( 18 novembre, 2018 )

Une grande et bonne nouvelle pour le Royalisme français

 L’unité restaurée

 

La Restauration Nationale et le Centre Royaliste d’Action Française sont heureux d’annoncer le réunification des deux mouvements maurrassiens dans une unique structure. Les royalistes français, en quête d’unité pour notre pays, souhaitent rassembler l’ensemble de leurs forces pour défendre l’intérêt national en toutes circonstances.

Dans la continuité de la riche histoire de l’Action Française, nous reprenons comme nom officiel La Restauration Nationale, Centre Royaliste d’Action Française.

L’Action Française rappelle que son objet est la restauration d’un état souverain exerçant pleinement ses fonctions régaliennes. Seul l’établissement d’une monarchie décentralisée et représentative garantira le juste exercice d’une puissance durable.

Notre espérance repose sur S.A.R. le Comte de Paris, ainsi que sur son fils S.A.R. le Prince Jean de France, duc de Vendôme, qui se prépare activement au recours du Pays réel.

Hilaire de Crémiers, Président d’honneur

Henri Bec, Président

François Bel-Ker, secrétaire général 

                                  

( 18 novembre, 2018 )

Maurras met son gilet jaune !

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

Ainsi M. Griveaux, sans doute préoccupé par le soulèvement de la France périphérique qui s’annonce pour le 17 novembre, a souhaité, jeudi matin, sur France Inter, que le « pays légal » rende enfin visite au « pays réel » ! Maurras, qui est l’auteur de cette célèbre distinction, aurait souri de s’en voir contester la paternité par un ministre à la culture défaillante au profit — allez savoir pourquoi ! — de Marc Bloch, auteur lui-même d’une citation sur le sacre de Reims et la fête de la Fédération que nous faisons d’ailleurs volontiers nôtre !

Mais le maître de l’Action française se serait surtout réjoui de constater, à cette occasion, la persistance du rayonnement des analyses qu’il avait posées au début du XXe siècle. Éric Zemmour rappelait, mercredi, dans une conférence à l’ISSEP, l’école de sciences politiques récemment créée à Lyon par Marion Maréchal, que de Gaulle et la Ve République devaient à Maurras, d’une part, l’idée de restauration de la durée et de l’autorité au sommet de l’État, contre les faiblesses du régime parlementaire et, d’autre part, la ligne générale de leur politique étrangère, celle d’une grande puissance moyenne cherchant à fédérer les non-alignés pour résister aux grands blocs antagonistes.

Il aurait pu ajouter que la troisième leçon, celle de la distinction du « pays réel » et du « pays légal », justement, aurait elle aussi mérité d’être entendue ! Maurras, à travers elle, apparaît en effet comme un précurseur, non seulement de l’idée de décentralisation (ce qui est bien connu), mais aussi du populisme en ce sens qu’il a perçu et décrit avant tout le monde le divorce du peuple et des élites illégitimes qui trahissent la nation au profit des idéologies ou d’une fausse conception de l’universel. Un portrait-robot qui correspond assez bien à M. Griveaux et à ses semblables… la boucle est bouclée !

Stéphane Blanchonnet

 Professeur agrégé de lettres modernes
Président du Comité directeur de l’Action française
( 16 novembre, 2018 )

Nomination de Jean-Marc Sauvé par Mgr Pontier : les évêques de France vont-ils réagir ?

 

Communiqué de l’AGRIF

 

Incapable de gérer elle-même le scandale des abus de prêtres homosexuels ou pédophiles, la conférence des évêques de France vient de créer une commission « indépendante »…

Il faut déjà être particulièrement naïf pour faire confiance dans la justice de son pays. Nos évêques vont en plus faire confiance à une justice parallèle qui va les juger, fût-ce simplement moralement. Car que sera le rôle de cette commission, sinon de dresser le catalogue désastreux des prédateurs, de leurs victimes et des silences hiérarchiques que nous ne sachions déjà ?

Quelles conclusions pourrait-elle tirer et règles mettre en place que l’Eglise ne puisse faire elle-même avec un peu de bon sens qui aura, certes, cruellement manqué à certains pendant tant d’années ?

Au-delà du masochisme auquel des années de repentance nous avait habitués, il s’agit là d’un aveu d’impuissance consternant face à quelques clercs indignes mais minoritaires que quelques pasteurs n’auront pas traités comme ils le devaient.

Mais le plus scandaleux est que, parmi plusieurs noms proposés par les évêques à Lourdes, Mgr Pontier a confié la présidence de cette commission à Jean-Marc Sauvé.

Il vient de prendre la présidence des orphelins d’Auteuil après avoir pris sa retraite de vice-président du Conseil d’Etat.

Peut-être a-t-il été choisi car se disant catholique pratiquant et parce qu’il aura fait deux ans de séminaire chez les Jésuites ?

Comme le petit père Combes finalement.

Car c’est lui qui a validé la décision de mort de Vincent Lambert décidée par le Dr Kariger, autre catholique pratiquant revendiqué.

En tant que Vice-Président du Conseil d’Etat, Jean-Marc Sauvé a solennellement prononcé le 24 juin 2014 la sentence de mort de Vincent Lambert, condamné à être privé d’alimentation et d’hydratation jusqu’à ce que mort s’ensuive. En contradiction directe avec l’enseignement de l’Eglise et la loi naturelle.

Et c’est pourtant Jean-Marc Sauvé, qui porte bien mal son nom, qui a été choisi.

J’avais faim et vous m’avez refusé à manger. J’avais soif et vous m’avez refusé à boire. 

Voici le nouvel Evangile que nous propose l’Eglise de France avec une telle nomination.

Il est encore temps pour les évêques de France d’avoir un sursaut d’honneur et de dignité en intervenant auprès de Mgr Pontier pour que ce M. Sauvé soit renvoyé à l’orphelinat d’Auteuil.

( 16 novembre, 2018 )

Un timbre Royal sur vos courriers, ça vous tente?

 

Lu sur le blog « la Couronne »

 

Vous en avez marre de voir l’effigie de Marianne sur toutes vos lettres ? Vous préféreriez y voir  les princes de la Maison de France ou une fleur de lys ? Aujourd’hui c’est possible, grâce au service de personnalisation en ligne de la poste qui vous permet de personnaliser vos timbres à votre guise et sans mention “République Française” .

Pour cela téléchargez votre image ou nos visuels ; Les princes de France et La France royale ; puis rendez-vous sur le site https://boutique.laposte.fr/mon-timbre-a-moi  pour passer votre commande.

L’équipe de La Couronne a testé ce service de la poste avec ses visuels pour vous et depuis, coller un timbre devient un vrai plaisir. Alors n’hésitez plus, royalisez votre courrier, en attendant qu’une vraie poste Royale de France imprime elle-même ses timbres.

( 16 novembre, 2018 )

Editorial du n° 348 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

L’Alsace a reçu à Strasbourg la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault. Voilà un titre « ronflant » qui a le mérite de bien montrer le centralisme d’Etat. Elle venait voir les élus alsaciens qui veulent la fusion des deux départements bas et haut Rhin et plus de pouvoirs. A la suite de cette visite, une délégation de ces élus furent reçus à Matignon par le premier ministre, car il faudrait une loi pour changer la situation actuelle. Les Alsaciens ont un projet mais ils ne peuvent décider de la suite à donner. Nous sommes en république, c’est donc l’Etat qui décide de toute l’organisation territoriales et c’est ainsi dans pratiquement tous les domaines. Les Alsaciens ont-ils raison ou tord. Je dirai que cela ne nous regarde pas et ne devrait pas regarder l’Etat sauf s’il y a des conséquences internationales (on rentrerait là dans le domaine régalien du pouvoir central). La vraie démocratie, c’est cela : laisser les personnes libres de s’organiser comme elles le veulent. Il m’a toujours semblé aberrant que toutes les villes, toutes les provinces, toutes les structures territoriales soient organisées selon le même modèle. Nous avons aussi les directives de l’Etat imposant des aberrantes intercommunalités ! Il faut laisser libre les habitants et leurs élus qui ne doivent pas forcément être partout désignés partout de la même manière. Il me sera objecté que cela ne serait pas égalitaire ! Et alors ! Laissons libres les personnes, les familles, les organisations territoriales, les provinces, les professions de s’organiser mais la république n’aime pas les libertés, ceci au nom de ce qu’elle appelle « La Liberté » ! Et surtout, pour les dirigeants de notre république, pouvoir agir sur le quotidien des Français en toute occasion particulièrement pour des raisons électorales. Notre maître, Charles Maurras, avait bien montré la nécessité  pour ce régime de tout centraliser et pas seulement ce qui dépend les pouvoirs régaliens de l’Etat. Le régime républicain l’empêche les libertés en France (ce n’est pas le cas partout, cela dépend de l’histoire de chaque pays) mais un Roi ne dépendant pas de l’élection peut rendre libre les Français.

Ajoutons que beaucoup d’Alsaciens voudraient quitter la stupide  région « Grand Est » et ce serait leur droit. De plus en plus de Lorrains, dont de nombreux élus, aimeraient voir renaître La Lorraine. Nous en sommes. Nous aussi aimerions pouvoir nous organiser librement. Et cela est sans aucun doute vrai dans toute la France.

Le gouvernement veut tout régenter sur le territoire, tout surveiller. Pendant ce temps là, il ne s’occupe pas ou mal de ce qui est son devoir, ce que nous nommons les pouvoirs régaliens : justice, affaires étrangères, défense nationale, intérieur, monnaie. Déjà, il n’a plus aucun pouvoir sur la monnaie avec l’Euro et de moins en moins en affaires étrangères car à la remorque de puissances étrangères. Tout juste le président est-il capable de donner quelques « coups de menton » généralement inappropriés, voire insultants, en tous les cas contre productifs ! Il montre en plus qu’il ne connaît rien à l’histoire des peuples européens… mais veut donner des leçons « historiques » !

La défense nationale, nous l’avons déjà montré, est insuffisante et notre industrie de l’armement est bradée. Nous serions incapables de faire face à une grave crise internationale ou interne. C’est sans doute la raison profonde de la démission de Gérard Colomb qui n’a pas pu avoir les moyens d’une véritable politique de maintien de l’ordre. Moyens en hommes, matériels mais aussi juridiques. D’où son pessimisme lorsqu’il déclare que les Français mais pas seulement – il faut compter avec des immigrés toujours plus envahissants et certains islamistes issus de l’immigration – vont bientôt non plus se trouver côte à côte mais « face à face ». C’est ce qui définit une guerre civile. Les heurs se multiplient partout en France bien qu’ils soient la plupart du temps « étouffés » par les médias. Chez nous dans la banlieue messine la situation devient inquiétante et peu d’élus semblent bouger mis à part Jean-Louis Masson, les élus CNIP ou RN et quelques autres… Alors, cela n’est pas étonnant qu’il ait fallu longtemps pour trouver un nouveau ministre de l’intérieur, les personnes contactées refusant. Emmanuel Macron s’est finalement résolu à nommer le pâle et inconsistant Castaner !

Il serait temps que les forces de l’ordre aient les moyens indispensables à leur travail et que les lois, la justice donc, leurs permettent d’agir efficacement. Enfin, le maintien de l’ordre ne suffit pas, il faut une véritable politique d’intégration des populations exogènes. Nous devons travailler à ce qu’ils deviennent de vrais Français, leurs apprendre à penser en Français ou…. partir, comme le disait Charles Aznavour ! Mais le pouvoir républicain ne sait pas faire cela. Il repousse même ceux qui ne demandent que ça : il n’y a qu’à voir ce crime que fut, qu’est toujours, l’attitude du pouvoir républicain face aux harkis. Et cela continue car nous avons appris qu’il fut refusé à des afghans qui avaient travaillé pour l’armée française de venir en France. Ils sont maintenant morts assassinés et souvent leurs familles avec.

Si l’on ajoute à cela les déclarations scandaleuses du chef de l’Etat qui n’arrête pas d’insulter la France et les Français, surtout quand il est à l’étranger, nous voyons que nous vivons un moment difficile de notre histoire.

Il serait temps, pour la restauration de notre pays et de nos libertés de retrouver notre régime naturel, celui qui a fait la France : la monarchie royale.

Philippe SCHNEIDER

( 16 novembre, 2018 )

17 NOVEMBRE A PARIS

Samedi 17 novembre 2018

Journée d’Action Française 

12h – Messe aux intentions de Charles Maurras et de tous les morts d’Action Française, en la chapelle du Calvaire de l’église Saint Roch, 24 rue Saint Roch, 75001 Paris.

 

15h – Mot d’accueil et inauguration du siège rénové de l’Action Française par François Bel-Ker, secrétaire-général de l’AF.

 

15h30 – Colloque en hommage à Charles Maurras dont nous commémorons les 150 ans de la naissance.

         - « Maurras philosophe » par Axel Tisserand, philosophe et écrivain.

         - « Maurras religieux » par Gérard Leclerc, journaliste et écrivain.

         - « Maurras mystérieux » par Hilaire de Crémiers, directeur de La nouvelle Revue Universelle.

 

18h – Le Centre Royaliste d’Action Française et La Restauration Nationale annonceront officiellement la fusion des deux mouvements d’Action Française.

 

Cette journée d’Action Française sera clôturée par un coktail dînatoire. 

 

 

PAF :

Colloque + cocktail dînatoire : 10€ / 5€ (étudiants, chômeurs) / 20 € (soutien)

 

Lieu : 10 rue Croix-des-Petits-Champs, 75001 Paris

digicode : 7501

Escalier A, 2ème étage

 

Nous vous attendons nombreux pour cette belle journée !

 

Inscriptions obligatoires : https://www.billetweb.fr/journee-daction-francaise

 

( 16 novembre, 2018 )

Élites nulles

 

Lu sur lafautearousseau »

 

 

580234331.2.jpg

Hier matin, Benjamin Griveaux – tout de même ministre et porte-parole du gouvernement – est sur France Inter pour commenter l’interview d’Emmanuel Macron, sur le Charles de Gaulle, la veille au soir. Donc, la situation politique et les propos du président.

2221779_ce-quil-faut-retenir-de-linterview-de-macron-depuis-le-charles-de-gaulle-web-tete-060147048591.jpgCe dernier ayant reconnu avoir échoué à réconcilier les Français avec leurs dirigeants, Griveaux opine : « Oui, c’est l’opposition classique Pays Réel – Pays légal, pour reprendre l’expression de Marc Bloch ». Sans commentaire.

Celui-ci toutefois : ce n’est après tout pas si grave ni si important que l’expression soit de Marc Bloch ou de Maurras. Ce qui compte aurait dit Pierre Boutang « c’est la chose même ». Sauf que la distinction Pays Réel – Pays Légal s’intègre dans une pensée politique déterminée, en l’occurrence dans ce qu’Albert Thibaudet avait appelé les idées de Charles Maurras. Pas dans celles de Marc Bloch …

On a bien ri dans le landernau où l’on est, du reste, aussi ignorant que Griveaux ; on s’est bien moqué. D’autant que ce jeune Griveaux est, paraît-il, un habitué des bourdes de toutes sortes. Il pourrait sembler aux esprits simples ou irréfléchis que ce n’est pas forcément indiqué pour le porte-parole d’un gouvernement. Mais non, lui dit qu’il « s’en fiche ». Élégante désinvolture …

Ce n’est ni si grave, ni si important, en effet. Mais l’inculture ! L’inculture ! Ça oui !

( 16 novembre, 2018 )

Commémoration du 11 Novembre : l’affront fait à la Serbie

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

Nous approuvons totalement ce texte et prions nos amis serbes de bien vouloir excuser la France que son président a déshonorée par ce scandale. Qu’ils sachent que les Français, eux, n’oublient pas leurs amis serbes. LR

 

Il est parfois des choses qui demeurent inexplicables et incompréhensibles. Ainsi de la commémoration du centenaire de l’armistice de 1918 qui s’est tenue à Paris, ce 11 novembre, et qui fut entachée d’une veulerie historique que d’aucuns décrivirent plus sagement et plus simplement comme n’étant qu’un « scandale diplomatique ».

Tous les dirigeants des pays belligérants trouvèrent leur place à la tribune officielle. Tous sauf un, pour lequel il n’y avait, justement, pas de place.

Le président du pays auquel la guerre fut déclarée en premier par l’Autriche-Hongrie puis par l’Allemagne ; le président du pays qui fut en premier attaqué par les puissances centrales ; le président du pays dont l’armée héroïque remporta les premières victoires alliées ; le président du pays qui, enfin, paya le plus lourd tribut, avec ses 1.200.000 victimes, taux le plus élevé de tous les États belligérants ; le président de la Serbie, donc, fut quant à lui relégué dans une tribune annexe…

L’affront, tout à fait incompréhensible, fut de taille. Il fut d’autant plus insupportable qu’il vint d’un pays considéré en Serbie depuis un siècle comme un vieil allié et ami – la France. Pis encore, à regarder la présidente de la Croatie – État qui n’existait pas en 1914 et dont le peuple porta l’uniforme austro-hongrois – au premier rang aux côtés d’autres chefs d’États, ou l’Albanais Hashim Thaçi – ancien terroriste et chef de l’entité sécessionniste du Kosovo, dont le peuple harcelait et achevait à chaque occasion qui se présentait l’armée serbe, déjà exténuée par les combats, la faim et le froid lors de sa retraite de 1915 – au deuxième rang derrière Mme Merkel et MM. Poutine et Macron, l’on ne pouvait que rester effaré devant l’absence du président de la Serbie !

Si Emmanuel Macron avait voulu délibérément et bassement humilier ce pays et son peuple, il ne s’y serait pas pris autrement.

Interpréter l’événement n’est pourtant pas chose aisée.

Bien évidemment, une partie de l’explication se retrouve incontestablement dans l’ignorance et la prétention qui siéent si bien à l’époque et qui caractérisent tant les générations dont fait partie aussi le Président Macron. Si on le pare d’une certaine culture – ce qui n’est pas forcément difficile en comparaison de son prédécesseur au palais de l’Elysée -, il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un parfait représentant de son époque, talentueux certes, mais, au fond, marchant dans les clous de l’idéologie dominante.

Nous sommes, en effet, fort éloignés d’un général de Gaulle ou encore d’un François Mitterrand qui connaissaient l’Histoire et en avaient un sens profond. Ils savaient ce qu’était la France. Ils savaient ce qu’était le monde. Ils savaient, de fait, aussi, les liens d’amitié qui existaient entre la France et la Serbie et qui furent scellés dans le sang sur le front de Thessalonique lors de la Grande Guerre. C’était une époque, aujourd’hui révolue, où la France avait encore à sa tête de véritables hommes d’État.

Une autre partie de l’explication tient à la politique étrangère de la France qui, depuis la fin de la guerre froide, a été, pour ce qui est des Balkans, inféodée à la politique allemande d’abord, à la politique américaine ensuite. Reconnaissance des indépendances slovène et croate en 1992, agression militaire de l’OTAN en 1999, sécession et reconnaissance du Kosovo et de la Métochie en 2008… l’amitié franco-serbe en avait déjà pris un sacré coup.

Pourtant, ni l’esprit du temps ni la vacillante politique étrangère de la France dans les Balkans ne suffisent à expliquer le « scandale diplomatique » du 11 novembre. Mais après tout, peut-être qu’il ne faut pas chercher une cause directe à l’événement. Il se peut que l’humiliation du 11 novembre ne soit qu’une des marques symboliques de la fin du monde ancien. Elle serait, à bien y réfléchir, parfaite comme confirmation du nouveau monde, qui adore tellement déconstruire et relativiser.

Quoi qu’il en soit, il restera, à tout jamais marqué d’une encre indélébile, qu’à l’occasion de la célébration du centenaire de l’armistice de 1918 à Paris, la Serbie, avec son cortège de 1.200.000 morts, n’avait pas sa place à la tribune où ses agresseurs d’antan avaient pris la leur.

Milos Jovanovic

 Président du Parti démocrate de Serbie
( 16 novembre, 2018 )

Jacques Bainville, ce royaliste qui annonça la guerre suivante, un matin de novembre 1918…

 

Lu sur le blog de Jean-Philippe CHAUVIN

 

Quand on s’intéresse à l’histoire et, dans le cadre de la commémoration de l’Armistice, à la fin de la guerre de 1914-18 et aux traités de paix qui ont suivi, Jacques Bainville peut être un guide utile, même s’il n’est pas forcément le bienvenu dans l’école républicaine, celle qui l’a tant ignoré, lui l’historien « amateur » qui, pourtant,  a mieux vu que beaucoup d’universitaires professionnels la suite des événements et compris le « sens » de l’histoire (non pas la direction mais l’ontologie de l’histoire, et les raisons de celle-ci, de ses « suites logiques »). Bien sûr, il y a son livre constamment réédité depuis la chute du Mur de Berlin, « Les conséquences politiques de la paix », et qui annonce dès 1920, en fait et alors dans l’indifférence quasi-générale, la triste suite des années 30 (Bainville ne verra pas tout se dérouler, victime d’un cancer en février 1936, avant la tragédie guerrière de 1939), avec une prescience qui n’est rien d’autre que l’application d’un empirisme que Maurras, à la suite de Sainte-Beuve, qualifiait d’organisateur…

Bainville était aussi un journaliste du quotidien mais qui voyait loin, dans une optique capétienne, et ses articles dans L’Action française mériteraient une relecture attentive et une réédition générale, avec un bon appareil critique (pourquoi pas dans la Pléiade ?) pour les remettre en contexte et les expliquer aux lecteurs de notre temps.

Jacques Bainville, ce royaliste qui annonça la guerre suivante, un matin de novembre 1918... dans Articles de fond bainville-jacques-bouquins

Justement, l’un de ses articles a été republié dans le recueil intitulé « La monarchie des lettres », dans la collection Bouquins de Robert Laffont, et apparaît comme malheureusement visionnaire, comme celui d’une Cassandre que l’Opinion et les élites de la République n’entendent pas, ne veulent pas entendre, engoncées dans leurs certitudes et aveuglées d’illusions. Cet article c’est celui du… 14 novembre 1918, dans l’A.F. monarchiste qui sort exsangue d’une guerre qui l’a privée de sa jeunesse saignée dans la Somme ou à Verdun. Son titre : « Demain ? ». Il faudrait le citer en entier, même si, en définitive, sa lecture est éprouvante, presque désespérante lorsque l’on connaît la suite et que l’on constate que les avertissements de Bainville n’ont servi à rien : comme le général de Gaulle, grand lecteur de Bainville, on peut n’en éprouver que plus de mépris pour cette IIIe République imbécile et assassine par son aveuglement, sa lâcheté aussi face au pangermanisme et au nazisme des années 30, cette République qui se réfugiera dans les bras d’un vieux maréchal qu’elle ira chercher à son ambassade de Madrid avant de disparaître dans la catastrophe de mai-juin 1940…

Que dit Bainville, en ce jour du 14 novembre 1918, quelques dizaines d’heures après l’arrêt des combats ? Lisons : « Devant quoi la France, au sortir de la grande joie de sa victoire, risque-t-elle de se réveiller ? Devant une République allemande, une république sociale-nationale supérieurement organisée et qui, de toute façon, sera deux fois plus peuplée que notre pays. Cette république (si l’Allemagne reste une république, ce qui n’est pas encore assuré) ne sera pas, comme dirait M. Roosevelt, « du type flasque ». Elle sera productrice et expansionniste. Elle aura une politique étrangère et économique. Cette république des Allemands-Unis, qui aura achevé l’unité allemande, continuera l’empire. C’est contre elle, à un contre deux, que nous aurons à défendre notre industrie d’abord, et bientôt les provinces que nous lui auront reprises et auxquelles elle n’aura renoncé qu’en grinçant des dents. » Une république sociale-nationale : le nazisme sera l’abréviation des deux termes, national et social(isme)… L’empire sera ce IIIe Reich que le chancelier Hitler déclarera être l’achèvement de l’unité allemande et le totalitarisme nazi, pangermaniste, ce régime « supérieurement organisé » (n’est-ce pas la caractéristique affichée d’un système totalitaire ?) dira réunir tous les « Allemands », y compris au-delà des frontières officielles de l’Allemagne…

Relisez ce texte, relisez-le, et rappelez-vous qu’il a été écrit alors même que les canons de la Grande guerre viennent à peine de se taire, et que la France et ses alliés espèrent et affirment que la tragédie guerrière qui s’achève au bout de quatre longues années est « la Der des Der » !

achille dans Articles de fond

Le 14 novembre 1918, Jacques Bainville, ce « Vergennes » de L’Action française méconnu de la République (pas totalement, en fait…), alarme la France sur les périls qui la menacent si elle ne gagne pas la paix : mais Bainville crie dans le désert d’une République amnésique et qui subira, pour le plus grand malheur de la France, la montée des périls sans pouvoir (sans vouloir ?) l’arrêter…

Dès 1918, c’est 1940 qui se prépare… « La République n’a pas de politique étrangère », disait Anatole France en haussant les épaules : c’est le moindre de ses défauts, diraient certains ; c’est le pire, au regard de l’Europe et du monde qui, eux, ont besoin, malgré la République et en attendant mieux, de la France !

Jean-Philippe CHAUVIN

( 15 novembre, 2018 )

Le 11 Novembre à Paris, c’est l’hypocrisie macronienne

 

Lu sur « boulevard Voltaire ».

 

Je rentre du Donbass, où j’ai mené avec l’association Ouest-Est une délégation d’observateurs français (parmi lesquels se trouvaient Thierry Mariani, Nicolas Dhuicq, Michel Voisin et d’autres personnalités) pour les élections législative et présidentielle de la République populaire de Donetsk, suite à l’assassinat du président Aleksandr Zakhartchenko.

Les élections se sont déroulées sans incident dans une ambiance étonnamment festive, avec une participation très forte à plus de 80 %. C’est sans surprise que les deux hommes forts des deux républiques (Denis Pouchiline, à Donetsk, et Léonid Passetchnik, à Lougansk) ont gagné ces élections dès le premier tour. C’est le signe que les habitants du Donbass font toujours confiance aux équipes qui, dès le départ, ont choisi de ne pas accepter l’autorité des putschistes de Kiev, suite au coup d’État de février 2014.

Ce qui est plus surprenant, en revanche, est qu’au même moment à Paris, les chefs d’État du monde entier se sont rassemblés pour commémorer la fin de la Grande Guerre sans faire, à aucun moment, allusion à cette terrible guerre en pleine Europe qui a pris la vie de plus de 10.000 personnes depuis 2014.

Comment Emmanuel Macron a-t-il pu dire que l’Union européenne « délivre des guerres civiles » alors que l’Union européenne a, précisément, soutenu le coup d’État de Kiev qui a plongé l’Ukraine dans la guerre civile ? Comment peut-il oser dire qu’il faut faire, « une fois de plus, ce serment des nations de placer la paix plus haut que tout » alors que son ministre de la Défense vend des hélicoptères à l’armée ukrainienne pour faire la guerre aux habitants du Donbass ? Comment peut-il dénoncer le totalitarisme alors qu’en juin dernier, François de Rugy, alors président de l’Assemblée nationale, accueillait en grande pompe Andriy Paroubiy, président de la Rada de Kiev, fondateur du Parti social-nationaliste (sic), chef des milices armées de l’Euromaïdan qui ont renversé le gouvernement légitime ukrainien et qui affirme que les habitants du Donbass ne devraient pas avoir les mêmes droits que le reste de l’Ukraine ?

L’hypocrisie élyséenne vire à la schizophrénie et cela devient vraiment inquiétant. En tout état de cause, la guerre mondiale n’est toujours pas terminée. L’État profond américain veut sa guerre avec la Russie et il a choisi l’Ukraine comme théâtre d’opération préliminaire. Les conséquences de cette guerre pour nous, Européens, seraient fatales. Alors, en cette période de commémoration, souvenons-nous qu’aujourd’hui encore, de jeunes Européens meurent dans les tranchées et que de petits orphelins pleurent la mort de leurs parents tombés sous les bombes.

La France a signé les accords de Minsk 2, dont l’objectif est de rétablir la paix entre le Donbass et l’Ukraine. Si monsieur Macron aime tant la paix, qu’il cesse d’en parler et qu’il nous le prouve en honorant la signature de la France et en œuvrant immédiatement pour la paix au Donbass. L’Europe ne survivrait pas à une Troisième Guerre mondiale.

Nikola Mirkovic

 Responsable d’une association humanitaire
12345...179
Page Suivante »
|