Du respect dû à Jeanne d’Ar
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Philippe Pichot-Bravard écrit fort justement dans le mensuel Le Bien Commun qu’« Ils [le marxisme et le nazisme] cultivent, l’un et l’autre, une anthropologie matérialiste qui explique le peu de prix accordé par eux à la vie humaine, et les terribles massacres qui en découlèrent, détruisant des millions d’hommes ». Les hommes n’étant pour eux que de la matière qui évolue dans un sens donné : celui de leur révolution. Pour les uns, la révolution « national-socialiste » qui doit aboutir grâce à la « lutte des races » à une sorte de « surhomme » ; pour les autres, du fait de la « lutte des classes », aboutir à un monde sans classe, égalitaire ; pour les deux, enfin, les humains qui ne vont pas dans leur « sens de l’histoire » ne sont pas véritablement des hommes, donc ne méritent pas de vivre. C’était déjà l’idée de Robespierre et de ses amis qui voulaient « un homme nouveau », « libre ». C’est toujours le même idéal révolutionnaire. Ceux qui s’opposent à leur « idéal loufoque » n’étant pas véritablement des « hommes », ils peuvent être éliminés, doivent même l’être pour avancer plus vite vers un « monde meilleur ». C’est tout l’esprit révolutionnaire.
Ainsi, il est « normal » pour eux de tuer un être « néfaste » comme Quentin Deranque – défini par sa famille et ses amis comme un catholique militant, fier d’être Français ! Pour se justifier, ils diront qu’il est « nazi » alors même que le catholicisme fut le principal ennemi du nazisme. Ajoutons, pour la France, que le seul mouvement politique qui combattit le nazisme dès sa création, c’est l’Action française, Charles Maurras en tête. Sa vision matérialiste et racialiste étant totalement contraire à nos idées comme sa volonté de suprématie allemande dangereuse pour la France. Notre mouvement aurait voulu que la France intervienne pour empêcher sa prise de pouvoir. Les républicains, de gauche comme de droite, ne l’ont pas désiré.
Mais Mélenchon et ses miliciens le savent bien. Ça n’est d’ailleurs pas le « nazi » fantasmé qu’ils ont voulu tuer mais le catholique et, par extension, tous les catholiques car ils haïssent l’Église catholique et tout ce qu’elle représente, ce qu’elle dit, en particulier son respect de la personne humaine, de la conception à la mort naturelle. C’est d’ailleurs aussi l’objectif des républicains en général depuis Robespierre ! Certes, ils ne sont plus officiellement aussi virulents aujourd’hui mais ils ont toujours le même objectif au nom d’un laïcisme sectaire, prônant un matérialisme athée. En fait, ils sont tous proches les uns des autres et ils s’aident. Ainsi, il est bien utile au pouvoir macroniste de voir l’extrême-gauche venir noyauter, perturber – entre autres – les manifestations des « gilets jaunes » pour mieux des stigmatiser ! C’est sans doute la raison pour laquelle les poursuites contre ces groupes très violents sont diligentées « très lentement », voire trop souvent abandonnées, contrairement à d’autres ! Nous verrons ce qu’il en est de la tuerie de Lyon. Pire, on voit même le pouvoir envisager des poursuites contre… les victimes, comme les courageuses femmes du groupe Némésis, seule véritable organisation défendant les femmes, toutes les femmes ! Raison pour laquelle, elles sont combattues par les pseudo-mouvements dit féministes qui montrent ainsi leur sectarisme.
Ils sont aussi unis dans cet autre combat pour l’euthanasie, comme ils le sont pour l’avortement. C’est toujours le même matérialisme car pourquoi défendre la vie humaine si ce n’est que de la matière sans spiritualité, sans âme, ce qui fait la différence pour nous entre un animal et un homme. Il y a, là encore, convergence de vue entre libéraux, marxistes et nazis : les hommes qui ne sont plus utiles, voire nuisibles à leurs objectifs économiques ou révolutionnaires, sont à éliminer. C’est d’ailleurs ce qu’écrit officiellement Odette Thibault, fondatrice de l’ADMD, dans La maîtrise de la mort : « Dès qu’ils [les personnes âgées] sont inutiles, ou qu’ils représentent une charge supplémentaire, comme c’est le cas dans les périodes de pénurie, on est content de les voir disparaître ». Ce n’est pas forcément limité, pour beaucoup, aux « personnes âgées » !
La violence est tout à fait « normale » pour eux, si cela fait avancer leurs projets, et tous les moyens sont bons, y compris le terrorisme, pour y parvenir, ce qu’ils ont toujours fait depuis la Révolution dite française dont les « fascistes » et les « anti-fascistes » sont les héritiers. Il faut multiplier les divisions entre Français, les exacerber, tout est bon : luttes des classes, des races, des religions, etc.
Face à cela, nous opposons le respect des personnes humaines de la conception à la mort naturelle. Nous ne voulons pas « changer les hommes » mais les respecter tels qu’ils existent, espérant avoir une organisation politique qui leur permette de vivre au mieux dans leurs familles, leurs métiers, leurs communes, la Nation. C’est ce que nous voulons pour les Français, tous les Français quelles que soient leurs origines. C’est notre civilisation telle qu’elle s’est construite durant près de vingt siècles de catholicisme et de monarchie en France et qui est détruite petit à petit par notre système républicain, révolutionnaire. Il nous faut rebâtir notre société qui continue à survivre dans l’esprit de beaucoup mais pour cela nous devons retrouver un système qui respecte les Français. Quoi de mieux que notre régime traditionnel avec une famille de France à la tête de toutes les familles, celle de notre Roi Jean ?
Philippe SCHNEIDER
À quelques jours des élections municipales, le comte de Paris rend hommage aux élus municipaux : « ils incarnent à la fois l’âme de notre pacte social et l’expression de notre diversité. » Il appelle aussi à élargir leurs compétences.
Jean d’Orléans (*)
« Les 15 et 22 mars, les Français éliront leurs représentants dans nos 34 875 communes et 1 254 établissements publics de coopération intercommunale. Il s’agit d’un moment essentiel de notre vie politique.
Les élus municipaux font battre le cœur de notre pays. Ces artisans du bien commun incarnent à la fois l’âme de notre pacte social et l’expression de cette diversité qui font notre force et notre richesse.
La commune, qui occupe une place particulière dans le cœur des Français, s’enracine dans un passé lointain. Dès le XIe siècle, émergent les premières associations municipales. La charte accordée par Louis VI à Lorris-en-Gâtinais, vers 1134, constitue un acte fondamental. Cette charte des libertés communales, qui servit de modèle à quelque 300 autres villes et bourgs de France, assurait, entre autres, « une protection juridique » aux habitants. Elle témoigne de la volonté capétienne de s’appuyer sur les assemblées communales pour réduire le pouvoir des seigneurs féodaux tout en renforçant l’unité du royaume.
Aujourd’hui, le conseil municipal est l’une des institutions les plus stables et les plus proches des citoyens. La commune contemporaine porte l’empreinte de ces siècles d’autonomie conquise. Les tensions entre pouvoir central et libertés locales, entre uniformité administrative et diversité territoriale, entre démocratie participative et « gouvernement de notables » traversent toute l’histoire française jusqu’à nos jours.
Si les Français plébiscitent les communes, c’est parce qu’elles sont naturellement l’espace des avancées concrètes et de la solidarité réelle. Lors de la crise sanitaire du Covid, les élus municipaux et les agents des communes ont joué un rôle social irremplaçable. Ils sont ceux qui sont le plus attentifs à nos concitoyens et agissent au quotidien pour l’amélioration du service apporté à notre vie.
« Les communes doivent être défendues, leurs compétences élargies. »
Se présenter aux élections municipales, c’est assumer l’une des missions les plus exigeantes et les plus nobles au service des autres et du bien commun. Ancré dans la réalité et la proximité, l’engagement local s’impose chaque jour, sans échappatoire. À toutes celles et tous ceux qui choisissent cette voie, j’adresse mon plus profond respect.
Gouverner une commune, c’est choisir, trancher, arbitrer. C’est aussi bâtir ensemble, majorité et opposition, l’avenir de nos territoires. Je vous invite à faire de cette campagne électorale un moment de confrontation sincère des idées : débattez sans complaisance mais dans le respect de chacun, exposez vos visions différentes, questionnez-vous mutuellement sur vos projets. La clarté des enjeux permettra aux citoyens de choisir en connaissance de cause et en confiance.
Libre de toute logique partisane, je serai toujours aux côtés de ceux qui défendent et promeuvent nos communes. Défendre nos communes, c’est d’abord veiller à leur libre administration et s’assurer qu’elles disposent d’une véritable autonomie financière pour agir. Promouvoir nos communes, ce sera aussi élargir leurs compétences dans le cadre de la prochaine étape de décentralisation qui a été annoncée par le gouvernement.
Assurément, il manque aujourd’hui un pilier à notre architecture institutionnelle, celui de la démocratie participative. Les 500 000 élus municipaux peuvent être les pionniers d’un vrai service du pays. Associer les citoyens aux processus décisionnels tout au long du mandat permet aux élus d’identifier les véritables préoccupations des habitants et de co-construire des solutions innovantes enrichies par la diversité des regards.
En votant les 15 et 22 mars, nous manifesterons notre confiance dans une institution qui est le fruit de notre histoire et qui fait, chaque jour, la preuve de sa véritable modernité. » ■
(*) Comte de Paris, chef de la Maison royale de France.
La Loi du plus fort, c’est la règle en politique internationale. Devant les actions du Président Trump, les gouvernements de l’Europe occidentale s’offusquent au nom du « droit international ». Il est vrai que l’américain agit plus Franchement que ses prédécesseurs et ses complices de l’OTAN. Souvenons-nous des agressions illégales selon le fameux « droit international » et injustifiées contre la Yougoslavie pour lui arracher le Kosovo en 1999, l’invasion de l’Irak en 2003, l’attaque contre la Lybie en 2011 et j’en passe. Cela a entraîné des centaines de milliers de morts, des destructions massives avec des résultats désastreux. C’était la « loi du plus fort » qui s’appliquait et notre pays était – sauf en Irak – parti prenante. Les Russes nous ont imités en Ukraine et encore, ils avaient plus « d’excuses » à leur opération : les Ukrainiens, avec notre appui, n’ayant jamais respecté les « accords » de Minsk !
Les Américains ont donc décidé d’enlever le Président Vénézuélien, Maduro. Ce dictateur oppressait son peuple et avait réussi à ruiner son pays poussant près d’un tiers de sa population à fuir la misère ainsi créée. Il semble que même ses amis politiques de son parti aient plus ou moins approuvés l’action américaine. C’est vrai que cela ne se fait pas selon le « droit international » ! Espérons simplement que cela permettra un relèvement du Vénézuéla, sans en être certain. Nous verrons ce qui va se passer en Iran, qui est un beaucoup plus « gros morceau » ! Quant au Groenland, je pense qu’il s’agit surtout de faire pression pour avoir les mains libres sur ce territoire sans enlever le statut de « province » danoise. Il est vrai qu’il s’agit d’un territoire stratégique.
Cela confirme bien la renaissance officielle des nations dans le monde. Trump a le mérite de le dire officiellement mais cela était bien aussi la politique de ses prédécesseurs ! Il la cachait simplement en parlant de « mondialisation » mais sans la faire. Seule l’Union Européenne semble encore y croire, la France surtout car nombre de pays européens ne pensent – et c’est normal – qu’à leurs intérêts : Italie, Hongrie, Slovaque et même la Belgique (on vient de le voir) et surtout l’Allemagne : pour elle, l’Europe doit lui être soumise. L’Allemagne qui est peut-être, à moyen terme, le principal danger pour la France. Elle veut assoir sa puissance même militaire maintenant et cela a toujours été un danger pour la France, encore récemment de Bismarck à Hitler. Comme le dit Richard de Seze, cela donne « froid dans le dos » !
Dans ses réactions, Macron semble ne pas savoir tout cela, ignorant que la loi du plus fort a toujours été la seule qui comptait. C’est pourquoi, il faut être sinon les plus forts mais avoir une force suffisante pour se faire respecter et garder notre indépendance. Certes, le chef de l’Etat fait beaucoup d’annonces sur des commandes d’armement (annonces souvent non suivies d’effet selon les entreprises !) et parle toujours dans un cadre « européen », ce qui est stupide car il ne peut y avoir de « défense européenne », seulement des alliances – d’ailleurs souhaitables – mais révocables. Par ailleurs, contrairement à ce que l’on entend souvent, la France a de moins en moins des entreprises capables de produire des armements. Certes, c’est vrai sur le plan aéronautique avec Dassault, naval avec « Naval Group » bien que beaucoup de ce qui est nécessaire à l’équipement des navires de guerre n’est plus français (moteurs, canons, …). Sur le plan terrestre, plus rien n’est français : Nexter (fabriquant de chars, canons..) est devenu KNDS France, donc en fait succursale de la firme allemande KNDS, plus aucune firme française ne produit de camions et autres véhicules militaires, et même de fusils, etc. Par ailleurs, beaucoup de firmes sous traitantes passent régulièrement sous contrôle étranger, ce fut le cas entre autres de Latécoère, vendu à un fond de pension américain et maintenant démantelée. Aujourd’hui, c’est LMB Aérospace qui est vendu à un groupe américain malgré l’avis défavorable de la direction générale de l’armement. Comment comprendre ce qui se passe : incompétence totale de nos dirigeants ? ou volonté manifeste d’un pouvoir qui veut non seulement détruire la France mais lui enlever toute chance de se relever en détruisant son industrie ? Je crois que c’est cette dernière possibilité qui est la bonne et qui est poursuivie par la république depuis plusieurs décennies mais accélérer depuis que Macron est aux manettes. C’est vrai aussi pour notre agriculture, l’énergie, la finance, etc. Songeons que la richesse moyenne des Français est maintenant inférieure de 2% à la moyenne des pays de l’Europe, du jamais vu !
Ajoutons à cela le désordre moral qu’il veut instituer en France en privilégiant la « culture de mort ». Ce fut le cas avec la constitutionnalisation de l’avortement, la dernière séquence sur ce sujet, et maintenant l’euthanasie qui sera, n’en doutons pas, finalement imposée. Cela nous fait faire un bon de près de 2.500 ans an arrière, le serment d’Hippocrate faisait obligation de respecter avant tout la vie humaine, s’en est fini ! Comment dès lors pouvoir bâtir une Nation saine ? Comment les Français pourraient-ils avoir confiance en l’avenir et donc donner la vie ?
Soumis aux lobbys et aux groupes de pression, aucun pouvoir républicain ne pourra restaurer notre pays. Il est indispensable de travailler à lui rendre un pouvoir fort, indépendant, protecteurs des libertés des Français, et respecté, donc qui respecte la loi naturelle. Ce ne peut être que celui de notre Roi.
Il faut savoir travailler sans se tromper de combat : non le racialisme (de gauche ou de droite), l’europe, ne nous apporteront rien. Il faut combattre pour la France indépendante qui sache faire de tous les habitants des Français aimant notre civilisation, notre culture, prêt à se battre pour elle et donc pour notre Roi.
Philippe SCHNEIDER
Éditorial du N° de Février 2026 de
POLITIQUE MAGAZINE
Il paraît que les analystes de la chose américaine ont une méthode infaillible pour déceler et évaluer les opérations militaires en cours : l’indice pizza.
Dès que les États-Unis se préparent à exporter la démocratie américaine, voler les ressources nécessaires à l’industrie américaine ou massacrer les concurrents de la nation américaine ou de ses alliés du moment, les commandes de pizzas s’envolent autour du Pentagone, du siège de la CIA et de la Maison Blanche. Un compte X, Pentagon Pizza Report, publie les statistiques des commandes chez Papa Johns ou Pizzato Pizza. À l’heure où j’écris ces lignes, leur activité est au-dessus de la normale et, en revanche, « Freddies Beach Bar and Crystal City Sports Pub, are reporting below average traffic » : le 28 janvier, on ne s’enivre pas, à la CIA, mais on regarde la carte du monde avec un gros plan sur l’Iran et, qui sait ? le Groenland, Cuba, le Nigeria ou notre Guyane. Les pizzas refroidies dorment dans leurs cartons souillés par la graisse des fromages insipides et les chemises blanches des analystes portent la trace de leur engagement total au service du bizness et de la greatness. Dans leurs esprits, comme dit Bossuet, « où la raison a perdu l’empire, où les lois n’ont plus de vigueur, l’ambition, l’avarice, toutes les autres passions, troupe mutine et emportée, font retentir de toutes parts un cri séditieux, où l’on n’entend que ces mots : “apporte, apporte” ».
Il me semble que nous pourrions mettre au point un indice pour évaluer les politiques publiques : l’indice vache. Combien de vaches dans un pays, rapportées au nombre d’habitants ? En France, nous avons perdu plus d’un million de vaches depuis l’élection de Macron. Évidemment, quand on perd des vaches, on perd des vachers. « De 175 000 en 1988 soit 4 ans après l’instauration des quotas [laitiers], il ne reste plus que 35 000 éleveurs laitiers en 2020 » indique le site des chambres d’agriculture françaises. Il y a plusieurs raisons à cette baisse : les éleveurs se suicident, par exemple. Parce que les prix d’achat des industriels du lait sont honteux, parce que l’administration les accable de contrôles, de normes et d’amendes, parce que la population française – installée en France, du moins – s’est prise de passion pour le poulet… Parce que l’État français et l’Union européenne encouragent la concentration des exploitations. Parce que la Cour des comptes considère que la France doit « définir et rendre publique une stratégie de réduction du cheptel bovin cohérente avec les objectifs climatiques » (rapport sur Les soutiens publics aux éleveurs de bovins publié le 22 mai 2023). On voit que cet indice vache est loin d’être anodin. L’indice vache des pays où la vache est installée depuis quelques millénaires décrit aussi bien la politique agricole que celle de l’aménagement du territoire, ou encore l’influence bénéfique des réglementations nationales et internationales, ou encore le rôle du marché national et international. On peut greffer à cet indice vache un indice bouse, qui mesurerait la valeur comparée du méthane et du lait (on se souvient que la méthanisation du fumier avait un temps apporté un revenu supérieur à celui du lait – mais les pets des vaches étant devenus un sujet démocratique majeur, cet indice bouse est un peu complexe), et un indice in vitro, pour la production de viande cultivée (sic) en laboratoire, hypothétique marché de masse qui permettrait, enfin, d’éliminer tous les élevages, et les éleveurs : adieu, veaux, vaches, Perrettes…
Cet indice vache m’est apparu dans toute sa splendeur méthodologique en comparant les deux derniers traités de libre-échange signés, ou presque, par l’Union européenne, celui avec le Mercosur et celui avec l’Inde. Le traité avec le Mercosur ruinera assurément les éleveurs français, qu’ils vendent du lait ou de la viande. Le traité avec l’Inde préservera les éleveurs indiens. Pourquoi ? Parce que l’Inde considère que l’agriculture fait littéralement vivre le pays : 700 millions de personnes en dépendent. Pas question de les ruiner en laissant s’importer du lait, des poulets, des céréales, des fruits et des légumes, toutes denrées produites dans de minuscules exploitations et vendues dans de minuscules épiceries. Un nationaliste hindou comme Narendra Modi considère que des points de balance commerciale ne valent pas la ruine et la mort de son peuple. Un européiste comme Macron considère que les paysans français ne représentent plus qu’un vestige d’une France que lui et ses pareils se sont acharnés à faire disparaître ; qu’ils crèvent. Contemplons la vache, nous contemplerons l’État.
Richard de SEZE
Éditorial du n° Janvier 2026 de
POLITIQUE MAGAZINE
Thierry Breton, le mois dernier, le 19 décembre, expliquait qu’Ursula von der Leyen avait tenté un coup de force pendant le Conseil européen du 18 décembre qui devait entériner l’accord sur le Mercosur. « C’est-à-dire qu’aujourd’hui, ce qui est clair, c’est qu’il y a eu un coup de force qui a été tenté au cours de ce conseil.
Atteint d’une brusque crise de franchise dont il paraissait lui-même le premier surpris, l’ancien commissaire européen a aussi expliqué que les Allemands défendaient leurs propres intérêts, que le traité avait été très mal négocié : « [Ursula von der Leyen] a mal négocié ? – Mais bien entendu qu’elle a mal négocié. La Commission a très mal négocié. Si jamais ce n’était pas le cas, nous n’en serions pas à ce psychodrame encore hier soir, bien entendu. Mais parce qu’elle est très poussée – je suis également un fervent militant de l’axe franco-allemand – mais il faut dire les choses comme elles sont… – Les Allemands ont imposé leurs intérêts ? – Mais bien entendu, tout le monde le sait. »
Il a ajouté, pour faire bon poids, que les clauses miroirs ne serviraient à rien : « Les clauses miroirs existent pratiquement dans tous les accords. Mais elles sont très compliquées à mettre en œuvre. Nous les avons appliquées deux fois seulement depuis 2019. » J’avoue avoir considéré cela comme un cadeau de Noël : un ancien commissaire européen reconnaissant que l’Union européenne est aux mains des Allemands et que les mécanismes prétendument protecteurs ne protègent rien.
Évidemment, en France, tout le monde a expliqué que cette victoire était celle d’Emmanuel Macron. En Italie, tout le monde s’accordait à y voir celle de Giorgia Meloni, en Italie comme dans le reste du monde. De même, on a salué le Premier ministre belge Bart De Wever, qui a résisté à la pression allemande visant à confisquer les avoirs russes détenus en Belgique. « Même pendant la Seconde Guerre mondiale, on n’a pas confisqué l’argent de l’Allemagne », a-t-il rappelé.
Le point commun entre Meloni et De Wever ? Ils sont eurosceptiques, patriotes et réalistes. Ils savent partager ponctuellement les positions françaises, mais ils savent surtout être intraitables avec le nouveau Reich et ne pas sacrifier l’intérêt national à la construction européenne. Contrairement à la France, qui déteste se retrouver seule, même lorsqu’elle a raison, et choisit toujours l’Union européenne contre elle-même.
Vous me pardonnerez d’écrire « France » là où il faudrait écrire « Macron ». Lorsqu’il adopte une position conforme aux intérêts français, il y a toujours lieu de se méfier ou de considérer qu’il y est contraint. Ainsi lorsqu’il déclare qu’il redeviendrait utile de parler à Vladimir Poutine : s’il le pense, c’est parce qu’il a constaté que d’autres parlent déjà à Poutine, et qu’il devient saugrenu de se taire quand tout le monde cause.
Il lui arrive cependant de ne rien dire. La France était absente lorsque dix-neuf pays européens ont demandé à la Commission de financer des « hubs de retour », c’est-à-dire des structures pour renvoyer les immigrés chez eux ou dans des pays tiers. L’immigration n’est manifestement pas un problème français. Le vrai problème serait la radicalisation des catholiques en prison, selon certaines chroniques médiatiques, et le terrorisme de l’ultra-droite, selon LFI. Voilà donc : l’Union européenne est allemande, le courage est belge, la tactique est italienne, et la bêtise est française.
Richard de SEZE
Le pouvoir français fait généralement montre d’incapacité à maintenir l’ordre dans notre pays. Nous le voyons tous les jours avec l’insécurité grandissante, le « narco-trafic » au vu et au su de tout le monde, faisant même la loi dans un nombre de plus en plus grand de quartiers – ils font même maintenant de l’aide sociale aux habitants ! –, les manifestations violentes de « l’ultra-gauche » très peu réprimées… En revanche, dès qu’il s’agit de Français manifestant contre des lois injustes, des décisions stupides, là, on envoie les CRS avec des blindés et la répression est très violente. Nous l’avions vu avec les « gilets jaunes », ce sont maintenant les agriculteurs justement révoltés contre des décisions injustes, inefficaces, justifiées uniquement par l’incapacité de la ministre de l’Agriculture.
Comme l’écrit très justement le Lorrain François Guillaume, ancien ministre de l’Agriculture, dans Boulevard Voltaire : « La brutale répression (avec blindés et hélicoptères) d’éleveurs ariègeois qui veulent protéger leur cheptel d’un abattage contesté et contestable témoigne de l’incompétence ministérielle et du mépris du pouvoir en place pour les paysans ».
Aujourd’hui, notre balance commerciale agricole est déficitaire, elle fut pourtant largement exportatrice. Pour François Guillaume, cela provient de nos mauvais ministres et surtout des « mauvais accords de Marrakech en 1992 et ceux de Maastricht en 1994 approuvés par les européistes de droite comme de gauche ». Il ajoute qu’il faut « éradiquer les sur-transpositions françaises pénalisantes des règlements agricoles européens, en les supprimant en une seule fois par une loi rectificative ». Il convient, en outre, de « limiter le pouvoir des grandes surfaces sur leur amont agricole et agro-alimentaire ». Il faut, enfin, « mettre fin au harcèlement des écolos-bobos qui parviennent à caviarder vos lois inutiles (par exemple les lois ÉGAlim), de contraintes vertes dont sont victimes les agriculteurs et les éleveurs livrés aux guérillas des Black Blocs, comme ils le sont à l’imperium de votre administration pléthorique et paperassière. Par découragement, chaque jour, un paysan se suicide : que répondre, et par qui, à leur angoisse avant leur geste fatal ? »
Il ajoute, à l’adresse de nos gouvernants : « Votre assujettissement sans résistance, à Bruxelles, à des technocrates non élus est affligeante ».
Évidemment, il y a en plus l’accord avec le MERCOSUR qui risque de donner un nouveau coup fatal à notre agriculture. Macron fait semblant de s’y opposer aujourd’hui mais comme il change tout le temps d’avis sur le sujet et qu’il est aux ordres de Berlin, il est probable qu’il finira par se coucher, comme d’habitude, sacrifiant les intérêts français.
Soyons précis, ce n’est pas un report de la signature de l’accord qu’il faut, mais un abandon total. D’ailleurs, l’idéologie du libre-échange, le mondialisme, n’a jamais fonctionné et ne fonctionnera jamais. Remarquons que la plupart des pays du monde l’abandonnent ou font semblant de l’adopter tout en trichant, comme la Chine qui veut en profiter pour nous envahir de produits tout en empêchant la réciprocité. Il nous faut rejeter cette idéologie, y compris à l’intérieur de l’Europe. Ce serait la fin de l’Union européenne, direz-vous ! Oui, pour notre bien à tous. Il faut bien voir – mais nous l’avions annoncé avec quelques autres dès le départ – que l’Union, avec ses mauvais traités (Maastricht, Lisbonne, acte unique européen…), sa mauvaise politique, a conduit à la destruction de notre agriculture, de notre industrie, de notre recherche… Et ce n’est pas « imprévu », c’était voulu par des dirigeants apatrides qui veulent faire disparaître nos nations pour le plus grand profit de certains groupes financiers internationaux. Un homme comme Macron est à leur service, comme Giscard avant lui et les autres… Ils veulent tellement y arriver qu’ils seraient prêts à déclencher des catastrophes comme des guerres pour détruire nos nations, et la française en premier
Si nous voulons nous en sortir, il faut d’abord retrouver notre indépendance nationale, donc quitter l’Union européenne. Notre départ aurait d’ailleurs de telles conséquences que cela pourrait être le début de nouvelles alliances solides entre pays libres, pour le bien de tous.
Ce sera sans doute une décision difficile. Elle demandera une réorganisation du pays qui risque d’être longue. Raison de plus d’avoir une pourvoir fort et indépendant dans le régalien pour agir dans la durée mais pouvant largement rendre aux Français leurs libertés en cassant la « dictature » bureaucratique qui les étouffe et coûte très cher, une des principales cause de notre déficit. C’est impossible en république, il faut vivement le retour de notre Roi !
Philippe SCHNEIDER
Un camelot du roi exemplaire
Nous apprenons avec une grande tristesse la mort d’Yvan Aumont dans sa quatre-vingt-huitième année.
Ce grand combattant de la cause royale fut un organisateur hors pair du mouvement royaliste dès sa jeunesse, n’hésitant jamais à allier action et réflexion dans la grande tradition d’Action française.
Fidèle entre les fidèles de la Maison de France incarnée aujourd’hui par le Prince Jean, il consacra sa vie au triomphe de ses convictions royalistes, d’abord à la Restauration nationale, où il exerçait de hautes responsabilités, puis à la Nouvelle Action française (devenue Nouvelle Action royaliste), qu’il fonda avec Gérard Leclerc et Bertrand Renouvin.
À la mort de Pierre Juhel, il avait dit de celui-ci qu’il avait été un camelot du roi exemplaire. En dépit de nos différences de stratégie et d’action, on peut en dire autant de ce militant, au sens complet du terme.
Une fois n’est pas coutume, commençons par une bonne nouvelle : Boualem Sansal a été délivré des geôles barbaresques de la dictature algérienne. La mauvaise est que c’est l’Allemagne en la personne de son président, Frank-Walter Steinmeier, qui l’a obtenue. Une manière pour le dictateur algérien d’humilier encore un peu plus la France et son président. Macron et sa clique avaient cru qu’en se soumettant toujours au bon vouloir des dirigeants algériens, en honorant les tueurs du FLN, en disant stupidement et mensongèrement du mal de la colonisation, ils finiraient par les amadouer. C’est le contraire qui, fort logiquement, est arrivé : ils en demandent toujours plus et ils prennent des Français en otage ! Ils en veulent toujours plus d’autant que l’Algérie est un pays en faillite, en pleine déconfiture économique et qui ne peut nourrir sa population. La dictature mise en place en 1962 a pillé ce pays prospère, ses richesses, au plus grand profit de quelques-uns. Ils ont vécu grâce au pétrole et au gaz dont les réserves, hélas, s’épuisent. En même temps, la consommation intérieure augmente. Il n’y aura bientôt plus grand-chose à exporter. Tout cela est très bien documenté par Bernard Lugan dans ses écrits (livres et la revue « L’Afrique Réelle »). Alors, pour masquer tout cela, il faut trouver un coupable : la France et la colonisation qui avait laissé d’innombrables réalisations (routes, voies ferrées, hôpitaux, écoles, universités, agriculture prospère, etc.). Ils ont tout détruit mais… c’est de notre faute ! Et dire qu’il y a des Français pour les soutenir !
Alors, c’est leur politique de vouloir toujours avoir plus de la France en l’humiliant. La lâcheté du gouvernement français les « aide » beaucoup ! La timide réaction de Bruno Retailleau a vite été balayée par le pouvoir. Il est vrai que l’exemple vient de haut : Macron et ses mensonges !
Il faut bien voir aussi que la dictature algérienne a ses partisans en France : Algériens immigrés ou Franco-Algériens (mais pas tous, loin de là, et fort heureusement) et leurs complices français, sans compter les « narco-trafiquants » algériens – seraient-ils en liaison avec le gouvernement algérien ? Tout est possible avec ceux qui se veulent les héritiers des pirates barbaresques ! Que feraient-ils en cas de conflit ouvert avec l’Algérie ? C’est sans doute là le plus grand danger que court la France aujourd’hui ! Est-ce pour cela que le CEMA français a mis en garde les Français d’un danger futur et non d’une attaque russe fantasmée sur ordre du président ?
Mais comment faire aimer la France à la majeure partie de ses habitants alors que l’Éducation dite nationale donne à penser que notre histoire est haïssable, nos ancêtres des êtres barbares assoiffés de sang, sauf, évidemment, ceux qui étaient véritablement des tueurs mais révolutionnaires : les dirigeants français lors de la Révolution !
Il faut faire aimer la France et toute son histoire, admirer nos ancêtres qui ont su faire de notre pays une grande nation, admirée de tous, y compris de ses ennemis. C’est ce que disent un homme comme Philippe de Villiers et notre prince Jean, par exemple lorsqu’il fait visiter la basilique Saint-Denis, à Dreux, ou d’autres lieux à des enfants de toute origine en leur expliquant l’histoire de sa famille et de la France ! Avec de très bons résultats !
Des écrivains comme Boualem Sansal aiment la France, c’est bien pour cela que, lui singulièrement est haï par l’extrême-gauche et le pouvoir algérien.
Faire aimer la France aux Français est la première de nos priorités. Nous pouvons le faire, nous le faisons et le retour aux traditions, à l’ancrage territorial, à nos racines, auquel nous assistons de plus en plus, à la grande fureur de toutes les organisations anti-françaises, est là pour nous montrer que les Français ne demandent que cela. Le problème tient à ce que cet élan est combattu par les ennemis de la France, et pas seulement à l’extrême-gauche, il est hélas aussi combattu par le gouvernement. Ce dernier et ses complices veulent voir disparaître notre pays dans l’Europe supranationale, le mondialisme soumis aux intérêts financiers internationaux.
Nous avons du travail à faire auprès des Français, c’est évident. Cependant, aucun redressement ne sera véritablement possible sans un changement radical de politique. Ce changement ne peut arriver qu’avec un changement de régime en remettant à la tête du pays un chef indépendant des partis, qui travaille pour le bien du pays. Mieux, une famille à la tête des familles françaises : notre famille royale de France avec notre prince Jean qui sera Jean IV de France.
Il faut y travailler. Rejoignez nos rangs !
Philippe SCHNEIDER
Pour une agriculture indépendante et raisonnée
Après la folle décision de l’État de continuer les abattages systématiques des troupeaux en cas de détection de dermatose bovine, c’est l’affaire du Mercosur qui mobilise nos agriculteurs.
Cette dernière illustre parfaitement la perte d’influence de la France au sein de l’Union. Surtout, elle met en relief le déclin de notre souveraineté, notamment alimentaire, et la mise à mal du modèle agricole français, en particulier les exploitations familiales et la production de qualité, avec les conséquences inévitables en terme de santé publique.
Pouvons nous espérer de nos représentants qu’ils défendent nos intérêts ? La France, sur ce sujet, oserait-elle politique de la chaise vide qui pourrait aboutir, sur la question agricole, à une sorte de compromis de Luxembourg ?
Défendons notre agriculture et ceux qui s’y dévouent.
Occitanie le 17 décembre 2025
Jean, comte de Paris