( 22 mai, 2019 )

2 JUIN 2019 : JOURNEE LYAUTEY

 

 

 L’ Association de Soutien à

   l’Armée Française

Délégation des Vosges

 

Vous invite à participer à la

 

JOURNEE LYAUTEY

« Actualité de Lyautey

Le dimanche 2 juin 2019

à Thorey-Lyautey(54)

dans le château du Maréchal

Matin :

   * Cérémonie au monument du château*

* Visite du château

  • Visite du Musée National du Scoutisme*
  • Visite du Parc du château

   * Conférence « Lyautey et le scoutisme »

par Rémi Fontaine,

(journaliste et co-auteur avec son père du   livre « cent scouts morts pour la France »)

Midi,
* Repas (sur réservation)

Tel au 06 24 72 74 51

Aprés-midi

Conférences :    -

   Introduction, Historique du château

par le Colonel Pierre Geoffroy

« Galieni et Lyautey »

par le Colonel Claude Franc
-
« L’étude des méthodes de Lyautey au Maroc.

Quels enseignements pour notre époque ?

 
par le Chef de bataillon Paul-Henri de Lastour

   -
Conclusion : «Présentation de la Fondation et de

l’Association Nationale Maréchal Lyautey »

par le Colonel Pierre Geoffroy

 

Table de presse, dédicaces.

 

( 21 mai, 2019 )

Agrif contre Nick Conrad

 

Communiqué de l‘AGRIF

 

Le rappeur Nick Conrad que l’Agrif, par ses avocats Jérôme Triomphe et David Dassah, a fait condamner une première fois pour ses atroces éructations rapeusement racistes dans son « Pendez les blancs » vient de récidiver.

Il publie un « nouvel album » de ses « créations » sur des thèmes tels que « Je baise la France, je brûle la France »… « J’attrape une petite blanche, j’lui déchire l’anus… » « Noir supérieur à blanc ».

La moindre des choses serait que ce malade mental atteint de délires tortionnaires racistes soit enfermé pour sa dangerosité. Car on sait l’influence de mimétisme meurtrier que de pareilles productions peuvent sécréter sur certains individus.

À peine reposé, Me Jérôme Triomphe assisté de Me David Dassah, lance ce jour la procédure pour l’Agrif.

L’AGRIF

70 boulevard Saint-Germain
75005 PARIS
01 40 46 96 31

( 20 mai, 2019 )

Monseigneur le comte de Paris : “Personne n’a à juger de la dignité de la vie d’un de nos concitoyens”

 

 

Monseigneur le comte de Paris : “Personne n’a à juger de la dignité de la vie d’un de nos concitoyens” dans Princes jean-comte-de-paris

 

Vincent Lambert, personne lourdement handicapée, va être aujourd’hui abandonné par la société et le corps médical, par l’arrêt de son alimentation et de son hydratation.  Pensons aux autres personnes dans sa situation. Être privé de la capacité de marcher, de communiquer et de se nourrir seul ne peut être un motif de condamnation.

Depuis l’abolition de la peine de mort, personne n’a à juger de la dignité de la vie d’un de nos concitoyens, quelque soit son “utilité” présumée. C’est pourtant ce qui se passe aujourd’hui.  Soutenons les personnes qui, par la recherche, la médecine, l’accompagnement, ne laissent aucun des membres de notre société sur le bord de la route. Pour que l’État reste au service des plus faibles.

 

Pour souligner son propos, Monseigneur le comte de Paris a joint à ce billet publié sur Facebook, le lien de cet article du Figaro :  En France, 1700 anonymes sont dans l’état de Vincent Lambert

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Message de Monseigneur le comte de Paris

Domaine Royal, le 20 mai 2019

( 20 mai, 2019 )

Mise en œuvre du meurtre programmé de Vincent Lambert : crime d’État.

 

Bernard Antony communique :

 

Sans prévenir ses parents, dans la plus totale inhumanité, le docteur Sanchez du CHU de Reims a mis ce matin en route, au mépris total du serment d’Hippocrate, la mort de Vincent Lambert.

Que de mensonges sur les medias !

Y avait-il acharnement thérapeutique, non !

Il y a eu acharnement euthanazique avec, durant des années, une abominable séquestration de Vincent et l’ignoble refus qu’il soit transféré dans une de ces unités de soins adaptés qui se proposaient de l’accueillir.

Oui, ce sont bien des médecins de la mort, de Kariger à Sanchez, qui ont tenu à toute force à retenir Vincent prisonnier au CHU de Reims pour pouvoir se targuer aujourd’hui de leur victoire idéologique d’instauration de l’euthanasie.

Mais au plus haut niveau, c’est tout le gouvernement et c’est le président de la République qui portent la responsabilité d’une décision de mise à mort emblématique. Car après celle-là, ce seront des milliers et des milliers de vies que l’on supprimera pour les nécessités de la planification démographique et des calculs économiques.

Acte de mort terrible pour la France au mépris des valeurs de vie de ses racines de civilisation, grecque, juive et chrétienne.

Acte de mort terriblement révélateur de l’effondrement spirituel, intellectuel et moral d’une Conférence épiscopale tiédasse incapable de produire autre chose qu’un long texte gélatineux, n’invoquant même pas la loi naturelle du « tu ne tueras pas », prescrivant impérativement le respect de la vie de l’être innocent. Regrettant non pas la décision de mise à mort mais sa précipitation !

Vincent Lambert meurt du fait de l’indignité des décideurs de sa mort. Il a été sacrifié à l’idole dévorante du néo-totalitarisme post-communiste et post-nazi.

Notre pensée va à ses parents héroïques méprisés par les médecins mortifères et les politiques et les clercs de la continuité Ponce Pilate.

( 19 mai, 2019 )

Le 20 mai, Macr(é)on laissera-t-il mourir Vincent Lambert ?

 

lu sur « boulevard Voltaire »

 

On reconnaît, dit-on, un arbre à ses fruits. À quoi, donc, reconnaît-on une société humaine organisée, si ce n’est à sa Constitution naturelle, à la valeur qu’elle accorde aux règles non écrites du Beau, du Vrai et du Bien ?

Telle est, précisément, la question qui se pose solennellement, à quelques heures de l’exécution létale de Vincent Lambert, par le médecin de l’hôpital de Reims qui a fait savoir qu’il appliquerait sans faiblesse l’ordonnance du Conseil d’État, en infligeant la mort à son patient par sédation profonde, le 20 mai prochain. Rappelons que le Comité international des droits des personnes handicapées de l’ONU, saisi par les avocats de Vincent, avait accordé, le 3 mai, le bénéfice de mesures conservatoires en vertu de la Convention relative aux droits des personnes handicapées signée par la France en 2010. Il vient de réitérer sa demande à la France de maintien provisoire des soins.

Le 24 avril dernier, la haute juridiction administrative statuant en référé (trois juges) avait confirmé le jugement du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne du 31 janvier 2019, qui validait lui-même l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent. Pour les robins du Palais-Royal, deux éléments venaient conforter cette peine capitale. D’une part, l’état végétatif chronique de profondeur stable consécutif à des lésions cérébrales graves, étendues et irréversibles, autant d’éléments constituant des « indicateurs d’un pronostic clinique négatif ». D’autre part, la volonté manifestée par Vincent Lambert avant son accident, « qui n’aurait pas voulu vivre dans de telles conditions ».

On se souvient que, le 29 septembre 2008, Vincent Lambert est victime d’un accident de voiture. Hospitalisé au service de réanimation du Centre hospitalier de Châlons-en-Champagne, il est alors plongé dans un état de coma profond dont il émergera pour se retrouver en « état pauci-relationnel », ou état de « conscience minimale plus ». Depuis lors, ses parents et leurs avocats se battent pied à pied contre les institutions médicales et judiciaires pour que l’ancien infirmier psychiatrique ne soit pas euthanasié malgré son handicap.

Dimanche 19 mai, la mère de Vincent Lambert se rendra, à 15 h, devant l’hôpital de Reims pour supplier l’équipe médicale de continuer à hydrater et nourrir son fils tétraplégique… Précisons que l’hôpital fait l’objet, pour l’occasion, d’une mesure Vigipirate de « sécurité renforcée, risque attentat ».

Le geste de Mme Lambert fait douloureusement écho au cri d’Antigone s’élevant contre le tyran Créon qui refusait une sépulture à son frère Polynice. Il montre que notre société postmoderne, drapée dans la vanité immaculée de ses droits de l’homme universels, sûre de son bon (État de) droit, n’est, in fine, pas moins tyrannique que le dernier roi de Thèbes. Elle est même pire que lui car, en toute bonne conscience, elle conjugue la cruauté à la tartuferie cynique en faisant passer le handicap d’un malheureux, certes très lourd, pour une maladie incurable.

Cela dit, on aurait tort de taxer Viviane Lambert d’anarchisme, de rébellion aux lois de l’État et aux sentences de ses tribunaux. Boursouflées d’orgueil, nos sociétés oublient qu’« un simple édit, même royal, n’est pas assez fort pour infirmer les principes inécrits, ces données synthétiques de l’Ordre, ces hautes traditions des Autels, des Foyers, des Tombeaux, dont nul ne connaît l’origine et auxquels la simple décision d’un homme ne peut se comparer » (Charles Maurras, Antigone, Vierge-Mère de l’Ordre, 1944).

Nous en appelons au droit de grâce du président de la République, sauf à encourir les déchaînements courroucés des Érinyes – ces Furies de la Rome antique qui pourchassaient ceux qui avaient enfreint les lois de l’ordre moral…

Aristide Leucate

 Docteur en droit, journaliste et essayiste
( 17 mai, 2019 )

Acte de racisme absolu contre l’être humain, la mise à mort de Vincent Lambert serait un crime d’État.

 

Communiqué de l’AGRIF du 17 mai 2019

 

De partout montent les appels vers le président de la République qui, seul, a désormais le pouvoir d’empêcher le meurtre par euthanazie idéologiquement programmé.

La mise à mort de Vincent Lambert prendrait une signification terrible : la volonté mûrement décidée d’un acte de transgression de la loi morale universelle, celle du Décalogue, fondement de la civilisation du respect de la vie innocente, ordonné par le quatrième des commandements du Décalogue : « Tu ne tueras pas ». Décalogue pas seulement destiné au seul peuple juif de l’Ancien Testament et donc aux chrétiens mais de portée universelle.

L’obligation morale et légale du respect de la vie de l’être humain innocent, c’est ce qui fait depuis toute la différence entre civilisation barbare et civilisation humaniste.

Ce n’est pas seulement madame Agnès Buzyn, ministre de la santé, indifférente au respect du serment d’Hippocrate, qui a pris la terrible responsabilité de piétiner la décision de la Commission internationale de défense des personnes handicapées de l’ONU, au mépris des accords signés par la France.

Elle n’a pu annoncer cette décision barbare que sous l’autorité du président de la République française.

Emmanuel Macron, s’il choisissait la mort et non la vie pour Vincent Lambert, porterait en tant que chef de l’État la terrible responsabilité devant Dieu et devant les hommes d’assumer un acte, le plus absolu, de transgression morale.

Il y perdrait aussi sa véritable légitimité qui ne peut être fondée que sur le devoir de protéger son peuple et d’agir pour le respect de la vie des plus faibles.

L’AGRIF

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( 17 mai, 2019 )

Le divorce franco-allemand ce n’est pas une nouvelle, ce qui l’est c’est que maintenant on l’affiche …

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

 

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Le langage diplomatique qui s’impose entre grandes nations voisines a mille façons et mille moyens de manifester une montée de leur antagonisme.

Hier, l’Allemagne demandait à la France de céder à l’Union Européenne son siège au Conseil de Sécurité de l’ONU. Aujourd’hui, elle conteste que le Parlement européen doive continuer de siéger à Strasbourg, en alternance avec Bruxelles. C’est une politique de dessaisissement de la France d’un certain nombre de ses prérogatives issues de l’Histoire récente.

Le divorce progressif franco-allemand résulte pourtant de raisons plus profondes qui tiennent à des réalités objectives, démographiques, financières, industrielles, de plus en plus divergentes voire antagonistes entre les deux nations. La montée en puissance de l’Allemagne et symétriquement le décrochage de la France dans ces différents domaines creusent un fossé qui, pour l’instant ne cesse de s’élargir, tandis que l’Allemagne prend conscience des menaces intérieures et extérieures qui pèsent à plus long terme sur son avenir économique et, en tant que peuple, sur son identité.

Les termes varient. Et se graduent. Macron parle de « confrontation féconde ». Plus franchement, Merkel fait part de ses « relations conflictuelles » avec Emmanuel Macron. Le Figaro de mercredi titrait sur « la brouille franco-allemande ».

S’agit-il seulement d’une « brouille » ? D’une mauvaise entente entre personnes ? Entre dirigeants ? Nous avons dit que La France et l’Allemagne nous paraissent s’éloigner aujourd’hui l’une de l’autre pour des raisons structurelles bien plus que conjoncturelles. Il est bien possible, tout simplement, qu’un cycle remontant à l’après-guerre soit en train de s’achever. Et qu’il ait entamé son déclin du jour de la réunification allemande. Ainsi, il se pourrait bien que le temps de l’amitié radieuse franco-allemande soit révolu. Sans-doute faut-il commencer à s’y résoudre. Et même à s’y habituer.

Gérard POL

( 16 mai, 2019 )

L’injonction de Jeanne après la victoire de Patay, en route pour Reims : « maintenant partons » !

 

 

Discours prononcé devant la statue de Jeanne d’Arc place des Pyramides à Paris, dimanche 12 mai, à l’issue du Cortège Traditionnel de Jeanne d’Arc. Henri Bec est président de la Restauration Nationale Action française.

 

 

 

3627674999.jpg1429 – 2019 : Il y a 590 ans la petite bergère de Domrémy, écoutant Sainte Catherine, Sainte Marguerite et l’archange Saint Michel écrivait aux Anglais : « je suis envoyée par Dieu, le Roi du ciel, pour vous bouter hors de toute la France ».

 

Oui, la France était alors à la merci de l’ennemi héréditaire aidé par la fourberie des chefs bourguignons, parce que l’étranger a toujours été prêt à s’approprier le royaume des lys avec le renfort des ennemis de l’intérieur. La situation du dauphin Charles était désespérée, entouré de quelques fidèles ou de conseillers qui ne manquaient pas de se quereller. La France était sur le point de sombrer.

 

Contournant tous les obstacles, religieux, politiques et militaires mis sur sa route, Jeanne se rend d’abord à Bourges reconnaître le futur roi, prend la tête de son armée, délivre Orléans, et conduit le dauphin au sacre de Reims.

 

Et la belle dynastie capétienne allait régner encore 360 ans, faisant de ce pays un modèle d’équilibre, de sagesse et de paix, sous la même constitution établie au cours des siècles avec patience et intelligence. L’autorité indépendante du haut avait permis l’exercice de toutes les vraies libertés en bas et l’explosion du génie français, synthèse unique de la sagesse grecque, de la rigueur romaine et de la beauté catholique.

 

Qu’est devenu ce beau royaume de France ? Après cinq républiques, vingt-deux textes constitutionnels plus savants et inefficaces les uns que les autres, de présidents de droite en présidents de gauche, en passant comme aujourd’hui par un président déconnecté des réalités, englué et piégé dans les nuées abstraites de ses illusions européennes et mondialistes, le pays s’enfonce, comme au XVe siècle, dans un déclin qu’une classe politique lâche et pleutre se plait à ignorer.

 

La maîtrise des pouvoirs régaliens fondamentaux, justice, diplomatie, sécurité, monnaie a été honteusement abandonnée à de puissantes et maléfiques forces apatrides. Les prosélytes du vivre ensemble, de la démocratie universelle et autres « valeurs de la République » ne se livrent à rien d’autre qu’à la liquidation de nos forces vives entre les mains de la fortune anonyme et vagabonde et de dangereux envahisseurs que seule une cécité volontaire empêche de voir,  collaborateurs félons et parjures d’ennemis pourtant parfaitement identifiés.

 

L’ennemi est en effet à nos portes, pire il est déjà dans nos murs. « L’islam, cette religion monstrueuse, disait déjà le grand Bossuet, a pour toute raison ou ignorance, pour toute persuasion que la violence et sa tyrannie, pour tout miracle ses armes, qui font trembler le monde et rétablissent par force l’empire de Satan dans tout l’univers ».

 

L’histoire nous apprend que les migrations de masse ont toujours été plus dangereuses que les conquêtes militaires. Cette occupation progressive que nous subissons dans le plus grand et mortifère silence, est même présentée comme « une chance pour la France ». C’est là comme ailleurs la subversion généralisée de la réalité, des jugements de simple bon sens et des saines notions de politique naturelle. Le mal est devenu le bien, le laid a remplacé le beau, l’erreur s’est substituée au vrai.

 

La nation protectrice se dissout dans un mondialisme mercantile et dans une Europe sous direction allemande. Notre colloque d’hier en a apporté une nouvelle et claire démonstration.

 

Et ce n’est pas aujourd’hui dans l’Église, dont le pasteur se livre à de dangereuses déclarations et à de regrettables manœuvres, que nous pouvons trouver un réconfort à nos angoisses. Espérons, de ce côté là aussi, des jours meilleurs.

 

Alors reprenons encore et toujours la leçon de Jeanne, dont Maurras disait qu’elle était « le chef d’œuvre de l’intelligence limpide ».

 

Beaucoup ont voulu et veulent toujours se l’approprier en oubliant, volontairement ou pas, sa leçon essentielle. Génie militaire certes mais aussi et peut-être avant tout, génie politique. Après avoir délivré Orléans, pressée par ses compagnons de partir conquérir la Normandie et la flotte anglaise, Jeanne refusa. Écoutant la consigne des anges, elle avait compris qu’il était d’abord nécessaire de rétablir l’ordre politique, de retrouver l’institution naturelle et légitime avant de se lancer dans d’aléatoires aventures militaires : d’abord le roi. La marque essentielle de son œuvre politique fut de reconnaître, affirmer, annoncer et consacrer le Roi légitime.

 

Jeanne d’Arc illustre la grande leçon que notre maître n’a cessé de professer : politique d’abord. Qui le dit à part nous ?

 

À ce peuple de France, à ce pays réel image des multiples fractures de la société qui erre sur nos ronds-points depuis des mois, sans savoir d’où il vient sans savoir où il va, abandonné par une oligarchie apatride et maléfique, sans projet politique ordonné, nous lui disons que nous avons et l’explication et la solution. La représentation de nos instances élues n’est plus crédible, l’autorité du sommet de l’État est désormais une pure illusion. La France n’est plus ni gouvernée ni administrée. La question politique est plus que jamais posée.

 

Et c’est pourquoi, tout naturellement à ce stade de mon propos je me permets en notre nom à tous d’adresser un message d’amitié au prince Jean mais surtout un message d’espoir à celui qu’il est désormais, Mgr le comte de Paris, héritier de notre dynastie nationale, lui redisant que les royalistes de l’Action française restent toujours à son service pour l’accompagner dans la mission de salut public dont il est investi. « Le solide honneur de la France, disait Maurras, est de se prévaloir de la plus belle des races de rois. »

 

Notre Action française, la plus ancienne école politique du pays parce qu’elle ne règle pas son existence et son action sur des compétiteurs de circonstances, sur des voyous de passage pour reprendre l’expression de Léon Daudet, est désormais en ordre de marche. Notre magnifique défilé d’aujourd’hui, nos bannières, nos chants sont la marque de notre dynamisme et de notre résolution, notre unité retrouvée le signe de notre détermination.

 

Mes chers amis, faisons nôtre l’injonction que Jeanne adressait à ses compagnons après la victoire de Patay, en route pour Reims : « maintenant partons ».

 

Oui, partons nous aussi vers Reims, accompagnés par la cohorte de nos prestigieux prédécesseurs, vous les plus anciens qui êtes toujours là parce que l’espoir politique ne vous a jamais abandonné et vous, les nouvelles générations qui allez prendre la relève, vous à qui plus spécialement je veux rappeler en ce jour de mémoire la leçon de Maurras :

« Jeune Français vive la France, mais pour que vive la France, jeune Français, vive le roi ».

Henri BEC

( 15 mai, 2019 )

VIVRE POUR VAINCRE

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

 

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Décidément, il y a des gens qui ne sont pas faits pour la politique, des gens qui n’y comprennent rien, qui tombent dans tous les panneaux, toutes les facilités, épousent tous les errements. Ils ne sont pas faits pour ça… 

Ainsi de ceux qui, dès connue la nouvelle que deux Français avaient été capturés au Benin, ont enfourché aussitôt les trompettes de la plainte, de la compassion, du soutien, et versé des larmes de crocodile indigné sur nos deux concitoyens devenus otages de l’horrible Islam. Et, éventuellement du Dieu-Argent …  Les otages de ce genre sont surtout monnayables à bon prix. La France paiera.

Mais qui étaient ces deux Français ? Pourquoi étaient-ils au Bénin ? Qu’étaient-ils allés y faire ? À quoi s’occupaient-ils aux frontières à haut risque du Bénin et du Burkina Faso ?  On n’a pas cherché à savoir. On n’a pas eu cette curiosité élémentaire, cet esprit critique minimum, qui manquent tant à ceux qui parlent trop vite et trop. Il fallait plaindre et s’indigner. Sans tarder, sans savoir. Ceux-là dont nous parlons qui n’ont pas de sens politique, sont souvent de grands sentimentaux. Des gens « moraux », comme les nommait ironiquement l’Action Française des débuts. Moraux jusqu’à l’exaltation. Alors, on a sommé la France d’agir. La France à qui l’on impose la repentance mais aussi, sans-doute pour se faire pardonner ses crimes, la libération des damnés de la terre. Une mère d’otage exigeante rappelait d’autorité la France à ses devoirs sur toutes les antennes. On peut la comprendre mais à coup sûr elle n’avait pas cet héroïsme patriotique dont avait fait preuve il y a peu l’admirable mère d’Arnaud Beltrame. La mère du touriste du Bénin n’était pas suppliante, elle était comminatoire. Selon l’expression que De Gaulle appliquait jadis à l’Église de France, ce n’était pas le patriotisme qui l’étouffait. Son fils avait tous les droits. La France tous les devoirs. Elle les a remplis.

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L’on a appris assez rapidement la libération des otages, capturés le 1er mai au Bénin, libérés le 10 au Burkina Faso. Le premier réflexe du pouvoir avec le relais indéfectible des médias a été de les recevoir en grande pompe, comme on recevait jadis à Rome les consuls victorieux. Macron serait de la partie et autour de lui, outre l’aréopage de ses collaborateurs, insignifiant mais pléthorique, tout l’attirail technique et humain des chaînes d’information en continu toujours gourmandes de ces rituels à base d’émotion à six sous.

Les choses, comme on le sait, ont fini différemment. Il ne pouvait guère en être autrement après que l’on eut appris que les deux Français futurs otages étaient occupés à un safari dans le grand parc animalier du nord du Bénin et que, tout à leur passion de touristes en goguette, ils s’étaient aventurés dans une zone dangereuse, classée orange ou rouge et fortement déconseillée, à la frontière du Bénin et du Burkina Faso – où nos soldats sont en opération. Le doute s’installait déjà sur le comportement des deux acolytes voyageurs lorsqu’on apprit qu’ils avaient été libérés par nos troupes et que dans l’opération, deux jeunes soldats français avaient trouvé la mort.  Ces derniers avaient pris le maximum de  risque pour que les otages en courent le minimum. Celui d’être tués.

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Les deux adeptes nigauds des safaris béninois n’ont pas été reçus en grande pompe. La poignée de main du président Macron a été brève et pas de celles qu’on réserve aux héros. Le moins qu’on puisse en dire est qu’elle ne s’imposait pas. La chose est devenue claire pour beaucoup de gens : les deux safaristes passablement stupides ont été cause, fût-elle involontaire, fût-elle inconsciente,  de la mort de deux jeunes hommes, deux soldats français. Ce sont eux qui seront reçus en héros. Faut-il, d’ailleurs, continuer toujours de sauver des vies aussi sottement aventurées, à un tel prix ?

Deux réflexions nous viennent à l’esprit.

La première est que les deux Français en question ont une forte ressemblance avec cet homme, ce consommateur, ce voyageur, ce touriste descendant de son camping-car en bermuda, que stigmatisait Philippe Muray : « l’Occident s’achève en bermuda… » La conscience politique et morale de nos deux otages est à l’image de la société postmoderne : faible, sinon inexistante.

Notre deuxième réflexion est suscitée par les déclarations du ministre des Armées, Florence Parly. Elle a cru bon d’exalter l’acceptation du martyre par les deux jeunes soldats français morts. Elle a eu tort. La mère d’Arnaud Beltrame s’était élevée contre cette conception de l’action ultime de son fils. Il n’avait nullement l’intention, disait-elle, d’aller au martyre mais de vaincre ses adversaires, les capturer et, s’il l’avait fallu, les tuer. La vocation d’un soldat français, Madame le ministre, n’est pas le martyre. Elle est de vivre pour vaincre. ■ 

Gérard POL

( 14 mai, 2019 )

Livre : Actualité de Charles Maurras, d’Axel Tisserand

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Livre : Actualité de Charles Maurras, d’Axel Tisserand dans actualités 2740321465

 

Axel Tisserand, philosophe nourri à la source vive et pure des plus classiques humanités, ayant soutenu, en 2002, une thèse remarquée sur Aristote, Boèce. Logique médiévale et théologie chrétienne, élève de Pierre Boutang, lui-même disciple du Martégal, nous dispense, avec son Actualité de Charles Maurras (sous-titré « Introduction à une philosophie politique pour notre temps ») une magnifique, limpide et haute leçon de maurrassisme intégral, c’est-à-dire intègre, exhaustive et à l’usage théorique et pratique des générations qui viennent. Ce faisant, s’inscrit-il dans le sillage tracé par son lointain devancier Albert Thibaudet qui, il y a cent ans, avait écrit un magistral Les Idées de Charles Maurras, désormais illisible pour qui se trouve dénué de latin et de grec.

Aucune question n’y est éludée, pas même celle – sensible, épineuse, épidermique jusqu’à l’hystérie – de « l’antisémitisme imaginaire » de Maurras qui, en nos temps tyranniques de terne monochromie politiquement correcte, suffit à dilacérer l’enfant de Martigues et à le jeter dans les eaux fangeuses de l’abjection et de l’ignominie. Prenant soin de déminer le terrain, Tisserand n’y consacre pas moins de 80 pages, expliquant, d’une part, que l’on se condamne aux pires contresens si l’on s’obstine à décontextualiser l’antisémitisme maurrassien d’une époque où il était, à gauche comme à droite, largement « posé dans le débat politique et n’interdisait pas […] le dialogue, la disputatio », d’autre part, que cet antisémitisme, exclusivement politique, n’était que la conséquence injustement nécessaire – mais froidement (certes tristement) logique – du nationalisme intégral – celui-ci défendant, indissociablement, le principe d’une monarchie héréditaire, traditionnelle, antiparlementaire et décentralisée. Maurras, lui-même – qui aura manqué sa rencontre avec Péguy –, s’est, par surcroît, toujours fermement défendu de tout racialisme pseudo-scientifique, comme en attestent ses propres mots écrits dans L’Action française du 18 février 1937 (Hitler était alors au pouvoir depuis 1933) : « L’antisémitisme est un mal, si l’on entend par là cet antisémitisme “de peau” qui aboutit au pogrom… »

En outre, insistant sur la dimension éminemment anthropologique de la doctrine maurrassienne, l’auteur opère un substantiel passage en revue de tous les concepts (politique naturelle, « politique d’abord », nationalisme intégral, inégalité protectrice, fédéralisme…), souvent galvaudés et, la plupart du temps, incompris, qui innervent cette pensée foisonnante directement inspirée de la phusis aristotélicienne. Si Carl Schmitt et Julien Freund nous ont enseigné, respectivement, l’existence et l’essence du politique, c’est à Maurras, adossé à la sagesse des expériences passées (le fameux et trop oublié, bien qu’omniprésent, « empirisme organisateur »), que l’on doit d’avoir dégagé les lois fondamentales (c’est-à-dire naturelles) qui la gouvernent et justifient, logiquement, sa transmutation du masculin ontologique au féminin ontique. La politique est le suprême souci du bien commun.

Tisserand rappelle comment le « maurrassisme » n’est pas seulement une appellation commode – bien que susceptible d’abus entre des mains ignorantes –, tant l’on oublie volontiers que ce corps de doctrine à l’édification duquel ont tout aussi bien contribué Bainville, Daudet ou Boutang menait tout droit à la solution monarchique à laquelle le mouvement Action française consacra tous ses efforts, dans la rue comme sur le marbre typographique de son journal. La « France seule » ne signifiait donc pas autre chose que l’intérêt bien compris de ce « nous » multiséculaire qui s’est forgé sous le regard équanime de ses rois, ses « pères » préoccupés de défendre la Cité, c’est-à-dire principalement de la gouverner.

La pensée de Charles Maurras, à propos de laquelle tant de sottises ont été proférées et ne cessent, encore, hélas, d’être déversées par tous les clercs qui ne l’ont évidemment jamais lu, a trouvé son livre. Définitif. Indispensable. Incontournable. Nous en savons infiniment gré à son auteur.

Aristide Leucate

 Docteur en droit, journaliste et essayiste
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