( 5 juillet, 2022 )

TROIS LEÇONS DE DEMOCRATIE

 

 

Etidorial de POLITIQUE MAGAZINE de Juillet/Août 2022

 

Les puissants, les démocrates sincères (ce ne sont pas forcément les mêmes) et les professionnels du peuple sont en train de nous administrer trois leçons de démocratie grandeur nature qu’il convient de recevoir avec joie et humilité.

 

Aux États-Unis, Trump a fait nommer des juges “conservateurs” à la Cour Suprême, c’est-à-dire qu’il a poursuivi la politique de tous les Démocrates qui l’ont précédé : utiliser le pouvoir exorbitant de cette cour pour influer sur la législation. Rappelons au passage que ces magistrats sont des… magistrats ! c’est-à-dire que ce sont des professionnels de la chose judiciaire. Nul Fabius (nommé par Hollande), nul Juppé (nommé par Ferrand), nulle Gourault (nommée par Macron), non, de vrais magistrats, avec une vraie carrière, choisis à l’issue d’une pénible et publique sélection. Ils viennent de révoquer l’arrêt Roe contre Wade, débattu depuis 50 ans (il paraît que le débat est démocratique), en y mettant les formes, ce qui signifie que toutes les législations des États américains sur l’avortement ne sont plus contraintes par un droit constitutionnel garanti au niveau fédéral. Autrement dit, ces juges, dans le cadre d’un État fédéral, viennent de rendre un peu de pouvoir législatif aux états qui le composent. Horreur ! Un organisme fédératif considère que ce sont les États qui doivent décider des lois en fonction de leurs peuples et de leurs cultures ! Sacré coup porté à la démocratie contemporaine qui chérit la souveraineté au point de réserver son usage aux mains les plus rares et les plus saintes. Oh mais v’là-t’y pas, Brett (1), que tu m’as mis de la démocratie partout, c’est quoi c’t’affaire ! On comprend l’émotion très légitime des démocrates français et unionistes. Belle leçon.
 
Pendant ce temps, les Français, justement, ont voté avec leurs pieds. Totalement dégoûtés par une classe politique insensible à leurs vraies souffrances ou totalement asservis par un État qui a décidé de les transformer en perpétuels assistés, une bonne grosse moitié n’a pas voté aux législatives après qu’un petit tiers n’a pas voté à la présidentielle. Par le jeu du scrutin uninominal majoritaire à deux tours (dont le nom seul souligne la simplicité sans calcul), présenté comme un petit chef-d’œuvre d’intelligente représentativité, le Rassemblement National et LFI se voient dotés d’un fort contingent de députés. Faillite de la République, dévoiement de la démocratie ! clament aussitôt les gens pondérés qui aiment qu’on éborgne les Gilets jaunes tout en vendant nos industries aux Américains. Et Emmanuel “El Presidente” Macron explique gravement d’une part que la France, seule vraie démocratie au monde, phare illuminant les autres nations, ne peut être gouvernée sans majorité, laissant perplexe l’intégralité de ses partenaires européens qui pratiquent la coalition ; d’autre part qu’en tant que « président de tous les Français » (sicut dixit) il entend former un gouvernement en excluant immédiatement NUPES et RN, qui représentent près de la moitié des députés, et donc des Français, ces partis n’étant pas des partis de gouvernement, c’est-à-dire qu’ils risqueraient, eux, d’opposer les Français entre eux, et même, pire, de creuser les déficits – et il faudrait être bien sot ou bien mesquin ou bien partisan pour reprocher à Macron ces deux irrémissibles péchés, n’est-ce pas ? Au passage, on tente de finasser avec le règlement de l’Assemblée nationale, qui permet en effet toutes les finasseries. Là aussi, recevons cette leçon comme il se doit.
 
En parallèle, l’Église est au milieu de son beau processus du Synode sur la Synodalité dont on peut espérer qu’il sera un vrai moment de chrétienne démocratie. Dans le monde entier, les vieux progressistes satisfaits, installés dans le précaire confort de leur-s diocèses appauvris, de leurs paroisses vidées et de leurs médias aveugles, ont organisé des groupes de parole et des instances de dialogue où ils ont pris la parole avant de pondre des synthèses admirables, certes mises au point par les secrétariats, sur le modèle romain des précédents synodes, tout en se vantant d’avoir fait parler le peuple. En France, par exemple, 150 000 catholiques ont participé à ces agapes de l’esprit. L’évêque de Troyes, Alexandre Joly, chargé du synode, a donc déclaré : « Ceux qui ont une habitude de prise de parole dans l’Église y sont allés naturellement. Il a manqué la génération des 20-45 ans. Les paroles exprimées ne sont pas celles de toutes les sensibilités, de toutes les générations, mais c’est la parole d’un très grand nombre. » Il n’a manqué à cette consultation, démocratique, que plusieurs millions de fidèles et toute une classe d’âge, les 20-45 ans, qui n’a effectivement rien à dire et n’est pas du tout engagée dans l’Église et ses œuvres. Et pourtant, tout avait été fait pour démocratiser la chose : par exemple, « chez nous, c’est le prêtre qui a choisi les participants au synode, et les autres devaient prier pour eux » (La Vie) : est-il rien de plus serviable, de plus ecclésial, de moins clérical, de plus démocratique, en un mot ? Avalons la leçon. Et si bien et triplement enseignés sur les mérites de la chose démocrate, tirons-en la conclusion logique. ?
 1. Brett Kavanaugh, nommé par Trump à la Cour suprême en 2018. Il vient d’échapper à une tentative d’assassinat.
( 5 juillet, 2022 )

Le mois des fiertés de l’Ambassade américaine agace en Côte d’Ivoire

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Depuis peu, un face-à-face insolite oppose l’ambassade des États-Unis en Côte d’Ivoire et l’Église catholique ivoirienne. Un fait divers moins anecdotique qu’il n’y paraît.

En cette période traditionnelle états-unienne du « mois des fiertés », l’ambassade américaine affiche fièrement, sur le côté extérieur de ses grilles de protection, la banderole aux couleurs arc-en-ciel du mouvement LGBT. Au côté de la banderole noir et blanc (ou plutôt noir contre blanc) de l’organisation civile Black Lives Matter, qui se dit antiraciste, en réalité racialiste. Entre les deux, une affiche cite la « Charte africaine des droits de l’homme et des peuples », entrée en vigueur en 1986 : « Tout individu a droit au respect de la dignité inhérente à la personne humaine. »

À vingt mètres de là et en vis-à-vis, l’église Notre-Dame de la Tendresse, à l’évidence visée par l’affichage propagandiste, a réagi en apposant une banderole portant l’inscription suivante : « L’union entre deux personnes de même est une abomination !… Et Dieu les créa Homme et Femme » (Genèse, 1:27).

Le mois des fiertés de l’Ambassade américaine agace en Côte d’Ivoire dans actualités

Une façon claire et ferme de rejeter une accusation injuste d’intolérance, une tentative de conversion forcée à l’idéologie dominatrice transidentitaire. On peut douter qu’elle aurait fait de même en face d’une mosquée, dans un pays pluriconfessionnel où l’ et le christianisme partagent le même conservatisme social, inspiré de lois naturelles.

On avait déjà rapporté ici que la cause idéo-climato-logique progresse en Afrique, au côté d’autres diktats et révolutions de mœurs comme la théorie du genre. Car, pour les lobbies progressistes en quête de milieux de propagation, l’Afrique représente un gigantesque réservoir potentiel de militants jeunes, peu instruits, pauvres et (donc) très manipulables. Depuis deux ans, cette a « progressé » et s’impose par tous les canaux de communication, dans toutes les réunions. Une femme africaine de confession musulmane, représentative d’une large communauté instruite et engagée dans la société civile, réagit en me confiant : « Le respect des autres cultures par les Occidentaux est indispensable à la paix dans le monde » […] « Je ne comprends pas cette imposition ! » [...] « Je me demande réellement si le krach est évitable. En aucune façon je ne m’associerai à quelque chose qui heurte ma et ma culture. »

On n’est pas encore habitué, en Afrique, à ces escarmouches publiques provoquées par l’imposition brutale d’idéologies californiennes qui bousculent les traditions locales pour les effacer, les remplacer. Pour autant, les dirigeants africains auraient tort de sous-estimer le danger, par son potentiel de fracturation sociale, de cette forme d’agression idéologique dans des pays instables dotés de ministères de la Réconciliation nationale. On connaît les conséquences dramatiques du concept d’ivoirité instrumentalisé dans les années 1990, qui a déclenché une crise meurtrière de dix ans. Car, s’il est une valeur cardinale à laquelle tous les Africains tiennent par-dessus tout, même les plus démunis, c’est le respect.

En juin 2020, l’ambassade des États-Unis en Corée avait retiré ces banderoles : elles pouvaient laisser croire que cette organisation bénéficiait du soutien financier de l’État fédéral. Avec cette nouvelle exhibition ostentatoire sur le sol ivoirien, on pourrait penser que les États-Unis tentent un nouvel assaut culturel en Afrique, avec le feu vert politique, l’argent public et l’appui diplomatique, pensant avoir plus de chance de réussite avec des peuples de peau noire présumés plus sensibles au slogan américain Black Lives Matter. Ce serait une lourde erreur d’appréciation sociologique et une grave faute politique, car sa signification et ses revendications ne correspondent pas aux préoccupations quotidiennes des Africains d’Afrique.

On attend de voir si les États-Unis afficheront avec la même arrogance leurs « fiertés » transidentitaires lors de la prochaine Coupe du monde de au Qatar, qui a déjà annoncé son interdiction de toute propagande LGBT. Que la commémoration de l’Independence Day des États-Unis (4 juillet) leur inspire le respect de celle d’autrui.

Jean-Michel Lavoizard

 Ancien officier des forces spéciales. dirige une compagnie d’intelligence stratégique active en Afrique depuis 2006
( 30 juin, 2022 )

Quand Mediapart tente de flinguer Stanislas, c’est laborieux et ça fait flop

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Mediapart aurait dû s’appeler Contrefeu. Tandis que est pris dans la tourmente « École alsacienne » et que les signes « religieux » – comprenez islamiques – se multiplient à l’école, Mediapart a décidé de s’attaquer au célèbre établissement parisien Stanislas. Un article finement intitulé « L’univers sexiste, homophobe et autoritaire de Stanislas » fait le procès laborieux du « meilleur lycée de France », où ont été scolarisés, jadis, Charles de Gaulle, Jacques Lacan, Philippe Tesson, Christian Dior, Martin Bouygues, Carlos Ghosn ou encore François-Henri Pinault. « Au moment où le gouvernement, l’ et de nombreux ont les yeux rivés sur l’école publique qui serait victime d’une épidémie de tenue islamique ou sur les écoles privées musulmanes qui seraient l’illustration d’un séparatisme rampant, certains établissements privés catholiques échappent à toute indignation. » « Mediapart s’est procuré des documents. » On en frémit.

On y apprend ainsi que la devise de ce lycée est « Français sans peur, chrétien sans reproche ». Joli, non ? Mediapart déteste. La France, le courage, le Christ et l’irréprochabilité ne sont visiblement pas son truc. Soit. Mediapart a le droit de préférer le reste du monde, la couardise, l’athéisme (ou une autre religion. Laquelle ?) et la médiocrité. Mais y a-t-il matière à pousser des cris d’orfraie ? Au championnat de foot, à Stanislas, les filles ne jouent pas, lit-on, contre les garçons. Un préfet aurait expliqué « que les filles ne pouvaient biologiquement pas gagner contre les garçons, qu’il y avait une infériorité naturelle ». Soyons très clairs, c’est aussi ce que pensent le PSG, le Barça et tutti quanti, qui n’accueillent pas une seule femme pour pousser la baballe aux côtés de Zidane ou de Mbappé. Ces dames concourent, dans d’autres équipes, de leur côté. Et pas un de nos grands footballeurs – rien que des catholiques réactionnaires, comme chacun sait – pour s’en émouvoir.

Dans cette école, paraît-il, on tient le discours que la femme est « une belle à sauver ». Que l’homme, pour elle, pourrait « monter à l’assaut d’un château, tuer le géant, sauter des remparts. Ou tout simplement marquer un but. » Il est vrai que lorsque, dans les en commun, une jeune fille se fait agresser dans l’indifférence générale, on peut se féliciter qu’aucune homme n’ait été contaminé par cet abominable discours et considère (de loin) la victime comme une moche à laisser se débrouiller. L’école n’encourage pas le flirt et les « petits couples ». Pardon d’être catholique. Et l’actualité vient d’ailleurs de montrer que les « petits couples », à l’âge tendre, peuvent parfois tourner court de façon dramatique.

On continue ? L’angle du papier, la petite question que le journaliste n’a pas pensé à poser, est tout bête, mais central : si Stanislas est une école épouvantable, pourquoi tant de parents s’y pressent pour inscrire leurs enfants, pourquoi tant d’enseignants se précipitent pour postuler ? Des masochistes, sans doute ? Depuis que les pédagogistes de gauche règnent en maîtres à l’Éducation nationale, c’est-à-dire plusieurs dizaines d’années, l’école publique s’est effondrée, communautarisée, démonétisée, quand elle n’est pas devenue un coupe-gorge. Un radeau de la Méduse que tentent de fuir ceux qui le peuvent. Profs et élèves prennent la tangente, tandis que sur les plateaux télé, on s’ébaubit, avec candeur, de la violence des mineurs et de leur niveau scolaire affligeant. Parallèlement, quelques écoles privées – dont Stanislas… et, dans un autre style, la fameuse École alsacienne – ont tenu le cap, bon an mal an, sans rien inventer, avec des méthodes de travail éprouvées, en sauvant ce qui pouvait l’être, malgré mille obstacles… écoles témoins de ce que l’on pourrait réussir à généraliser si l’on en avait les moyens et la volonté. Mais au lieu de s’en inspirer, d’analyser les raisons de l’échec et les recettes du succès, Mediapart préfère les flinguer. Pour plus d’égalité, cela va de soi.

Pap Ndiaye, dans son choix de l’École alsacienne, n’est pas critiquable : il a fait, à raison, ce qu’il pensait être le meilleur choix pour ses enfants. Les autres parents ont envie de faire de même. Que l’inquisiteur Mediapart leur fiche paix.

Gabrielle Cluzel

 Directrice de la rédaction de Boulevard Voltaire
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( 28 juin, 2022 )

Avortement, le concert des hypocrites et des fanatiques

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

La cour suprême des États unis rend la liberté aux gouvernements des États sur la question de la pénalisation de l’IVG. La bonne conscience universelle est vent debout devant une telle décision et on parle en France d’intégrer la loi dans la constitution pour sceller ce « droit fondamental » dans le marbre et au passage s’offrir une belle occasion pour le gouvernement de soumettre à l’assemblée un premier texte consensuel.

Depuis la première lueur de civilisation apparue dans le monde, que les ethnologues situent aux premiers signes de culte rendu aux morts, l’homme selon Myrcéa Eliade peut se définir comme « un homo religiosus ».

J’entendais l’autre jour, à l’annonce de la décision de la coursuprême sur fond de campagne intensive menée depuis des années par les évangéliques, un expert politico-philosophe déclarer avec l’assurance des « sachants » sur un plateau de télévision que cette décision était un scandale parce qu’inspirée par des convictions religieuses.

Mais que l’on ne s’y trompe pas, cet expert lui-même était un croyant voire un clerc de l’Église laïciste, celle à laquelle onne peut s’opposer sous peine d’excommunication et de condamnation à la mort sociale.

Depuis la dépénalisation de l’IVG en France en 1974 à l’instigation du ministre de la Santé de l’époque, Madame Simone Veil, il faut reconnaître que la rédactrice du texte ne reconnaitrait plus sa loi aujourd’hui, tant elle a subi dans l’esprit comme dans la lettre de transformations, de manipulations et de radicalisation…

Les militantes pseudos féministes du planning familial et des autres organisations pro-avortement et largement subventionnées, feignent d’ignorer ce qu’elles infligent aux femmes soumises à cette loi qui épargne aux hommes un reste de responsabilité vis-à-vis de celles qui sont réduites un peu plus à l’état d’objet. La société capitaliste, utilitariste voulait en son temps mettre tout le monde au boulot, et une femme qui doit accomplir neuf mois de grossesse n’est pas rentable.

Alors que peuvent peser le fait que l’embryon qu’on tue dans le ventre de sa mère soit un être à part entière et que la mère ainsi mutilée ne s’en remette qu’à coup de séances chez le psy et d’absorption de tranquillisants durant le reste de sa vie.

L’Église catholique défendant la vie, ne peut approuver ce qui à ses yeux est un meurtre, et à moins de dénier à l’homme le droit de posséder une âme, et donc de s’inquiéter de sa propre survie, je ne vois pas en quoi une conviction religieuse ne doit pas être respectable et respectée.

Certains catholiques mêmes, croyant bien faire, excluent l’argument religieux pour mieux démontrer que la loi naturelle, qui s’inscrit dans la survie de l’espèce, suffit à expliquer l’inanité de l’avortement en parvenant même à avancer des arguments satisfaisant sur le plan intellectuel, mais satisfaisant surtout pour les aristotéliciens. Il suffit d’ouvrir l’ouvrage  de Marcel camus : « l’Homme révolté »pour se rendre compte de l’évolution des idéologies qui se sont installées dans « l’absurde », car privées de toute vision verticale. Il faut admettre que la pensée matérialiste est absurde et qu’elle dévore le monde occidental avec sa propre logique destructrice de tout ce qui a été construit par la civilisation chrétienne.

Pour le Dr de Rochambeau, qui regrette par ailleurs la disparition du délai de réflexion obligatoire et la suppression de la notion de détresse, “retirer la clause de conscience dans le cadre de l’IVG, c’est contraindre les médecins à en faire”. Simone Veil elle-même s’était exprimée sur le sujet, en 2007, dans les colonnes du Figaro : “On comprend que, pour un certain nombre de gens, il existe un cas de conscience face à cette pratique. C’est une question éthique et pas seulement un geste médical. La seule chose que j’avais négociée avec l’Église était de ne pas contraindre les médecins. C’est un point à maintenir, car on ne peut obliger personne à aller contre ses convictions. Il est de plus en plus évident scientifiquement que, dès la conception, il s’agit d’un être vivant. “

Au moment de la présentation de son texte devant l’Assemblée nationale, Simone Veil déclara :

C’est toujours un drame et cela restera toujours un drame. C’est pourquoi, si le projet qui vous est présenté tient compte de la situation existante, s’il admet la possibilité d’une interruption de grossesse, c’est pour la contrôler et, autant que possible, en dissuader la femme. » Quelques instants plus tard, la ministre reconnaissait que les « risques physiques et psychiques » de l’IVG ne sont « jamais nuls ».

Simone Veil affirmait la nécessité de ne pas confondre l’avortement, “que la société tolère mais qu’elle ne saurait ni prendre en charge ni encourager”, avec la contraception.

Elle confiait en outre : “Personne ne peut éprouver une satisfaction profonde à défendre un tel texte.” Car enfin :”Personne n’a jamais contesté, et le ministre de la Santé moins que quiconque, que l’avortement soit un échec quand il n’est pas un drame. “(HuffPost )

Alors quand je constate que le « droit à l’avortement » en si peu de temps, parti d’une tentative d’aider des femmes dans une situation extrême, est devenu un droit fondamental de notre société avec plus de 200 000 liquidations de fœtus par an dans notre beau pays, je suis perplexe. Qu’on ne vienne pas dire qu’il s’agit de 200 000 cas de viols, puisqu’il semble que ce soit la raison sans cesse invoquée par les partisans de cette immense boucherie remboursée par la sécurité sociale, (laquelle accessoirement est en déficit).

Le vrai droit fondamental est, me semble-t-il, le droit du plus faible par rapport au plus fort, quant au droit des femmes,c’est le mettre à mal dans une société occidentale qui retourne à la barbarie au point de considérer la maternité comme une maladie avec une chute démographique qui oblige nos politiciens à recourir à l’immigration pour payer la retraite des boomers jouisseurs embarqués dans des voyages interminablessur des immeubles flottants gros consommateurs de gasoil.

Il est vrai qu’on ne peut pas à la fois protéger la nature, combattre la souffrance des animaux et avoir la moindre attention pour le petit d’homme condamné à l’aube de sa vie.

Qui ne voit que cette barrière éthique s’étant effondrée, unechute vertigineuse s’est amorcée avec les revendications les plus scabreuses et les plus antinaturelles, toujours au prétexte de la liberté, contribuant à la déconstruction de notre civilisation jusqu’à son atomisation complète. Les luttesd’aujourd’hui au profit de minorités cultivant la haine de tous contre tous sont le fruit de cette démarche de victimisation hallucinée menée par les vieux soixantehuitards devenus les parents et grands-parents de nos bobos décérébrés mais toujours donneurs de leçons.

Il faudra que notre société matérialiste, cynique et dirigée par des clubs de milliardaires qui tiennent nos politiciens en laisse, comprenne un jour qu’elle s’écarte dangereusement de sa destinée originelle qui est non pas de chercher la surhumanité prométhéenne, mais tout simplement de restaurer l’humanité créatrice d’une civilisation inspirée par un humble enfant nu dans une crèche porteur d’espérance. C’est cette réalité-là qui est à l’origine des arts, de la science et des cultures basées surle principe bien connu chez nous à l’AF de l’inégalité protectrice.

Olivier Perceval

( 25 juin, 2022 )

Limite des sanctions économiques : McDonald’s quitte la Russie ? Le hamburger local triomphe !

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Les sanctions économiques n’ont pas forcément que de mauvais effets pour les nations qui en sont les victimes. Prenez la Russie, par exemple, dont s’est retiré le géant McDonald’s depuis le début de la guerre en Ukraine, le 24 février 2022, non sans avoir revendu l’ensemble de ses restaurants à l’homme d’affaires Alexander Govor.

Les amateurs de sandwichs mous ne sont pas lésés et au moins mangent-ils russe à 100 %. Évidemment, le nom de l’enseigne a changé, puisque désormais intitulée « Vkousno i totchka », soit « Délicieux, point final » dans la langue de Molière. Mercredi dernier, c’était jour d’inauguration. Cent vingt mille hamburgers auraient été vendus en moins de vingt-quatre heures… Cité par Capital, deux jours plus tard, Oleg Paroev, ancien PDG de McDonald’s Russie et aujourd’hui directeur de cette nouvelle chaîne de fast-food, se réjouit : « Nous n’avons jamais vu un tel chiffre d’affaires quotidien depuis que McDonald’s est présent en Russie. » C’est-à-dire depuis 1990, quelques mois avant la chute de l’URSS, époque où le point de vente moscovite de la fameuse marque au clown était déjà le plus grand au monde.

Bref, si les Russes continuent de manger de plus en plus de hamburgers, c’est maintenant McDonald’s qui se fait de moins en moins d’argent. Comme quoi, si les embargos peuvent faire des malheureux, ce ne sont pas toujours ceux que l’on pourrait imaginer.

À en croire Les Échos du 29 août 2017, tel était déjà le cas en Russie, à l’époque des premières sanctions occidentales, quand l’ commençait à entrer dans une zone de turbulences : « Chacun le sait, la nature a horreur du vide et les producteurs russes se ne sont pas fait prier pour remplacer leurs concurrents étrangers mis hors course. Le ministre de l’Agriculture russe, Alexandre Tkatchev, affirme que les importations de produits étrangers ont été divisées par deux depuis 2014, permettant ainsi une augmentation de 11 % du secteur alimentaire en Russie. »

Mieux : « Producteurs de viandes, de produits laitiers et agriculteurs russes sont les premiers bénéficiaires de ces sanctions. La société Tcherkizovo, un des leaders russes dans le secteur de la viande et de la volaille, a vu ses parts de marché exploser, notamment sur le bœuf, qui est passé de 68 % à 82 %. Les producteurs de fromage ont augmenté leur production de plus de 20 % tandis que l’Union nationale des maraîchers annonce que la production de légumes a crû de l’ordre de 21 %. »

Si l’on résume, c’est l’arroseur arrosé. Hormis le fait qu’on puisse légitimement s’interroger sur le droit que s’arrogent certaines nations à en punir d’autres pour tel ou tel motif, on remarquera encore qu’il serait inconcevable de punir les punisseurs. Le bombardement de la Serbie en 1999 par les avions de l’OTAN ou l’invasion de l’ en 2003 par les USA, au plus strict mépris du droit international, n’auraient-ils pas, eux aussi, mérité quelques sanctions ? Poser la question, c’est évidemment y répondre.

Nicolas Gauthier

 Journaliste, écrivain
( 24 juin, 2022 )

Le Parlement européen prétend faire la leçon à la Cour suprême des États-Unis

 

Lu sur « Le Salon Beige »

 

En attendant le jugement de la Cour suprême des États-Unis sur l’avortement, voici une analyse d’une résolution du Parlement européen qui s’inquiète d’un revirement de jurisprudence. Les députés européens osent donner aux juges américains une leçon sur la Constitution des États-Unis. L’ECLJ est intervenu en tant qu’“amicus curiae” dans l’affaire en cours auprès de la Cour suprême. Cette tribune a été publiée dans Famille chrétienne.

En mai, un projet de jugement de la Cour suprême des États-Unis sur l’avortement avait fuité dans la presse. Les juges constitutionnels envisagent de rendre aux États la possibilité de protéger la vie des enfants à naître. Depuis la publication frauduleuse de ce texte, les partisans de l’avortement s’acharnent sur la Cour suprême. Pour certains d’entre eux, tous les moyens semblent bons, même la tentative d’assassinat de l’un des juges à son domicile, le 8 juin. Ce même jour, le Parlement européen a débattu d’une résolution adressée à la Cour suprême.

Une supercherie, qui mérite d’être analysée en détail

La résolution porte sur le « démantèlement possible du droit à l’avortement par la Cour suprême des États-Unis » et a été adoptée le lendemain, 9 juin. C’est une initiative de quatre groupes politiques du Parlement, de l’extrême-gauche aux libéraux. Certes, il est habituel que le Parlement européen prenne position sur des points d’actualité, par des textes pléthoriques, sans valeur législative et manquant bien souvent de sérieux. Mais cette résolution est, davantage que les autres, une véritable supercherie, qui mérite d’être analysée en détail.

La résolution commence par un visa, listant 33 références, au soutien d’un prétendu « droit à l’avortement ». Des traités internationaux sont abusivement cités, alors qu’aucun d’entre eux n’inclut un tel droit. Au contraire, plusieurs consacrent un droit à la vie. La Convention de l’ONU sur les droits de l’enfant reconnaît même le besoin de protéger juridiquement les enfants avant leur naissance. Les députés instrumentalisent aussi la conférence du Caire de 1994, en oubliant que les gouvernements s’étaient alors engagés à « réduire le recours à l’avortement ».

La mobilisation d’experts de l’ONU controversés

À la suite du visa, viennent 18 considérants. Le Parlement européen y détaille les éléments de contexte motivant sa résolution : « la montée en puissance de l’extrême-droite », la « pression sur des gouvernements et des tribunaux en dehors des États-Unis pour qu’ils remettent en cause le droit à l’avortement », le « recul du droit d’accès à un avortement légal et sans risques ». Sans avoir peur du ridicule, les députés européens constatent également que les restrictions en matière d’avortement « toucheraient de manière disproportionnée (…) les personnes LGBTIQ » (sic.).  

Dans deux considérants, le Parlement européen s’appuie sur les experts de l’ONU les plus controversés, depuis des révélations d’août 2021 sur les financements privés qui les influencent. Il cite une déclaration signée par Tlaleng Mofokeng, experte qui présente l’avortement comme un « acte radical d’amour de soi », et Melissa Upreti, experte financée par la galaxie Soros. Le Parlement européen valide par ailleurs l’idée de l’expert onusien Juan Méndez qui assimile restriction de l’avortement et « torture », « idée » soutenue notamment par un chèque de 90 000 dollars de la Fondation Ford.

Une distribution de bons et mauvais points

Après les considérants, le cœur de la résolution elle-même commence par « condamner fermement » tout ce qui s’oppose à l’avortement, puis par distribuer des bons et mauvais points. Joe Biden est « encouragé », le Texas et d’autres États du Sud sont « invités » à abroger leurs lois. Les députés européens « se félicitent » d’un vote de la Chambre des représentants, mais « regrettent profondément » le vote contraire du Sénat américain. Le Parlement européen exprime aussi « sa vive solidarité (…) aux femmes et aux filles des États-Unis ».

C’est surtout la Cour suprême des États-Unis à laquelle le Parlement européen ose donner une leçon… sur le droit constitutionnel américain. Les députés européens prétendent également expliquer aux juges américains qu’« il importe de maintenir l’arrêt historique Roe v. Wade (1973) », car il « fait jurisprudence », et qu’un revirement de jurisprudence aurait des « conséquences ». Le cas échéant, la résolution invite les autres institutions européennes à « condamner » et « dénoncer » un tel revirement.

Le jugement de la Cour suprême très attendu

Les réactions mondiales sur le projet de jugement de la Cour suprême accentuent les tensions sociales au sujet de l’avortement, déjà fortes aux États-Unis. Pourtant, ce texte n’est pas en lui-même « pro-life », car il ne déclare pas l’avortement contraire à la Constitution américaine. Il ne fait que rendre au politique le pouvoir de légiférer sur la question, au niveau des États fédérés (ou même de l’État fédéral). Les États n’auront plus l’obligation constitutionnelle de légaliser l’avortement, mais rien ne les obligera non plus à l’abroger.

Il est paradoxal que le Parlement européen s’indigne autant de ce projet de jugement, alors qu’il n’est qu’un alignement sur la position des juges européens. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) laisse en effet aux États européens la possibilité de réglementer l’avortement, dans un sens ou dans l’autre. Les députés européens, du fait même de leur fonction politique, devraient logiquement approuver cette idée de ne pas laisser le juge se substituer au politique.

Michel Janva 

( 23 juin, 2022 )

Législatives : la République pourrit sur pied

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

D’élection en élection, le bloc abstentionniste se consolide tant il est conforté par le décalage entre les élites et le peuple, illustrant mieux que jamais – ou pire – la fracture entre pays légal et pays réel. Mais c’est plutôt de gouffre dont il faudrait aujourd’hui parler : avec une abstention record (52,5 %) au premier tour des élections législatives et près de 54 % au deuxième tour, le régime républicain est désormais concrètement et durablement délégitimé. L’abstention n’est plus une attitude de dilettantisme, elle est devenue un acte militant pour ceux qui ne sont plus écoutés, plus représentés et trop souvent plus gouvernés.

Dans ce contexte, l’émergence d’un important groupe patriote à l’Assemblée nationale, essentiellement représenté par le Rassemblement national, est porteuse d’espoirs pour tous ceux que l’intérêt de la France et des Français préoccupe davantage que les postures idéologiques, les mesures démagogiques et les combines partisanes : l’espoir de débats parlementaires mieux équilibrés car moins otages de la pensée unique, et l’espoir d’une meilleure prise en compte des réalités des Français que partis et gouvernants successifs occultent depuis trop longtemps.

Mais ces espoirs ne doivent pas faire illusion. Nous savons trop bien que les efforts pour le bien commun, en République, sont vains ou disproportionnés au regard des résultats possibles et de leur pérennité. Aussi, nous serons plus que jamais à l’avant-garde de l’opposition nécessaire à Macron et son gouvernement, mais aussi aux aberrations portées par ses idiots utiles, au premier rang desquels figure la NUPES. Face à un système à bout de souffle, nous n’aurons de cesse de défendre l’héritage millénaire de la France en attendant de pouvoir lui rendre son héritier.

( 21 juin, 2022 )

Le Groupe d’Action Royaliste communique :

 

 

Le temps des urnes est fini, après une année de double campagne électorale. Dimanche 19 juin, les électeurs ont jeté un pavé dans la mare et ont signifié leur défiance à l’égard du président qu’ils avaient pourtant reconduit quelques semaines auparavant…
La France est-elle ingouvernable ? Pour diriger la France, il faut un Chef d’Etat, c’est-à-dire un Chef et un Etat : la République, aujourd’hui, désarme l’Etat et apparaît comme une monocratie piégée par un « pays légal » qu’elle croyait acquise ou domptée. Le vote de ce dimanche n’est-il pas, en filigrane, la revanche du « pays réel », tant méprisé ces dernières années par les classes dominantes de la métropolisation élitaire ?
Mais, cela peut-il déboucher sur un véritable changement bienheureux pour la France et les Français ? Il est permis d’en douter car la République ne se remet en cause que par de nouveaux numéros et non par une réflexion véritable sur ce que devrait être le Bien commun, le bien de la nation et celui des générations présentes et à venir.
Sans doute est-il temps, enfin, de reposer la question des institutions dans notre pays : la République ne parvient pas à sortir de ses contradictions et de ses tensions, et ce n’est ni une Sixième ni une Dixième qui changeront les choses.
Alors, oui : « osons le Roi ! ». Non par idéologie, mais par raison et sentiments : un Etat enraciné dans la durée à travers une Famille royale peut assurer la continuité de la magistrature suprême sans rien devoir à une féodalité financière ou partisane quand l’Assemblée nationale sera, elle, divisée et le gouvernement, parfois, empêché… La Monarchie royale n’est pas un « sceptre magique » mais un Etat médiateur qui pourra, sinon réconcilier tout le monde, au moins concilier les uns et les autres au sein d’instances de débat institutionnalisées et autour de quelques grands projets fédérateurs, et en appeler à d’autres modes de représentation politique, par des conseils locaux et des initiatives d’autant plus proches des gens que la France sera « fédéralisée » sans être uniformisée ou hypercentralisée comme c’est le cas aujourd’hui.
C’est le moment de le dire, c’est le moment de le faire savoir !
( 21 juin, 2022 )

Richard de Seze : La République explosée.

 

Lu sur « Je Suis Français »

 

Publié il y a une dizaine d’heures sur sa page Facebook sous la mention TTSO (Concis. sujets ultra-courts, couvrant l’actualité du jour et allant à l’essentiel, avec un poil d’impertinence)

Nous sommes donc arrivés à la destination finale de la présidence post gauche-droite : l’hystérie impotente. Résumons.

En refusant toute identité politique claire, Macron a ringardisé un système inapte à réformer la France depuis 40 ans. Autour d’un néo-technocratisme à visage optimiste, le Président a attiré à gauche comme à droite. Un nouvel élan, un nouvel aimant.

Phagocytant les vieux partis de gouvernement (LR, PS), LREM est devenu un « parti unique de gouvernement », un there is no alternative non pas simplement économique mais politique/total.

Dès lors, les oppositions ont été rejetées aux extrêmes, d’autant plus logiquement que la colère qu’elles canalisaient était vive (gilets jaunes, « France périphérique La conclusion de ce processus est intervenue non pas hier soir, mais la semaine dernière lorsque le Président, pour défendre ses candidats au 2nd tour a déclaré « aucune voix ne doit manquer à la République ». En clair, en dehors de moi, point de République.

C’est donc ce qu’il a obtenu : plus d’un Français sur 2 désertant les élections et 3 groupes dont la force vitale est précisément leur irréconciliabilité. Pas de majorité. Encore moins de compromis. La République explosée.  ■

Richard de Seze

 

( 20 juin, 2022 )

La gifle, le désaveu, l’échec : Emmanuel Macron a conduit la Ve République dans l’impasse et le Pays dans la crise, face aux redoutables menaces qui se profilent.

 

 

Lu sur « Je Suis Français »

 

Nous avons repris en titre quelques-unes des expressions les plus couramment utilisées par les « observateurs », « politologues » et « journalistes spécialisés » des grands médias, sitôt après que les résultats du second tour de ces législatives aient été connus et livrés au débat public. Sans compter le flot du verbe inlassable des politiciens eux-mêmes, sortis défaits ou vainqueurs de l’étrange compétition de ce mois de juin 2022.

La réflexion est allée bon train dans les heures qui ont suivi  mais les incertitudes sont telles, le « saut dans l’inconnu » semble si énigmatique et profond, qu’il est encore tôt pour prendre toute la mesure de l’importance du résultat électoral d’hier soir.

Comme une large majorité de Français, nous pensions et continuons de penser, qu’il fallait mettre en échec la « gouvernance » d’Emmanuel Macron, raisonnable dans son apparence, erratique et destructrice en réalité. C’est, semble-t-il, chose faite. Mais c’est au prix d’un affaiblissement accru de nos Institutions, d’un retour – déjà largement et depuis longtemps entrepris – aux mœurs mortifères des IIIe et IVe Républiques, d’une possible mise en question de la Ve République, pourtant réputée intouchable, enfin c’est au prix d’une dislocation plus grave encore de la société – comme, d’ailleurs, de la puissance françaises.   

Aristide Renou, qui a le sens des réalités et le talent des formules a résumé ainsi la situation paradoxale de ceux qui persistent à aimer la France et à ne pas désespérer d’elle* : « Ce soir, l’impuissance est le mieux que nous pouvions espérer, alors réjouissons-nous. Mais pleurons aussi pour notre pays, car l’impuissance est le mieux que nous pouvions espérer. »

En effet, l’on ne peut vivre longtemps dans l’impuissance : celle de l’Etat, celle de l’exécutif, celle du Chef de l’Etat, celle de la France intra et extra muros, celle des Français eux-mêmes au cœur de ce qui subsiste du Pays Réel. 

Nous aurons, naturellement à y revenir dans les semaines qui viennent au fur et à mesure des événements tels qu’ils vont se dérouler, et ce de manière inédite, du moins sous la Ve République. 

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