( 16 octobre, 2017 )

Le cynisme européiste d’Emmanuel Macron

 

Editorial de l’Action Française 2000 n° 2963 du 05 Octobre 2017.

 

Une Europe souveraine, unie, démocratique  »  : le titre du discours de Macron à la Sorbonne, le 26 septembre, suffit à prouver le tour de passe-passe, comme hier la «  fédération d’États-nations  » inventée par Jacques Delors – une fausse synthèse d’éléments inconciliables pour faire passer la pilule. Selon Delors, une Europe fédérale ne remettait pas en cause l’indépendance des nations, puisqu’elle préservait les États, ce qui était évidemment contradictoire  ; selon Macron, il convient d’attribuer à l’Europe les attributs de la nation  : la souveraineté, l’unité et un régime politique – la démocratie – reposant sur l’existence d’un imaginaire demos européen. Opposées en apparence dans leur formulation, les deux supercheries, aussi fédéralistes que ringardes, sont identiques. Macron regarde l’avenir dans le rétroviseur des «  pères fondateurs  ». Comme s’il s’était trompé d’époque. Comme s’il n’avait pas vu que l’Europe ne fait plus rêver des peuples qui, d’ailleurs, y ont toujours vu autre chose que leurs voisins  : pour les démocrates-chrétiens, surtout français, la garantie de la paix en sortant de l’histoire grâce à la constitution d’un ersatz de chrétienté  ; pour d’autres, notamment les Allemands, la possibilité de retrouver à plus ou moins long terme “leur” suprématie continentale – la «  destinée manifeste  » à la sauce germanique  ; pour d’autres encore, une assurance-indépendance contre un voisin – russe – jugé par nature menaçant. Et pour beaucoup, la possibilité d’appartenir à un club économique et monétaire permettant d’assurer leur développement, appartenance qui, ayant ses contraintes, peut se retourner en cauchemar car l’Europe est tout sauf solidaire – les Grecs l’ont appris à leurs dépens. Quant au Royaume-Uni, qu’il ait été dehors ou dedans (mais toujours à moitié), il est fidèle à la doctrine de Churchill  : le projet européen, c’est bon pour les nations continentales.

Histoire, identité et horizon

Macron a beau pérorer que l’Europe est «  notre combat  », «  notre histoire, notre identité, notre horizon  », il mêle là encore une platitude – l’Europe est en un sens «  notre histoire  » – à deux affirmations idéologiques. En quoi serait-elle «  notre combat  » – Quel «  citoyen  » européen serait prêt à mourir pour Gdansk davantage que pour Dantzig  ? – ou «  notre identité  »  ? Comme s’il existait une identité européenne préexistante aux identités nationales qui n’en seraient que les déclinaisons alors que, bien au contraire, l’identité européenne n’a jamais été que le carrefour des identités nationales. Non, évidemment, que ce dialogue n’ait eu d’incidence sur la culture de chacun des peuples qui y ont, inégalement du reste, participé dans l’histoire. Mais jamais ce dialogue n’a fini par constituer le brouet insipide d’une identité européenne. Enfin, en instituant l’Europe comme «  notre horizon  », Macron rétrécit singulièrement celui de nations historiques comme l’Espagne, le Portugal, le Royaume-Uni (dont il justifie ainsi la sortie) ou évidemment la France, dont les horizons se confondirent toujours avec la terre entière – reculant, comme il se doit, au fur et à mesure que ces nations avançaient. «  Notre horizon  » ne saurait se limiter au «  petit cap du continent asiatique  » (Paul Valéry).

Macron a évoqué les «  pères fondateurs  », eux qui, instrumentalisant le traumatisme de deux guerres mondiales dont les nations furent avant tout les victimes et à peine la cause occasionnelle, conçurent aussitôt leur projet comme un asservissement du politique à l’économique au plus grand profit de l’hégémonie américaine. Il est vrai que c’est de cette idéologie matérialiste que Macron est le héraut. Idéologie consumériste qui constitue le brouet insipide européen que nous évoquions à l’instant. C’est pourquoi, disciple de Monnet, il veut explicitement substituer le «  débat scientifique  » au «  débat politique  » et abandonner l’Europe aux «  experts  », c’est-à-dire aux lobbies.

Un souverainisme de repli  ?

Aussi, après Mitterrand à Strasbourg en 1995 – «  le nationalisme, c’est la guerre  » –, a-t-il beau dénoncer en «  continuateur  » plus qu’en «  révolutionnaire  » (Pierre-André Taguieff) «  nationalisme, identitarisme, protectionnisme, souverainisme de repli  », «  idées qui se présentent comme des solutions préférables  » auxquelles il avoue, deux lignes plus haut, préférer «  les bourrasques de la mondialisation  »  : ses propos n’en font que mieux ressortir son aveuglement et son cynisme. Aveuglement devant la résurgence, partout dans le monde, singulièrement en Europe, d’un besoin d’identité face, précisément, aux dégâts culturels, plus encore qu’économiques, du mondialisme. Car avant d’être des «  idées  », «  nationalisme, identitarisme, protectionnisme, souverainisme de repli  » traduisent un besoin de persévérer dans l’être auquel c’est le mondialisme, par ses ravages, qui risque de donner un visage peu amène – et le succès relatif de l’AFD en Allemagne n’est pas forcément pour nous réjouir. Il en est de même du faux nationalisme catalan, sur fond d’égoïsme économique  : que traduit-il sinon un “chacun pour soi” que le mondialisme favorise  ? Macron est dans le domaine des idées, ou plutôt de l’idéologie. Aux prétendues idées de repli, il oppose une Europe qui «  ne vivra que par l’idée que nous nous en faisons  ». Idée en l’occurrence sonnante et trébuchante, puisqu’elle consiste à faire de l’Europe un open space – parlons macronien – du mondialisme, comme le montre l’entrée en vigueur, avant même sa ratification par les parlements nationaux, du CETA, traité de libre-échange euro-canadien, auquel Macron a toujours été favorable. C’est là tout son cynisme. Faire servir, comme les «  pères fondateurs  », une idée apparemment généreuse à la mise en coupe réglée des peuples et des civilisations sous un impératif de primauté de l’économique cachant la volonté de puissance de l’Argent sans rivages. La souveraineté, l’unité et la démocratie dont il rêve, ce sont celles des marchés dictant leur loi à des peuples submergés, à l’identité éclatée. Il est vrai  : «  Moi je n’ai pas de ligne rouge, je n’ai que des horizons.  »

C’est à Giscard, qu’il fait penser. “Jeune” président (plus jeune même), centriste et atlantiste, il mêle lui aussi, en libéral-libertaire assumé, volonté de faire éclater les cadres de la société (l’avortement et le divorce pour Giscard, la PMA et bientôt la GPA et l’euthanasie pour Macron) et dépassement du national au profit d’une Europe mondialisée. Giscard est l’instigateur de l’élection du Parlement européen au suffrage universel, du regroupement familial puis de la Constitution européenne, devenue le traité de Lisbonne. Pour Macron  : listes européennes transnationales, Europe à deux vitesses pour forcer le passage au fédéralisme, budget «  du cœur de l’Europe  », valorisation du «  défi  » migratoire. Et comme Giscard à l’époque, peut-être notre «  pionnier  » se pense-t-il trop jeune pour prendre sa retraite après deux mandats nationaux et se voit-il déjà le premier président de l’Europe. Mais il faut auparavant diluer la France dans le grand tout européen. Bien sûr, les Allemands, Merkel en tête, n’ont pas les mêmes projets, surtout en matière budgétaire. Les Français ont toujours été les seuls «  Européens  ». Alignement explicite sur le «  modèle allemand  », que viendra sanctionner un nouveau «  traité de l’Élysée  », en matière sociale (la «  convergence  »), monétaire (la dogmatique austéritaire) et migratoire, bradage des derniers fleurons de notre industrie au profit du capitalisme d’outre-Rhin (Alstom dernièrement)  : les Allemands se contentent de ramasser ce que Macron leur offre. Ils savent que la condition d’une Allemagne toujours plus forte est une France toujours plus «  européenne  », c’est-à-dire toujours plus faible.

François Marcilhac

( 14 octobre, 2017 )

17 octobre 1961 : un « massacre » sans cadavres

 

Voici une mise au point très bien venue de Bernard Lugan.

 

 

Comme chaque année à la date anniversaire de la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris, communistes et socialistes, amis du FLN et militants « anticolonialistes » (sic), vont commémorer un « massacre » qui aurait été perpétré par la police française. Ils se réuniront ensuite sur le Pont Saint-Michel d’où, toujours selon  eux, des dizaines, voire des centaines d’Algériens auraient été précipités dans la Seine.

 

Le seul problème, mais il est de taille, est que ce « massacre » n’a pas eu lieu… Quant aux noyades, à l’exception de celles pratiquées par le FLN sur les membres du MNA ou sur les Harkis, elles n’ont pas davantage existé…car nous sommes en réalité en présence d’un montage.

 

Démonstration [1] :

 

1) Le 18 octobre 1961 au matin, le bilan de la manifestation de la veille parvient à Maurice Legay, directeur général de la police parisienne. Il est de 3 morts. Nous voilà donc loin des dizaines, voire des centaines de morts et de noyés avancés par certains.

 

2) Or, deux de ces trois morts, à savoir Abdelkader Déroués et Lamara Achenoune n’ont aucun lien avec la « répression » du 17 octobre puisqu’ils ont été tués, non pas à coups de matraque, mais par balle, non pas dans le centre de Paris, mais à Puteaux, donc loin de la manifestation. De plus, le second a été préalablement étranglé…

 

3) Un mort, un seul, a tout de même été relevé dans le périmètre de la manifestation et il ne s’agit pas d’un Algérien, mais d’un Français « de souche » nommé Guy Chevallier, décédé vers 21h devant le cinéma REX de fractures du crâne. Etait-il un simple passant ou bien un porteur de valises manifestant avec le FLN ? Nous l’ignorons. Fut-il tué lors d’une charge de la police ou bien par les manifestants ou bien par une toute autre cause ? Nous ne le savons pas davantage.

 

La conclusion qui s’impose à tout esprit doté d’un minimum de réflexion est que la « répression » de la manifestation algérienne du 17 octobre semble n’avoir paradoxalement provoqué aucun mort algérien…

 

A ces faits, les tenants de la thèse du « massacre » répondent que le vrai bilan de la « répression » policière n’a pu être établi que plusieurs jours plus tard, une fois pris en compte les blessés qui décédèrent ultérieurement, et une fois les cadavres retirés de la Seine. Mais aussi, parce que, terrorisés, les manifestants cachèrent d’abord les corps de leurs camarades.

 

Trois grandes raisons font que cette argumentation n’est pas recevable :
- Les archives des hôpitaux parisiens ne mentionnent pas une surmortalité particulière de « Nord-Africains » (selon la terminologie de l’époque), durant la période concernée. Même si de nombreux manifestants blessés à coups de matraques y furent pris en charge.

- La police ayant totalement et hermétiquement bouclé le périmètre de la manifestation, l’on voit mal comment des porteurs de cadavres auraient pu passer à travers les barrages.

- Et, in fine, que seraient devenus les cadavres en question ? Ils n’apparaissent en effet pas dans les archives de l’IML, l’Institut médico-légal (la Morgue), où sont transportés les morts relevés sur la voie publique ou repêchés dans la Seine et dans la Marne.

Le « Graphique des entrées de corps « N.A » (Nord-africains) par jour. Octobre 1961 », à l’Institut médico-légal de Paris, pour la période allant du 17 octobre au 21 octobre, nous apprend ainsi que:

- Le 17 octobre, alors que se déroulait dans Paris un prétendu « massacre », l’Institut Médico-Légaln’a enregistré aucune entrée de corps de « NA ».
- Le 18 octobre, deux corps de « NA » furent admis à l’IML. Il s’agissait d’Achour Belkacem, qui avait été tué ce 18 octobre à Colombes, donc le lendemain de la manifestation, par un policier invoquant la légitime défense. Le second était Abdelkader Bennahar relevé lui aussi à Colombes et portant des blessures à la tête avec possibilité, dixit le rapport de police, d’écrasement par un véhicule.
- Les 19 et 20 octobre, l’IML n’a comptabilisé aucune entrée de corps de « NA ».
- Le 21 octobre, soit 5 jours après la manifestation, 1 corps fut déposé à l’IML, celui de Ramdane Mehani décédé vers 22h 30 durant son transfert du commissariat du 13° arrondissement au palais des Sports de la Porte de Versailles. Le registre de l’IML parle de mort naturelle, donc, là encore, sans aucun lien avec la manifestation du 17 octobre.

 

 

Conclusion : nous sommes donc en présence d’un « massacre » sans cadavres, ce qui s’explique parce qu’il n’y eut pas de « massacre » !!!

 

C’est donc un « massacre » imaginaire qui va être commémoré le 17 octobre prochain à l’occasion d’une grande cérémonie culpabilisatrice à laquelle des médias incultes ou partisans vont une fois de plus donner une grande publicité.

 

Un « massacre » imaginaire fruit d’un montage politique fait à l’époque par le FLN voulant peser psychologiquement sur les négociations en cours avec le gouvernement français. Montage qui fut ensuite orchestré par le parti communiste et  plus que complaisamment relayé par les médias… hier comme aujourd’hui.

 

Pour les historiens du futur ce prétendu « massacre » restera donc comme la fabrication d’un des grands mythes du XXe siècle. A l’image de Katyn, des cadavres de Timisoara en Roumanie, des « couveuses » du Koweit et des « armes de destruction massive » en Irak. Leur principal sujet d’étonnement sera cependant l’insolite caution donnée à un tel mensonge par les plus hautes autorités de l’Etat français sous la présidence de François Hollande…

 

Bernard Lugan

13/10/2017

 

 

[1] La brièveté synthétique de cette mise au point interdisant de développer un argumentaire détaillé, la bibliographie et l’historiographie de ce « massacre » seront faits  dans le numéro de novembre 2017 de l’Afrique Réelle que les abonnés recevront le 1er novembre. On pourra également voir à ce sujet le chapitre IX de mon livre : Algérie, l’histoire à l’endroit. 

( 12 octobre, 2017 )

Niger : derrière la mort des soldats américains, l’opposition Peul-Touareg et les conséquences de l’ « embouteillage » sécuritaire

 

Analyse de Bernard Lugan (www.bernard-lugan.com) sur les récents combats au Niger.

 

Le 4 octobre 2017 un élément américano-nigérien à ossature de forces spéciales est tombé dans une embuscade à quelques kilomètres de la frontière entre le Niger et le Mali, près de Tongo Tongo, un village situé à proximité de Tillabery. Cette embuscade a fait 4 morts parmi les soldats américains et au moins cinq parmi les Nigériens ainsi que plusieurs blessés. Les véhicules de la patrouille ont été détruits. Qui se cache derrière cette attaque marquant un palier supplémentaire dans le conflit sahélien ?

 

Pour la première fois, des assaillants viennent donc de s’en prendre ouvertement et dans un combat frontal à une force occidentale. Qui plus est, à des forces spéciales. Jusque-là, l’essentiel des pertes essuyées par les forces françaises étaient provoquées par des IED, mines placées sur les axes empruntés par les convois ou les patrouilles. Nous sommes donc en présence d’une montée en puissance des jihadistes car l’embuscade était bien organisée, ses auteurs fortement armés et équipés de véhicules et de motos. Après l’attaque, les assaillants se sont volatilisés dans la savane.

L’attaque s’est produite dans une zone particulièrement propice aux embuscades où les forces armées nigériennes ont déjà subi de lourdes pertes. La question qui se pose est double.

1) Qui sont les auteurs de cette attaque ?

Les autorités nigériennes accusent les groupes jihadistes maliens, notamment deux organisations, l’Etat islamique du Grand Sahara (EIGS) et le Jamat Nosrat al-Islam, nouveau mouvement apparu au mois de mars 2017 et dont le chef est Iyad ag Ghalid, un chef touareg malien de la grande tribu des Ifora passé au jihadisme et affilié à Al-Quaida.

Or, nous devons bien voir que dans cette région, le paravent islamique cache le cœur de la question qui est une fois de plus l’ethnie. Comme je ne cesse de le dire depuis plusieurs années, le jihadisme sahélien est d’abord, la surinfection d’une plaie ethnique. Ici, tout se greffe en effet sur l’opposition entre Peul (Fulani), Touareg, Touareg Imghad et autres groupes, engagés dans une féroce compétition, d’abord pour le contrôle des trafics, mais aussi des points d’eau et des pâturages. Depuis plus d’une année, sous paravent islamique, se cache en réalité une terrible guerre ethnique qui oppose ces deux populations d’éleveurs nomades et qui a fait des dizaines de morts.

Dans cet imbroglio, certains Fulani (Peul) se sont jihadisés afin de pouvoir lutter contre leurs rivaux et concurrents, notamment, mais pas exclusivement, les Imghad. Ces derniers qui ont été armés par le Mali pour lutter, certes contre les jihadistes, mais d’abord contre les Iforas, profitent de la situation pour s’en prendre à leurs rivaux ethniques.

Les jihadistes ont beau jeu d’attiser ce conflit millénaire. Ils légitiment ainsi la réaction des Peul par les grands jihad des XVIIIe-XIXe siècles, quand le paysage politique de l’ouest africain sahélien fut remodelé par leurs ancêtres qui constituèrent alors de vastes Etats inspirés par le jihad. Alimentés à la fontaine du mythe, bien des jeunes peuls se sont mis à rêver à des destins comparables à ceux d’Ousmane Dan Fodio (1754-1817), fondateur de l’Empire de Sokoto, de Seku Ahmadu (1773-1844), qui créa l’empire peul du Macina ou encore à Omar Tall dit el-Hadj-Omar (1796-1864) fondateur de l’empire Toucouleur ou Torodbe qui s’était fixé pour but l’islamisation de l’Ouest africain.

 

Alors, certes, ce sont bien des jihadistes qui ont mené la sanglante embuscade du 4 octobre 2017. Mais en prenant appui sur la marqueterie ethnique régionale. Il est donc une fois de plus essentiel de voir ce qui alimente ce jihadisme. Pour cela, cessons d’analyser la situation en termes « globaux » ou en parlant de déficit de démocratie, de « développement » ou autres fadaises ânonnées ad nauseam par le politiquement correct ou le psittacisme journalistique. Autrement, le combat sera perdu par avance.

 

2) Du danger de l’ « embouteillage sécuritaire »

Dans de précédents articles ou communiqués, j’avais fortement mis en garde contre la multiplication des structures de lutte anti-jihadiste au Sahel. Elles constituent en effet une juxtaposition de forces dont la coordination est moins rapide que la prise de décision unique par les responsables jihadistes.

Le coup très dur qui vient d’être porté aux forces spéciales américaines illustre hélas mon propos. Ces dernières ont deux emprises régionales, à Aguellal et à Diffa, plus des éléments équipés de drones à Agadez ainsi qu’une emprise sur l’aéroport de Niamey. Leur connaissance du terrain est technique et disons-le « livresque ». Il leur manque la « profondeur historique » et pour tout dire cette connaissance de la géopolitique ethnique régionale que notre vieille Infanterie de marine, la « Coloniale », possédait sur le bout des doigts.

Aux forces américaines, viennent s’ajouter régionalement diverses composantes onusiennes, d’autres issues de l’Eurocorps. Ce mille-feuilles sécuritaire est également composé d’armées nationales, de forces conjointes issues de ces mêmes armées nationales, de milices ethniques anti-jihadistes et maintenant du G5 Sahel…Un véritable volapük militaire qui prête le flanc à toutes les catastrophes. D’autant plus que ces forces enchevêtrées et qui, toutes, luttent en principe contre les jihadistes, doivent de plus être coordonnées avec la colonne vertébrale du dispositif qui est Barkhane…

Depuis la nuit des temps, l’expérience a pourtant appris trois choses aux militaires :

1) La nécessité de l’unité du commandement

2) La connaissance du terrain

3) L’identification de l’ennemi que l’on combat

 

Bernard Lugan

( 12 octobre, 2017 )

Qui se soucie des agriculteurs ?

 

Lu sur le « salon beige » ce témoignage d’un agriculteur ami, Loup Mautin

 

« Nous étions en classe ensemble, Mickaël s’est tiré une balle dans la tête.

Il était un voisin, Jean-Loup a été retrouvé pendu dans un de mes hangars.

Ancien conseiller municipal de la commune, Bernard a mis fin à ses jours dans sa cour… deux jeunes installés voisins morts dans la même semaine à cinq km de la maison. Tous agriculteurs !

Épuisé physiquement, débordé administrativement et désespéré irrémédiablement, un agriculteur met fin à ses jours toutes les 48 heures. Quelles que soient les productions, cette endémie n’a d’équivalent dans aucune autre catégorie socioprofessionnelle. Leur entourage familial et leur insertion dans la vie locale n’y font rien. Les paysans sont de plus en plus seuls… et le chiffre des suicides de plus en plus alarmant.

La nature même de l’activité agricole, dépendante des aléas climatiques et tributaire des contraintes agronomiques locales, en fait un métier à part. Le salarié ordinaire peut faire connaître son mécontentement ou revendiquer ses exigences envers un employeur indélicat par de multiples moyens. C’est même un sport national dans notre beau pays. On ne manifeste ni ne fait grève contre la pluie, la canicule ou le gel. « C’est le travail qui commande ! » ont coutume de répondre ceux à qui on demande leur mode de fonctionnement.

À ces exigences naturelles permanentes et inaltérables s’ajoutent aujourd’hui de nombreuses contraintes artificielles. Celles du législateur et du technocrate qui n’en finissent pas de modifier les textes au gré des tendances fiscales, commerciales et environnementales du moment. Aux cycles naturels lents et longs viennent brutalement s’imposer des règlements applicables immédiatement. L’Union européenne ne s’en prive pas et les États en rajoutent. Or, on ne change pas des façons culturales en un clin d’œil, on ne se lance pas dans une nouvelle production en claquant des doigts. L’agriculture a besoin de visibilité sur le long terme et de temps pour s’adapter.

Quant aux revenus procurés par ce métier que nous avons choisi et que nous aimons, ils sont dérisoires, pour ne pas dire indécents. Qui travaillerait, en 2017, pour 350 € par mois, comme c’est le cas pour 40 % d’entre nous, d’après le dernier recensement de la Mutualité sociale agricole ? Ces chiffres sont à rapprocher des exigences horaires et des contraintes liées aux différentes productions, en particulier celles de l’élevage… en voie de raréfaction, et pour cause. Il ne nous est pas rare de travailler dix heures dans la journée, d’y passer une partie de la nuit, de ne prendre aucunes vacances, c’est notre liberté. Mais nous voudrions pouvoir en vivre !

C’est la raison pour laquelle le poids des charges – naturelles et artificielles – associé aux désillusions du quotidien, face à un lendemain incertain, explique aisément l’angoisse qui, tout d’un coup, altère le raisonnement et fait commettre les gestes que nous avons tous connus autour de nous.

Ils sont des victimes. Que ces lignes leur soient dédiées. »

Qui se soucie des agriculteurs ? dans actualités

( 9 octobre, 2017 )

Conférence à Nancy le 12 Octobre 2017

 

 

« Jeanne d’Arc et le procès de Rouen »

 

Conférence

Me Jacques TREMOLET DE VILLERS

Avocat à la cour, historien, écrivain

Jeudi 12 Octobre 20 h 00

Hôtel Ariane

10, rue de Saône à Laxou

Parking sur place, bus ligne 5, arrêt « Vezouze »

Conférence organisée par

Histoire et Culture

La Lorraine Royaliste

Nancy Ville Humaine

Participation libre aux frais

L’auteur dédicacera ses livres

(en vente sur place)

( 9 octobre, 2017 )

Editorial du n° 338 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

Le pouvoir « macronien » est maintenant bien installé. La réforme du droit du travail faites sous forme d’ordonnances et avec une grande publicité sera appliquée. Il y a peu de résistances et les outrances de Mélanchon servent plutôt le gouvernement. Les syndicats ne font que peu d’opposition car, en fait, elles ne changent pas grand-chose même si elles vont fragiliser un peu les salariés. Nous remarquons en particulier que le seuil de 50 employés à partir duquel de grosses charges supplémentaires pèsent sur les entreprises n’est pas remis en question. Et puis, ce n’est pas ce genre de petite réforme qui poussera les entreprises à embaucher sauf  à la marge, peut-être. Les charges sur le salariat sont toujours trop lourdes et surtout il faut que l’économie redémarre. Saurons-nous profiter de la légère – et sans doute éphémère -  reprise mondiale pour « doper » notre économie ?  Ce ne peut se faire qu’à la marge sur le plan commercial car – hélas – notre industrie n’est plus performante et plusieurs secteurs industriels ont complètement disparu. Et cela continue comme on le voit avec notre industrie navale à vendre comme les entreprises ferroviaires (Ce qui reste d’Alstom bradé aux Allemands). Stupidement, notre gouvernement dit vouloir créer dans ces domaines des « airbus » européens pour mieux cacher ce qui sera des disparitions de nouveaux pans de notre industrie. Notre gouvernement, peut-être encore plus que les précédents, ne voient que de l’économie à court terme alors qu’il faudrait de véritables plans de reconstitutions de notre industrie à long terme.  Bien sur, il faut des entreprises performantes, à la pointe de l’innovation mais que seront-elles, à terme, si elles dépendent d’importation de produits de base ? Nous serons – nous sommes déjà – à la merci du moindre chantage à l’importation. Par ailleurs, il est certain, et nous le voyons déjà, que beaucoup de pays qui fabriquent des produits de base sont aussi à la pointe du progrès.

Réindustrialiser le pays est une nécessité et cela permettrait de redonner du travail à beaucoup. Cependant, nous nous heurterons là à une opposition de l’Union Européenne (il faudrait protéger, au moins au départ, certaines de nos industries en reconstruction) et de l’Allemagne qui ne veut pas voir renaître un concurrent.

Dans ce domaine comme dans d’autres (frontières, immigration sauvage, identité nationale…), l’obstacle européen surgit. Ce n’est peut-être pas « rentable » électoralement de remettre en cause l’Union Européenne et ses carcans mais faut-il pour autant cacher la vérité ?

Or le Président Macron nous le montre tous les jours comme lors de son discours délirant à Athènes : il veut toujours  nous enfermer dans une Europe encore plus contraignantes. Il voudrait même un gouvernement et un ministre de l’économie européen ayant pouvoir sur tous les pays. C’est toujours la même fuite en avant : puisque cela ne va pas dans l’Europe et de moins en moins bien, faisons plus d’Europe ! Non seulement cela n’améliorera aucunement les choses mais risque de provoquer une révolte des nations et un éclatement violent.

Ceux qui nous gouvernent – et je ne parle pas seulement des élus – le sentent bien. Raison pour laquelle ils veulent aller très vite pour détruire les nations européennes – mais pas seulement – dans leurs identités, leurs traditions, leurs modes de vie… C’est sans doute – entre autres – une des principales raisons pour laquelle ils favorisent de plus en plus une immigration massive.

Le but est de n’avoir – partout – que des individus interchangeables, sans racines, sans histoire, sans liens. Raison pour laquelle il faut aussi détruire la famille traditionnelle. C’est toute la politique « familiale » de nos gouvernements républicains – comme ailleurs surtout en Europe - : facilitation du divorce, scolarisation prolongée, mariage « pour tous », PMA bientôt « pour tous » comme la « GPA »…,  C’est sans doute le point qui provoque le plus de résistance dans la population et c’est pourquoi l’offensive est d’autant plus forte avec – en particulier – notre ministre Marlèle Chiappa soutenue par tous les lobbies anti-famille et « LGBT ». Les combats à venir seront principalement dans ce domaine et il faut s’y préparer. C’est le cardinal Sarah qui l’a très bien dit lors de sa visite en Vendée. Il convient de le citer : « Les idéologues de la Révolution veulent anéantir le lieu naturel du don de soi, de la générosité joyeuse et de l’amour. Je veux parler de la famille ! L’idéologie du genre, le mépris de la fécondité et de la fidélité sont les nombreux slogans de cette révolution. Les familles sont devenues comme autant de Vendées à exterminer. »

Défendre la famille est notre devoir mais cela ne sera qu’un combat d’arrière garde nécessaire mais pas suffisant si nous ne nous  posons pas le problème politique : le système républicain, en France, est par nature destructeur de notre pays, nos tradition, notre civilisation. Il faut donc le mettre en cause pour restaurer dans notre pays son pouvoir royal qui, seul, peut faire respecter et progresser notre civilisation, nos familles unis derrière la famille royale de France.

A nous d’y travailler !

Philippe SCHNEIDER

( 9 octobre, 2017 )

1917-2017 Centenaire oublié des tentatives de paix.

 

 

Parmi les nombreuses manifestations, conférences, publications, il me semble qu’aucune étude n’a été publiée concernant les tentatives de paix de 1917. Pourtant depuis le centenaire de la Grande Guerre il y a eu abondance d’écrits divers et d’évocations en tous lieux. L’édition a été particulièrement prolixe, mais à ma connaissance aucune étude n’a été publiée concernant les tentatives de paix entamées par l’empereur Charles de Habsbourg-Lorraine en 1916/1917.

Evoquons ici un rappel des démarches de paix voulues par l’empereur Charles 1er, aidé par ses deux beaux-frères, les princes Sixte de Bourbon Parme et Xavier de Bourbon Parme, frères de l’impératrice Zita, épouse de Charles.

Bouleversé au cours du conflit par la situation des soldats et jugeant cette guerre comme une lutte fratricide, l’empereur Charles œuvra avec acharnement pour l’établissement de la paix. Cela n’était pas compris des esprits belliqueux de son entourage, ni du Kaiser Guillaume II et ses alliés.

Succédant à François-Joseph mort le 21 novembre 1916, Charles monté sur le trône tourna ses efforts en vue de la fin du sanglant conflit. Il devait déclarer : « Mon unique but est de mettre fin le plus tôt possible à cette tuerie. Je veux, je dois faire tout ce qui dépend de moi pour conclure la paix. »

Une première approche avait été tentée par voie diplomatique le 12 décembre 1916, mais cette demande fut aussitôt vivement critiquée par Aristide Briand devant le Parlement français. La main tendue a donc été repoussée.

Charles s’adressa alors à son beau-frère le prince Sixte de Bourbon Parme en vue de négociations. Le 29 janvier 1917, les princes Sixte et Xavier se rendirent à Vienne incognito. Le 1er février, les deux frères de l’impératrice Zita firent connaître au gouvernement Français, que l’empereur d’Autriche-Hongrie, souhaitait entamer des négociations de paix. Le 1erfévrier, Sixte et Xavier se trouvaient à Paris. Ils rencontrèrent Jules Cambon, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères pour évoquer la tentative de paix demandée par Charles 1er. Le président Raymond Poincaré n’était pas hostile à la proposition envisagée, mais les négociations semblaient compliquées. Grâce à la ténacité de Charles, la paix à pourtant failli se réaliser. Malheureusement, les alliés des deux camps opposés étaient loin de comprendre et d’approuver l’initiative de l’empereur Charles. Chez nous, Clémenceau était vigoureusement opposéà la tentative de paix.

Bref, il y a beaucoup de choses à regretter. Ce sujet des négociations a été évoqué dans divers ouvrages. La lecture de Charles de Habsbourg, le dernier empereur par Michel Dugast Rouillé est à conseiller (éditions Les Racines de l’Histoire 2003). Notre propos est résumé, mais nous tenions à évoquer ici ce sujet hélas oublié.

Jean-Marie Cuny

( 9 octobre, 2017 )

Hommage à la Reine Marie-Antoinette en présence de Monseigneur le comte de Paris

 

Le chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris et son épouse Madame la comtesse de Paris assisteronT à la messe célébrée à la demande de l’Oeillet Blanc, en mémoire de la Reine Marie-Antoinette, le lundi 16 octobre 2017 à 19h00, face au Louvre, en l’église de Saint-Germain-l’Auxerrois, paroisse des rois de France.

Pour faire de ce jour de deuil, un jour d’espérance pour tous les peuples de France,

soyez tous présent autour du Chef de la Maison Royale de France.

( 8 octobre, 2017 )

Mardis de Politique magazine, une conférence à ne pas rater …

 

 

 

Les mardis de Politique magazine

Conférence mardi 10 octobre 2017

Actualité

Tour d’horizon

par Hilaire de Crémiers
Directeur de Politique magazine et de La Nouvelle Revue Universelle

Rendez-vous à partir de 19 h 00 - Conférence à 19 h 30 précises
Participation aux frais : 10 euros -  Etudiants et chômeurs : 5 euros

Salle Messiaen, 3 rue de la Trinité  Paris 9° - Métro La Trinité, Saint-Lazare

Renseignements : Politique magazine, 1, rue de Courcelles, Paris 8° – T. 01 42 57 43 22

( 2 octobre, 2017 )

Quand une secte veut régenter la langue

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

logo lundis.jpgDeux événements d’importance la semaine dernière pour la langue française.

D’abord, la démission de M. Lussault, sans doute poussé vers la sortie par M. Blanquer lui-même, si on a bien compris les propos du ministre le même jour sur RTL. On ne s’en plaindra pas car il s’agit (enfin !) d’un coup franc porté au très idéologique et très dangereux Conseil Supérieur des Programmes, position avancée du « pédagogisme » au coeur même du si mal dénommé ministère de l’Education nationale. Le galimatias prétentieux utilisé par ce monsieur aurait fait rire s’il n’avait été un signe de plus de la déconstruction des esprits érigée en arme de guerre scolaire, notamment par l’ex-ministre Mme Belkacem : l’utilisation systématique de ce que d’aucuns ont qualifié de « novlangue » (en référence au roman d’Orwell, 1984) a en effet permis au funeste CSP d’égarer les esprits non avertis en déformant volontairement toute réalité par l’utilisation d’un jargon dont le ridicule ne le cède en rien à l’hermétisme (1).

Preuve que cette guerre est totale, au même moment le serpent de mer féministe de l’écriture inclusive ressort la tête, avec la parution chez Hatier d’un manuel d’histoire, niveau CE2, intitulé Magellan et Galilée – Questionner le monde. Confondant volontairement genre (grammatical) et sexe, les enragé·e·s de l’écriture inclusive dénoncent la primauté grammaticale du masculin dans laquelle ils et elles (ou mieux « elles et ils », si on va au bout de leur logique) voient une sorte de « complot machiste », l’actuelle écriture étant jugée sexiste. Assertion sans fondement pour M. Bentolila, linguiste. Ce dernier, après avoir  rappelé fort justement (Figaro Vox, 26 septembre) le caractère arbitraire de la langue, souligne une évidence : « Le français possède en effet deux genres, l’un est dit masculin, l’autre est dit féminin. Il s’agit bien de marques de genre et non pas d’indicateurs de sexe. » En fait, le masculin en français joue un double rôle grammatical, celui de masculin stricto sensu mais aussi de « générique » (on pourrait faire la comparaison avec l’infinitif, forme non marquée, certains disent « indifférenciée », du verbe et quasi neutre). Dire que le masculin l’emporte sur le féminin ne signifie donc pas que l’homme l’emporte sur la femme.

Nos féministes reprochent ainsi au XVIIe siècle d’avoir, dans une sorte de déni de la femme, tordu le cou par la norme à un usage assez souple : tantôt on cite tel ou tel vers (2) du grand Racine où l’accord de genre est déterminé par la seule proximité, tantôt on rappelle avec dégoût certains propos du grammairien Bouhours, abbé de son état, justifiant la primauté du masculin (3). M. Enthoven, philosophe, préfère voir dans la langue « une mémoire dont les mots sont les cicatrices » et penser qu’il est vain de croire « abolir les injustices du passé en supprimant leur trace » (Libération, 27 septembre). Mais la dimension de la controverse, plus que linguistique, est bien sociétale. On sait, et c’est significatif, que les personnes dites LGBTQI (4) sont de fervent·e·s partisan·e·s de l’écriture inclusive qui permet(trait) de nier la loi commune de la binarité du genre (sexuel).  On comprend mieux dès lors dans quelle stratégie d’ensemble s’inscrit la présente attaque contre notre langue. Voilà pourquoi nous avons déjà droit aux députées, professeures et plombières. Voilà pourquoi discours et écrits sont émaillés de « toutes et tous » ou de « celles et ceux » (on continue, par courtoisie désuète, à privilégier le féminin par la première place). Voilà pourquoi le manuel des éditions Hatier utilise systématiquement le « point milieu » comme nous l’avons fait à titre d’exemple (avec risque d’erreur car nous ne sommes pas allés à « cette » école) dans cet article.

Si M. Lussault, quoique grotesque, reste dangereux, les tenants de l’écriture inclusive le sont tout autant : c’est la même volonté de subversion, la même négation d’une réalité qui dérange quelques farfelus encore minoritaires.  •

Louis-Joseph Delanglade

 

(1) Une piscine devient ainsi un « milieu aquatique profond standardisé ».

(2) « Surtout j’ai cru devoir aux larmes, aux prières / Consacrer ces trois jours et ces trois nuits entières. » (Athalie, IV, 3)

(3) Il affirme dans ses Remarques nouvelles sur la langue française écrites en 1675 que « lorsque les deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble [le masculin] l’emporte ».

(4) LGBTQI = Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Trans, Intersexes, (en) Questionnement.

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