a empêché un grand nombre de personnes de venir à la Messe pour le repos de l’âme de Louis XVI et au repas amical qui suivit. Il était en effet difficile de sortir de chez soi en dehors du centre de Nancy.

L’abbé Husson nous a dit une belle messe malheureusement privée de la chorale qui n’a pu venir.

Le repas se passa bien, une bonne trentaine de personnes étant présentes mais presque autant d’excusés en dernière minute du fait du temps, même notre ami Jean-Marie Cuny ne put quitter sa campagne. Philippe SCHNEIDER fit un bilan de l’année militante et encouragea les présents, jeunes et moins jeunes, à adhérer à l’U.R.S.L., la branche Lorraine de la Restauration Nationale et relata avec satisfaction la collaboration entre le CRAF et la RN.

Le professeur Jean-François GICQUEL fit ensuite une brillante intervention sur « Louis XVI et le droit pénal ». (Vous la trouverez dans notre prochain numéro qui va très vite paraître avec le texte de l’intervention  que Jean-Marie Cuny avait prévue de faire).

Le reste de la journée se passa dans la joie et la bonne humeur, les participants promettant de se mobiliser pour faire avancer la cause royale pour le salut de la France

( 21 février, 2013 )

Au sujet du Mali

La France est en guerre. Elle a été déclenchée la veille de la grande manifestation pour la famille, comme l’opération de commando en Somalie qui a malheureusement échoué (car précipitée ?), ce qui n’est sans doute pas un hasard.

Quoi qu’il en soit, nous sommes en guerre au Mali pour arrêter les « terroristes » (on notera que le Président évite de parler d’Islamiste !) qui fonçaient sur Bamako et reconquérir le Nord du Pays.

Avant de parler des évènements actuels, il convient de faire un rapide rappel historique  (1) : au moment de l’indépendance du Mali, les tribus noires du sud, plus nombreuses, prirent le pouvoir au détriment des habitants du  nord (Touareg, arabe…) qui se rebellèrent plusieurs fois, provoquant une répression féroce. Beaucoup de ces Touaregs, guerriers redoutables, se mirent au service de la Lybie de Kadhafi. Au lendemain de l’attaque français et de la défaite  Lybienne, ces soldats se replièrent avec leurs armes chez eux au Mali essentiellement, pays fragilisé par une instabilité gouvernementale importante. Ils bousculèrent ainsi les quelques soldats d’une armée malienne sans consistance. Parallèlement, des islamistes, venus aussi de Lybie mais ayant été contre Kadhafi et fortement armés par les occidentaux (la France en particulier) et certains pays arabes (Qatar, Arabie Saoudite,…) virent là l’occasion d’établir une base « islamiste ».

Après une courte collaboration face à un ennemi commun, les relations entre les Touaregs (plutôt « laïc ») et les islamistes ne tardèrent pas à s’envenimer, provoquant des combats entre les deux groupes. Les islamistes peu nombreux au départ (3 à 400 hommes) firent venir des renforts du monde entier (y compris des Français « convertis ») et reçurent des armes en quantité venant sans doute aussi de la nouvelle Lybie, en pleine anarchie, et de certains pays musulmans .  Ces renforts leurs permirent de lancer une nouvelle offensive en direction du Sud du Mali, d’où l’intervention française.

C’est clair, nous aurions dû intervenir plus tôt mais nous étions en période électorale puis le nouveau Président tarda, semble-t-il, à comprendre ce qui se passait. Il a aussi peut-être cherché à avoir l’appui d’autres pays européens qui n’en ont rien à faire… Il décida donc d’intervenir et il fit bien, nos militaires accompagnés de quelques soldats maliens qui « regardaient »( !), bousculèrent rapidement les islamistes, ces derniers se repliant, sachant qu’ils ne peuvent s’opposer à ce qui reste de notre puissance de feu.

 

7

Le plus facile est fait, les villes sont reprises. Les difficultés risquent de commencer, les forces islamistes n’ayant pas été entamées lors de notre avancé (ils ont refusé le combat). Le terrain est difficile, grand, ils peuvent mener une guérilla qui peut être difficile et peu durer longtemps. A noter cependant que la plupart d’entre eux connaissent mal le terrain. Il faut absolument que nous fassions alliance avec les Touaregs, ce que semble avoir compris notre gouvernement, car, eux, ils connaissent bien le terrain. Ce qui signifie clairement que nous devons imposer au gouvernement malien un Etat fédéral reconnaissant l’autonomie des populations du Nord et l’arrêt des persécutions desdites populations, ce que ne semble pas avoir compris l’armée malienne, tout juste bonne à réprimer des civiles, mais qui sait le faire !

Si nous ne réussissons pas à imposer (il ne faut pas avoir peur des mots) cette nouvelle organisation du pays, la paix de pourra revenir dans le Mali est les autres pays voisins et  alors nous ne sommes pas prêt de partir… car nous ne pouvons compter sur les armées des autres pays voisins qui n’en ont pas réellement sauf de Tchad qui ne devait pas intervenir mais qui possède  – mis à part l’Algérie et le Maroc – la seule armée relativement nombreuse et équipée et surtout sachant se  battre.

Jean NEDISCHER

 

(1)       Pour plus de renseignements plus complets et plus argumentés,se rapporter à l’Afrique réelle de Bernard Lugan (www.bernard-lugan.com – BP 45, 42360. Panissières)

 

PS : – j’ajoute que cette opération au Mali montre aussi l’état de l’armée française. Certes, nous avons de bons régiments, bien entraînés avec des soldats de bonne qualité. Mais que dire du nombre (nous n’avons pratiquement plus de réserve avec 4.000 soldats engagés), de l’équipement : vieux VAB, blindés légers (AML) efficace sauf si il y avait de « vrais » blindés en face, une quinzaine d’avions de combat, bons mais peu nombreux, 4 ou 5 hélicoptères de combat « Tigre » ( !), peu de ravitailleurs (il faut faire appel aux américains), pas de drones ( si, un voir deux), là aussi, il faut faire appel aux Américains, quant aux avions de transport, nous n’avons plus rie n de sérieux, heureusement que les Américains, les Anglais, les Allemands (très chichement : deux vieux « Transall » – vive l’Europe !), et surtout Russes et Ukrainiens, mais il faut payer.

 

Il faudrait enfin se décider : soit nous voulons une armée capable d’intervenir et de défendre nos intérêts, soit nous laissons tout tomber…

( 20 février, 2013 )

Colloque Bastien-Thiry

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