( 1 octobre, 2016 )

Manuel de bioéthique : la Fondation Jérôme Lejeune attaque les diffamations en justice

 

Lu sur « le salon beige »

 

Mme Danièle Gaudry, membre du Planning familial, a prétendu sur France Info que le manuel bioéthique de la Fondation Jérôme Lejeune comporte des « contre vérités scientifiques », et l’a qualifié de « manuel de manipulation de la jeunesse ».

Par ailleurs Mme Laurence Rossignol, ministre des familles de l’enfance et du droit des femmes, a dénoncé dans Libération ce « document de propagande ».

Face à ces déclarations injustes, relevant de la diffamation, la Fondation Jérôme Lejeune décide d’aller devant la justice.

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune précise :

0« Ce manuel a été élaboré avec des  experts français et internationaux : médecin, chercheur, juriste, bioéthicien, philosophe. Il vise à présenter les différents enjeux bioéthiques de notre époque, par exemple la recherche sur l’embryon, l’euthanasie, le don d’organe. Dans cette perspective, le manuel vise à présenter la réalité de l’avortement, pour éclairer les consciences, sans juger les personnes.

Publié il y a dix ans, plusieurs fois réactualisé pour prendre en compte les évolutions législatives et les changements sociétaux, il n’a jamais fait l’objet de contestations.

Depuis l’origine il a remporté un grand succès (environ 500 000 exemplaires), et a été traduit en plusieurs langues. La Fondation Jérôme Lejeune se félicite qu’il puisse être distribué dans des établissements scolaires qui partagent comme valeur la défense de la vie. »

( 1 octobre, 2016 )

Société • Hidalgo, les naturistes et les prophéties de Philippe Muray

Lu sur « lafautearousseau »
Bruno Julliard, maire-adjoint de Paris a défendu l’idée d’un camp de naturistes dans la capitale. Avec finesse et humour, Vincent Trémolet de Villers dépeint ici Anne Hidalgo comme le personnage le plus abouti de l’écrivain Philippe Muray [Figarovox – 26.09]. A vrai dire, nous avons aimé cette analyse qui tourne en dérision, en ridicule achevé, une certaine modernité indéfendable. Vincent Trémolet de Villers évoque aussi Christophe Guilluy qui constate Le Crépuscule de la France d’en haut. Viendrait-elle à s’effondrer, disparaître, céder la place, que, selon l’expression de Houellebecq à la toute fin de Soumission, nous n’aurions vraiment « rien à regretter ».   Lafautearousseau
figarovox-tremolet-villers-devecchio.jpg« Le réel est reporté à une date ultérieure », écrivait Philippe Muray. C’était il y a quatorze ans. Cette formule ferait un beau slogan pour la campagne perpétuelle d’Anne Hidalgo. C’est un monde enchanté qu’elle promeut, une éternelle île aux enfants.Dernier cadeau ? Bruno Julliard a défendu ce lundi la création d’« une zone naturiste dans la capitale »: « Paris capitale, mais Paris à poil ! », aurait-il pu ajouter. « Ça ne fait de mal à personne », a poursuivi l’adjoint au maire de Paris et c’est une revendication du groupe écologiste. Bigre ! David Belliard, coprésident de ce groupe défenseur de la planète, est encore plus précis : « On souhaite expérimenter un espace récréatif dans lequel les naturistes puissent se dénuder librement. » Ce pourrait être dans un parc, un jardin public, si l’on a bien compris. Proposons ici aux élus de Paris d’attribuer à ces braves gens une partie des voies sur berge de la rive droite. Une zone sans voiture, sans chemise et sans pantalon. À pied, en trottinette ou en Vélib, on y déambulera nu comme des vers. L’outrage aux bonnes mœurs s’arrêtera à cette nouvelle frontière et le mooning (coutume britannique qui consiste à montrer son arrière-train), laissera le passant indifférent. Il y aura inauguration (tenue de ville ?), campagne électorale sur zone où l’on pourra mesurer le degré d’implication des candidats. C’est magique et tragique : un mélange de Houellebecq et de Philippe Muray.

« Le réel ne passera pas », poursuivait ce dernier. Le réel, il faut dire, est triste comme un monospace, ennuyeux comme un lotissement, vulgaire comme un embouteillage. Plus encore, avec sa cohorte de chômeurs, de commerciaux qui roulent en diesel, de prolos qui ont la même bagnole depuis 1998 !, de banlieusards qui n’habitent pas une surface atypique en plein cœur de Paris, de « pass Navigo » qui ne goûtent pas à la poésie des « défaillances techniques » et des « incidents voyageurs » dans le RER E, le réel est dégoûtant. « Salauds de pauvres ! », lançait Jean Gabin dans La Traversée de Paris.

On préfère une vie de coulées vertes et de potagers urbains (bio), de plages estivales et de Nuit debout, de marchands de légumes oubliés et de lieux de mémoire, de restaurants végans et de galeries vides, de squares sans tabac et de salles de shoot, de burkinis et de naturistes, de barbiers « à l’ancienne » et de hipsters. Puisqu’il est impossible de remplacer l’asphalte des rues parisiennes par les surfaces souples des écoles maternelles, la mairie, heureusement, ne lésine pas sur les « alertes nécessaires ainsi que les informations et les recommandations en direction des usagers sur ce qu’il faut faire et ce qu’il vaut mieux éviter » (Muray encore). On oubliera donc ni casque ni genouillère, et « la police du plaisir sain », bras croisés et bottes de cuir, veillera au grain dans les rues de Paris. Rollers et matraque : le bonheur, c’est fluide comme une circulaire municipale.

On nous dira que le monde rêvé d’Anne Hidalgo a la plus belle ambition qui soit : découvrir « l’Autre » (ce qui déshabillé n’est pas sans risque). Tous ces efforts, cependant, créent de plus en plus de barrières : c’est aux socialistes que nous devons la restauration des octrois à l’entrée de Paris. De départ des familles en gentrification des quartiers populaires : « l’Autre » est renvoyé en banlieue quand ce n’est pas au-delà et c’est le « Même » finalement qui profite de la piétonisation des voies sur berge. Ce que dit Christophe Guilluy, dans son dernier essai, Le Crépuscule de la France d’en haut (Flammarion) : « Si les élites et les classes supérieures vantent l’ouverture au monde et aux autres, elles érigent dans le même temps des frontières invisibles qui accentuent les inégalités spatiales et culturelles pour donner naissance à la “ville ségrégée”. Proches de l’immigré mais pas trop. »

Pour Anne Hidalgo, pourtant, les mots sont performatifs. Il suffit de les dire pour que les choses existent. « L’ennui c’est que Paris-Plage n’existe pas, écrivait déjà Philippe Muray il y a dix ans, il faut le rappeler une fois encore, sans la moindre agressivité et fermement. C’est un concept, un schéma, une idée générale, tout ce que l’on voudra ; mais pas une plage. Au mieux, une sorte de mythe urbain, une chimère, un mensonge cousu de sable blanc. »

Muray avait tout vu et ses prophéties - les passions distractives et législatives, le festivisme comme religion, « le triangle des bermudas », « la cage aux phobes », « l’adulte infantifié sur son île de rêve », la touriste blonde décapitée sur l’île de Tralala - sont si précises que l’on cherche dans ses essais l’invention d’Anne Hidalgo : présente partout, visible nulle part…

Muray avait tout vu. Tout sauf les nudistes de Paris. Il aurait sans doute modifié sa superbe formule : « Le réel est reporté à une date… postérieure. » 

Rdacteur en chef des pages Débats/Opinions du Figaro et du FigaroVox
( 30 septembre, 2016 )

Alep ensanglantée

Lu sur « Boulevard Voltaire ». C’est toute la ville qui souffre et pas seulement les quartiers rebelles comme voudrait nous le faire croire la propagande gouvernementale française

 

Le calvaire d’Alep est bien réel, de part et d’autre de cette frontière absurde que la guerre a créée.

 

 

« Excuse-moi, je ne peux pas te parler tout de suite, une bombe vient de tomber », lance Pierre Le Corf – un jeune Français qui a choisi de vivre, il y a plus de six mois déjà, avec les Aleppins – ce mercredi matin, depuis l’un des quartiers d’Alep qui est aujourd’hui sous le contrôle de l’armée syrienne.

Quelques minutes plus tard, il poste une photo de ses mains ensanglantées : ce sang n’est pas le sien mais celui d’un homme dont le bras a été arraché quelques mètres plus loin par un deuxième obus alors qu’il tentait de fuir. L’homme est chargé dans une voiture, et meurt quelques instants après.

« Imaginez que vous soyez des poissons rouges dans un bocal étroit, pas moyen de sortir. Une eau trouble mais pas assez pour vous cacher le monde qui continue de tourner autour de vous, et pourtant assez pour que le monde ne vous remarque pas… », écrit-il encore sur sa page Facebook, appuyé par des dizaines de commentaires d’Aleppins reconnaissants pour le témoignage qu’il porte aux Français qui acceptent de le lire.

La journée a été particulièrement difficile, une fois encore, pour les habitants épuisés de la ville d’Alep. De l’autre côté de la ligne de front, les bombes font les mêmes dégâts : ni plus, ni moins.

Et c’est l’objet de la tristesse de nombreux Syriens qui habitent aujourd’hui dans les zones gouvernementales : leurs vies semblent coûter moins cher aux yeux des journalistes occidentaux que celles de leurs compatriotes qui vivent dans les zones « rebelles ».

« Vous n’êtes pas un journaliste, Pierre… vous racontez la vérité dénudée de tout artifice », commente une toute jeune Aleppine.

Et contrairement à ceux qui voudraient que les choses soient simples et que la ville soit divisée entre gentils et méchants, les Aleppins qui se pressent du côté loyaliste ont une pensée pour les civils, leurs frères, qui meurent de l’autre côté de la ligne.

« Ce soir, ma prière est un cri vers le Ciel, pour nos fidèles comme pour les civils qui meurent en face », confie le père Georges Sabé, un frère mariste qui œuvre depuis des années auprès de la population, et tout particulièrement depuis le début de cette guerre atroce.

Ce mercredi soir, il est à côté du lit de Pamela, une fillette de six ans qui attend de se faire opérer.

Elle a reçu un éclat d’obus dans la colonne vertébrale pendant le déjeuner, lors d’une attaque qui a tué deux personnes. « Encore une journée de douleur », commente-t-il pudiquement. Encore une, et ce, depuis juillet 2012, date d’entrée des « rebelles » dans la partie est de la ville.« Ce soir, je tiens ma lampe allumée devant l’icône de la Sainte Vierge », conclut-il, suppliant tous les hommes de bonne volonté de faire de même à travers le monde.

Le calvaire d’Alep est bien réel, de part et d’autre de cette frontière absurde que la guerre a créée. Mais de ce côté-là aussi, des centaines de milliers de gens souffrent le martyre. Ils sont Aleppins de l’Ouest, ou déplacés des quartiers est, après avoir fui l’arrivée de rebelles qu’ils ont immédiatement craints comme la peste. D’autres arrivent des villages alentour pour les mêmes raisons.

Tous n’ont qu’une envie, irrépressible désormais : la paix. Comme leurs souffrances, cette espérance est sûrement la même dans les cœurs civils de l’autre partie de la ville ensanglantée.

Journaliste indépendante
( 29 septembre, 2016 )

Les Harkis, ces oubliés de l’Histoire

 

Communiqué de José CASTANO

 

« Les harkis, ce magma dont il faut se débarrasser sans attendre »De Gaulle, lors du Conseil des Ministres du 4 Mai 1962 – (rapporté par Alain Peyrefitte)

Héros pour les uns, traîtres pour les autres, l’histoire des harkis est mal connue des Français. Dans le langage courant, on désigne aujourd’hui sous le nom de harkis toutes les catégories de supplétifs de la guerre d’Algérie : harkis, moghaznis, Groupes Mobiles de Sécurité, Groupes d’autodéfense, unités territoriales et auxiliaires de la gendarmerie, à l’exclusion des appelés et des militaires sous contrat.

C’est en janvier 1955 que, pour les besoins de guerre d’Algérie, virent le jour les premières unités musulmanes.

A partir de 1957, las de la tyrannie du FLN qui multiplie les sévices à l’encontre des populations autochtones du bled : enlèvements, rançons, égorgements, razzias sur les douars, sévices multiples et raffinés, les habitants vont se soulever et rejoindre en masse l’armée française.

En décembre 1958, à l’initiative du général Challe, le nombre des harkis passera de 28 000 à 60 000. Ils formeront d’efficaces groupes de combat œuvrant au plus près des soldats d’élite, paras, légionnaires et commandos.

En 1959, 6 000 d’entre eux seront affectés dans les Commandos de Chasse créés dans chaque Secteur pour éliminer les rebelles qui ont échappé aux opérations du Plan Challe. Par ailleurs, 2000 douars représentant 55 000 hommes armés, seront placés en autodéfense, soit un total de 223 000 soldats autochtones qui combattront sous l’uniforme français avec une efficacité et une ardeur reconnues de tous…

Fin 1958, la guerre est pratiquement terminée sur le terrain. Le FLN, exsangue, ne se maintient plus que par ses attentats sournois et barbares. R. MADAOUI, alors officier de l’Armée de Libération Nationale (ALN), rejoindra, comme sous-lieutenant, une unité régulière de l’armée française dans l’Ouarsenis puis, plus tard, les rangs de l’OAS. Il écrira : « L’espoir est si grand que la Wilaya IV (la sienne) pavoise aux couleurs de la France, que les rebelles cessent les attentats et déposent leurs armes devant les mairies ». Ainsi, les fellaghas, eux-mêmes, sûrs de leur impuissance, brandissent des drapeaux français dans leurs repaires…

L’ex-officier de l’ALN, Ali BOUZIANE, qui rejoindra les harkis du fameux « Commando Georges », unité créée par le Colonel BIGEARD, écrira sur ce point : « La population, qui était notre raison de combattre et notre soutien, nous abandonne. J’ai confiance en De Gaulle, et mes frères dans le maquis aussi. Nous avons été trompés, et l’Algérie heureuse, nous la ferons avec lui ».

De Gaulle, désormais installé à l’Elysée, reçoit le Bachaga BOUALAM qui lui dit : « Mon général, donnez-moi 500 000 harkis, et vous pouvez renvoyer tous les appelés chez eux ; je vous garde l’Algérie à la France. » De Gaulle ne répondra mot et, contre toute attente, se prononcera pour l’intégration, solution utopique à laquelle ni les Musulmans, ni les Européens, ni les militaires, ne croient.

Le 19 janvier 1960, recevant exceptionnellement les élus d’Algérie, de Gaulle les sidéra en déclarant avec une certaine hauteur : « L’intégration est une connerie, d’ailleurs, l’armée ne fait que des conneries ! » Et, toisant insolemment le député musulman M’hamed Laradji, il ajouta avec un mépris glacial : « Les Musulmans ne seront jamais des Français ! ».

Laradji qui eut dix membres de sa famille assassinés par le FLN soutint le cynisme de de Gaulle en insistant sur le fait que la politique menée par le Chef de l’Etat allait faire souffrir les Algériens pro-français… ce à quoi, la « grandeur gaullienne » répondit sèchement : « Eh bien, vous souffrirez ! ».

Le 10 juin 1960, le colonel de l’ALN, SI SALAH, chef de la wilaya IV (Algérois),  décide de faire un putsch contre le GPRA et, reçu avec ses adjoints, les commandants Si Mohamed et Lakhdar à l’Elysée par De Gaulle, ils lui annoncent la reddition dans un premier temps des trois quarts des combattants de l’ALN. Mais De Gaulle, ne voulant déjà plus entendre parler de l’Algérie française, leur opposera une fin de non recevoir et ses services, par la voix d’Edmond Michelet, informeront le Ministre des Affaires extérieures du GPRA, Krim Belkacem, de cette proposition de reddition. Commencera alors une purge sanglante au sein de leurs partisans qui ne connaîtront aucune clémence de la part des « frères » installés en Tunisie. Le secret de cette entrevue avec le Maître de l’Elysée devant être rigoureusement gardé, tout sera mis en œuvre pour éliminer définitivement les derniers témoins et Si Salah et Si Mohamed seront tués par les troupes françaises dans des conditions plus que curieuses…

Dès lors, cette affaire qui se présentait comme une immense occasion pour apporter une paix française à la guerre d’Algérie, se terminera dans le sang et demeurera la grande énigme de ce conflit.

Après l’échec du putsch d’avril 1961, les harkis, soucieux, désemparés et amers, répèteront inlassablement à leurs chefs : « Il fallait déclarer la mobilisation générale en Algérie, faire une levée en masse de harkis, renvoyer tous les appelés chez eux, et on avait le monde entier avec nous. »

Mai 1961, nouvelle décision désastreuse du général président qui atterrera les Musulmans fidèles à la France : La trêve unilatérale accompagnée de la libération de 6000 fellaghas. Dès lors, l’ALN exsangue, forte de ces renforts successifs, va se reconstituer et reprendre de plus belle ses actions meurtrières sans réelle opposition des troupes françaises, privées par ailleurs d’une partie de leurs unités d’élite dissoutes au lendemain de l’échec du putsch. A partir de ce moment, les supplétifs comprendront que, pour eux, c’est la fin… et les premières désertions verront le jour.

Cependant, avec une inconscience révoltante, les déclarations officielles continuaient de pleuvoir. Dans une homélie fracassante, le général Gambiez s’écriait à l’adresse des harkis : «Vous avez mené le bon combat. Soyez sans crainte, la France ne vous abandonnera pas ! » Et dans une déclaration aux cadres, Pierre Messmer, le ministre des armées, affirmait avec solennité : « Pour rassurer ceux qui combattent et se sont engagés à nos côtés, nous devons leur répéter la volonté de la France de n’abandonner aucun de ses enfants. »… Cela s’adressait aux Musulmans servant sous l’uniforme français.

Pourtant le dégagement militaire avait commencé depuis le mois de juin 1961 par le rapatriement de deux premières divisions et l’évacuation de 1000 postes de protection de la population du bled. Mais afin de rassurer les consciences, on continuait d’assurer avec une apparente conviction qu’en aucun cas la population civile n’aurait à souffrir de ces mesures ou à voir sa sécurité diminuer…

Quel leurre !… Pauvres Musulmans ! Vous avez accepté de servir dans les groupes d’autodéfense ou les unités combattantes, vous êtes devenus des harkis, c’est-à-dire, soldats de la France : vous serez égorgés, tués à la hache, ébouillantés, coupés en morceaux ; vous aurez les yeux crevés, les mains coupées, vous serez traînés dans les rues sous les huées d’une foule déchaînée et vous périrez après d’horribles tortures !

Ah ! Quelle déchéance et quelle souffrance de mourir ainsi en sachant combien cette France qu’ils avaient tant aimée était veule, combien elle était lâche devant la fourberie, la trahison et le despotisme…

Ce fut l’un des grands mensonges de ce drame algérien qui en avait vu tant, mais d’autant plus odieux qu’il couvrait l’abandon et la mort d’innombrables Musulmans livrés à la vengeance du FLN.

Mais qui aurait pu penser, en Métropole, que depuis sept ans des soldats Musulmans pourchassaient sans répit les fellaghas, que depuis sept ans ils mouraient pour la France et l’Algérie française… et que depuis des mois on cherchait à faire oublier –comme jadis en Indochine- leur existence ?

Mais comment cacher qu’en nombre croissant, ces Musulmans fidèles rejoignaient les combattants de la cause française… c’est-à-dire, l’OAS ?

Si les sphères dirigeantes ne savaient plus comment cacher cette nouvelle situation, le GPRA n’ignorait pas qu’il ne pourrait leur imposer son autorité que si auparavant, l’armée française les avait désarmés.

Du coup, l’Elysée prit peur. Il fallait à tout prix désarmer ces hommes trop zélés qui s’imaginaient encore pouvoir rester français…

Et ce fut, alors, l’ignoble campagne de désarmement, la conclusion du pacte tacite entre le Pouvoir et le FLN…

Après avoir évacué les postes militaires du bled et les avoir remis, intacts, aux ennemis d’hier, la troupe reçut l’ordre de désarmer les autodéfenses. Pour ces pauvres gens qui avaient eu confiance en la parole de la France et en ses officiers, la restitution des armes signifiait la mort à plus ou moins brève échéance…

Sans doute, que les militaires avaient reçu des ordres stricts. Sans doute, ils se devaient d’obéir à ces ordres. Mais le serment de jadis de conserver l’Algérie à la France et de protéger cette population n’avait-il pas été également prononcé ?

Le vieil honneur qui vous lie à une parole est-il une chaîne dont il est loisible de couper les anneaux ? La vie est bien longue à celui que trouble le remords…

Dès lors, désarmés, livrés sans défense à la vindicte du vainqueur, le génocide des harkis commençait…

Et dans toute l’Algérie on fusilla après avoir torturé, on mura dans des bâtisses de pierres, on enterra vivants, on brûla sur des bûchers, on flagella, on égorgea, on roua de coups des victimes enfermées dans des sacs, membres liés.

Dans le Nord-Constantinois, des femmes tuèrent même des captifs à coups de dents !…

Dans le bled où le drapeau vert et blanc remplaçait désormais le tricolore, les Musulmans qui avaient toujours été fidèles à la France s’accrochaient désespérément aux camions militaires français et, à bout de force, tombaient en pleurant dans la poussière de la route. Ce sont des images que seuls ceux qui ont une conscience ne pourront de si tôt oublier…

Et l’horreur de la situation devint telle que le Lieutenant de Vaisseau Cucherat rejoignit les rangs de l’OAS et résuma dans un cri d’indignation à l’adresse des officiers français toute cette tragédie :

« Il n’y a pas en ce monde d’expiation qui puisse ressusciter les harkis ébouillantés, effacer les mutilations des suppliciés… réparer le suicide des pères désespérés, ou guérir les vieillards conduits à la folie par votre traîtrise et votre lâcheté. Il n’y a pas de drogue qui puisse endormir en vous cette honte et ce remords qui vous empêcheront de plus regarder jamais dans les yeux, à supposer qu’ils vivent encore, le chef de votre ancienne harka, ou le maire de votre regroupement, et tous ceux qui avaient cru en votre parole, s’étaient engagés derrière vous et à qui vous avez menti… »

                                                                                                                                                                                                                   José CASTANO

                                               e-mail : joseph.castano0508@orange.fr

NB : Alors que les « gogos de service » commémorent toujours « l’appel du 18 juin », et le « 19 mars 1962 » (date du cessez-le feu en Algérie), il est bon de rappeler les ordres criminels donnés par de Gaulle lors des séances du Comité des Affaires Algériennes, qu’il présida de 1959 à 1962. Ceux-ci furent rapportés par son conseiller, Raymond Aron, dans ses mémoires « 50 ans de réflexion politique » (p.388 – Julliard) : « les harkis, pour la plupart, furent livrés à la vengeance des vainqueurs sur l’ordre peut-être du général de Gaulle lui-même qui par, le verbe, transfigura la défaite et camoufla les horreurs… ». Cette action criminelle fut dénoncée au Parlement dès mai 1962 par le Bachaga Saïd BOUALEM, Vice-président de l’Assemblée Nationale, et par le Professeur Maurice Allais, Prix Nobel d’Economie, dans son ouvrage « L’Algérie d’Evian » (L’Esprit Nouveau – mai 1962). Le président algérien Abdelhaziz Bouteflika a reconnu ce massacre en déclarant sur Radio-Beur FM, en octobre 1999, parlant de la répression contre le GIA : « Nous ne faisons pas les mêmes erreurs qu’en 1962 où, pour un harki, on a éliminé des familles et parfois des villages entiers ». (« La Croix » du 17 juin 2000).

( 28 septembre, 2016 )

Censure de l’information sur l’avortement : la Fondation Lejeune contestera

 

Communiqué de la Fondation Lejeune :

 

F« Dans le projet de loi « Egalité et citoyenneté » (débattu au Sénat le 4 octobre prochain) la ministre du droit des femmes vient d’annoncer l’introduction d’un amendement pour étendre aux sites internet le « délit d’entrave » à l’avortement. Cette nième atteinte au code civil qui « garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie » (article 16) marque une empreinte idéologique forte.

La Fondation Jérôme Lejeune en tant qu’expert et acteur de la défense de la vie sur le plan juridique, contestera cette disposition, par tous les moyens offerts par la loi.

En 2014, Mme Vallaud Belkacem, alors ministre du droit des femmes avait étendu à l’information sur l’avortement une censure qui existait déjà depuis 1993 sous la forme d’un délit d’entrave. Les sites internet visés lors des débats préparatoires n’avaient finalement pas été retenus parmi les cibles. L’amendement annoncé par Mme Rossignol reprend l’idée.

Un responsable politique ne peut ignorer la réalité. L’avortement fait mal et touche l’ensemble de la société : enfants, femmes, familles, professionnels de la grossesse, de la santé. Avec 220 000 êtres humains supprimés par an depuis 40 ans, l’avortement représente un fléau national. Un objectif politique responsable serait la baisse du nombre d’avortements.

Hélas, depuis 5 ans le gouvernement a voté des nombreuses dispositions qui aggravent la situation : suppression de l’exigence d’une situation de détresse, l’avortement érigé de manière symbolique au rang de droit fondamental, suppression du délai de réflexion, délivrance par les infirmières scolaires et les sages-femmes de produits abortifs, remboursement intégral de l’IVG et des actes y afférents, obligation de contrats d’objectifs et de moyens pour les établissements de santé, pratique de l’avortement chirurgical hors de l’hôpital.

En campagne électorale, l’agitation du chiffon « avortement » s’inscrit sans doute dans une opération visant à resserrer les rangs de la gauche. Mais quels que soient les calculs politiques, la limitation de la liberté d’expression est contestable sur le plan du droit. Pour la première fois, une mesure coercitive serait prise pour rendre impossible des informations visant à protéger des vies.

C’est pourquoi la Fondation Jérôme Lejeune, expert et acteur de la défense de la vie sur le plan médical et juridique, contestera cette disposition, par tous les moyens offerts par la loi. »

( 28 septembre, 2016 )

Enseignement : Elle veut le tuer, et nous nous disons « Vive le Latin ! »

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Najat Vallaud Belkacem veut supprimer de fait le latin, mais tout en disant qu’elle ne le fera pas et qu’elle veut au contraire le sauver, au moyen d’une de ces usines à gaz dont le Système a le secret. En gros, et pour « faire clair », elle annonce :

1. Un saupoudrage des cours de français avec « les éléments fondamentaux des apports du latin et du grec à la langue française »;

2. L’intégration du grec et du latin à « Langues et cultures de l’antiquité », l’un des huit enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI)…

La véritable motivation - de fond – est de couper les petits Français de leurs racines (« du passé faisons table rase …», c’est bien cela, le programme révolutionnaire, non ?). Et cette motivation tire argument d’un chiffre censé clore le débat : dénigré, maltraité (cours mal-placés), dévalorisé depuis des lustres, il n’est pas étonnant que le latin ne concerne plus que 18% des élèves : c’est même un exploit !
Najat-Vallaud-Belkacem.jpgMais, si elle supprime une langue ancienneancienne », et non pas « morte », la nuance est capitale…) au motif qu’elle ne concerne que 18% des élèves, que Mme le Ministre aille au bout de sa logique, et qu’elle demande, par exemple, la suppression du PS, qui ne concerne lui aussi – et en comptant large… – que 18% des électeurs !
( 27 septembre, 2016 )

Massacres des Harkis : 54 ans après, mieux vaut tard que jamais. Mais la récupération politicienne est à vomir, et abjectes les si pudiques évocations des faits.

 

communiqué de l‘AGRIF

 

De même que Sarkozy en 2012, mais au nom de la République, François Hollande a tenu à reconnaître la responsabilité des gouvernements français « dans l’abandon des harkis, des massacres de ceux restés en Algérie… ».

Certes, mieux vaut tard que jamais. Mais quelle tristesse de devoir d’abord constater que ces rappels coïncident hélas avec d’évidentes intentions de récupération électorale sans vergogne. Et aussi, quelle prude discrétion,  globalement, par le monde politico-médiatique dans l’évocation de la réalité des faits et de la vérité.

-        Car la réalité des faits, ce fut en 1962 le véritable populicide des harkis. Ces derniers constituaient en effet l’auto-défense de toutes les couches des populations kabyles et arabes qui avaient choisi d’inscrire leur vie et l’avenir de leurs enfants dans la communauté française de destin : dès 1954, le FLN avait perpétré massivement parmi elles ses attentats terroristes, tortures et massacres avec des dizaines de milliers de victimes.

-        D’abord, le chiffre invoqué aujourd’hui de 75 000 victimes est très certainement bien inférieur à la vérité, si l’on considère que les atrocités ne se limitèrent pas à l’été de 1962 mais continuèrent pendant de longs mois encore dans les années 1963 – 1964.

-        La réalité, ce fut celle des actes de cruauté, de sadisme, de barbarie : des milliers de malheureux furent selon les cas, tenaillés, ébouillantés, énucléés, émasculés, brûlés vifs ou enterrés vivants. La réalité, ce fut aussi l’amplification des assassinats et atrocités encore dans la population pied-noir, et aussi dans la population juive. Et ce fut l’horreur, en juillet 1962, de l’enlèvement, principalement à Oran et dans l’Oranais, de plusieurs centaines de femmes européennes, plus de deux mille certainement, englouties dans l’enfer de la soldatesque fellagha.

-        Et la vérité, c’est qu’aux nouvelles de toutes ces abominations, l’ordre avait été donné à notre armée, par le Général de Gaulle, de ne pas intervenir. Notre armée était alors victorieuse, toute-puissante, elle pouvait sauver des dizaines de milliers de vie, empêcher les horreurs ici rappelées : on violait, on massacrait, on torturait aux abords des casernes et des camps où nos troupes étaient consignées. Et s’il y eut des officiers de l’honneur français pour ne pas accepter cela, il n’y eut pas de ministres pour se dresser contre cette honte, ni un Michel Debré ni un Edmond Michelet…

Pour des jeunes gens comme moi – j’étais alors lycéen à Tarbes – ce fut le cauchemar de notre jeunesse et la plus grande tragédie de notre vie d’engagement politique. Mais parce que nous rappelions sans cesse combien il y aurait eu d’autres voies pour l’avenir de l‘Algérie et de la France que cet abandon dans l’horreur de crimes contre l’humanité, parfaitement évitables, nous fûmes injuriés, persécutés, traités d’extrémistes, de nostalgiques, de fascistes… calomniés par la gauche, méprisés par la droite des bien-pensants.

Sans orgueil je crois que ce fut notre honneur.

Ayant toujours distingué les musulmans, considérés dans leurs personnes, de l’islam dans son principe totalitaire, ma pensée va souvent  et plus particulièrement aujourd’hui à mes amis harkis, et notamment à Zorah Krouk qui fut ma courageuse suppléante dans une élection législative dans mon département du Tarn. Elle va à ces femmes pieds-noirs enlevées, englouties, et pour lesquelles dans les années 1980-90 nous organisâmes tant de manifestations d’exigence de la vérité, dans la triste indifférence hélas de beaucoup de Français.

Pourtant, comme le savent nos compatriotes d’origine arménienne, juive, cambodgienne – et aussi vendéenne – on ne construit pas d’avenir dans l’enfouissement de la mémoire. C’est aussi cela, le juste combat pour la défense de l’identité française et chrétienne.

Bernard Antony

 

Avec Cécile Montmirail et Maître Jérôme Triomphe, mon préfacier, Richard Haddad mon éditeur, je présenterai ce jeudi 29 septembre mon dernier livre :

« Réflexions sur le monde actuel »

sous-titré « les grands phénomènes idéologico-religieux et leur avenir ».

Centre Charlier, 70 boulevard 75005 PARIS. 19 h 30 précises.

Métro : Maubert-Mutualité ; bus 24, 47, 63, 86, 87 ; RER B et C Saint-Michel.

La conférence sera suivie de la signature de mes livres et d’un buffet.

Entrée : 8 €

Etudiants, chômeurs : 4 €

( 26 septembre, 2016 )

MANIFESTATION POUR LA FAMILLE LE 16 OCTOBRE à Paris

 

On nous prie d’insérer, ce que nous faisons volontier

 

Chers amis et sympathisants,

Vous êtes nombreux à  souhaiter aller à  Paris le 16 octobre, il est grand temps d’organiser votre transport.

Nous avons prévu des bus, départ 7 heures Place Désilles.

Inscrivez-vous dès à présent sur la ticketerie par le lien :

https://www.lepotcommun.fr/billet/wz24cogy

Si vous préférez, vous pouvez également envoyer un chèque à

Monsieur André TONNERIEUX

24 rue Edouard Grosjean

54520 LAXOU

(cf les tarifs sur le site : https://www.lepotcommun.fr/billet/wz24cogy )

Pour ceux qui ne peuvent pas venir, il est possible d’apporter son soutien en envoyant un don à  Mr Tonnerieux.

Les chèques sont à  libeller à  l’ordre de « LA MANIF POUR TOUS 54″.

Il est toujours possible d’annuler une réservation. Pour nous aider à organiser au mieux, il est de vous inscrire rapidement.

En bus, en train, en voiture ou à  cheval,

TOUS A PARIS LE 16 OCTOBRE POUR DÉFENDRE LA FAMILLE

On le lâche rien, jamais, jamais, jamais

( 26 septembre, 2016 )

Editorial du numéro 328 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

L’ambitieux Macron s’est dévoilé en démissionnant du gouvernement pour se « consacrer à son mouvement/parti ». Un de plus en lice pour l’élection présidentielle qui compte déjà pléthore de candidats. Il est vrai que le poste est bon, bien payé, et qu’il n’y a pas grand chose à faire si nous restons dans l’Union Européenne sinon soigner sa communication, son « image » en vue de l’élection suivante…

Ce politicien ce veut de gauche et libéral. « Le libéralisme est une valeur de gauche », a-t-il déclaré, ce qui a « choqué » de nombreux commentateurs, il a pourtant raison. Un des ses soutiens, sur une radio, expliquait que le libéralisme est né en France avec la loi Le Chapelier du 14 Juin 1791, cette loi révolutionnaire qui interdisait à tous les Français se s’associer dans le cadre de leur métier pour défendre « leurs prétendus intérêts communs ». C’est cette loi qui a permis l’exploitation des ouvriers durant le XIX° siècle. Aux libertés réelles qui permettaient les associations professionnelles protégeant tous les travailleurs – même si elles avaient des défauts et qu’il fallait favoriser leurs réformes –  étaient opposés La Liberté révolutionnaire qui favorisa l’exploitation de l’homme par l’homme. C’est ça la révolution, et c’est de « gauche » ! D’ailleurs, tous les socialistes se disent héritier de cette révolution, comme d’ailleurs, les partis politiques se disant de « droite », eux aussi « libéraux ».

Cette idéologie libérale – qu’il ne faut pas confondre avec la liberté d’entreprendre qui doit exister – règne sur le monde actuellement. Pour elle, les hommes sont avant tout des consommateurs et des producteurs. Pour que ces derniers accumulent des richesses, il faut que les consommateurs achètent et si possible tous les même choses dans le monde pour permettre des productions de masse à bas prix. Les hommes/consommateurs doivent donc être, devenir identiques, interchangeables donc « libérés » de tous les groupes qui peuvent les enraciner : familles, religions, nations, provinces, traditions… (raison pour laquelle, tout libéral est automatiquement pour les lois anti familles, le mariage « gay », l’avortement…). C’est bien ce qui veut se réaliser depuis de très nombreuses années avec l’Europe, la mondialisation, etc. L’objectif est bien de détruire tout ce qui peut unir les hommes. Ces derniers devant de plus pouvoir être envoyés partout dans le monde où « l’économie » aura besoin d’eux, c’est ce qui est appelé avec euphémisme la « liberté de mouvement » ! Nous comprenons dès lors que l’école doit former uniquement des hommes « utiles » pour l’économie mais surtout ignorant tout de leurs attaches.  L’enseignement de l’histoire du pays, des provinces, des cultures locales ou nationales doit être supprimé ou tellement « allégé » que cela revient au même. Quand nous regardons les programmes de l’Education dite nationale depuis fort longtemps, quelques soient les gouvernements de notre république, nous voyons bien que ce programme est appliqué.

Il ne peut pas être opposé sérieusement le libéralisme et le socialisme qui ne sont que deux faces d’une même réalité, ayant les mêmes fondements révolutionnaires même si dans la pratique les partis qui les représentent s’opposent pour défendre chacun leurs clientèles, ou du moins faire semblant.

Et c’est bien ce que nous voyons dans le cadre de la future élection présidentielle : la plupart des candidats ont des programmes finalement interchangeables et Emmanuel Macron sera comme les autres. Nous assistons essentiellement à des batailles de partis et d’ambitions personnelles, peu importe la France et les Français, deux notions destinées pour eux à « disparaître ». C’est pour cela que les partis et les candidats font semblant de se battre avec acharnement sur des sujets de détail pour éviter d’aborder les problèmes de fond.

Les Français commence à se rendre comte de ce phénomène, que les politiciens leurs font du « cinéma » mais s’occupent peu de l’avenir. Raison sans doute pour laquelle – selon un sondage BVA réalisé pour l’Alliance Royale en août dernier – près de 40 % des Français (ils étaient 23 % en 2007) estiment que la présence d’un Roi au somment de l’Etat aurait des conséquences positives sur l’unité nationale et la stabilité gouvernementale. Ajoutons que nous aurions alors un véritable arbitre au sommet de l’Etat et une personne pouvant défendre les intérêts de la Nation contre les groupes financiers et économiques, ceux-là même qui vivent de l’idéologie libérale.

C’est évidemment le sens de notre combat politique et je vous invite à vous mobiliser toujours plus nombreux pour faire aboutir ce combat de salut national.

Est-ce à dire qu’il faut se désintéresser de l’élection présidentielle qui se prépare. Sûrement pas car comme le fait remarquer Antoine Clapas dans une belle petite plaquette (1), « il convient au contraire de suivre une attitude civique et stratégique. » et il fait remarquer que ce fut toujours l’attitude de Charles Maurras et de l’Action Française. Il conviendra le moment venu ce choisir les candidats voulant redonner à la France son indépendance ou du moins déjà s’opposer à des nouveaux transferts de souveraineté et même revenir sur certains. Ce serait déjà quelques choses. Par ailleurs, il serait aussi souhaitable qu’un « bon candidat » s’engage à revenir sur les désastreuses lois « sociétales » votées ces dernières décennies.

Aussi, nous vous donnerons notre avis sans illusion car nous savons qu’en république, il est impossible d’avoir un bon gouvernement surtout avec le « carcans » européen qui nous asservit.

Donc je vous invite avant tout à rejoindre nos rangs et d’abord à venir le 30 septembre prochain écouter Hilaire de Crémiers à Nancy

Philippe SCHNEIDER

(1)      Dix axes de salut national, Centre Royaliste d’Action Française, 10 rue Croix des Petits Champs, 75001, Paris –www.actionfrancaise.net – 5 €

( 26 septembre, 2016 )

La République et l’Islam

S’imaginer que l’islam est soluble dans la démocratie et que la République va le régenter comme elle a régenté, à sa façon, l’Église de France, est une illusion mortelle. Les premiers à en payer le prix seront les musulmans français.

Le Conseil d’État a tranché. Saisie en référé-liberté par la Ligue des droits de l’homme et le Collectif contre l’islamophobie en France, la haute juridiction administrative, le vendredi 26 août, a suspendu en appel l’arrêté municipal pris le 5 août dernier par le maire de Villeneuve-Loubet, le député LR Lionel Luca. Cet arrêté interdisait sur les plages de sa commune jusqu’au 15 septembre le port de ce costume de bain couvrant intégralement le corps, qu’on appelle « le burkini », en raison du trouble à l’ordre public et de la provocation que pouvait constituer cette tenue ostentatoire dans l’espace public pour une population traumatisée par les récents attentats.

Le Conseil d’État par son ordonnance prend ainsi parti sous des allures d’impartialité juridique et constitutionnelle. Et de manière décisive puisqu’il crée à cette occasion une jurisprudence qui ne manquera pas d’être étendue non seulement à tous les arrêtés municipaux pris dans le même sens, mais encore à tous les cas similaires – et il y en aura et ils seront créés exprès ! Les autres arrêtés, celui de Cannes déjà, bientôt celui du maire de Nice sont tous voués au même sort… Ainsi qu’à l’avenir – il faut le prévoir – toute décision de la puissance publique ou de toute autorité, quelle qu’elle soit, y compris professionnelle, qui s’essaierait à arrêter ou freiner des manifestations d’appartenance affichée à un islamisme militant, sachant, de surcroît, que probablement la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg et la Cour de justice de l’Union européenne à Luxembourg auront tendance, l’une et l’autre, à incliner leur jurisprudence sur la même pente du laxisme généralisé.

Incompréhension et méconnaissance

La rapidité des décisions, accélérée par les procédures en référé, aggrave le sentiment tragique d’une incompréhension totale de la situation par de hauts magistrats qui, sous des lambris dorés, bien payés, archi-protégés et déchargés des soucis de la vie, de plus par position affiliés, à quelques exceptions près, à l’idéologie dominante de la prétendue « gouvernance » actuelle, décident – car, au-delà du vocabulaire juridique, c’est le vrai sens de leur décision – qu’il n’y pas, qu’il ne saurait y avoir en République française de problème avec l’islam. Rien : les attentats n’existent pas, la volonté de « radicaliser » les rapports sociaux et de s’approprier l’espace public de la part d’un islam conquérant, non plus. Donc pas de trouble à l’ordre public, affirme le Conseil d’État. Donc liberté doit être assurée – liberté de conscience, liberté d’aller et venir, liberté d’opinion – de revêtir la tenue de son choix dans l’espace public, y compris sur la plage, du moment qu’il n’est pas porté atteinte aux lois de la République ; le burkini n’est pas la burqua ni le voile intégral.

D’ailleurs de fins esprits n’ont pas manqué de rappeler que le même Conseil d’État, après la loi de 1905, avait suspendu un arrêté municipal qui interdisait le port de vêtements sacerdotaux dans l’espace public communal ! À un siècle de distance, le même principe de juste laïcité aurait inspiré le même genre de décisions. La religion mahométane a droit au même traitement que la religion catholique qui, elle, a été réduite, comme il convient en République, à « sa portion congrue ». Et Bernard Cazeneuve, notre ministre des Cultes, de se féliciter de cet esprit républicain d’égalité et d’équanimité.

Islamisme et musulmans

Et, pourtant, voilà la France divisée. Pour une question de costume de bain ! Avouons que c’est franchement ridicule. Les maires concernés n’en démordent pas et ils ont raison : c’est de leur responsabilité. Des députés de droite voudraient, du coup, légiférer. Une loi de plus, et sur un costume de bain ! Il y aurait mieux à faire. Et d’abord, comprendre ce qui se passe. L’islam, en tant que tel, bien que divisé à l’excès, a réussi à s’imposer auprès des autorités françaises. Les attentats l’ont servi, puisque, plus il est dangereux, plus la République le considère et, en quelque sorte, le chérit en tout premier lieu ; ses provocations pareillement intimident les gouvernants qui ne cessent de lui offrir des garanties pour « apaiser » la situation. Hollande est prête à tout pour tenter de le séduire. Lui et tous ses pareils ne connaissent rien, ni à l’islam, ni au Coran, ni à l’histoire de la conquête islamique.

Cazeneuve pour renforcer, dit-il, l’islam de France, lui accorde tout dès maintenant, bafouant pour lui les règles élémentaires de la laïcité : une Fondation pour ses œuvres dont Jean-Pierre Chevènement serait le premier président (!), une nouvelle association cultuelle qui lui permettra de se financer en toute transparence (!), une nouvelle représentation qui ouvrira (!) l’islam sur l’ensemble de la société française, des imams formés au Coran par nos soins (!) avec des chaires d’islamologie, etc. En s’imaginant que le contrôle de l’État sur un islam qui ne connaît que l’Oumma aura un quelconque effet. Sarkozy s’y est déjà trompé. L’islam de France relève pour l’essentiel de pays étrangers et d’autorités non reconnues.

Il est possible, bien sûr, de s’entendre avec les musulmans de France, mais les musulmans surtout en France respectent ceux qui se respectent eux-mêmes et non ceux qui se renient. Ils savent parfaitement que tous ces Français qui tiennent l’État et les organismes publics, ont tout rejeté de leur passé, de leur foi, de leurs mœurs, de leur tradition : leur République n’a plus rien à voir avec la France réelle. Le mépris de tous ces politiciens, fils de famille, pour l’être même de la France, ne peut qu’entraîner en retour un pareil mépris à leur égard de la part des musulmans. Comment ne pas les comprendre ?

D’autant que tous ceux qui se sentent français, devinent à une telle attitude que la République s’apprête à les lâcher à la première occasion au profit de ceux qui jouent de la terreur. Comme autrefois en Algérie ! Le drame est en train de se nouer.

Le terrorisme, les provocations sont voulus, dans un premier temps, pour ébranler l’opinion publique française et, dans un deuxième temps – il ne faut jamais l’oublier –, pour ressaisir et enfermer la population musulmane sur elle-même en la terrorisant, moralement d’abord, intellectuellement ensuite, physiquement enfin. C’est en cours. Combien de Molenbeek en France ? Comme avait dit le ministre de la Ville, pour une fois bien inspiré.

Le pire est à venir

Le terrorisme islamique a fait plus de victimes dans le monde musulman que partout ailleurs. Qui se souvient des 90 000 harkis d’Algérie assassinés dans des supplices atroces ? Qui pense aux centaines de milliers de victimes de la guerre civile algérienne ? Et partout dans le monde aujourd’hui ? La République par sa politique absurde, par sa laïcité qui n’en est pas une et qui n’est qu’un reniement, par son incompréhension totale non seulement de l’islam mais du monde musulman, semblable d’ailleurs à son incompréhension encore plus grave de la France réelle, des Français de chair et d’os et de religion chrétienne, elle qui ne connaît que ses propres concepts abstraits et que des individus massifiés qui sont autant d’électeurs potentiels, est en train de préparer sur notre sol les pires drames qui se puissent imaginer.

Nos frères chrétiens d’Orient nous en avertissent. Mais la République se moque des chrétiens, malgré les voyages en risettes du président François auprès du pape François, comme elle se moque des musulmans qu’elle prétend manipuler à sa façon. Car, pour elle, tout est toujours manipulation : l’opinion, la politique, la religion. « Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse. »

 

Hilaire de CREMIERS

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