( 16 janvier, 2019 )

Pour une France apaisée?

 

 

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En ce début d’année, je souhaiterais vous adresser tous mes voeux pour 2019.

Je ne reviendrai pas sur l’année difficile que notre pays vient d’avoir avec, comme je l’ai écrit dans mon dernier message, un mouvement des gilets jaunes qui cristallise toutes les fractures de notre société mais avec des Françaises et des Français qui restent, me semble-t-il, demandeurs d’un projet social commun sur un socle partagé.

J’aimerais donner à tout cela de la perspective, en évoquant trois principes qui sont essentiels à la poursuite d’un bien commun social : la paix, la justice et l’autorité.

La paix – on pourrait dire la concorde – c’est l’effet. Sans paix sociale, sans relations apaisées entre les différentes composantes de notre société, nous ne pouvons avancer. Pour cela nous devons changer de philosophie politique et passer de cette volonté de satisfaire les désirs individuels à une vraie recherche du bien commun en mettant en avant, dans la relation sociale, la confiance et non la défiance comme c’est trop souvent le cas aujourd’hui.

La justice c’est la première condition. Sans justice, notamment à l’égard des plus démunis, pas de paix possible, car il y aura toujours le sentiment d’être lésé. Pour y arriver il faut pouvoir s’appuyer sur des règles simples comprises par tous. Le millefeuille de nos lois et règlements est certainement pour beaucoup dans le rejet des réformes nécessaires.

L’autorité, c’est la deuxième condition. Sans autorité, pas de saine dynamique qui fait avancer les choses. La notion de service doit être remise à l’honneur, le respect des libertés individuelles et publiques doit permettre aux corps intermédiaires d’agir en subsidiarité. Il faut donner au chef de l’Etat un autre rythme institutionnel pour qu’il puisse travailler dans la continuité aux réformes de fond, et cela, sans autoritarisme.

Voilà quelques principes qui permettraient à notre pays d’avancer vers la paix sociale nécessaire, avec plus de justice à l’égard des Françaises et des Français et avec un Etat qui a retrouvé son autorité. Espérance !

Bonne et nouvelle année à vous tous vos familles et vos proches.

Jean de France, Duc de Vendôme
Domaine Royal de Dreux.

( 15 janvier, 2019 )

Découvrir, lire, le numéro de janvier de Politique magazine et de s’y abonner …

Au sommaire de ce nouveau numéro …

Les noires humeurs de Macron. 

Dossier : Immigration et terrorisme. 

France : Que faire des étrangers délinquants ? 

Monde : Rien ne va plus dans la « Davocratie » !

Et aussi dans ce numéro…  54 pages d’actualité et de culture !

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Sommaire du mois

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( 14 janvier, 2019 )

Communiqué de VOSGES ROYALES

 

 

 

Chers Amis,

 

Nous avons été informé par l’abbé Botta qu’il se voyait obligé de modifier la date de la messe de requiem pour Louis XVI.

 

Celle-ci aura lieu le vendredi 18 janvier 2019 à 18h30 en l’église Saint Antoine, rue Armand Colle à Epinal.

Nous appelons le plus grand nombre à nous rejoindre pour cette célébration.

 

A l’issue de la messe nous vous convions à nous retrouver à la brasserie l’Epysode 17 Avenue de la Loge Blanche pour y partager un modeste repas en toute amitié, (chaque convive réglant sa quote part).

 

Afin d’évaluer le nombre de places à réserver auprès du restaurateur, nous vous serions gré de nous communiquer vos intentions, (même s’il sera possible pour ceux qui ne peuvent prendre une décision rapidement, d’ajouter une ou plusieurs assiettes le jour même.

 

De même, nous vous confirmons la réunion du 21 janvier à la salle Grandrupt, rue Grandrupt à  Golbey à 19h00, dont le thème est « tyrannie du mouvement ou stabilité royale » , après avoir évoqué la mémoire du roi Louis XVI.

( 14 janvier, 2019 )

L’arroseur arrosé

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

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La faute de M. Macron dans cette affaire est d’avoir pensé qu’il pouvait critiquer voire insulter des hommes politiques étrangers en raison de leurs idées alors même qu’ils exerçaient le pouvoir.

Ce faisant, il s’en prenait de fait à des pays, à des peuples, à des États. On se rappelle ainsi qu’en juin dernier, dans une vie politique antérieure à l’avenir plutôt serein et prometteur, il avait choisi l’Italie comme tête de Turc, notamment à propos de l’Aquarius, ce navire qui satisfaisait conjointement négriers et bobos humanistes. Déjà, la réaction de Rome l’avait obligé à mettre un bémol. Il y eut par la suite les attaques misérables de M. Moscovici, commissaire européen certes mais Français tout de même et surtout très proche de M. Macron. Attaques traitées à Rome par le mépris qu’elles méritaient.

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Toutefois, les Italiens ont la dent dure et sont intelligents. A l’image de M. Macron, c’est-à-dire dans un subtil mélange de politique intérieure (on sait la rivalité des deux partis de la coalition au pouvoir) et de politique européenne (faire de l’Italie l’avant-garde du mouvement populaire qui agite toute l’Europe), MM. Di Maio et Salvini, les deux vice-présidents du Conseil des ministres italien, proclament lundi 7 janvier leur soutien au mouvement des Gilets jaunes.

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Du coup, Mme Schiappa, en réponse à sa propre question à propos de la cagnotte des Gilets jaunes (« Qui finance les violences, qui finance les casseurs ? Il faut savoir si des puissances étrangères financent ces casseurs. » – France Inter, jeudi 10) Mme Schiappa donc nomme explicitement et prioritairement l’Italie. C’est peut-être vrai, cela relève peut-être de ce délire complotiste qui semble s’être emparé du gouvernement (on se rappelle les premiers propos de MM. Castaner et Darmanin, début décembre, sur les « factieux » et la « peste brune » en parallèle aux images de ces Gilets jaunes défilant au cri de « Salvini ! Salvini ! »). C’est à coup sûr une nouvelle version de la faute commise par M. Macron.

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Quoi qu’il en soit, l’ambition européenne de celui-ci se retrouve ainsi fortement compromise. Pour « refonder l’Europe » (Sorbonne, septembre 2017), il lui faut, selon sa propre feuille de route, obtenir une victoire éclatante aux élections de mai 2019, de façon à favoriser l’émergence au Parlement européen du groupe central à vocation majoritaire qu’appellent de leurs voeux les Bayrou, Juppé, Raffarin et autres vieux crabes de l’européisme militant. D’où le retour à des listes nationales, mode de scrutin  jugé plus favorables aux « marcheurs » ; d’où l’exacerbation du clivage progressisme-populisme qui avait plutôt bien fonctionné lors de la présidentielle. Mais cela, c’était avant. Avant la succession de problèmes et déconvenues du second semestre de l’année 2018. Désormais, le scrutin de mai, en raison même du mode choisi, risque fort de virer au référendum pour ou contre M. Macron, bien loin donc d’être gagné 1482558-madrid-nombreux-drapeaux-espagnols-ornent.jpg

pour le président. Quant aux attaques visant les pelés, les galeux (M. Macron lui-même parlait de « lèpre » – Quimper, juin 2018), elles sont contre-productives : non seulement le populisme continue de monter un peu partout en Europe (dernier exemple : la percée en Andalousie du parti Vox, ouvertement de « droite réactionnaire », percée qui le place dans une position incontournable) mais, désormais, à l’initiative de M. Salvini, les populistes tentent de s’organiser au plan européen dans la perspective du prochain scrutin, faisant ainsi du Macron contre M. Macron, lequel risque de se retrouver dans la fâcheuse situation de l’arroseur arrosé.

Louis-Joseph Delanglade

( 12 janvier, 2019 )

LES NOIRES HUMEURS DE MACRON

 

Editorial de POLITIQUE MAGAZINE de Janvier 2019

Le macronisme exsude peu à peu ses humeurs. La pellicule brillante et opaque qui recouvrait le mystérieux projet est devenu translucide et poreuse. Une liqueur poisseuse en sourd et se répand. Les médias réclament à nouveau que le peuple se taise puisqu’il ne sait pas parler – et d’ailleurs, qu’est-ce que le peuple puisqu’il est avéré qu’une portion du peuple, comme La Manif Pour Tous, ne peut pas être le peuple selon le CESE ? Les politiques, à nouveau, expliquent que leur politique est bonne quoi qu’en pensent les Français – si tant est que les Français pensent, cette bande de Gaulois haineux et lépreux. Et l’État, à nouveau, songe à taxer, du timbre-poste qui augmente aux droits de succession qui pourraient s’alourdir.

Le macronisme exsude une humeur noire qui est celle du vieux monde pourrissant. Griveaux-le-Radical (« nous devons aller plus loin dans le changement, être plus radicaux dans nos méthodes ») continuera à conspuer les prétendus radicalisés et à considérer avec méfiance les consultations populaires qui n’iraient pas dans son sens – les Français étant d’ailleurs pour moitié persuadés qu’elles ne serviront à rien.

Et quel changement promet Griveaux-le-Méthodique, au nom de Macron-le-Subtiligent ? De l’Europe, et des libéralités aux puissants, et du socialisme jacobin.

Quarante ans d’Union européenne, deux cents ans de démocratie bourgeoise et soixante-dix ans d’État-providence n’auront rien enseigné à ce quadragénaire qui refuse de considérer les raisons de l’échec du modèle français. Car si Macron dans ses vœux déclare vouloir « bâtir les nouvelles sécurités du XXIe siècle » et « bâtir un avenir meilleur reposant sur notre capacité à inventer de nouvelles manières de faire et d’être ensemble », il ne propose rien, en fait, que d’imposer les réformes que ses prédécesseurs n’ont pas su mettre en œuvre, c’est-à-dire accentuer une fiscalité confiscatoire, sauf pour les plus riches, au prétexte que l’économie finira par redémarrer, comme la Grèce l’a bien prouvé… et de le faire dans le cadre très ouvert et si peu sûr de l’Union européenne.

 

Mais le maître des horloges a-t-il considéré que l’heure n’est plus à ces réformes ? La mondialisation heureuse, c’est fini : même Klaus Schwab, le fondateur du Forum de Davos, fait l’éloge de la nation ! Le ruissellement, c’est fini – si même cela a jamais commencé ! Le président de la Fédération des industries mécaniques, Bruno Grandjean, remarquait dans L’Usine nouvelle « [qu’il n’avait] pas vu beaucoup de gens dont l’ISF a été supprimé qui démontrent de façon claire que cela déclenchait chez eux une volonté d’investir fortement et de redresser le pays. On a besoin que les chefs d’entreprise démontrent qu’ils sont vertueux et font leur part du job. Plus de liberté implique plus de responsabilité de notre part. On a l’impression que tant qu’il restera un euro de taxe de plus qu’en Allemagne, rien ne sera possible. Ce n’est pas responsable. » (18/12/18).

Macron, droit dans ses bottes, ayant lâché dix milliards en guise de « nouvelle manière d’être ensemble », affirme pourtant qu’il ne lâchera rien de son projet consistant à accoucher au forceps une France nouvelle et un peuple régénéré. Il ne lâchera rien quand bien même nombreux sont ceux qui aimeraient qu’il lâche les rênes du pouvoir. Comme ce pouvoir est fragile et que Macron n’entend pas être frustré trop vite de sa bizarre victoire, acquise à la faveur de la conjonction d’une abstention sans précédent, d’une justice complaisante et du soutien inconditionnel des faiseurs d’opinion, lui et ses troupes n’ont de cesse de disqualifier le Sénat, les opposants, le peuple même, affirmant que les institutions doivent se plier à Jupiter et non Jupiter respecter les institutions. Et pendant que la république française donne ainsi, une fois de plus, le navrant spectacle d’une caste installée comme un chancre au cœur du pouvoir et indifférente au sort des Français, les Français, eux, sont confrontés à la double menace de l’immigration qui dissout l’identité et de l’islamisme qui encourage à la sécession. Mais là, les politiques ne décident de rien, ou de si peu. Sinon, pour l’heure, de faire couler, sur un corps affaibli qui tente de se défendre, leurs noires humeurs réformatrices.

Philippe Mesnard

( 12 janvier, 2019 )

Ouest-France : des bons sentiments, un journalisme pépère et des ventes en chute libre

 

Très intéressante analyse de la presse locale par le grand et très intéressant quotidien  breton sur internet « BREIZH-INFO ». Elle peut être appliquée aux quotidiens Lorrains (Est Républicain, Républicain Lorrain, Vosges matin) !

 

Ces temps-ci, les attaques des Gilets jaunes contre les « journalistes  collabos » incitent les responsables d’Ouest-France et de Presse Océan à expliquer les règles rédactionnelles en vigueur dans les deux titres. On est très loin du vivant, du vécu, de l’humain qu’attendent les lecteurs.

On connaît le « règlement intérieur » d’Ouest-France. Mais Arnaud Wajdzik, directeur départemental de la Loire-Atlantique, a jugé utile de nous le rappeler : « Le journaliste (…) s’inscrit (…) dans une filiation, dans une histoire. Où l’on ne transige pas avec la déontologie. Nos chartes s’imposent à nous-mêmes. Et font office de bible pour chacun d’entre nous. C’est comme ça. C’est gravé dans le marbre. Dire sans nuire. Montrer sans choquer. Dénoncer sans condamner. Témoigner sans agresser » (Ouest-France, Loire-Atlantique, vendredi 4 janvier 2019).

Pas question de s’attaquer aux puissants

Propos lénifiants que le lecteur perspicace traduit en termes réalistes. Pas question de s’attaquer aux puissants – surtout s’ils appartiennent à la mouvance démocrate-chrétienne et sont, de ce fait, des copains de la direction. Pas question d’embêter les gros annonceurs avec des enquêtes dérangeantes. Pas question de faire des vagues en sortant du politiquement correct et de l’idéologie des droits de l’homme.

Il est vrai que les jeunes collaborateurs qui entrent dans la maison ne doivent trouver aucun inconvénient à se plier à cette discipline – idéologique et politique. Tout simplement parce que les écoles de journalisme formatent leurs élèves dans une ligne qui convient aux grands médias : libérale, européiste, mondialiste, immigrationniste… Ils sont donc mûrs lorsqu’ils présentent leur candidature à Ouest-France ou à l’un des trente hebdos (filiale Publihebdos) que possède le groupe. Ils savent à quoi s’en tenir quant à leur marge de manœuvre.

Dans un autre quotidien du groupe, Presse Océan, Jérôme Glaize poursuit le travail d’explication concernant le métier de journaliste. Commençant par le commencement, il dénonce les « manifestants mécontents de tel ou tel article » qui ont bloqué l’imprimerie de la Chevrolière (groupe Ouest-France).

Des « situations pénibles » qu’on devrait « épargner à une démocratie digne de ce nom ». « Lever le voile sur les réalités d’une profession » s’impose car « cela permettrait aussi de rappeler que, non, les journalistes n’écrivent pas sous la dictée et qu’ils ne reçoivent pas d’ordres du pouvoir en place, quel qu’il soit. » (Presse Océan, samedi 5 janvier 2019).

Cela n’est pas nécessaire puisqu’ils pratiquent l’autocensure. Dans une édition, le rédacteur de base connaît les sujets qu’il convient d’aborder avec précaution, voire éviter ; son « chef » le lui a expliqué. Quant aux gens importants, s’ils ont un « service » à demander, rassurons Jérôme Glaize, ils ne téléphoneront pas au journaliste de base dont ils ignorent même l’existence mais plutôt au rédacteur en chef  ou au directeur qu’ils fréquentent à la loge ou bien au Rotary. Lequel passera commande ensuite à un journaliste diligent de l’article attendu ou bien lui recommandera la « prudence » à propos d’un sujet gênant pour le « pouvoir en place » (préfet, président du département, président de région, maire de grande ville, grand patron…)

Spécialiste des médias Ingrid Riocreux met les pieds dans le plat

Dans un livre récent (Les marchands de nouvelles. Essai sur les pulsions totalitaires des médias –  L’Artilleur), Ingrid Riocreux ne va pas jusqu’à traiter les journalistes de « collabos » comme le font souvent les Gilets jaunes, mais elle met les pieds dans le plat. Les reproches sont multiples : ils « manifestent une forme d’allergie à la pensée divergente » ; ils servent facilement « un discours prémâché, avec les mots des collègues, un lexique réduit et idéologiquement orienté » ; ils cherchent à imposer « le mythe de l’objectivité journalistique, cette vaste hypocrisie »…

Ingrid Riocreux donne également quelques leçons au clergé médiatique : « Il faut arrêter d’entretenir la distinction factice et trompeuse entre média d’information et média d’opinions ». Mais surtout, « à partir du moment où il y a sélection, hiérarchisation et formulation de l’information, c’est-à-dire un discours sur le réel, il y a nécessairement une prise de parti » (Le Figaro magazine, 4 janvier 2019).

À Ouest-France, on a les moyens !

Justement on trouve un exemple récent de « prise de parti » dans un billet signé Agnès Clermont, « journaliste à la rédaction de Nantes » (Dimanche Ouest-France, 23 décembre 2018). En 110 lignes, deux intertitres, un titre sur quatre colonnes, un dessin de Chouët, Madame Clermont s’enthousiasme pour le « Pacte des migrations » qui se situe « au confins de deux mondes. Celui de la fraternité onusienne versus celui de la haine populiste ». Certes, la journaliste peut se flatter de parler de ce qu’elle a vécu puisqu’elle se trouvait à Marrakech, le jour de l’adoption du pacte. À Ouest-France, on a les moyens !

Se poser les bonnes questions

Conclusion :  Arnaud Wajdzick et Jérôme Glaize gagneraient à se poser les bonnes questions : pourquoi la vente de nos quotidiens chute-t-elle d’année en année ? Proposons-nous un produit intéressant pour le grand public ? pourquoi traitons-nous les faits divers par-dessus la jambe, par exemple en évitant de donner le nom du délinquant – surtout s’il s’agit d’un immigré ? La littérature d’Agnès Clermont doit-elle être montrée en exemple aux nouvelles recrues ?

Vaste programme pour des gens soucieux de fabriquer une petite soupe tiède. Donc de ne pas se préoccuper des attentes de la clientèle. Or le client est roi.

Bernard Morvan

( 11 janvier, 2019 )

Yves Cochet l’a écrit et personne (ou presque) n’a tiqué : il faut limiter notre nombre d’enfants pour mieux accueillir les migrants

 

Lu sur Boulevard Voltaire ce remarquable article de Gabrielle Cluzel qu’il convient de diffuser au maximum car il montre à quel niveau de stupidité sont tombés certains de nos politiciens !

 

La tribune est passé presque inaperçue. À peine quelques vagues sur les réseaux sociaux. Faut-il que notre société se soit accommodée à cette idée ? Il est vrai que, depuis quelques mois, le message est distillé, chuchoté, susurré sur tous les tons à l’oreille des Français : les enfants polluent, les enfaaaaannts pollueeeennnt, LES ENFANTS POLLUENT ! Écolo militant veut dire zéro enfant. La première fois, on a trouvé ça loufoque ; la deuxième fois, scandaleux ; la troisième fois, agaçant… puis, allez, on s’est habitué. C’est toujours ainsi.

Il faut dire que cette dernière offensive est parue dans un journal sérieux s’il en est – L’Obs – et que l’auteur, Yves Cochet, est un ancien ministre, ancien député, président d’un laboratoire d’idées au nom ronflant : Momentum. Bref, quelqu’un d’important. Mais, surtout, de prodigieusement effrayant.

La théorie, tout d’abord : « Renversons notre politique d’incitation à la natalité. » Il faut « [inverser] la logique des allocations familiales. Plus vous avez d’enfants, plus vos allocations diminuent jusqu’à disparaître à partir de la troisième naissance ! » Et devenir négative ensuite, comme en Chine ? Il ne le dit pas. Pas plus qu’il n’évoque la future cotisation retraite de ces petits « surnuméraires » personæ non gratæ dans leur pays, une fois qu’ils seront devenus grands, si d’aventure le système par répartition existe encore : la logique commanderait qu’elle soit réservée à leurs parents, qui les auront élevés par la seule force de leur poignet et le contenu de leur porte-monnaie.

La « fake news », ensuite : « Il fut un temps où des médailles d’honneur de la famille française étaient distribuées aux familles nombreuses. » Il est vrai qu’il y a là un chapelet de mots bien désuets : médaille, honneur, famille, française…

Pourtant, n’en déplaise à Yves Cochet, elle existe encore ! Le site service-public.fr – mis à jour en mai dernier – l’écrit en toutes lettres : « La médaille de la famille récompense les personnes qui ont élevé dignement de nombreux enfants. »

La conclusion enfin : « Je ne vise pas les pays les plus pauvres, qui font plus d’enfants que les autres. Au contraire. Les pays riches sont les premiers à devoir décroître démographiquement. Ce sont eux qui ont le mode de vie le plus polluant. Par ailleurs, limiter nos naissances nous permettrait de mieux accueillir les migrants qui frappent à notre porte. »

Un cran est franchi. Tous les enfants sont gênants, mais les nôtre sont les pires. Leur vie est moins légitime que celle des migrants (dont il faudra qu’on nous explique pourquoi, une fois installés dans leur nouveau mode de vie, ils ne généreraient pas autant de nuisances écologiques que ceux qui auront été recalés avant même d’être nés)…

« Mes petits sont mignons, beaux, bien faits et jolis sur tous leurs compagnons… » disait le hibou de La Fontaine. Le Français façon Yves Cochet trouve les siens dénués d’intérêt, comparés à ceux d’à côté. Mais pour rester dans le domaine ornithologique, inutile de s’acharner sur Yves Cochet en l’affublant de tous les noms d’oiseaux… il n’est pas le seul de son espèce, cette philosophie tend à contaminer, comme d’habitude sous les jolis atours de l’altruisme, toute une part de l’Occident.

Le film Lion (Oscar® du meilleur film 2017) raconte l’histoire touchante d’un petit Indien de 5 ans qui se perd dans les rues de Calcutta et finit par être adopté après moult péripéties par un couple de sympathiques Australiens jusque-là sans enfant. Parce que stériles ? Non. Parce qu’ayant décidé, sciemment, de ne pas procréer, attendu qu’il y a assez de bambins dont il faut s’occuper à travers le monde.

L’idéologie de la repentance est une poupée russe, une mise en abyme vertigineuse : tous les enfants sont polluants, l’espèce humaine est vraiment vilaine (c’est peu ou prou ce que pensent les vegans), mais parmi eux, ceux issus de l’Occident sont spécialement méchants. On n’en voit pas le fond mais on galope dans cette spirale suicidaire : fouette, Cochet !

Gabrielle Cluzel

Ecrivain, journaliste
( 11 janvier, 2019 )

Le procès du rappeur Nick Conrad a eu lieu

 

Communiqué de l’AGRIF

 

Le procès du rappeur Nick Conrad a eu lieu ce 9 janvier 2019 à la suite de la diffusion de son clip abominable dans lequel il appelle à prendre les blancs et à tuer les enfants dans les couveuses.

A l’audience, Nick CONRAD a prétendu vouloir dénoncer le racisme … anti-noir dans une inversion de ce que les noirs avaient vécu : esclavage, lynchage et ségrégation !

Nos avocats, Jérôme Triomphe et David Dassa-Le Deist ont démonté cette défense. Ils ont  souligné qu’il ne s’agissait pas d’une dénonciation de l’esclavagisme, mais d’un texte d’un racisme inouï appelant aux pires abominations que pourraient perpétrer aujourd’hui contre les blancs des noirs, pourtant accueillis en Europe sans aucun procédé esclavagiste. Ils ont cité notamment plusieurs textes de même tabac de Nick Conrad, sous prétexte d’une vengeance soi-disant légitime, des noirs contre les blancs. Ils ont souligné, et ils ont été les seuls à le faire évidemment, que Nick CONRAD était le produit d’une incessante campagne de victimisation des noirs et de  culpabilisation de l’Occident.

Nick CONRAD s’est bien gardé de rappeler que les noirs n’ont pas été d’abord victimes de la traite par les blancs mais principalement de la traite arabo-musulmane et de roitelets africains vendant leurs frères de sang comme esclaves. Ils ont souligné que Nick CONRAD était l’héritier du suprémaciste noir et raciste anti-blanc Malcom X qu’il cite dans son clip, admirateur du sanguinaire Che Guevara. Ils ont souligné que Nick CONRAD était le fils idéologique d’Houria BOUTELDJA et de Saïd BOUAMAMA et de tous ceux qui opposent les « noirs, arabes et musulmans aux blancs » dans la lignée des auteurs de Nique la France que l’AGRIF a été la seule à combattre.

Pour la première fois de son histoire, la LICRA plaidait aux côtés de l’AGRIF. Il est vrai que, depuis quelques années, la LICRA a reconnu l’existence d’un racisme anti-blanc. La LICRA a pourtant prétendu avoir été la première à le combattre ! En revanche, nos avocats ont souligné l’absence criante de toutes les autres associations prétendument antiracistes et qui ne pratiquent en réalité qu’un antiracisme à sens unique. C’est l’avocat de la LICRA qui a expliqué que ces autres associations avaient décidé de ne pas venir…pour ne pas faire de publicité à Nick CONRAD. Voilà un beau prétexte alors que la publicité a été nationale et la condamnation pour une fois unanime.

Puis le Procureur s’est levé. Alors qu’il a cité deux fois la LICRA, il n’a pas eu un mot pour l’AGRIF, pas même de remerciement, alors que ce sont ses avocats qui ont permis de sauver ses poursuites : ce sont eux qui ont constaté que le procureur avait poursuivi pour une audience à laquelle la prescription aurait été acquise s’ils n’avaient pas fait délivrer une citation interrompant la prescription.

Sur le fond, le procureur a commencé par souligner que la peine demandée tiendrait compte du fait que Nick CONRAD et ses parents (qui disent avoir fait l’objet de menaces de mort à la suite de la provocation au meurtre des blancs par leur fils…) avaient… déjà payé. De fait, il a requis 5.000 € d’amende avec sursis, ce qui équivaut pratiquement à une absolution… à condition de ne pas recommencer !

S’il a stigmatisé la violence des propos, il a trouvé bien des excuses à Nick CONRAD allant même jusqu’à dire que « pendez les blancs était manifestement l’expression d’une vraie souffrance » chez Nick CONRAD !

Surtout, le procureur a dit que ce clip constituait une atteinte à la dignité humaine et une demande d’élimination de toute une population (pendez-les « tous ») mais on se demande bien de laquelle puisque, pas à un seul moment, il ne prononcera le mot de racisme anti-blanc.

Si finalement il a demandé la condamnation, c’est parce que sa dénonciation du racisme anti-noir ne pouvait pas être comprise, faute de distanciation dans son clip. Il n’a pas dit un mot sur les autres textes de haine anti-blancs du rappeur, pourtant rappelés par nos avocats.

Sans surprise, les avocats de Nick CONRAD ont demandé sa relaxe, en prétendant que la race des blancs n’existait pas (après avoir fait remarquer que Nick CONRAD était le seul noir de l’assemblée !) et en invoquant le caractère artistique de son œuvre…

La décision sera rendue le 19 mars.

L’Agrif – 70 boulevard Saint-Germain – 75005 Paris

( 10 janvier, 2019 )

Mgr le Comte de Paris: “La politique est un service. Elle ne doit pas être un métier”

 

 

« La politique est un service. Elle ne doit pas être un métier. Il faut savoir hiérarchiser les pouvoirs au sein d’une société en fonction des compétences propres à chaque pouvoir. Et chaque Français (e) y a sa partition »

 

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Le chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris,

via son compte Twitter, ce mercredi 9 janvier 2019

( 9 janvier, 2019 )

Editorial du numéro 350 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Bien triste fin d’année dans les manifestations et les revendications. La révolte dite des « gilets jaunes » s’amenuise un peu pour les fêtes de Noël et de la nouvelle année mais ce n’est sans doute pas la fin car les causes réelles de la révolte sont toujours là et ce n’est pas, loin de là, une simple question d’argent. C’est la France profonde qui s’est révoltée car elle ne veut pas disparaître dans le carcan « libéralo-mondialo-technocratique» que nos gouvernants veulent lui imposer. Ils veulent retrouver leurs libertés locales, professionnelles, la souveraineté nationale, en somme pouvoir vivre libre chez eux de leur travail.

Pour répondre à cette révolte, le gouvernement a utilisé plusieurs tactiques. D’abord laisser faire les « débordements » violents en espérant voir la population ayant peur du désordre le soutenir, comme il avait fait lors des violences du 1er mai. Il est bien évident que la police n’a pas été débordée, elle avait les moyens d’empêcher les violences, entre autres en empêchant de nuire les groupes d’extrême gauche dont la plupart des membres sont connus de la police. Ce sont ces derniers – surnommé « Black blocs » – qui provoquent des heurts, des casses ciblées, entraînant derrière eux quelques « gilets jaunes » énervés par les charges souvent provocatrices de la police et surtout des voyous des banlieues venant « faire leurs courses » ! Les policiers et gendarmes ne sont pas ici mis en cause, ils ne faisaient qu’obéir aux ordres du calamiteux ministre de l’intérieur.

Cette tactique a en grande partie échouée, la population, dans sa majorité, continuant à soutenir le mouvement. Le président Macron est donc intervenu pour leur donner quelques « miettes » en supprimant une future taxation des carburants, mais ne revenant pas sur celles déjà faites, en avançant l’augmentation de la prime d’activités pour certains bas salaires et en supprimant les charges et imposition sur les heures supplémentaires, la seule mesure vraiment intéressante. Rien sur le fond. Certes, il a bien parlé de l’immigration (sujet omniprésent sur les « ronds points »)… le jour même où la France signait le pacte onusien de Marrakech ! Rien sur le reste sinon une vaque promesse de discussions à venir. Sur quoi ?

Ces « gilets jaunes » sont fiers de leurs racines et aiment la France. Ils sont bien l’expression du « pays réel » qui veut simplement pouvoir vivre librement de son travail dans leurs communes. Il faudrait pouvoir réaliser une vraie décentralisation en laissant les Français s’organiser. D’abord dans leurs communes qui doivent pouvoir s’organiser comme elles le désirent, décidant librement de déléguer certaines fonctions à des alliances de communes… C’est le contraire qui est fait avec les communautés de communes imposées par le pouvoir, enlevant des pouvoirs aux maires. C’est contraire aux libertés, à la démocratie locale et en plus cela coûte cher et est inefficace ! Mais cela fait « bien » dans un schéma technocratique vu par des « énarques » coupés des réalités. Il y en a même qui voudraient des fusions de commune, comble de la stupidité : plus un ensemble est grand, plus il est source de gaspillage et les élus ne sont plus proches de la population. Or, si la révolte en cour montre bien une chose, c’est que les Français voudraient retrouver des libertés avec un pouvoir locale proche d’eux, avec lequel ils pourraient parler. Il faut une vraie « subsidiarité » qui consiste à laisser libre les habitants de s’organiser comme ils le veulent au niveau le plus bas, la famille d’abord, la commune ensuite et l’on monte ainsi jusqu’au niveau national mais c’est chaque fois le niveau le plus bas qui délègue ce qu’il n’a pas les moyens de faire et non pas l’inverse comme aujourd’hui. C’est ce que montre enfin la revendication du « référendum d’initiative citoyenne » qui doit se situer à tous les niveaux, du communal au national pour les questions qui touchent les Français. Bien entendu, il conviendrait de le définir précisément pour éviter des dérives mais l’idée en soi est saine.

La caste au pouvoir ne peut comprendre les demandes des Français. Cette crise montre, en cette fin de l’année du 150ème anniversaire de la naissance de Charles Maurras, qu’il avait vu juste quand il démontrait la cassure entre le pays légal et le pays réel. C’est certainement encore plus vrai aujourd’hui que lorsqu’il était vivant.

Aidons le pays réel à vivre, à s’occuper de ses affaires qui n’a que faire des directives gouvernementales, des technocrates européistes ou des groupes financiers. Mais, le chef de l’Etat doit montrer qu’il s’occupe de tout pour préparer les prochaines élections, c’est là le mal dont nous souffrons. Il faut retrouver un chef d’Etat indépendant de l’élection qui pourrait laisser libre les Français de  s’occuper de leurs affaires, ne jouant que le rôle d’arbitre en cas de conflit ou si il est fait appel à lui. En fait, agir en père du peuple, rôle du Roi  comme le rappel Sylvain Durain dans L’Incorrect. Et ainsi, le monarque, plus libre, pourrait s’occuper efficacement des biens du royaume dans les domaines régaliens que sont essentiellement la justice, la défense, les affaires internationales, la monnaie. Nous remarquerons que ce sont justement toutes ces affaires que le pouvoir actuel a abandonné au profit de puissances supranationales. N’a-t-on pas vu le chef de l’Etat prêt à accepter l’abandon du siège permanent de notre pays au conseil de sécurité de l’ONU comme l’exige l’Allemagne ?

Le pouvoir républicain oppresse le peuple dans sa vie quotidienne mais ne remplit pas son devoir.

C’est ce qu’il nous faut montrer aux Français qui en ont  le pressentiment, le mouvement actuel des « gilets jaunes » et sa popularité la montre. Aidez nous, en 2019 à démontrer la nécessité du Roi en France.

En attendant, je vous souhaite à tous, amis lecteurs, une bonne et heureuse année 2019.

Philippe SCHNEIDER

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