( 11 juin, 2012 )

L’Europe ou le Roi

L’Union européenne est partout. Dans les institutions, dans nos lois, dans les media, dans les esprits. Et quelque chose de si omniprésent ne manque pas d’apporter des réactions diverses : de l’amour le plus aveugle, à la haine plus ou moins refoulée. L’Union européenne, outre ses échecs cuisants, serait coupable du crime de « technocratie », et serait en manque de démocratie. Il est vrai que les « pères fondateurs » (par commodité et par souci de la réalité, nous les appellerons les « traîtres ») ne se sont pas embarrassés des grands principes démocratiques qu’ils prétendaient défendre, dans le but de parvenir à leur édifice supranational. Leur but était plus grand encore : la paix. Et puisque eux savaient ce qui était bon pour les peuples d’Europe, à quoi bon leur demander leur avis ? D’autant plus que ces peuples avaient le mauvais goût d’être encore attachés à leur nation étriquée.

L’idée de ces « traîtres » fut donc de construire une communauté de fait, pour créer de force un sentiment d’appartenance européen, et rendre caduques les nations, de la même façon que les jacobins avaient tenté de faire disparaître la diversité des provinces de France. Sauf que soixante ans après la déclaration Schuman, l’Europe n’existe toujours que dans les cervelles formatées d’élites mondialisées, et certainement pas dans la majorité de la population. Certes, le scrutin universel est conservateur et les peuples d’Europe se sont accommodés de l’Union européenne : ne leur dit-on pas que l’Europe c’est l’avenir, et que les solutions nationales sont d’un autre temps ? Démocratisons les institutions européennes, et tout ira bien, donnons un peu plus de pouvoir au parlement européen et le monde se portera mieux. Le phare de la démocratie sur Terre sera démocratique et pourra faire triompher cette dernière partout !

Certes la critique démocratique de l’Union européenne est puissante, car elle est révoltante. Les Européens ont été floués, on ne leur a pas demandé leur avis, et on leur a imposé un système qu’ils n’ont pas accepté démocratiquement. Mais une fois accomplie cette Union européenne demandera l’approbation aux peuples européens, qui dans leur majorité acquiesceront au principe européen. Ne vous a-t-on pas dit que le suffrage universel était conservateur ? Il est bien utopique pour des patriotes de penser que les peuples sont restés totalement anti-européens. Ils l’étaient parce que les Etats nationaux étaient l’ordre établi et que ceux-ci ne les dérangeaient pas, au contraire même, puisqu’ils satisfaisaient assez bien leurs différents besoins. Ce scrutin universel est mou, et comme il est difficile de le réveiller ! Voyez ce que vit la Grèce, et c’est seulement à partir de ce moment que des partis anti-européens comment à émerger sérieusement. Alors certes les Français ont rejeté le traité de Lisbonne, mais n’avaient-ils pas accepté Maastricht ? Si l’on souhaitait se positionner d’un point de vue démocratique, on pourrait remarquer qu’à chaque fois l’abstention vient fausser ces résultats.

Si l’Union européenne nous apparaît comme une horreur, tant mieux. Mais la critique démocratique, outre le fait qu’elle soit très hasardeuse, ne s’avère même pas souhaitable si l’on désire défendre la France et les Français. Dans le camp patriote on invoque souvent pour défendre la France face aux descendants des « traîtres », la souveraineté nationale. Voilà un concept qui chez les royalistes est loin de faire l’unanimité. En effet, celle-ci apparaît historiquement pendant la révolution en opposition avec la souveraineté du Roi. La Nation est souveraine et non le Roi. Le piège, le voici : séparer les deux notions. La souveraineté nationale et celle du Roi sont inséparables, sous peine de dépérir l’une et l’autre.

Nos anti-européens démocrates parlent de l’époque où l’UE n’existait pas comme d’un paradis, dans lequel les nations et les peuples décidaient pour eux-mêmes, et disposaient d’une souveraineté nationale absolue. Il suffit de remonter le fil de l’Histoire pour démontrer que tel n’était pas le cas. Le peuple ne fut pas consulté sur l’intégration européenne, et les oligarchies au pouvoir n’eurent pas de difficulté à créer l’Europe. Alors, on nous dit qu’il s’agissait d’une défaillance de la démocratie, et qu’une authentique démocratie n’aurait pas permis cela. Mais maintenant qu’ils ont accompli leur plan : que faire ? Le suffrage universel ne viendra pas renverser tout l’édifice, à peine le contestera-t-il (encore faudra-t-il attendre que les technocrates européistes veuillent bien demander leur avis aux peuples d’Europe). Mais de plus, si le statu quo ante (ante Union européenne) était rétabli, la démocratie et sa faiblesse pathologique lorsqu’il s’agit de défendre la France seront bien peu pour résister aux lobbys et réseaux mondialistes. Le pouvoir sera donné à des technocrates partisans qui au lieu de décider à Bruxelles, le feront à Paris. Si les partis politiques, les lobbys ne sont pas neutralisés, et avec eux leur instrument qu’est la « démocratie », la souveraineté passera de L’Union européenne à des oligarchies anti-françaises : belle avancée !

Soyons logiques, le parlementarisme au niveau national ne vaut pas mieux que le parlementarisme procédural de l’Union européenne : les partis du système sont maîtres, et il est inutile de croire en la représentativité de ces élus. La seule représentation qui vaille est locale. Sans chef héréditaire, la France pourra sans cesse tomber et retomber.

Laisser le pouvoir au peuple n’est pas une option : soit celui-ci revient aux oligarchies pseudo-démocratiques vendues, soit il est confié à une famille sage, conseillée et informée par des représentants des différents corps et communautés qui composent la France.

VR

( 8 juin, 2012 )

Nouvelle soirée de collage

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Une nouvelle soirée de collage réussie pour les jeunes de la Lorraine royaliste, affiches et autocollants d’AF ont pavoisé les rues de Nancy.

( 5 juin, 2012 )

Editorial de la Lorraine royaliste de Philippe Schneider

Ainsi donc, François Hollande a été élu Président de la république, avec peu de voix d’avance sur le candidat sortant. Ce dernier avait pourtant fait de gros efforts pour se montrer « de droite », allant même jusqu’à parler de l’immigration, de la nécessité des frontières, de l’indépendance nationale… Bref, il promettait de faire s’il était élu à un deuxième mandat le contraire de ce qu’il avait fait lors du premier. Cela a pris chez certains mais d’autres ne l’ont pas cru, ce qui est bien compréhensible surtout après les déclarations de personnalités comme Nathalie Kiociusko-Morizet (Hollande lui doit certainement son élection.) On notera aussi la belle performance des « eurosceptiques » qui réalisent près de 20 % des voix malgré la tentation du « vote utile ».

François Hollande a voulu inaugurer son mandat en rendant hommage à deux personnalités historiques : Marie CURIE (la chercheuse ou la militante communiste ?) et Jules FERRY, l’homme qui institua un enseignement visant à endoctriner les enfants à une laïcité militante mais qui ne fit pas faire de progrès dans les connaissances, il fit même casser beaucoup d’écoles existantes car catholiques… C’est aussi un homme qui justifiait la colonisation par l’infériorité raciale des colonisés, contrairement, par exemple, aux missionnaires qui ne faisaient aucune différence. C’était un « raciste » qui serait condamné aujourd’hui… Mais que peut-on attendre d’autres d’hommes – et de femmes – issus de la promotion « Voltaire » (nom qu’ils avaient choisi) de l’ENA. En effet, Voltaire, qui gagna beaucoup d’argent dans le trafic des esclaves, ne considérait pas les noirs comme étant véritablement des hommes et méprisait les juifs. On est bien dans la même ligne qui aboutit aux révolutionnaires nazis ou communistes…

Cette élection va-t-elle changer beaucoup de choses ? Je ne crois pas, du moins en ce qui concerne la politique économique et la politique étrangère. Dans les deux cas, comme le nouveau Président veut rester dans l’Union Européenne et garder l’Euro, il est prisonnier de Berlin. D’ailleurs, symboliquement, le soir même de son intronisation, il se rendait à Berlin, comme s’il allait chercher ses ordres. Rien de changé, donc ! Certes, pour lui faire plaisir, Angela Merkel a parlé de « croissance », mais de « croissance » à l’Allemande, pas celle que voulait lancer François Hollande… Pour le reste, c’est un « nein » résolu qu’il a essuyé.

Pour le retrait de nos forces de l’Afghanistan, il en est de même : seuls quelques soldats seront retirés, la majorité restera encore au moins un an, c’est ce qui était prévu par le gouvernement précédent à quelques semaines près…

Ne pouvant rien faire mis à part quelques mesures symboliques en économie, il est à craindre de notre nouveau Président, pour « prouver » qu’il est de gauche, ne prenne des mesures « sociétales » désastreuses : élargissement du meurtre des enfants à naître, augmentation de la permissivité, surtout auprès des mineurs, mariage homosexuel…. Cela fera plaisir à quelques groupes de pression révolutionnaires et à l’Europe de Bruxelles mais fera beaucoup de mal à la France et aux Français. Oh, rien ne sera fait avant les élections législatives, pour ne pas faire peur aux Français, mais cela arrivera très vite ensuite, avec un nouveau gouvernement plus « à gauche » en cas de victoire.

Or, la gauche tient déjà beaucoup de pouvoirs en France : la majorité des grandes villes, des conseils généraux, la presque totalité des conseils régionaux, le Sénat et maintenant la Présidence. Il n’est vraiment pas souhaitable qu’elle ait aussi l’Assemblée Nationale.

Ainsi donc, nous n’avons pas le choix car, hélas, nous sommes en république : il faudra faire notre possible pour que la gauche dans son ensemble n’ait pas la majorité. En somme, au premier tour, voter pour ceux des candidats qui sont pour l’indépendance nationale, donc contre l’Euro et l’Union Européenne et encore pour eux s’ils sont au deuxième tour, autrement pour ceux qui sont le moins à « gauche ». L’idéal, à mon avis,  serait que ni la gauche, ni l’UMP n’ait la majorité mais qu’il y ait suffisamment d’élus « nationaux » qui puissent jouer les arbitres. Idéal, bien utopique dans notre régime, j’en conviens !

En tout cas, quoi qu’il arrive, notre combat de salut national doit continuer et s’amplifier, c’est ce qui compte. Et le magnifique « week-end » d’hommage à Jeanne d’Arc, la sainte de la patrie, organisé à Paris conjointement par la Restauration Nationale, le CRAF et l’association Jeanne d’Arc avec son colloque le samedi 12 mai et le grand défilé le dimanche 13 mai au matin ne peuvent que donner de l’espoir. Espoir qu’il faut concrétiser partout en France et spécialement en Lorraine en intensifiant notre implantation, notre militantisme, notre présence partout. C’est de l’avenir de la France et des Français qu’il s’agit.

Rejoignez-nous vite avant que la république ne finisse de détruire notre pays.

( 5 juin, 2012 )

Elections législatives en Lorraine

Pas grand-chose  à ajouter à l’éditorial : au premier tour et si possible au deuxième, voter pour des candidats promouvant l’indépendance nationale, donc  déjà la sortie  de l’Euro et un certain protectionnisme. Ensuite faire battre les candidats de gauche.

Plus particulièrement, nous soutiendrons évidemment notre ami Thierry Gourlot à Metz 2, il serait aussi souhaitable que Florian Philippot (à Forbach), dont nous avons pu apprécier la valeur dans les médias, fasse son entrée à l’assemblée Nationale. Jean-Luc Manoury est à soutenir à Pont à Mousson. Que Nadine Morano ne soit pas réélue à Toul ne nous attristerait pas. Par contre, nous souhaitons la réélection de Valérie Rosso-Debord(1) , pour être franc, c’est surtout pour que le très calamiteux Hervé Féron ne soit pas élu…

P.S.

(1) Madame Rosso-Debord devrait éviter de parler de sujet que, visiblement, elle ne connaît pas, en comparant la « Messe en Latin » à un « prêche » musulman (auprès de « riposte laïque »), les condamnant tous les deux. On peut espérer qu’elle a un peu compris en assistant le lundi 14 mai à une messe selon le rite extraordinaire de l’église lors des obsèques du Professeur Larcan !

( 4 juin, 2012 )

Richard d’Amphernet :tiré du Blog de l’URBVM…..

C’est avec une profonde tristesse que nous vous faisons part du rappel à Dieu de notre Ami et Président de l’ Union Royaliste Bretagne Vendée Militaire  Jehan-Richard d’Amphernet, décédé le 25 mai 2012 à l’age de 62 ans, des suites d’une longue maladie qu’il a combattu courageusement jusqu’au bout.

Infatigable militant de la cause royale depuis sa jeunesse formée à la lumière de l’Action Française, d’un dévouement et d’une énergie hors du commun, au service des militants ou conseiller discret du Prince, Jehan-Richard a axé sa présidence de l’URBVM sur l’ouverture et a ainsi permis de fédérer nombres de volontés venues de divers horizons sous la seule bannière qui compte: celle du Roi.

La profondeur de ses convictions et son âpreté à les défendre même en terrain très hostile, son élégance naturelle et sa noblesse de cœur faisaient l’admiration de tous.

Même s’il faut s’incliner devant la volonté de Dieu , le départ de Jehan-Richard constitue pour notre mouvement une perte irremplaçable, jamais la phrase  »ce sont les meilleurs qui partent les premiers » n’a été plus appropriée.

Le plus grand hommage que nous puissions lui rendre est de continuer à relever le gant et de défendre les valeurs pour lesquelles il a tant combattu, afin que notre camarade Jehan-Richard puisse assister de la haut à la Restauration de la France royale et éternelle.

Nos Prières vont à son épouse Marie-Louise, à sa Mère et à ses quatre enfants.

J’ajoute que j’ai connu et apprécié Richard lors des réunions de cadre de la Restauration Nationale et de Gens de France, son amitié, son militantisme, son efficacité. Au nom de tous les royalistes lorrains, je présente à son épouse, à sa mère et à ses enfants nos condoléances les plus sincères et l’assurance de nos prières.

P.S.

( 1 juin, 2012 )

Conférence de Jean-Pierre Maugendre

Mercredi 2 mai, Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance Catholique, a tenu une passionnante conférence à Nancy, sur les nouveaux programmes d’histoire en collège et lycée notamment. Riche d’informations, son intervention a pu démontrer avec précision le formatage dont sont victimes nos chères têtes blondes, dès les premiers stades de l’apprentissage scolaire. Maniant l’humour et le verbe avec habileté, Jean-Pierre Maugendre a su ajouter la forme au fond, avant que la conférence ne se solde par un appétissant buffet, préparé avec soin par le personnel de la brasserie Les Deux Palmiers. Merci à tous d’être venus!

( 1 juin, 2012 )

Cérémonie en la mémoire de Jeanne d’Arc

Le samedi 12 mai, à midi, s’est tenu une émouvante cérémonie au pied de la statue de Jeanne d’Arc à Nancy, afin de fêter le 600e anniversaire de la naissance de la Sainte. Les royalistes lorrains, réunis autour de Philippe Schneider, ont honoré la mémoire de la Pucelle, une cérémonie au goût particulier, étant donné les origines lorraines de Jeanne. Philippe Schneider a prononcé un bref mais émouvant discours, afin de nous rappeler que l’élection présidentielle n’a pas changé la donne et que le combat continue, ainsi que l’aurait souhaité Jeanne, afin de libérer notre beau pays de ses chaînes. Une gerbe de fleurs a par la suite été déposée.

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