( 1 janvier, 2013 )

Editorial de Philippe Schneider

Notre Lorraine, qui voit son taux de chômage augmenter à grande vitesse, a vu naître et progresser une nouvelle crise touchant sa sidérurgie, du moins ce qu’il en reste, avec l’affaire « ARCELOR-MITTAL ». C’est une nouvelle étape dans la destruction de notre sidérurgie française. C’est le calamiteux Giscard qui commença. Déjà, il était dit et c’était vrai, qu’il y avait une surproduction d’acier. Las, quelques années après avoir liquidé nombre d’usines, les prix de l’acier ont monté en flèche, l’offre n’étant plus assez importante et la France dû commencer à en importer. Par la suite, il y eut une gestion désastreuse par des technocrates après la nationalisation et elle fut rendue au secteur privé et enfin vendu à un groupe étranger dirigé par l’indien Mittal. Ce dernier tenait surtout à posséder des brevets détenus par nos entreprises. Il promit beaucoup, ne tenant que peu, là aussi en s’appuyant sur une nouvelle baisse de la demande mondiale d’acier, ce qui n’empêche pas la France d’en importer – malgré la crise, il nous faut aujourd’hui plus de ce produit que nous n’en produisons (même l’Italie a une production plus importante) – et même certains aciers spéciaux que nous ne fabriquons plus.

Je comprends parfaitement la position de Monsieur Mittal qui est avant tout celle d’un financier international qui veut placer son argent là où cela rapporte le plus et certaines usines sidérurgiques rapportent peu ou pas à l’heure actuelle. Il ne respectera donc les « accords » avec la France que s’il fait un profit important. Il serait d’ailleurs intéressant de savoir ce que le gouvernement français a fait, donné… pour que cet « accord » se fasse ?! Car il est évident qu’il a plié devant le groupe indien. Il est vrai que le projet de « nationalisation » lancé par M. Montebourg ne tenait pas la route car soit la France acceptait la solution de l’industriel, soit elle nationalisait sous une forme à définir l’ensemble des usines du groupe Arcelor-Mittal, ne prendre que le site d’Herserange, même tout, ne rimait à rien.

Je ne connaît pas la solution la meilleure pour ce site. Ce qui est certain, c’est que nos hommes politiques réagissent soit en doctrinaires, soit en politiciens inquiets pour leurs avenirs. En doctrinaire pour certains, pensant que la nationalisation est une notion de gauche et prenant position pour – Montebourg, Mélanchon… – pour cette raison ou contre pour la même et il y a ceux qui voient leurs intérêts électoraux comme les élus de Moselle ou le premier ministre qui, lui, tient à faire plaisir à Mittal pour qu’il reste près de Nantes. Tout cela est dérisoire et bien républicain.

Il s’agit avant tout d’une question politique : que faut-il dans l’intérêt de la France ? La France, comme tous les grands pays, doit avoir une industrie sidérurgique puissante et innovante. Quel est le meilleur moyen, aujourd’hui, d’y arriver : cela peut être une nationalisation temporaire, la facilitation d’une vente à des investisseurs français, voir un accord avec le groupe Mittal mais en prenant des gages car on sait que ce groupe ne tient que très rarement ses engagements ! Pour mener cette politique – qui fut celle du pouvoir royal français – il faut un pouvoir politique indépendant qui travaille pour la France et à long terme. Or notre pouvoir républicain n’est ni indépendant intérieurement (tenu par les partis et les groupes de pression) ni extérieurement avec l’Europe. Il ne peut donc mener, sauf rares exceptions, une bonne politique or, comme le disait le baron Louis à Louis-Philippe : « faites-moi de bonnes politiques, je vous ferai de bonnes finances » et il ne faut surtout pas inverser ce propos, ce qui conduit aux catastrophes que nous vivons aujourd’hui.

La France n’a pas de politique, elle ne fait que suivre les ordres de « Bruxelles » en pressurant les Français, surtout les plus pauvres, les riches pouvant partir comme le fait, entre autres milliers, Gérard Depardieu. Les socialistes, qui ne font que « cracher » sur la France ont le « toupet » de le traiter de « mauvais patriote », pas eux, quand même ! Surtout après le voyage du Président en Afrique où il n’a fait que dire des bêtises anti-françaises comme il va certainement le faire en Algérie (j’écris cet éditorial avant son départ pour cette ancienne province française). Sa « soumission » aux ennemis de la France devient légendaire !

Même dans le domaine « sociétal », il n’arrête pas de changer d’avis, au gré des groupes de pression qu’il rencontre. On l’a vu avec le pseudo « mariage pour tous » ! C’est pourtant en ce moment la « grande affaire » visant à détruire les bases de notre société. « Le mariage, écrit très  bien Monseigneur Centène, n’est ni la reconnaissance publique de l’amour entre deux personnes ni un contrat dont les termes seraient aléatoires. Il est une institution dans laquelle un homme et une femme s’engagent en vue de la procréation et de l’éducation de leurs enfants. Quand les pouvoirs publics légifèrent sur le mariage, ils ne légifèrent pas sur les sentiments, mais sur une institution. C’est parce que cette institution. » Paroles de sagesse d’un évêque catholique mais que pourraient tenir toute personne de bon sens. Le problème est bien que les hommes au pouvoir ne savent plus ce qu’est une institution et qu’ils ne répondent qu’à des sentiments, à des instincts, un peu comme les animaux. Et ne nous leurrons pas, les politiciens de « droite » ne valent pas mieux que ceux de « gauche » : ils réagissent de la même manière et dans le même sens même s’il y en a qui voudrait aller un peu moins vite que les autres ! Il n’y a donc que peu d’espoir d’avenir en restant dans ce système politique.

 

Il faut enfin que la France retrouve un vrai régime qui soit une institution avec une famille à la tête des familles françaises, indépendante des groupes de pression, des partis, donc de l’élection au niveau du chef de l’Etat. Ainsi nous pourrons retrouver notre indépendance aussi vis-à-vis de l’extérieur et nous pourrons ainsi avoir un pouvoir qui fasse une bonne politique dans tous les domaines

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