( 23 janvier, 2017 )

Editorial du n° 332 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

Je vous ai entretenu dernièrement du scandale des fusils d’assaut que la France achète maintenant en Allemagne, ne faisant plus l’effort d’en réaliser. Il paraît qu’ils seront en parti construits avec un peu d’acier « français ». Il est cependant à noter qu’il n’y a plus d’entreprises françaises fabriquant de l’acier sur notre territoire, elles sont en général indienne (Mittal, Tata) ou autres… ! La France perd encore de son indépendance, c’est le seul fait notable. Nous apprenons aussi que la société « Renault Truck défense »  qui produit beaucoup de nos blindés est de nouveau à vendre, mais elle n’était déjà plus française ! De même, l’entreprise de construction navale STX de Saint Nazaire est encore à vendre. Cette société très rentable produit des paquebots mais aussi des portes hélicoptères et c’est la seule capable aujourd’hui en France de réaliser des portes avions. La société italienne qui doit racheter (Fincantieri) produit – entre autres – les mêmes produits. Sa tentation sera grande l’éliminer ainsi un concurrent. L’Etat, qui a déjà 33% des actions, se doit d’intervenir pour qu’à cette occasion STX redevienne française. Il en a les moyens s’il le veut directement ou indirectement par l’intermédiaire de sociétés françaises, et tant pis si l’Union Européenne s’y oppose !

L’industrie d’armement française se délite. Il faut dire que l’armée française ne commande plus beaucoup, n’ayant plus les moyens financiers de le faire. Il faut savoir que la France envoie ses soldats au combat avec du matériel périmé, hors d’âge et souvent non opérationnel une grande partie du temps ! C’est criminel mais bien républicain !

Le général Pierre de Villiers s’est permis de le faire remarquer. Il est rare qu’un chef d’Etat Major intervienne ainsi publiquement. Bien entendu, il reste très « modéré » dans ses propos, demandant simplement que le budget de l’armée soit porté à 2 % du PNB en 2020. C’est totalement insuffisant : comme nous l’écrivons depuis longtemps, notre budget de la défense devrait être porté à 4 % de notre Produit National Brut le plus rapidement possible (d’ici 2 ans) si nous voulons avoir une défense correcte. Il va de soit que les armements achetés alors devraient l’être à des entreprises françaises appartenant à des Français. Cela permettrait ainsi de conforter des entreprises françaises et de favoriser l’emploi. Gageons que les candidats à l’élection présidentielle n’en parleront que très peu, voir pas du tout pour certains, c’est pourtant primordial pour l’avenir du pays.

Il est vrai qu’il y a des choses beaucoup plus importantes à traiter, comme l’interdiction de la fessé ! Ce sujet, traité par les députés, semble un peu « débile » mais il est symptomatique des tendances de l’Etat français : s’occuper beaucoup des problèmes qui ne devraient pas le concerner comme la vie en famille, mais pas de ses devoirs régaliens. L’Etat veut s’occuper de notre vie personnelle jusque dans les détails et c’est la définition même de l’Etat totalitaire. A noter que c’est le « Conseil de l’Europe » qui, depuis mars 2015, demande à la France de légiférer sur ce sujet ! Comme pour la taille des légumes, le choix des entreprises, etc, la vie familiale est aussi dépendante de directives européennes.

Comme la France n’a pratiquement plus de marges de manœuvre sur le plan diplomatique, militaire, économique et même pour la vie privée des Français, à quoi bon s’intéresser aux élections présidentielles qui viennent ? Finalement, les politiciens s’agitent beaucoup pour élire une personne qui aura  les pouvoirs d’un « gouverneur ». Mais il est vrai que le poste est très lucratif !

Pourtant, les Français ont encore le pouvoir d’élire une personne qui cherche à rendre son indépendance à la France, ce qui implique un retrait de l’Union Européenne et bien entendu de l’Euro. C’est la seule solution pour que nous ayons une chance de retrouver à terme une nation prospère, de voir notre économie se redresser, même s’il y aura des moments difficiles. Pour cela, il faut aussi, en même temps, reconstituer notre pays sur des bases saines : la famille, le respect de la vie de la conception à la mort naturelle… C’est en ayant une bonne politique indépendante que nous pourrons retrouver une économie prospère et non l’inverse.

Il n’y a pas d’espoir à mettre dans l’élection présidentielle, même si des candidats peuvent s’approcher de ces objectifs. De toutes les façons, même si un candidat le voulait et soit élu, il serait pris par le système politique, son électoralisme qui le paralyserait. Nous ne pouvons espérer qu’un « moindre mal » !

La France, pour s’en sortir, ne peut le faire qu’en retrouvant son régime naturel, indépendant des groupes de pression en particulier financiers, c’est à dire la monarchie royale.

Souhaitons, en ce début d’année, que les Français se retrouvent sur cette possibilité et en attendant, je souhaite à tous nos lecteurs une bonne et heureuse année 2017.

Philippe SCHNEIDER

( 23 janvier, 2017 )

Le syndrome du cabri

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Quelques jours avant son investiture, M. Trump a manifesté le peu de considération que lui inspire l’Union européenne, flattant la Grande-Bretagne, étrillant l’Allemagne de Mme Merkel et ignorant totalement la France. A y regarder de près, M. Trump n’a fait que dire la vérité. Rien d’étonnant, en effet, à ce qu’il dénonce ce dont tout le monde convient peu ou prou aujourd’hui : la faute impardonnable d’une Mme Merkel qui, dans l’affaire des migrants, a privilégié au détriment de son propre peuple « des valeurs, les droits de l’homme, le vivre-ensemble » (M. Zemmour sur RTL, 19 janvier). Quant à l’Europe, ou plutôt à l’Union, M. Trump la considère avec des yeux américains, explicitant de façon directe le non-dit de son (ses) prédécesseurs à la Maison Blanche : l’union économique de pays européens étant forcément concurrente des Etats-Unis, il se félicite du « Brexit »; de plus, alors que prend forme en Asie et dans le Pacifique, un conflit vital avec la Chine et que la Russie ne représente pas un vrai danger, il pense que les Etats-Unis n’ont plus à se considérer comme tenus par les engagements de défense obsolètes de l’Otan.

 

Cris d’orfraie de ce côté-ci de l’Atlantique, particulièrement en France : « L’Europe […] n’a pas besoin de conseils extérieurs » (M. Hollande), « [c’est] une déclaration de guerre à l’Europe » (M. Valls). On frise le degré zéro du politique. Même chose avec le choeur des éditorialistes, manifestement effrayés par la perspective d’un désengagement américain. Atteints du syndrome du cabri diagnostiqué par de Gaulle en 1965 (« sauter sur sa chaise comme un cabri en disant « l’Europe ! », « l’Europe ! », « l’Europe ! », mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien. »),  presque tous proposent ce qui ressemble à une fuite en avant : encore un pas vers plus d’Union, vers le fédéralisme, alors même que la « construction » européenne nous a conduits au bord du précipice. Ainsi, tandis que M. Guetta croit pouvoir lancer sans ridicule un martial « l’Europe serre les rangs » (France Inter, 17 janvier), M. Barbier, plus démagogique et plus dangereux, pense qu’il faut « aller plus loin vers une nouvelle Europe » (France 5, 18 janvier) – c’est-à-dire une Europe fédérale.

 

Libre à eux de croire que l’Union puisse un jour défendre l’Europe. Il faudrait pour cela qu’elle change de nature. Essentiellement marchande et financière, elle est rien moins que militaire. Nous maintenons donc nos propos des 14 et 21 novembre 2016 dans ces mêmes colonnes : M. Trump « nous place dans une alternative quasi existentielle » et oblige l’Europe à « s’assumer », ce qui suppose comme condition préalable que « l’impotente Union disparaisse ». Que l’Union, qui a failli, le cède à l’Europe, la seule qui existe, celle des nations et des peuples, celle qu’incarnent en toute légitimité les Etats qui la composent. C’est aux Etats souverains que doit incomber la responsabilité, historique au sens fort du terme (pour une fois), de nouer les alliances et rapprochements indispensables. pour maintenir leur rang et assurer leur survie. L’objectif ne doit pas être fédéral mais confédéral.

Louis-Joseph Delanglade

( 22 janvier, 2017 )

Albert Camus :« Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s’en faut. Certes, c’est un répugnant scandale »

 

 

Lu sur « lafautearousseau » ce très beau texte d’Albert Camus. Merci à LFAR de l’avoir publié.

 

 

albert_camus.jpgLe 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s’achève ce qu’on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Certes, c’est un répugnant scandale d’avoir présenté, comme un grand moment de notre histoire, l’assassinat public d’un homme faible et bon. Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s’en faut. Il reste au moins que, par ses attendus et ses conséquences, le jugement du roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu’ici, se mêlait à l’histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n’y a plus de roi. Il n’y a donc plus qu’une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes.

Les révolutionnaires peuvent se réclamer de l’Evangile. En fait, ils portent au Christianisme un coup terrible, dont il ne s’est pas encore relevé. Il semble vraiment que l’exécution du Roi, suivie, on le sait, de scènes convulsives, de suicides ou de folie, s’est déroulée tout entière dans la conscience de ce qui s’accomplissait. Louis XVI semble avoir, parfois, douté de son droit divin, quoiqu’il ait refusé systématiquement tous les projets de loi qui portaient atteinte à sa foi. Mais à partir du moment où il soupçonne ou connaît son sort, il semble s’identifier, son langage le montre, à sa mission divine, pour qu’il soit bien dit que l’attentat contre sa personne vise le Roi-Christ, l’incarnation divine, et non la chair effrayée de l’homme. Son livre de chevet, au Temple, est l’Imitation de Jésus-Christ. La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l’échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n’est pas Capet qui meurt mais Louis de droit divin, et avec lui, d’une certaine manière, la Chrétienté temporelle. Pour mieux affirmer encore ce lien sacré, son confesseur le soutient dans sa défaillance, en lui rappelant sa « ressemblance » avec le Dieu de douleur. Et Louis XVI alors se reprend, en reprenant le langage de ce Dieu : « Je boirai, dit-il, le calice jusqu’à la lie ». Puis il se laisse aller, frémissant, aux mains ignobles du bourreau.

 

Albert Camus

L’homme révolté, La Pléïade, pages 528-529

( 21 janvier, 2017 )

Les nouveaux dissidents

 

Lu sur le journal de Gérard Leclerc

 

La Marche pour la Vie qui partira dimanche à Paris de la place Denfert-Rochereau à 13 h 30 constitue, à y bien réfléchir, une sorte de déclaration ou de manifestation de dissidence. C’est à dessein que j’emploie ce mot qui définissait l’attitude de refus des opposants au régime soviétique dans les années soixante-dix quatre-vingt. On m’objectera que ce rapprochement est incongru, voire scandaleux. Comment peut-on comparer un régime totalitaire avec un régime de liberté garanti par un État de droit ? J’assume pourtant le scandale, sans pour autant opérer une assimilation pure et simple entre deux systèmes d’évidence dissemblables. À propos de scandale, il y a d’ailleurs des précédents, notamment celui de Soljenitsyne interpellant l’Occident depuis Harvard en 1978, pour lui reprocher son manque de courage : « Notre tâche doit être l’accomplissement d’un dur et permanent devoir, de sorte que tout le chemin de notre vie devienne l’expérience d’une élévation avant tout spirituelle, pour que nous quittions cette vie en étant de meilleures personnes que lorsque nous y sommes entrés. »

Peut-être qu’un régime de liberté se caractérise aujourd’hui par la possibilité d’encaisser une mise en demeure aussi directe, aussi radicale ? Mais il faut constater en même temps que ce régime est en train de se fissurer, lorsque notre Parlement adopte une loi soviétoïde pour sanctionner ce qu’on appelle un délit d’entrave à l’IVG. Par ailleurs, une information du Canada est venue renforcer ma perplexité. Nous apprenons que Marie Wagner, une femme de 42 ans, qui totalise déjà quatre ans et demi de prison, vient d’y retourner pour avoir plaidé avec infiniment de délicatesse en faveur de l’enfant à naître auprès de femmes engagées dans un processus abortif. La justice canadienne s’est montrée implacable. Aucune contestation n’est possible, même au tribunal, pour marquer son opposition à la perspective de faire disparaître l’enfant, jusqu’à la veille de sa naissance. Oui, Marie Wagner est une dissidente, une dissidente héroïque. Je crains, à la façon dont se développe chez nous le fanatisme abortif et ses conséquences législatives que nous soyons condamnés à devenir des dissidents, par simple fidélité à notre conscience.

Gérard Leclerc

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 19 janvier 2017.

( 21 janvier, 2017 )

Abomination du FRAC de Lorraine : l’AGRIF n’accepte pas !

 

Bernard Antony communique :

 

La Cour d’appel de Metz a infirmé le jugement rendu le 21 novembre 2013, suite à l’assignation de l’AGRIF contre l’abjection de l’exposition titrée « l’Infamille », organisée au Fonds Régional d’Art Contemporain (FRAC) de Lorraine en 2008, un sommet vomitif de la culturocratie pédo-pornographique, financée avec l’argent du contribuable.

Il faut rappeler que, sous prétexte d’art dit contemporain, étaient exposées des affiches, censées être des agrandissements de post-it tels que des parents peuvent, avant de s’en aller, en coller sur les frigidaires à l’attention de leurs enfants. Les auteurs de ces « œuvres » avaient élucubré scatologiquement et pédophiliquement des messages révélateurs de ce que des parents, selon cette infâmie qu’est d’après eux la famille (« l’Infamille »), pourraient bien avoir envie de faire subir à leurs enfants. Car l’exposition L’Infamille, où ont pu être emmenés des enfants des collèges, était bel et bien destinée à leur faire surtout découvrir ce que de véritables « artistes » en perversion sadique étaient capables de concocter. Inimaginable mais vrai ! Et parce qu’il faut ici nécessairement citer au moins une de ces immondes productions, prenons par exemple l’abomination que voici, les autres étant infernalement pires encore : « Les enfants, vous crèverez d’étouffement […] Les enfants, nous allons vous enterrer vivants, vous êtes notre chair et notre sang, à plus tard, papa et maman ».

On le voit, ce sordide sadisme est renforcé, antichristianisme oblige, par les mots de dérision blasphématoire qui terminent tous les messages.

Le tribunal de Metz avait rendu une décision très importante donnant raison à l’AGRIF et condamnant le FRAC pour atteinte grave à la dignité humaine. À l’inverse, la Cour d’appel de Metz a donc rangé tout cela dans les bornes de la « liberté de création artistique », en conformité avec la « Convention européenne des droits de l’Homme ». De plus, pour faire bonne mesure, elle condamne l’AGRIF à 5 000 euros de frais de procédure. On mesure avec cet arrêt le progrès de la banalisation, sous protection judiciaire, de l’expression « sado-artistique ». Les auteurs de cette exposition, parfaite manifestation du nihilisme contemporain et du racisme anti-chrétien et anti-humain, se voient ainsi encouragés par la justice.

L’AGRIF ne peut accepter cela. Elle se pourvoit bien sûr en Cassation. Elle invite aussi un certain nombre de personnes, d’autorités et d’organisations civiques et religieuses, de piété et de pèlerinage, de défense de la famille et commentateurs à se demander si, occultant l’action de l’AGRIF par une omission très consciente ou par tiédeur ou par lâcheté, ils n’ont pas été objectivement complices de ceux qui se délectent à scandaliser les petits enfants. On sait ce que le Christ a prédit pour ces derniers : « Il vaudrait mieux pour lui qu’on lui attachât une meule de moulin au cou et qu’on le jetât au fond de la mer ! » (St Mathieu, 18)

L’AGRIF, souvent persécutée et bâillonnée, ne cessera pas le combat : elle demande à ses adhérents d’en recruter de nouveaux pour continuer la lutte contre le racisme anti-français, anti-chrétien et anti-humain !

 

La Lorraine Royaliste approuve entièrement ce communiqué

 

ADHÉREZ A L’AGRIF

Adhésion : 15 euros
de soutien : 30 euros
Bienfaiteur : 100 euros
Abonnement à La Griffe : 10 euros
70 boulevard Saint Germain, 75005, Paris
( 21 janvier, 2017 )

Église et immigration Le grand malaise

On nous prie de porter à votre connaissance :

 

 

Conférence deLaurent Dandrieu


 Église et immigration   Le grand malaise    dans communiqués


Rédacteur en chef des pages «Culture» de Valeurs Actuelles, Laurent Dandrieu y suit également l’actualité religieuse.



 
Église et immigration


Le grand malaise
 


Dans un essai fouillé, Laurent Dandrieu dénonce le discours de l’Église sur l’immigration : mêlant charité et politique, elle oublie les populations européennes et la défense de leur identité. Au risque d’un effondrement de civilisation.

 

 dans communiqués


À Paris, mardi 31 janvier 2017

à 20 h 30, amphithéâtre de l’ASIEM 6, rue Albert de Lapparent, Paris 7 – M° Ségur, Sèvres-Lecourbe, St François-Xavier.
Participation aux frais : 7 € – tarif réduit (adhérent RC ; étudiants) : 5 €

Le conférencier dédicacera ses ouvrages proposés dans la librairie. Stand de Renaissance Catholique et Contretemps.

Renseignements RC : 01 47 36 17 36 – www.renaissancecatholique.orgwww.renaissancecatholique.org <http://www.renaissancecatholique.org>

( 21 janvier, 2017 )

Un Francais comme vous et moi, si ce n’est qu’il serait notre Roi si les Francais le décidaient.

 

Lu sur le blog « La Couronne » – blog à consulter régulièrement

 

Il est faux de dire : « Il n’y a plus de Roi en France » ! Grâce à Dieu, il y a bien un Roi en France, qui ne règne ni ne gouverne, et c’est Henri d’Orléans, Comte de Paris, de jure Henri VII. Tout y est, l’identité, le titre, et pour le reste, c’est un français comme vous et moi, si ce n’est que sa famille remonte à Hugues Capet ; qu’il est le descendant direct du dernier Roi des français : Louis-Philippe et qu’il serait notre Roi si les français le décidaient. Il est tout sauf « Normal », par ses origines, par sa famille, par son trajet et sa vie, il a l’immense responsabilité d’incarner plus de mille ans de France Royale. « Porter cette France à bout de bras » ce n’est pas rien !

Un français d’une très ancienne famille au service de la France et des français. On connait sa vie et ses idées largement commentées dans ses derniers ouvrages :
– L’Histoire en héritage – Tallandier – 2003.
– La Royauté de l’Homme – Les Presses du Châtelet – 2016.
La rumeur publique, politiquement correcte, affirme que seules les « Valeurs de la République » ont la faveur des français. La France n’est plus chrétienne, encore moins catholique, elle ne peut être que démocrate, républicaine et hystériquement laïque.

Cette année, comme désormais tous les cinq ans, les français désigneront leur Président. Les « Primaires » nous y préparent et le résultat ne sera pas nécessairement le véritable choix des Peuples de France. Choix par déni sans doute ! Et nous repartirons pour un quinquennat de galère qui ne satisfera personne. Quelque soit le Président, il sera détesté par environ…49,3 % des français et plus ou moins toléré par les 50,7 % des autres. Pourrions-nous y changer quelque chose ? Les français souhaiteraient-ils une autre alternative à la République ?

Honnêtement, la réponse est non ! Au risque de déplaire ou de choquer les divers sympathisants royalistes, je pense que le rétablissement de la monarchie en France, n’est pas pour demain ! Si les Princes pourraient être prêts, les Sujets eux ne le sont pas ! Certes les français, les Peuples de France ne veulent pas d’un Président « Normal », ils veulent un chef, un père de la Nation, un Président charismatique, supérieur et doté de capacités (voire même de pouvoirs) extraordinaires. Ils ne veulent pas « n’importe qui » pour diriger la France !

Mais ils ont oublié qu’ils pourraient vouloir un Roi !
Les français veulent aussi une France forte, ambitieuse, rayonnante, exemplaire, une France qui donne le « La » en Europe et dans le Monde. Voilà pour l’image de la France, l’âme de la France, le cœur de la France ; cette France là, celle de Saint Louis de Jeanne d’Arc, de Louis XIV et jusqu’au Général De Gaulle qui nous assurait avec un culot monstre que : « La France a perdu une bataille, mais elle n’a pas perdu la guerre ». Ce cœur de France existe toujours…Mais il est pudique et reste enfoui au plus profond de nous même…

Quant aux français, ils ont tout oublié !
Devenus citoyens, imbus de leurs droits, libertaires, égalitaristes, souvent fratricides ; ils ne méritent plus leur beau pays. Envieux, jaloux, ils occupent leur pays sans le respecter, le dénaturent et se plaignent de le voir se dégrader. Si la France rêvée existe encore, les français cocardiers et fiers de l’être ont disparu ! Nos prochaines élections n’apporteront pas de solutions encourageantes pour l’avenir.

« Tout est perdu, l’Honneur avec ! »
Seul le rêve aurait la possibilité de nous sortir de ce marasme. Rêvons éveillés à un retour du bon sens populaire. Quand donc le français matois, futé parfois roublard retrouvera t-il son bon sens perdu ? Nos politicards sont tous ou presque à chasser tels les Marchands du Temple… « Ils ont fait de la Maison France de nos pères, un repère de brigands », un souk nauséabond… Aujourd’hui, en ces temps de Primaires, ils promettent à tout va, monts et merveilles, c’est à celle ou celui qui sera le plus généreux…avec notre argent.

La Démocratie a au moins cet avantage : Le Peuple peut se débarrasser légalement de tous ces importuns, encombrants politiciens qui ne briguent qu’une place au château de l’Élysée ! Un vote blanc, Non à tous, massif, nous libérerait de cette caste de nantis et de leurs sbires. Voilà qui donnerait à réfléchir et préparerait les esprits à l’organisation d’un scrutin plus sérieux. A partir de là, le paysage éclairci laisserait entrevoir d’autres possibilités…plus royales. On peut toujours rêver !

Guy Adain

( 19 janvier, 2017 )

« Oui, nous dissuadons ! »

 

La Fondation Jérôme Lejeune rappelle ici, par la voix de son Président, sa position courageuse qui doit être soutenue car elle énonce la vérité.

 

Pas en Chine populaire sous Mao, mais en France en 2017, donner une information susceptible de dissuader de l’avortement va devenir un délit punissable d’amendes et de peines de prison. Ne feignons pas la surprise, c’est désormais clair pour tout le monde, l’avortement est devenu l’un des premiers marqueurs de la politique moderne. Que ce soit chez Les Républicains, au Front National ou à Gauche, l’avantage est au plus offrant en la matière, chacun y va allègrement dans la surenchère. Sur la scène politique, les résistants courageux se comptent sur les doigts d’une seule main, et encore…

Déjà l’incroyable censure par le CSA du film de la Fondation Jérôme Lejeune, présentant de jeunes trisomiques heureux, était un indicateur plus qu’inquiétant. L’éradication de la trisomie relevant d’un « ordre établi¹», l’expression du bonheur de ceux qui n’auraient pas dû vivre est devenue suspecte. Il est donc préférable, pour eux, de cacher leur joie ou de la réserver pour des émissions à thèmes ! Cette décision du CSA, validée depuis par le Conseil d’Etat mais qui a horrifié le monde entier², reposait en effet sur la crainte que la joie des enfants trisomiques ne culpabilise les femmes ayant avorté ou ne dissuade des femmes de le faire. Halte à la contagion du beau, du bien, du vrai…

Avec le délit d’entrave, le Parlement va plus loin, il généralise l’injustice en instaurant un blackout sur toute information relative au respect de la vie dès lors que cette information pourrait être « dissuasive » de l’avortement, l’information « incitative » ayant seule droit de cité. En réalité, il s’agit des deux faces d’une même médaille. L’une et l’autre décisions – celle du juge et celle du Parlement – malmènent pareillement la vérité et la liberté. Dans les deux cas, il y a obscurcissement de la conscience et asservissement. Il n’est pas certain que tout le monde ait pris la mesure de la gravité de ce que signifient la sanctuarisation du crime et la présomption de culpabilité de ceux qui s’y opposent.

La Fondation Jérôme Lejeune appartient à la famille des « suspects habituels », ceux qu’on stigmatise par défaut, pour reprendre la célèbre réplique du film Casablanca. Il est vrai que, par déformation professionnelle, nous essayons de mettre en échec la contagion du mal, de dissuader des actes malheureux et peut être du malheur. Proposer des raisons d’espérer à des parents qui doutent, offrir une consultation spécialisée au profit de ceux qui n’intéressent plus la médecine, encourager des chercheurs à combattre des maladies que la science n’a plus envie de traiter parce qu’il suffit de s’en remettre à un eugénisme bon teint, accueillir la différence de ceux dont la vie ne mérite pas d’être vécue aux yeux du monde, nous le faisons, nous ne faisons même que cela. Mais proposer la vie, il faut le savoir, c’est dissuasif de la mort. Par nature.

Pardonnez-nous d’écouter ceux qui pleurent, qui souffrent ou qui ont peur, pardonnez-nous de les rassurer, de les accompagner, de les aider, pardonnez-nous de réussir quelquefois à dissuader certains de commettre l’irréparable. Pardonnez-nous de continuer à désespérer le désespoir. Pour nous, c’est une question de Savoir-Vivre !

 

Jean-Marie Le Méné,
Président de la Fondation Jérôme Lejeune – Twitter : @jmlemene
¹ Pr Jacques Milliez, L’euthanasie du fœtus, Odile Jacob.
² La Fondation Jérôme Lejeune va attaquer cette décision devant la Cour européenne des droits de l’homme.

 

( 16 janvier, 2017 )

A Paris, le 24 janvier, hommage aux résistants royalistes

 

 

 

Paris mardi 24 janvier

à 19 heures,

rendez-vous place Jacques et Mireille Renouvin,

pour rendre hommage

aux résistants royalistes morts dans les camps nazis.

( 13 janvier, 2017 )

Manipulations médiatiques : la Serbie hier, la Syrie aujourd’hui

 

Lu sur « Le Réveil Français »

 

Un évènement important sur lequel la presse reste étonnamment discrète, nous donne l’opportunité de faire le point sur la politique ambigüe menée par l’OTAN depuis plus de vingt ans, qui applique, semble t’il , la stratégie du chaos partout où elle intervient avec la complicité active des européens, serviteurs zélés, du suzerain d’outre Atlantique. Comme notre ami Jacques Hogard est le principal témoin de cette affaire , c’est avec la plus grande confiance que nous publions cette information.
Le Réveil Français
L’interpellation de Ramush Haradinaj ancien Premier ministre du Kosovo et commandant de l’UCK, accusé de crimes de guerre, nous donne l’occasion de revenir sur la couverture médiatique dont avait fait l’objet le conflit au Kosovo. Un conflit qui, au-delà du biais médiatique, présente d’étonnantes similitudes avec la guerre en Syrie.

 

Manipulations médiatiques : la Serbie hier, la Syrie aujourd’hui dans actualités Ramus-Haradinaj

« Ce personnage est je pense l’un des plus grand criminel de guerre de notre époque troublée », le Colonel Jacques Hogard réagissait hier à l’arrestation de Ramush Haradinaj, ancien Premier ministre du Kosovo, à sa descente d’avion en provenance de Pristina. © AFP 2016 ARMEND NIMANI La Serbie réclame l’extradition de l’ex-premier ministre kosovar Un ex-Premier ministre, sous mandat d’arrêt international? Celui-ci est en effet accusé par les autorités Serbes d’avoir torturé et assassiné des dizaines de personnes, tant Serbes qu’Albanaises ou Roms, lorsque son unité, les « Aigles noirs » contrôlaient la région frontalière entre l’Albanie et le Kosovo. Un secteur par où transitaient les armes destiné au groupe rebelle durant le conflit de 1998-1999 dans l’ex-province Serbe. Des personnes dont les corps ont été découvertes près du lac Radonjic dans la région de Decani. Car avant d’être un présentable et cravaté chef de gouvernement, d’une province Serbe qui allait bientôt devenir un pays autoproclamée ainsi que l’une des plus grandes bases de l’OTAN en Europe (Camp Bondsteel), et même un candidat à l’Union Européenne, Ramush Haradinaj fut l’une des figures de proue de l’Armée de libération du Kosovo (UCK). Une organisation à l’origine d’un conflit qui vit l’OTAN sortir pour la première fois de son cadre défensif. L’UCK, cette organisation rebelle, « résistante », qui fut en son temps encensée par les médias occidentaux. D’ailleurs, encore aujourd’hui, on tient à rappeler que Ramush Haradinaj a été acquitté à deux reprises par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) des différents chefs d’inculpations qui s’accumulait à son égard (37 pour être exact). Des acquittements troublants « d’un gros bonnet du banditisme mafieux et politique du Kosovo », suite à des poursuites « tardives » et « timides » sur lesquels revient le Colonel Hogard: ​ « Acquitté dans des conditions assez troubles […] au fur et à mesure que disparaissaient les témoins à charge qui étaient assassinés, qui mourraient dans leur baignoire, qui était renversé par un bus, qui disparaissaient purement et simplement de la circulation et ce personnage est certainement l’un des plus grands criminels de guerre de notre époque troublée. » Le Colonel des forces spéciales Jacques Hogard, déployé début 1999 sur le théâtre d’opération, sous commandement de l’OTAN et du Général britannique Michael Jackson, fut en charge de préparer le terrain à l’armée française dans son futur secteur de responsabilité, devenu la principale enclave Serbe du Kosovo: Mitrovica. Il est l’auteur du livre « L’Europe est morte à Pristina » (Ed. Hugo Doc). D’ailleurs, pour lui ce n’est pas vraiment le fruit du hasard si Ramush Haradinaj s’est fait arrêter, il fut en effet le compagnon d’arme d’Hashim Thaçi qui n’est autre que l’actuel président du Kosovo. Un Président qui est aujourd’hui mouillé dans une affaire de trafic d’organes. « Cela doit bien l’arranger, malgré ses demandes officielles de remise en liberté de Ramush Haradinaj, le président de la soit-disante république du Kosovo, Hashim Thaçi, qui est son vieux complice… mais quand on veut se débarrasser de son chien on dit qu’il a la rage. » Des accusations qui n’ont rien de nouveau. Dès 2008, Carla Del Ponte, qui venait tout juste de quitter ses fonctions de Procureure générale du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), avait évoqué dans ses mémoires l’existence d’un trafic d’organes organisé entre le Kosovo et l’Albanie. Des éléments corroborés par le rapport du député suisse Dick Marty, présenté devant le Conseil de l’Europe en décembre 2010. © FLICKR/ QUINN DOMBROWSKI L’Otan s’apprête à livrer à la Serbie du porc de 1982 Un rapport qui avait fait l’effet d’une bombe et son auteur l’objet de tentatives de décrédibilisassions tous azimuts, notamment de la part des autorités albanaises, qui n’avaient pas lésiné sur les comparatifs. Des accusations, parfois ubuesques, sur lesquelles revenait en détails le spécialiste des Balkans, Jean-Arnault Dérens, correspondant du Monde Diplomatique dans la région. Le député helvète fut présenté comme un « ennemi du peuple albanais » voir un « raciste » (Dixit Sali Berisha, Premier ministre albanais), on lui reprochait notamment d’avoir critiqué la légalité de la proclamation d’indépendance du Kosovo, au regard du droit international ou encore son « anti américanisme », pour avoir, déjà, révélé en 2006 le scandale des prisons secrètes de la CIA en Europe. Voir d’avoir des « préjugés politiques » pour avoir publié un rapport sur les fraudes massives lors d’élections parlementaires, visiblement commises par le Parti démocratique du Kosovo (PDK) d’Hashim Thaçi. Des accusations à l’encontre de ces membres de l’UCK qui rappellent certaines méthodes employées par les rebelles syriens, notamment à Alep. Depuis la libération de la ville, les langues se délient. Et racontent le trafic organes humains, sur une large échelle, dans les quartiers sous administration rebelle. « La première nature de l’UCK, c’est mafieux et terroriste » soulignait le Colonel Hogard, un constat que dressait également à l’époque le criminologue Xavier Raufer. L’officier revient sur plusieurs évènements macabres dont ont été témoins ses forces spéciales: « Une nuit dans les faubourgs nord de Mitrovica, un groupe de forces spéciales françaises tombe sur un groupe de l’UCK, en train de vider une barre d’immeuble de ses habitants serbes en leur donnant le choix, soit la valise et vous partez tout de suite en vous confiant les clefs de vos appartements, soit vous prenez une balle dans la tête. Il y avait déjà quelques morts parmi les vieillards serbes qui ne voulaient pas abandonner leur appartement, qui était leur seul bien. » Des exactions qui n’ont nullement soulevé l’indignation des foules en occident et pour cause, comme le souligne Xavier Raufer: ​ « Cela s’est accompli dans un silence de cathédrale de la part des grands médias européens, qui n’avaient pas de mots assez durs pour accuser les uns de nettoyage ethnique et qui gardaient un silence religieux concernant les autres. » « On a très vite identifié le jeu de l’UCK, s’en prenant à tout ce qui est patrimoine Serbe, historique et religieux » déclare le colonel, qui relate la destruction systématique des monastères orthodoxes « une volonté de faire table rase du passé » au-delà de ça, la « volonté d’éradiquer la population non albanaise, à commencer par les Serbes mais aussi les Roms qui ont été victimes de pogroms, de massacres, d’expropriations. » © CAPTURE D’ÉCRAN KURIR «Il a toujours prôné la paix», celle à qui Trump a confié ses enfants témoigne Il faut dire que suite à l’intervention de l’OTAN, les Albanais ont chassé une grande partie des Serbes de la province du Kosovo. Pour ceux qui restent, la vie est des plus difficile: cultures et champs saccagés, bétail tué, maisons fréquemment cambriolées, coupures d’eau, d’électricité dans les enclaves serbes qui subsistent dans le pays. Eglises profanées, incendiées, voir utilisées comme dépotoir et toilettes publiques. Là encore, des méthodes qui rappellent fortement celles employées par les djihadistes en Syrie, qu’il s’agisse de la destruction de patrimoine historique et religieux ou de leur profanation. Dans les deux cas ils tentent de rendre impossible la vie des habitants: eau empoisonnée, attentats suicides, bombardements, y compris au gaz… s’ajoutent aux multiples menaces et racket sur la population. Dans les deux cas aussi, le traitement médiatique réservé en occident à ces combattants est favorable: les « résistants » de l’UCK (champ lexical de la deuxième guerre mondiale), les « rebelles » syriens (champ lexical romantique, façon Star-Wars…). Une présentation des médias de ces rebelles sur laquelle revient Xavier Raufer: « C’était très clairement dès le départ une opération américaine, une opération où la guerre de l’information dans ce qu’elle a de plus sordide et sinistre avait été utilisée, c’est-à-dire qu’on refait le coup de Timisoara avec les faux massacres et les cadavres retirés de morgues et de cimetières qu’on laissait trainer dans les rues et on disait « regardez un massacre vient de se produire! » Un mécanisme, de manipulation de l’information, qui n’épargnait pas les observateurs dépêchés sur place pour constater ces exactions: « Il y a eu des pressions extrêmement fortes qui avaient été à l’époque accomplies sur des médecins envoyé par des organismes de contrôle de l’Europe pour vérifier ce qu’étaient ces massacres et qui trouvaient ces massacres fort douteux. On a fait sur eux des pressions extrêmement fortes pour les amener à mentir ou en tout cas à se taire. » À 16 ans de distance, le parallèle entre le traitement médiatique des deux conflits est frappant: « On est dans un contexte où ce sont les mêmes organes de presse qui biaisent exactement les mêmes choses, à savoir que cela fait bien longtemps que ces organes de presse ont renoncé à faire de l’information. En réalité ils font de la morale, c’est-à-dire qu’ils accusent ceux qu’ils n’aiment pas de mal se conduire, de commettre des crimes de guerre, contre l’humanité, d’être des dictateurs, d’être le nouvel Hitler, d’être ceci, d’être cela. Bien entendu cela n’est pas innocent, car c’est au service d’une cause différente et bien souvent d’intérêts dont le centre de gravité se trouve aux Etats-Unis. » Des serbes littéralement diabolisés et ce depuis le conflit Bosnie-Herzégovine, « Nous avons pu dans l’opinion publique faire coïncider Serbes et nazis » déclarait James Harff, directeur de l’agence de communication américaine Ruder & Finn Global Public Affairs durant le conflit, au journaliste français Jacques Merlino, auteur du livre « Les vérités yougoslaves ne sont pas toutes bonnes à dire » (Ed. Albin Michel) Pour Xavier Raufer, c’est toujours le même schéma qui s’applique, implacablement, depuis la fin de la Guerre froide: « Il semble y avoir des experts de la guerre de l’information, qui avant de détruire une entité, une organisation, un pays par les bombes, la détruisent moralement de manière à ce qu’après quoi les choses se passent bien en disant « mais oui, vous vous rendez compte, si c’est un dictateur, si c’est le nouvel Hitler, bah alors c’est normal ce qui lui arrive et on ne s’inquiète pas trop » c’est ça qui est à l’œuvre. » Une moraline qui justifie aussi de soutenir activement le camp du bien: livraisons d’armes aux « rebelles modérés » en Syrie, envoie de conseillers militaires et de soutien logistique, indirectement par le biais des casques blancs, voire de manière plus directe comme dans le cas de Deir ez-Zor où l’US Air Force a bombardé par erreur des positions de l’armée syrienne, juste avant une offensive de « daech » sur ces mêmes positions. © AP PHOTO/ DARKO VOJINOVIC Nikolic: «La victoire de Trump est inattendue pour ceux qui vivent les yeux fermés» Les Etats-Unis prenaient encore mois de gants au Kosovo, puisque l’opération de l’OTAN allait en soutien direct au « kosovars » contre les serbes. Alors que le colonel évoque un autre « fait d’arme peu glorieux » de l’UCK pour illustrer ses propos, les Forces spéciales françaises ayant eu à « croiser le fer » avec l’organisation rebelle à plusieurs reprises: une attaque contre une colonne de civils entre Peć et Mitrovica, un épisode qu’il avait rappelé il y a déjà quelques années sur le plateau de TV liberté. « On ne pouvait pas imaginer laisser faire ces salopards — il n’y a pas d’autres mots, des criminels de guerre — attaquer un convoi civil ». Le colonel dépêche alors un hélicoptère sur place afin de dissuader les assaillants, « pratiquement dans la minute qui suivait, j’ai eu mon général britannique qui m’a demandé ce qui se passait « vous êtes en train de tirer sur les SAS avec vos hélicos! » » En France, encore une fois, rien de tout ne transparait dans les médias, bien au contraire, les forces de l’UCK sont érigées en véritables héros. Un hiatus qu’a mal vécu le colonel Hogard: « C’est évident que je l’ai mal vécu, j’ai compris tout de suite que nous nous étions trompés d’amis et trompés d’ennemis, on avait fait une inversion des rôles… mais tout cela sous la pression de l’OTAN, la pression des Etats-Unis. C’est un problème de politique étrangère […] nous sommes devenus atlantiste au point d’en oublier notre faculté de jugement autonome et propre […] cela nous a amenés à nous aligner complètement sur les intérêts américano-britanico-allemands dans cette affaire, pour jouer un rôle de supplétif dérisoire et minable!» Au delà du sort du colonel Hogard — qui, suite à cet engagement, a mis un terme à sa carrière militaire — le sort qu’a connu l’ex-province yougoslave laisse songeur quant à l’avenir de la Syrie si les projets américains de renversement de Bachar El Assad se réalisaient. Le Kosovo est en effet, près de dix-huit ans après l’intervention de l’OTAN, un État maffieux au sein de l’Europe.
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