( 19 septembre, 2017 )

Pourquoi le CRAN ne demande-t-il pas de débaptiser les écoles, collèges, lycées et rues Victor Hugo, Jean Jaurès, Léon Blum et Edouard Herriot…

 

Communiqué de Bernard Lugan

 

Le journal Le Monde nous apprend que le CRAN (Conseil représentatif des associations noires de France) organisation ultra confidentielle mais percevant des subventions prélevées sur les impôts des Français, fait actuellement circuler une singulière pétition ayant pour cible le grand ministre que fut Colbert. Parmi les signataires de cette pétition, on relève les noms de Lilian Thuram (footballeur), Harry Roselmack (journaliste) et Rokhaya Diallo (journaliste-documentaliste).

Egalement celui d’une certaine Mireille Fanon-Mendès-France qui se présente comme « ancienne présidente du groupe d’experts de l’ONU sur les personnes d’ascendance africaine » (???). Ce titre ronflant fait d’elle, et en toute modestie, la porte-parole auto-proclamée de plus d’un milliard d’hommes et de femmes, ce qui n’est pas rien… Il pousse également à poser la question de savoir qui est l’actuel(le) président(e) de cet organisme et quels émoluments il (elle) perçoit du « machin » auquel la France, 5° contributeur à son budget ordinaire, verse annuellement 122,6 millions de dollars US prélevés, là encore, sur les impôts des Français.

La pétition du CRAN demande rien de moins que de débaptiser les collèges et les lycées portant le nom de Jean-Baptiste Colbert et de déboulonner ses statues au motif qu’il « fonda la Compagnie des Indes occidentales, compagnie négrière de sinistre mémoire ».

Mais pourquoi donc le CRAN s’en tient-il à Colbert ? Au nom du « vivre ensemble » et de l’antiracisme, n’est-il en effet pas nécessaire et plus urgent, de débaptiser les édifices publics portant les noms de Victor Hugo, Jean Jaurès, Léon Blum et Edouard Herriot… pour commencer. La liste est en effet longue de ces personnalités constituant le panthéon de nos gloires républicaines et laïques, de ces figures montrées en exemple de la défense des droits de l’homme, de la tolérance, de la fraternité universelle et qui, en réalité, seraient d’horribles racistes-colonialistes dont les propos abjects font penser aux plus sombres heures de notre passé colonial-esclavagiste. Que l’on en juge :

Victor Hugo, qui a donné son nom à 2555 rues et avenues de France, juste derrière Louis Pasteur, ce chantre de la liberté, n’hésita pas à afficher un détestable mépris à l’égard des Africains auxquels il alla jusqu‘à contester l’appartenance au genre humain :

« L’Asie a son histoire, l’Amérique a son histoire, l’Australie même a son histoire qui date de son commencement dans la mémoire humaine, l’Afrique n’a pas d’histoire ; une sorte de légende vaste et obscure l’enveloppe.(…) Le Blanc a fait du Noir un homme (…) Emparez-vous de cette terre. Prenez-là. A qui ? à personne. »

 

Concernant la conquête coloniale, cette forme moderne de l’esclavage selon le CRAN, Jean Jaurès dont 2215 voies, rues, boulevards ou avenues portent le nom considérait que :
« La France a d’autant le droit de prolonger au Maroc son action économique et morale que (…) la civilisation qu’elle représente en Afrique auprès des indigènes est certainement supérieure à l’état présent du régime marocain »

 

Léon Blum et Edouard Herriot ne sont pas dans le « top 10 » des noms de rues et voies, ce qui est heureux, même si des centaines d’écoles, collèges, lycées, maisons de la culture, portent encore leurs noms. Leurs cas sont en effet encore plus graves que ceux de Victor Hugo et de Jean Jaurès. Celui de Léon Blum est même emblématique. Cet internationaliste aux mains pures, ce défenseur de Dreyfus, cet indéfectible soutien des « républicains » espagnols devenu éminente personnalité du Front populaire, compterait en effet, aux côtés d’Arthur de Gobineau, de Vachet de la Pouge et même du taxinomiste racial George Montandon, parmi les théoriciens (horresco referens !) de l’inégalité des races puisque, cause aggravante, ce fut devant les députés qu’il osa déclarer, l’hémicycle en frémit encore, que :

« Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture ».

Toujours devant les députés, Edouard Herriot, cette icône de la fraternité laïque, ce chantre de la tolérance républicaine si chère aux Lyonnais, ce frère de tous les humains, ce croisé du suffrage universel, n’a, quant à lui, pas craint d’oser dire que :

« Si nous donnions le droit de vote aux peuples de l’Empire, la France deviendrait la colonie de ses colonies ».

Alors, oui, amplifions le grand mouvement de nettoyage de l’histoire de France lancé par le CRAN, qui n’en manque décidemment pas, et établissons au plus vite des listes de personnalités qui ne méritent plus d’être respectées. Au nom de l’antiracisme et de l’amour du genre humain, épurons ! Epurons ! Epurons ! Et que revienne le temps béni des Fouquier Tinville, Carrier ou Collot d’Herbois…

Bernard Lugan
17/09/2017

( 19 septembre, 2017 )

Indignation sélective selon qu’il s’agisse de rebelles chrétiens ou musulmans…

 

Communiqué de l’AGRIF

 

Selon les agences de presse, les attaques perpétrées en Birmanie à la fin du mois d’août par des rebelles de la minorité musulmane des Rohingyas ont été suivies d’une féroce répression par l’armée birmane.

Elle a entraîné un exode considérable de cette population vers le Bangladesh. Cela a suscité un grand émoi international et l’affaire a été portée devant le Conseil de sécurité de l’ONU en même temps que l’on dénonce partout l’inaction de la ministre birmane Aung San Suu Kyi à qui fut jadis décerné le prix Nobel de la paix.

Certes on ne saurait désapprouver les expressions de solidarité avec les malheureux Rohingyas et les condamnations des exactions perpétrées contre eux.

Cependant, cette juste réprobation ne peut que susciter simultanément beaucoup d’amertume parmi ceux qui, dans l’indifférence médiatique et sans écoute onusiaque, se sont souciés, pendant des dizaines d’années, des massacres exterminateurs perpétrés par l’armée birmane contre les Karens révoltés réclamant le respect de leur liberté et de leurs droits. Les Karens, il est vrai, sont animistes ou chrétiens.

Pire encore, au Vietnam ou au Laos, les peuples des Meos, animistes ou chrétiens également et refusant la dictature communiste ont été véritablement exterminés dans l’indifférence générale des nations de l’ONU ; exemple encore du racisme génocidaire le plus absolu pratiqué sous le couvert de l’ordre révolutionnaire marxiste-léniniste établi par un Hô-Chi-Minh, immense coupable de crimes contre l’humanité.

La dénonciation des violations birmanes des droits de l’homme contre les Rohingyas devrait donc pour le moins être accompagnée des regrets pour les crimes perpétrés contre les Karens et de l’appel à en finir avec le mémoricide du génocide des Méos perpétré par le communisme.

Bernard Antony évoquera cela le 14 octobre prochain lors du Colloque organisé à la Maison de la Chimie (inscription sur le Salon beige ou à l’AGRIF) par le Comité Soljenitsyne.   

( 14 septembre, 2017 )

Valérie Pécresse n’a jamais lu Maurras

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Cette tribune – signée d’un des dirigeants de l’Action Française – a été publiée hier, 13 septembre, dans Boulevard Votaire. Il est bon que l’influence persistance de Maurras sur la vie politique française y ait été soulignée et même qu’y soit évoquée une certaine « maurrassisation » des esprits. Constat un rien optimiste et audacieux que nous préférons de beaucoup ici à la présentation victimaire habituelle de Maurras comme le maudit, ce qu’il n’est qu’en apparence.  LFAR 

3764833947.2.jpgDimanche dernier, Valérie Pécresse tenait meeting à Argenteuil.

Il s’agissait en quelque sorte pour la « fausse droite », que représente la présidente de la région Île-de-France, de faire pièce à la « fausse vraie droite » incarnée, quant à elle, par Laurent Wauquiez, lui-même président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Un combat de grands feudataires mais de nains politiques et intellectuels – sans grand intérêt, donc.

On retiendra tout de même cette formule de madame Pécresse : « Ce qui fait la force d’âme de la droite, c’est d’avoir toujours préféré Charles de Gaulle à Charles Maurras. »

La phrase, outre sa grandiloquence un peu ridicule, révèle à la fois l’inculture de son auteur, qui ignore qu’au-delà des désaccords de circonstance (en des heures cruciales, il est vrai), de Gaulle est au moins autant un héritier de Maurras et de Bainville que de Barrès et de Péguy, et aussi une des faiblesses fondamentales de la droite contemporaine : son incapacité à disputer à la gauche l’hégémonie intellectuelle et culturelle.

L’héritage maurrassien dans la pensée du fondateur de la VRépublique est évident à plus d’un titre. Dans la critique des faiblesses du parlementarisme, dans la mise en place d’une monarchie présidentielle et également dans la volonté de promouvoir une représentation des intérêts professionnels, concurrente de la représentation par les partis politiques, et encore dans le projet de mettre en œuvre une certaine décentralisation par la régionalisation.

Autorité en haut, libertés en bas, représentation du pays réel, contestation du pays légal, tout cela ne saurait être étranger à la lecture de L’Action française quotidienne que pratiquait le colonel de Gaulle avant la guerre.

Pour l’incapacité de la droite à venir disputer à la gauche l’hégémonie culturelle, la petite phrase de madame Pécresse nous en révèle parfaitement les causes.

Non seulement la droite ignore les classiques de la pensée de droite, comme Maurras, car elle ne les a jamais lus, mais encore elle adopte à leur égard les préjugés et les imputations calomnieuses de la gauche, cette dernière demeurant la seule habilitée à dire à quelle vision du monde et à quels auteurs il est légitime et « politiquement correct » de se référer.

Notons tout de même un signe positif : sur Twitter, parmi la centaine de réactions provoquées par la formule de Valérie Pécresse, la quasi-totalité moquait ses propos et soulignait l’importance de Maurras et son influence sur de Gaulle.

Voilà qui semble prouver qu’à l’extérieur des appareils, il existe une vraie droite et aussi, osons l’expression, une certaine maurrassisation des esprits !

Professeur agrégé de lettres modernes
Président du Comité directeur de l’Action française
( 13 septembre, 2017 )

Editorial du n° 337 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Le premier devoir du chef de l’Etat après la Justice, c’est la défense du territoire et des Français. La justice était le premier devoir des rois de France. Au moment du Sacre, la main de justice est remise au Roi avant l’épée. Dans notre république, c’est désormais loin d’être le cas, le ministère de la Justice n’ayant d’ailleurs plus la première place qui lui devrait lui revenir. Mais, c’est la défense qui est le domaine le plus préoccupant aujourd’hui car il est indéniable que non seulement notre pays n’a plus de défense solide mais que cela n’est pas une préoccupation du gouvernement.

Le bon sens mais aussi tout l’enseignement de l’Eglise nous rappelle que c’est le devoir de l’Etat de protéger la culture, la langue, les biens matériels et spirituels de ses ressortissants et bien entendu de les protéger physiquement, y compris par les armes si cela est nécessaire. Contentons nous pour l’instant de ce dernier point.

En théorie, pour la protection des Français à l’intérieur du territoire, nous avons la police et la gendarmerie. Face aux attentats islamistes qui se multiplient, cela ne semble pas suffire car l’armée est appelée en renfort dans le cadre du dispositif dit « sentinelle ». Il mobilise un minimum de 7.000 personnes essentiellement pour « rassurer » la population car son efficacité réelle n’est pas évidente, alors que nous manquons de soldats.

Nous avons là affaire à plusieurs organisations terroristes islamiques (Etat Islamique, Al Qaida) qui veulent instituer une domination mondiale de l’Islam, en application du Coran, selon leurs dires. En fait, ce sont  à la fois des héritiers de l’Islam et de la révolution à la fois « française » – la mère de toutes –, marxiste et nazis. La France est un de leurs objectifs, mais il n’est pas le seul : d’autres pays européens subissent leurs attaques, comme nos amis d’Afrique ou du Moyen Orient. Il convient de se protéger contre eux et de les anéantir. Comme le dit très bien le Président Poutine : « Pardonner aux terroristes, c’est le rôle de Dieu, les envoyer auprès de Lui, c’est mon affaire ». C’est ce que devrait penser tous nos dirigeants. Les assassins peuvent venir de l’étranger, en particulier en se mêlant aux immigrés qui « envahissent » l’Europe et notre pays ou de l’intérieur, recrutés au sein de la population musulmane française. Heureusement pour nous, l’immense majorité des musulmans ne sont pas de leur côté (heureusement car nous serions submergés), beaucoup les combattent même mais nous ne pouvons que remarquer une progression inquiétante de l’islamisme dans nos quartiers. Comme nous savons que l’Islam sunnite (la presque totalité des musulmans en France) n’a pas, contrairement aux Chiites, de clergé – n’importe qui ou presque pouvant se proclamer « Iman » – il est très difficile d’avoir un « accord » avec cette religion. Il faut donc beaucoup de moyens et d’hommes, et des spécialistes bien formés, pour surveiller et prévenir les attentats. Bien entendu, il convient aussi de surveiller nos frontières (difficile voire impossible avec l’Union européenne) et de mettre hors d’état de nuire toute personne susceptible de passer à l’acte (arrestation, expulsion…). Par ailleurs, il faut si possible les empêcher d’agir partout, avec nos alliés – tous ceux qui les combattent, y compris les Russes et le gouvernement syrien – au Moyen Orient en particulier mais si possible de manière légale, ce qui n’est pas le cas de nos interventions en Syrie, souvent contre productive, d’ailleurs, à la remorque des Américains.

Et puis, il y a l’Afrique. Le conflit dans le Sahel est causé surtout par des questions ethniques que les islamistes savent exacerber. Il est certain que la force seule ne suffira pas et qu’il faut aider – forcer ! – les gouvernements africains à résoudre les problèmes ethniques. Tant, par exemple, au Mali, que les ethnies du sud, majoritaires, n’admettront pas que ceux du nord ont des droits, la paix de pourra pas s’établir durablement. Il y a des problèmes équivalents dans pratiquement tous les pays du Sahel. Notre armée fait un très bon travail mais elle insuffisante en nombre et en matériel pour arriver à un résultat. Nous risquons l’enlisement. Nous y sommes déjà.

Toutes nos armées (terre, air, mer) sont à bout de souffle. Insuffisantes en nombre, le matériel vieux (souvent plus de 40 ans), mal entretenu faute de pièces de rechange (par exemple, 50% de nos hélicoptères ne peuvent pas voler et s’est le cas dans beaucoup de domaines), et trop peu nombreux. Le matériel neuf arrive en très peu d’exemplaires – cela va s’aggraver – et souvent avec retard. Retard qui va encore s’accumuler avec les réductions budgétaires annoncées. Notre armée est à bout de souffle, elle ne peut même plus réaliser sérieusement ce que l’on lui demande aujourd’hui. Des augmentations de budget sont promises à long terme (2 % du PIB en 2025, lorsque Macron ne sera plus président !), mais en comptant le coût des opérations extérieures, ce qui n’est pas le cas actuellement. Autrement dit, rien de sérieux. Il faudrait arriver rapidement à 4 % minimum si nous voulons retrouver une armée convenable capable de remplir ses missions et d’abord la défense du territoire nationale car nous ne sommes nullement à l’abri de nouvelles menaces. Et il faut 10 ans pour reconstituer des forces. Il est déjà très tard.

De plus, par une volonté manifeste, nous ne maîtrisons plus beaucoup de nos approvisionnements en armes et munitions. Je vous avais déjà parlé de notre nouveau fusil d’assaut allemand, (1) mais il y aussi « Renault Truck défense » passé sous le contrôle de la firme Volvo, elle-même devenue chinoise et qui serait de nouveau à vendre. Nexter, notre fabriquant de chars passé sous contrôle allemand et ce ne sont que quelques exemples.

Bien entendu, cela n’a pas commencé avec Emmanuel Macron : il y eu d’abord Chirac, Sarkozy et Hollande… Tout ce passe comme s’ils voulaient réellement détruire l’industrie d’armement française, pourtant performante, en par là toute notre indépendance nationale. D’ailleurs le président n’a-t-il pas dit que notre seul avenir est dans l’Europe à nos ambassadeurs.

Dans ce domaine important, comme dans d’autres, nous ne pouvons que constater la véritable trahison gouvernementale. Il est vrai qu’assurer la défense nationale n’est pas populaire et pas « rentable » électoralement. Raison pour laquelle il faut un chef de l’Etat indépendant qui sache comprendre et imposer les intérêts nationaux et qu’il ait le temps nécessaire à sa réalisation. Ce n’est pas possible dans notre république.

Philippe SCHNEIDER

 

(1)     Nous avons lu que les armées autrichiennes et australiennes, cherchant un nouveau fusil d’assaut, avaient décidé de s’équiper de matériel… Français réalisé par la grande firme Thalès !

( 13 septembre, 2017 )

PRESSE ET LIBRAIRIE

 

 

CODEX – Le numéro 15 € – abonnement : 60 € (4 numéros)- CLD, 14 rue de l’église, 16120, Châteauneuf-sur-Charente.

 

Voici une très belle revue trimestrielle, luxueuse, de 178 pages. Son numéro 4, daté de l’été 2017, est consacré en grande parti à l’Action Française. Pour être objectif, relevons le bon article d’Olivier Dard et nous notons qu’il est bien précisé que l’A.F. ne fut pas collaborationniste, elle qui avait dénoncé le nazisme très tôt ! Le reste consiste essentiellement en un gros dossier sur l’A.F. et l’Eglise. Visiblement, soit les auteurs n’ont pas étudié le dossier et se contentent de recopier les attaques dont fut l’objet le mouvement, soit ils sont de mauvaise fois : Tout est faux ou presque ! Contre sens sur le « nationalisme intégral » et sur la notion de « politique d’abord », Maurras présenté comme athée ou païen alors qu’il était agnostique… La condamnation de 1926 est présenté comme inéluctable pour des raisons doctrinales qui ne sont pas précisées et pour une bonne raison : il n’y eu jamais de condamnation doctrinale de la part de l’Eglise ! Il n’y eut donc pas de « rétractation » avant la levée de l’interdiction en 1939, l’A.F. dit cependant regretter certains articles très violents contre la condamnation de 1926 ! Il y a bien sur les livres de jeunesse de Charles Maurras sur lesquels les démocrates chrétiens et Mgr Andrieu s’appuyaient, mais ils sont bien moins anti chrétien que l’on pourrait le croire dans une première lecture superficielle. Il s’agit, comme l’a fort bien montré Hilaire de Crémiers, de contes cryptés qui disent tout autre chose ! Enfin, nulle trace des archives du ministère français des affaires étrangères qui démontrent (voir les livres de Philippe Prévost) que l’affaire de la condamnation fut essentiellement politique.

Un conseil, ne dépensait pas un centime pour cette revue et déconseillait la à vos amis à moins, bien sûr, qu’elle ne fasse amende honorable dans son prochain numéro, ce que je vous signalerai alors.

 

 

LE FIGARO HISTOIREVIKING, la légende des hommes du Nord – 130 pages – 8,90 € le numéro. Abonnement : 49 € (6 numéros) à Le Figaro Histoire – libre réponse 73387 – 60439 Noailles cedex.

 

Voici encore en très beau numéro de cette revue d’histoire. Le dossier est consacré à ces intrépides personnages venus du Danemark, de Norvège ou de Suède et qui écumèrent les mers et les côtes d’Europe. Qui étaient-ils ? A la fois pillards, conquérants et commerçants, ils tuaient et pillaient – c’est leur réputation – mais pas uniquement et ils finirent par s’assagir souvent en se convertissant et en s’installant sur de nouvelles terres, en particulier – chez nous – en Normandie. Etude remarquable pour toute personne s’intéressant à ces guerriers et à l’histoire de notre continent.

A noter aussi l’éditorial de Michel de Jaeghere intitulé « court traité de dissidence » à lire et relire car il dit beaucoup sur l’état de notre société.

 

CAHIER SAINT RAPHAËL – 112  pages – 8 € le numéro – abonnement : 25 € à A.C.I.M. – 2 rue d’Equihen – 62360 Saint Etienne au Mont.

 

Les cahiers Saint Raphaël sont l’organe de » l’Association Catholique des Infirmières, Médecins et professionnels de Santé » dont le Président est le docteur Jean-Pierre Dickès. Dans ce numéro intitulé « S’asservir ou donner », en plus des informations très précieuses, comme toujours, données sur le monde médical, vous trouverez un reportage sur les missions de l’association aux Philippines et un dossier très complet sur le Cannabis que certains irresponsables veulent légaliser. Un grand danger pour toute la population.

A lire et à faire lire.

 

LE BON TRAVAIL – de l’Abbé Philbert RIGAULT – 132 pages – Editions de Chiré – 14 € à Editions de Chiré, BP 70001 – 86190 Chiré en Montreuil ou www.chiré.fr

 

Voici un petit livre à lire attentivement, il donne une idée précise de ce que peut être « le bon travail ». Nous pouvons lire sur la quatrième de couverture « En outre, il apportera de judicieux conseils sur l’éducation des enfants et le nécessaire retour aux sources d’une civilisation en pleine décadence ; de même, il accompagnera le lecteur dans sa pratique des grandes vertus de patience, d’humilité, de renoncement et de sacrifice. Le tout empreint de bon sens, d’une grand profondeur soutenue par les connaissances philosophiques et théologiques de l’abbé Rigault, toujours mesuré, équilibré, toujours accessible à tous (sans doute la plus grande qualité chez un intellectuel) et qui ne tombe jamais dans les lourdeurs moralisatrices, tentation pourtant facile dans ce genre d’exercice… »

Le livre est précédé du « testament d’inventeur » du même auteur.

C’est « un excellent petit traité sur le travail »

 

 

Jean NEDISCHER

 

( 13 septembre, 2017 )

Editorial du numéro de septembre 2017 de POLITIQUE MAGAZINE

 

 

À nos lecteurs

 

Chers Amis lecteurs, vous recevez à nouveau en ce début du mois de septembre Politique magazine. Après une interruption de trois mois !

Beaucoup d’entre vous se sont inquiétés. Vous nous avez téléphoné, vous nous avez écrit des lettres admirables de fidélité. Votre soutien nous a encouragés à faire front. Nous avons passé un cap difficile. Il est dur en nos temps de tenir un journal, en l’occurrence un mensuel, en gardant toute son indépendance. Politique magazine reste lui-même, il reparaît. Après trois mois d’absence. N’est-ce-pas merveilleux ?

Vous le constaterez : sa qualité de fond et de forme n’a pas changé. Vous retrouverez vos rubriques. L’actualité nous a contraints à nous étendre longuement sur notre président : voilà trois mois que nos abonnés et nos lecteurs habituels attendent notre jugement sur le sujet. Ils sont servis.

*

Car c’est bien le sujet de l’heure. L’homme est pressé d’agir. Il joue le chef. La situation en exige un, de fait. Il n’en est qu’au début : il a déjà commis des erreurs, des fautes. Connaît-il suffisamment la vie, les choses de la vie, la politique, la France réelle, l’Europe dans sa complexité, le monde qui n’est pas forcé d’obéir à ses impulsions juvéniles ?

Il parle et il parle trop sur tous les sujets, comme un élève qui récite des cours tout faits. Avec des vues justes comme il se doit et beaucoup d’idées fausses qui tiennent à ce « corpus » doctrinal catéchétique dont le fond façonne toute notre élite républicaine, financière, économique, politique. Comment des idées aussi stupides peuvent-elles dominer des esprits, par ailleurs, brillants ? C’est le grand et unique problème de la France depuis deux cents ans. Les catastrophes du passé, la longue descente de la France dans la voie d’un déclin dont il est de bon ton de dire maintenant qu’il est inéluctable, l’impossible gageure des promesses électorales répétées et des innombrables réformes avortées, les tombereaux de lois ou d’ordonnances, de décrets et de règlements qui sont déversés à longueur d’années sur cette pauvre France aux 800.000 normes ( !) et pour qui l’État obèse et inefficace légifère encore et en vitesse pour, paraît-il, mieux la libérer, autrement dit encore et toujours de la loi pour prétendument  libérer de la loi, ce fantastique cercle vicieux dans lequel notre France est ficelée, rien, absolument rien, ne paraît devoir éclairer ni la classe dirigeante ni le peuple français conduit d’isoloir en isoloir à sa propre déchéance.

L’expérience Macron qui ne fait que rajeunir des velléités de réforme d’un régime, en lui-même irréformable, ne montrera que trop l’impasse où la France s’est fourvoyée. Macron ne sera pas plus un sauveur qu’Hollande ou Sarkozy. Même dans le domaine éducatif où un Blanquer essaye  de redresser la barre, il est malheureusement probable qu’il sera quasi impossible de revenir sur des habitudes devenues invétérées. Notre devoir est de claironner cette vérité politique, la plus certaine qui soit. La Providence se chargera de l’avenir.

En attendant, chers Amis lecteurs, lisez votre et notre journal. Il est l’expression d’un courant de pensée qui vous est cher. Il nous est commun. Faisons-le prospérer. Si vous avez été abonné, réabonnez-vous. N’hésitez pas à abonner des amis ou à faire connaître ce numéro. Vous pouvez en commander à notre siège.

J’ose aller plus loin. Vous trouverez en page 5 du magazine, un formulaire de don qu’il est facile de remplir et qui donne droit à une déduction fiscale. Votre aide nous sera précieuse en ce moment décisif.

Merci à ceux qui l’ont déjà fait.

Le site internet retrouvera son activité dans les semaines qui viennent. Et nous reprendrons pour les Parisiens nos « mardis » de Politique magazine.

Soyez sûrs de notre reconnaissance. Renouons le lien entre nous avec ce numéro de Politique magazine. Je n’ai plus qu’à vous souhaiter bonne lecture !

Hilaire de Crémiers

( 9 septembre, 2017 )

Politique magazine • Le numéro de septembre est paru : « Macron président »

 

 

Et c’est une bonne nouvelle car Politique magazine n’avait pu paraître en mai et juin dernier. Le voici heureusement de retour. Et nous publierons mardi prochain une remarquable analyse d’Hilaire de Crémiers : « Macron, le sophiste ». LFAR

Au sommaire de ce numéro de septembre :

UN DOSSIER : Macron peut-il réussir ?

UNE ETUDE : Une nouvelle guerre de Corée ?

Et aussi dans ce numéro…  des pages d’actualité et de culture !

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( 9 septembre, 2017 )

Après la mort de Pierre Bergé

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

En deux mots.jpgLa mort de Pierre Bergé fera pleurer ces jours-ci dans les chaumières de gauche – souvent de riches demeures, de luxueux riads à Marrakech où tout est permis, ou d’hollywoodiennes villas à Tanger – dans les milieux homosexuels aussi, parmi les malades du sida ou ceux qui, en un sens, font en sorte de l’attraper, enfin dans la presse où il s’était forgé un empire.

Bergé était un fidèle et généreux soutien de tous ceux-là. Sa fortune amassée jadis avec Yves Saint-Laurent lui en donnait les moyens. Il les avait mis au service de ces causes, sans-doute utiles aux malades du sida. Pas à la France.

Au moment où il quitte la scène, où il s’est montré si longtemps, nous ne verserons pas ici dans la polémique facile, encore moins dans l’insulte vulgaire. Laissons cela à ceux qui s’en contentent. « Bon débarras ! », par exemple, serait à la fois trivial et naïf, car dans les milieux qu’il fréquentait, les Pierre Bergé ne manquent pas et se reproduisent, quoique souvent sans enfant, avec la plus extrême facilité.

On ne peut raisonnablement nier qu’il ait été un homme de culture. Sa vie agitée et, comme diraient les médias, sulfureuse, lui a tout de même laissé le temps de lire, d’aimer la littérature et les livres, de constituer des collections d’œuvres d’art exceptionnelles, parmi lesquelles quelques pures merveilles. Il pouvait parler de Montaigne ou de Stendhal avec une véritable érudition et beaucoup de finesse. Il procédait d’une époque où la culture était encore répandue et honorée. Il n’en était pas dépourvu.

Il n’empêche que ses goûts, ses passions et son action se sont portés sur des causes destructrices de la société qui a donné naissance et consistance à cette culture.

Esprit non dénué d’une part prévalente de perversité, il a aimé et soutenu ce qui dissout, détruit, déqualifie notre société et notre culture. Ou ce qu’il en reste.

Disons simplement qu’il n’a pas été un serviteur de la France. Ou, si l’on préfère, qu’il en a été un très mauvais serviteur

( 6 septembre, 2017 )

L’armée libanaise attaque Daesh

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Depuis environ trois ans, plusieurs milliers d’islamistes d’Al Nosra (devenu Fatah al Cham) et de Daesh ont trouvé refuge dans les montagnes libanaises le long de la frontière syrienne.

Dans ces zones difficiles d’accès, les djihadistes pouvaient se reposer, s’approvisionner en armes et recruter de nouveaux combattants dans les camps de réfugiés syriens situés à proximité.

Ils n’hésitaient pas également à organiser des raids meurtriers sur la Syrie.

Les combattants libanais du Hezbollah ont lancé fin juillet une vaste offensive contre les positions d’Al Nosra. En effet, libérés des durs combats d’Alep et des environs de Damas, les chiites disposaient des effectifs nécessaires pour mettre fin à la présence plus qu’encombrante des islamistes sunnites sur le sol libanais. La défense d’Al Nosra fut, comme d’habitude, acharnée. Mais, moins nombreux et moins bien armés, ils durent céder. Après d’âpres négociations, les survivants furent autorisés à se retirer vers la zone de refuge habituelle des islamistes : la province d’Idlib située dans le nord-ouest de la Syrie.

L’armée libanaise, sensée être au dessus des divisions confessionnelles, s’était contentée de sécuriser la ville d’Ersal, ultime point d’ancrage des djihadistes. Elle ne pouvait en effet mener une offensive conjointe avec un mouvement exclusivement chiite.

Elle vient à son tour de passer à l’offensive, toujours dans les montagnes proches de la frontière syrienne, mais contre Daesh cette fois.

Enfin ! Il y a bien longtemps que l’on espérait une initiative d’envergure de l’armée contre l’Etat islamique qui avait tué et fait prisonnier plusieurs de ses hommes lors des combats de 2014. Deux d’entre eux avaient ensuite été égorgés, un chiite et un sunnite.

Les combats qui se déroulent devraient se conclure favorablement : les trois-quarts du territoire contrôlé par Daesh ont été repris en quelques jours et toute contre-attaque semble illusoire.

Ce qui est particulièrement intéressant dans cet événement, c’est qu’une offensive similaire s’est déroulée côté syrien menée par le Hezbollah et, surtout, l’armée syrienne. Il ne fallait évidemment pas laisser la possibilité aux hommes de Daesh de reculer devant l’armée libanaise et de trouver refuge dans les montagnes syriennes. Pris en étau, ils n’ont aucune chance.

Symboliquement, c’est un pas important qui vient d’être franchi. Même si l’armée libanaise le nie, il est évident qu’elle a coordonné son action avec l’armée syrienne.

C’est une grande première depuis le début de la guerre en Syrie et c’est de bon augure pour vaincre les islamistes. Il ne s’agit pas d’oublier les drames du passé : le Liban a payé un lourd tribut à l’occupation syrienne. Mais l’islamisme vainqueur en Syrie aurait ensuite détruit le Liban et chacun semble l’avoir compris. La priorité est donc là : détruire Daesh, Al Nosra et les autres mouvements islamistes sunnites que les Etats-Unis et l’Europe ont criminellement soutenus. Pour cela, la Syrie et le Liban doivent travailler ensemble.

Le nouveau chef d’Etat-Major libanais, le Général Joseph Aoun, s’est déplacé sur le lieu des combats, soulignant là leur importance.

Une page se tourne et la défaite des islamistes se rapproche.

Antoine de Lacoste

( 6 septembre, 2017 )

Géopolitique • L’Afrique Réelle : le numéro de septembre 2017 est paru

 

Sommaire  

Actualité

Kenya : Entre les illusions de la croissance et les réalités ethniques

- La crise de la terre

- Luo contre Kikuyu ou les ravages de l’ethno-mathématique démocratique

Dossier

Sahel : L’ethnicisation du jihadisme

Débat

Afrique : Le déterminant ethnique

 

Editorial de Bernard Lugan

 

611995209.jpgDu Sahel à la zone guinéenne ou à la région péri-tchadique, l’ouest africain est en crise :

- Au Mali où la question nord-sud n’a pas été réglée et où l’islamisme est d’abord la surinfection d’une plaie ethnique, les attentats se multiplient et le chaos menace, s’étendant au centre du pays et débordant sur le Burkina Faso. En plus de ses propres crises, le Niger subit les conséquences des conflits malien et libyen. Quant au Tchad, il est saigné par la perte de ses revenus pétroliers, ce qui y réveille les vieux démons…

- Plus au sud, la Guinée risque de voir renaître ses oppositions ethniques à la faveur du prochain scrutin présidentiel, cependant que la Côte d’Ivoire ne parvient toujours pas à surmonter ses divisions.

- Dans le golfe de Guinée, le Nigeria est en pleine incertitude avec un président malade qui ne dirige plus un pays devenant peu à peu une sorte de bateau-ivre. En dépit de ses problèmes linguistiques, le Cameroun connaît un calme relatif avant la tempête qui risque de s’abattre sur lui à l’occasion de la campagne présidentielle de 2018.

Dans tous ces pays la « communauté internationale » (lire les Occidentaux), a imposé des élections en postulant qu’elles allaient y régler les crises. Sans tenir compte des leçons du passé et sans remettre en cause leur credo philosophique, les dirigeants des pays du Nord continuent de parler de « bonne gouvernance » et de démocratisation. Tétanisés par les dogmes qui les corsètent, ils nient ou ils refusent de prendre en compte les grandes réalités qui sont pourtant au cœur des problèmes africains : nous sommes en effet face à des sociétés communautaires et enracinées alors que le démocratisme est une idéologie individualiste, universaliste et hors sol.

Comment, dans ces conditions, prétendre que la démocratisation pourra ramener un semblant de stabilité dans des pays où le système du « One man, one vote » débouche sur l’ethno-mathématique, à savoir le triomphe automatique des représentants des ethnies les plus nombreuses, les plus prolifiques ?

Dans les Afriques où la criante nécessité d’Etats forts est une évidence, l’impératif démocratique décrété à la Baule par le président François Mitterrand le 20 juin 1990 a eu des conséquences désastreuses dont nous n’avons fini de mesurer les dégâts. Le multipartisme y a en effet affaibli des Etats en gestation et réveillé les luttes de pouvoir à travers des partis qui ne sont, dans leur immense majorité, que des habillages ethniques. C’est pourquoi il importe de permettre à l’Afrique de reprendre au plus vite ce « raccourci autoritaire » qui traumatise tant les démocrates européens, mais qui, seul, est peut-être susceptible, un jour, de provoquer une coagulation nationale [1].  •

[1] Voir à ce sujet mon livre Osons dire la vérité à l’Afrique. Le Rocher, 2015.

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