( 24 novembre, 2017 )

Ratko Mladić : salaud à l’international ou héros en Serbie ?

 

Lu sur « boulevard Voltaire », cette tribune sur le scandaleux jugement d’un tribunal international dont les jugements sont dictés par des vainqueurs.

Si la guerre est la pire des choses, la guerre civile est manifestement la pire des guerres.

 Les gentils ont gagné contre les méchants. La justice est passée, l’ordre international a parlé. Et c’est en prison que Ratko Mladić, le « boucher serbe », devrait passer les quarante prochaines années.

Serge Brammertz, procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, admet : « La justice ne permettra pas à elle seule une réconciliation qui doit venir de la société civile. » Vraiment ? Cette guerre civile a embrasé la Yougoslavie presque dix années durant, de 1990 à 2000, en comptant large. Soit le premier conflit intereuropéen, moins d’un demi-siècle après la Seconde Guerre mondiale. Une tragédie survenue dans un pays pas exactement comme les autres.

En effet, cette terre est au cœur de multiples lignes de partage. Entre Orient et Occident. Entre chrétienté et islam. Entre christianisme et orthodoxie. Comme une sorte de nœud ancestral. De clef, aussi, permettant aux Turcs de faire une entrée fracassante en Europe ; une marotte, déjà. S’ils réussissent ce tour de force, c’est grâce – ou à cause – des Bosniens. À l’origine, des chrétiens, mais bogomils, sorte d’équivalent chrétien des yazidis musulmans ; des manichéens, pour faire bref. Qui, à ce titre, sont persécutés en tant qu’hérétiques, à la fois par Rome et Constantinople.

Les Ottomans achètent leur neutralité contre protection, d’où leur conversion de surface – premier traumatisme. La Serbie tombe – deuxième choc. Et, curieusement, l’envahisseur s’arrête aux portes de Zagreb, la place forte croate – troisième coup dur. Les Bosniens tenus pour traîtres, les Croates pour fourbes – ont-ils négocié avec les Turcs ou non ? – et les Serbes devenus héros des Balkans, le cocktail est prêt à servir. Les Empires austro-hongrois et ottomans permettent de visser le couvercle sur la bouilloire, tandis que le maréchal Tito, Croate asseyant son autorité sur la soldatesque serbe, maintient le tout à feu doux. Puis la chute de l’URSS et de tout ce qui s’ensuit : le retour de cette Histoire s’obstinant à souffler contre le vent d’une autre Histoire, celle du communisme.

Dans le registre de la psychose collective, ce conflit aura été la porte ouverte à toutes les dingueries. Les catholiques qui défendent les Croates parce qu’ils sont catholiques, les orthodoxes qui soutiennent les Serbes parce qu’ils sont orthodoxes et les musulmans qui viennent au secours des Bosniaques parce qu’ils sont musulmans. Peu au fait des tocades de leurs fan-clubs respectifs, les Croates s’allient avec les Bosniaques, avant de se retourner contre ces derniers, ayant conclu un pacte de dernière minute avec les Serbes.

Voilà pour les réactions épidermiques et militantes. À plus haute échelle, Washington pousse les Bosniaques et les Croates contre les Serbes, contrecarrant ainsi les Russes tenant ces derniers pour alliés historiques. Sur place, on perd la vie. Ailleurs, c’est la raison qui s’égare.

Si la guerre est la pire des choses, la guerre civile est manifestement la pire des guerres. Crimes de guerre ? La guerre est un crime en soi ; alors, les crimes des uns et des autres… Ratko Mladić est-il coupable ? Bien sûr. Coupable d’avoir fait la guerre. Coupable des massacres de Srebrenica ? Sans nul doute. Mais pas plus coupable que ceux s’étant rendus coupables d’autres massacres tout aussi terribles. Relativisme ? Certes, mais en la matière, tout est relatif : les balles fauchent ceux qui s’agenouillent aussi durement que ceux qui se prosternent. Les Croates et les Serbes ne se battaient pas à coups de chapelets, pas plus que les Bosniaques ne montaient au combat en brandissant des tapis de prière. Si l’on punit l’un, il faut aussi que tous les autres soient condamnés. La justice se rend d’un bloc et non point en pièces détachées.

Que le lecteur me pardonne ce fameux « je » haïssable sous la plume d’un journaliste, mais les hasards de la vie ont fait qu’il y a deux ans, j’ai eu l’occasion de longuement pérégriner en ces contrées et de m’entretenir avec des anciens combattants de tous bords. S’ils n’ont rien oublié, la majeure partie d’entre eux a pardonné les offenses mutuelles.

L’actuel apaisement est certes fragile mais réel : de l’avis général, mieux vaut une mauvaise paix qu’une bonne guerre. Est-ce à une justice de fantoches, cette fameuse « communauté internationale » (les États-Unis et leurs alliés) de leur apprendre ce que c’est que d’être tombés en héros et de vouloir continuer à vivre en hommes ? Non. Pas à eux. Surtout pas à eux, tant il est vrai que ce n’est pas à Marcel Petiot de donner des leçons de maintien à Marc Dutroux.

Journaliste, écrivain
( 23 novembre, 2017 )

Avec ou sans Merkel, l’Allemagne …

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

 

En deux mots.jpgRien de ce qui se passe en Allemagne n’est sans conséquences pour la France et pour l’Europe. Ce fut le cas dans le passé et l’est toujours aujourd’hui.

La stabilité politique allemande a été telle depuis l’après-guerre, que l’on avait sous-estimé les difficultés qui attendaient Angela Merkel après les élections de septembre en République fédérale, qui ont amené au Bundestag une majorité introuvable. Après 12 ans passés à la chancellerie sans que lui manque jamais le soutien de l’opinion, d’avis quasi unanime Angela Merkel était en bonne position pour égaler la longévité politique d’Helmut Kohl, chancelier pendant seize ans. L’on s’est trompé. L’Allemagne a changé.

Les dernières élections ont modifié la donne, renversé l’équilibre usé établi par la chancelière et débouché sur une de ces crises politiques dont nul ne sait si elle sera rapidement surmontée par l’émergence in extremis d’une nouvelle coalition, voire par de nouvelles élections, ou si elle ira en s’amplifiant.

On sait qu’Angela Merkel (CDU) gouvernait ces quatre dernières années en coalition avec les socialistes du SPD. Et que ces derniers sortant affaiblis des dernières élections – échec qu’ils attribuent à leur cohabitation minoritaire avec la CDU – ont signifié à Angela Merkel leur refus de participer à une nouvelle coalition CDU-SPD.

Quant à la CDU elle-même, qui a réalisé comme le SPD, son plus bas score depuis 1949, elle apparaît désormais en déclin, Merkel en tête.

Les 13% de voix et les 94 sièges au Bundestag obtenus par l’AfD sont surtout importants par la crainte qu’ils inspirent d’une poussée ultérieure de ce parti, et d’une tout autre ampleur. A cet égard l’opinion allemande – et européenne – a en tête des références historiques dont la seule évocation, fût-elle fort anachronique, inquiète le monde politique allemand.

C’est donc avec les Verts écologistes immigrationnistes et avec les Libéraux qui pensent avoir tout à gagner à de nouvelles élections, qu’Angela Merkel a recherché une nouvelle coalition.  Faut-il s’étonner qu’elle ait échoué ?

Son échec provisoire ou définitif est en effet plus intéressant dans ses causes que dans ses circonstances. Quelles sont-elles ?

Avec les Libéraux, qui pensent pouvoir amplifier leurs résultats en cas de nouvelles élections, ce sont donc, semble-t-il, surtout des considérations électorales qui ont bloqué les négociations pour une nouvelle coalition. Les libéraux n’en sont pas moins très critiques sur la gestion de la zone euro et très hostiles à tout effort de solidarité financière envers les pays du Sud.

Réticents aux engagements financiers de l’Allemagne en Europe, ils représentent un courant largement répandu Outre-Rhin, qui, en gros, ne veut pas payer pour « les pays du Club Med ». La solidarité européenne n’est pas leur fort. Angela Merkel serait-elle plus généreuse ?

Avec les écologistes, le conflit vient des migrants. Les Verts prônent une politique de large regroupement familial et exigent l’accueil de toujours plus de réfugiés, fussent-ils simplement économiques. Or c’est notoirement de sa politique d’accueil des migrants que provient surtout l’affaiblissement de la CDU comme d’Angela Merkel et l’entrée en force d’AfD au Bundestag … Sans compter que la CSU, l’aile bavaroise conservatrice de la CDU, est-elle aussi très opposée à l’arrivée massive de migrants, dont le land de Bavière a d’ailleurs été le premier à faire l’expérience de première ligne. De première victime.

L’engagement européen d’Angela Merkel a-t-il joué en sa défaveur ?

Après le désastre politique, militaire et moral de 1945,  le projet européen a longtemps été pour le peuple allemand un moyen privilégié de réinsertion. Dans sa très grande majorité, ce projet il l’a partagé et l’a fait sien, comme une nécessité et, pour lui, comme une évidence.  Les Allemands se sont sentis Européens. D’autant plus aisément d’ailleurs qu’au fur et à mesure que leur sentiment de défaite, voire de culpabilité, s’éloignait, s’estompait, la renaissance puis la nette prééminence de l’économie allemande les y plaçaient de plus en plus en position de supériorité dominante. Comme une revanche sur l’Histoire, par une sorte de victoire économique compensatrice … Ceci à deux remarques près. Primo, l’Allemagne a longtemps été plus atlantiste encore qu’européenne. A l’époque où cela se justifiait, pouvait se comprendre et, peut-être encore aujourd’hui, cela reste à voir. Secundo, elle a su saisir sans complexe l’occasion de précipiter sa réunification et de l’accomplir avec toute sa volonté et toute sa puissance. Son nationalisme ne s’était pas évanoui.

Les choses changent et évoluent aujourd’hui. L’Allemagne est réunifiée et riche de ses colossaux excédents. Mais elle est aussi face à la perspective de ses problèmes et de ses contradictions. Notamment son terrible déclin démographique.

Si l’Europe signifie désormais pour l’Allemagne solidarité financière avec les pays les plus pauvres du continent, elle se retrouvera probablement assez unanime pour mesurer ou refuser son concours. Avec ou sans Angela Merkel, le Bundestag et la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe – en charge de la défense des intérêts du peuple allemand – y veilleront scrupuleusement.

Si l’Europe signifie d’autre part l’accueil et la répartition des migrants, l’unanimité sera moins large car le patronat allemand, petit ou grand, est désormais en difficile recherche de bras pour travailler, de préférence à bon marché. Mais comme en témoigne l’avancée de l’AfD, notamment dans les länder de l’Est, le sentiment anti-immigration grandit en Allemagne et avec lui un nouveau patriotisme décomplexé.

Zemmour a raison d’expliquer qu’avec ou sans Merkel la puissance allemande restera inchangée. Dans l’un ou l’autre cas, l’Allemagne ne cédera rien de ses intérêts. Et si la politique européenne d’Emmanuel Macron persiste à se définir comme un fédéralisme, il nous paraît très probable qu’elle butera contre le mur de la ferme volonté de l’Allemagne de conserver pleine et entière sa souveraineté.

( 22 novembre, 2017 )

Reynald Sécher : « Patrick Buisson a parfaitement raison! »

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

Reynald Sécher réagit à l’émoi provoqué sur France Inter par les paroles de Patrick Buisson comparant le génocide vendéen et le massacre d’Oradour-sur-Glane.

« Il y a un certain nombre de caractéristiques communes entre ces deux événements : le nombre des victimes est quasiment similaire.

Mais à Oradour-sur-Glane, c’est une armée étrangère qui extermine ses victimes dans le cadre de sa fuite, alors que dans le cas des Lucs-sur-Boulogne, la politique d’extermination est pratiquée par l’armée française selon des lois votées par l’Assemblée nationale (encore en vigueur aujourd’hui).

À l’époque, il s’agissait d’une politique dite “d’extermination”. Le mot de “populicide” n’est pas passé dans l’Histoire car la France a souhaité gommer cette période. Plus tard, le mot génocide est apparu.

Patrick Buisson a raison de dire que c’est la France qui a inventé le terrorisme d’État : exterminer, c’est éliminer celui que l’on considère comme indésirable, à la manière aussi de Lénine. »

( 21 novembre, 2017 )

Congrès des maires de France : enracinés contre nomades, le nouveau clivage français

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

« Tel est le nouveau clivage français : entre les enracinés et les nomades ». C’est la conclusion de cette remarquable tribune [Figarovox, 20.11] où tant d’idées sont nôtres, formulées, diffusées, défendues de longue date par notre école de pensée, depuis les maîtres de la contre-révolution jusqu’à l’Action française en son passé déjà lointain comme en son présent actif. On les retrouvera ou découvrira au fil de la lecture de cet article, écrit à l’occasion du centième congrès des maires de France.  Lafautearousseau  

 

Quand 65% des Français se défient des institutions et de leurs responsables politiques nationaux, 67% apprécient leur maire.

Alors que s’ouvre le centième Congrès des maires de France dans un climat de tension rarement atteint entre l’exécutif et les élus locaux, cette réalité en miroir mérite d’être méditée. Le rejet des partis, la dégringolade systématique dans l’opinion de tout président nouvellement élu, le dégoût des citoyens pour le spectacle politique quotidien, d’une part, mais aussi l’attachement des Français à leurs territoires et à la vie qu’ils y mènent (62% d’entre eux vivent et meurent dans leur département de naissance), l’ampleur de l’engagement associatif, les cellules communautaires de toutes natures (de producteurs, de consommateurs, de chômeurs, de parents d’élèves, etc.) qui s’essayent et qui s’ébauchent chaque jour un peu plus notamment grâce au numérique, tout cela dit une seule et même chose : en France, le dernier espace de confiance est local.

Cela s’explique aisément lorsqu’on évalue le bilan du trop fameux « modèle français », qui se réduit dans les faits à une interminable extension du domaine de l’État: un État omnipotent, tentaculaire et dévorateur, qui se regarde comme seul défenseur légitime d’un « intérêt général » de moins en moins évident, qui étouffe, gendarme ou encadre toute expression politique ou sociale qui lui échappe. Ce modèle-là, dont de plus en plus de Français constatent l’inefficacité et le coût abyssal, est naturellement défendu par une classe politique formée pour le maintenir. Ce modèle-là pratique depuis quarante ans une « décentralisation insincère », selon la formule d’un ancien Premier ministre, et impose normes, réglementations et cadre d’action à des collectivités qui n’en peuvent mais – la communauté de communes étant le dernier de ces cauchemars bureaucratiques.

A contrario, tout le monde peut éprouver encore le bon et le noble de la politique chez ces milliers d’élus locaux, « petits » plus souvent que « grands », qui ne comptent pas leurs heures pour le service de concitoyens qu’ils connaissent et qui les connaissent. Qu’on se souvienne des moyens, de l’imagination, de l’art du « bout de ficelle » que les communes ont souvent dû déployer, avec leur tissu associatif, pour appliquer la réforme des rythmes scolaires de 2013, tombée d’en-haut, sans vision, sans concertation, sans nul souci des conditions singulières de chaque territoire. Cela, c’est la politique dans « le monde de la vie », une politique à hauteur d’hommes.

Il ne s’agit nullement ici de la défense corporatiste des élus locaux. Ils ont leurs associations et leurs représentants. Il y a bien sûr à l’échelon local des gabegies scandaleuses, des échecs retentissants, des tyranneaux ridicules. Mais face à une sphère publico-institutionnelle qui gêne plus qu’elle ne porte le maire comme l’agriculteur, l’électricien, le directeur de maison de retraite ou le médecin de campagne, face à un État qui se refuse à se réformer sérieusement, aujourd’hui guère plus qu’hier, les ressources et les solutions sont à chercher dans l’action concrète et modeste du cercle de confiance qu’est la commune et grâce aux délibérations de la démocratie du face-à-face.

« Que l’autorité se borne à être juste, nous nous chargerons d’être heureux », écrivait Benjamin Constant. Que l’État se borne à accomplir les missions pour lesquelles il est irremplaçable, à commencer par ses missions régaliennes, les acteurs de terrain – non seulement les communes mais les associations, les entreprises, les familles, etc. – se chargeront de répondre à leurs besoins. Éducation, culture, aide sociale, logement, formation, développement économique, environnement et même intégration des immigrés ou sécurité : les champs sont nombreux où davantage d’autonomie, de liberté et de responsabilité pourront produire les effets bénéfiques que plus personne n’attend de la énième réforme d’un ministre qu’on n’écoute pas. Ces effets seront obtenus, au surplus, en développant et en renforçant un lien social, local, spontané, dont l’affaiblissement, voire la disparition, se fait déjà si péniblement sentir dans les territoires ruraux, les communes petites et moyennes et les villes des périphéries de ces monstres froids et inutiles que sont les métropoles. Car la solitude et l’isolement sont parmi les faits sociaux les plus prégnants en même temps que les plus tus de l’époque.

Cette politique à hauteur d’hommes, cette démocratie du face-à-face, ces projets réussis parce que conçus au plus près du réel sont par nature enracinés. Les racines sont non seulement la mémoire vive de ce qui fut mais aussi ce qui attache et ce qui tient bon. Certains rêvent de s’en affranchir et d’en affranchir les Français: la mondialisation, le nomadisme, la technologisation des êtres et des choses sont leur nouvelle frontière. Les mêmes, jusqu’au plus haut sommet de l’État, conduisent aujourd’hui une politique platement jacobine, comptable et brutale à l’égard des territoires. Dans le débat sur l’inquiétude identitaire et l’« insécurité culturelle » qui sert de vaste toile de fond à la vie politique de notre pays, le combat pour les communes, et plus largement pour les libertés concrètes et enracinées, est celui de demain. Car tel est le nouveau clivage français : entre les enracinés et les nomades.  

Jean-Thomas Lesueur

délégué général de l’Institut Thomas More.

( 21 novembre, 2017 )

Le génocide du 5 juillet 62 à Oran

tiré de « l’auberge espagnole »

Oran fête l’ indépendance


Le génocide du 5 juillet 62 à Oran  dans histoire ma001 ma041 dans histoire
Célébration de la victoire sur la France
…Il reste à Oran, le 5 juillet, environ 100 000 Européens qui bénéficient de la garantie de leur personne par les accords d’Évian, accord cosigné solenellement par le FLN et le général de Gaulle.

…Ce 5 juillet 1962 à Oran, jour de l’ indépendance de l’ Algérie, Une manifestation musulmane se met en place dès sept heures du matin pour fêter l’ évènement et progresse ainsi vers les quartiers européens .


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Les militaires Français place de la mairie d’ Oran
…L’ Armée française est présente au centre ville et est prête à intervenir si cela devenait nécessaire. Mais elle assistera au massacre des Européens sans bouger tant que les autorités françaises ne donneront d’ ordre en ce sens.

…Une cérémonie est prévue à la place d’Armes. l’ ALN doit hisser le drapeau algérien sur la façade de la mairie. Des soldats de l’ ALN, en treillis « léopard », sont en effet présents .

… Le service d’ordre et la circulation sont assurés par des ATO en uniforme plus clair. Les ATO sont les auxiliaires de l’ armée populaire algérienne.


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Les gardes mobiles français brandissent le drapeau du FLN!
…Les forces de l’ordre du général Katz se réjouissent de la victoire des ennemis de la France. leurs ennemis étaient les français d’ Algérie!

…Au lieu de protéger les ressortissants français ils accomplissaient fidelement les consignes de De Gaulle, c’ est à dire écraser dans la plus grande violence avec leur chars et leurs armes de guerre toute résistance de la population pieds-noirs.

…Sur la place la foule des manifestants musulmans est maintenant considérable, l’ atmosphère est à la fête et l’ exaltation à son comble

…À 11 h 15, un coup de feu d’origine inconnue est entendu, place d’Armes. On n’y prête guère attention, l’habitude est prise de tirer en l’air pour manifester sa joie.

…En réalité c’ est le signal de début de la chasse à l’ homme et du génocide!



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La fête est finie la chasse à l’ homme européen est ouverte!


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Les Européens sont systématiquement arrêtés pour être éliminés!


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Ces malheureux vont subir les pires atrocités avant de mourir


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ces hommes, ces femmes et ces enfants seront acheminés vers les abattoirs d’ Oran!!!


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D’autres seront éxécutés sur place par une foule en délire…Le génocide programmé des Européens a commencé avec l’accord tacite des autorités et responsables politiques français !!!

…Toute personne de type Européen est systématiquement enlevée pour être ensuite torturée et exécutée!!!

…Tous les passants européens qui croisent le chemin de cette foule fanatisée sont soit enlevés soit massacrés sur place!!!

…La classe politique bien pensante de métropole trouvera tout à fait normal ces actes racistes !!!! Quant elle ne les applaudira!!!!


Le génocide des Européens


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Arrestations, enlèvements et massacres 

… Concernant les massacres ainsi que les enlèvements, les témoins sont unanimes à mettre en cause l’ALN, les ATO et les civils équipés de pistolets et de couteaux.

…L’ exaltation ambiante étant à son comble, tous ces gens excités vont satisfaire leur cruel besoin en commettant les crimes les plus odieux!

… Au début, on voit beaucoup les ATO (les auxiliaires de l’ armée) s’impliquer dans les lynchages et dans les meurtres . Puis, peu à peu, les hommes de l’ALN s’imposent en nombre dans les exactions

…Tous ces hommes armés agressent les Européens qu’ils rencontrent, dans un déchaînement meurtrier. C’est une véritable chasse à l’homme qui s’organise. Elle va mettre à feu et à sang de nombreux quartiers européens.

…Les hommes armés se ruent sur les immeubles, enfoncent les portes des appartements, ouvrent le feu dans les restaurants, arrêtent, enlèvent, égorgent, au hasard des rencontres.

…Des rafales de mitraillette balaient les terrasses des cafés, les porches, les voitures. Sur les atrocités commises, de nombreux témoignages se recoupent : exécutions sommaires d’Européens et de musulmans soupçonnés de leur avoir été favorables, scènes de lynchage ), actes de torture (pendaison , pendaison à un croc de boucher , mutilations, énucléations

…Arrêtés par l’ ALN, les captifs conduits au commissariat de police et transférés aux abattoirs de la ville pour être torturés et exécutés!

… La population ne trouve aucun refuge, les personnes réfugiées dans l’église du sacré cœur sont également enlevés sous le regard impuissant du curé!

…Et toute cette foule composée d’hommes de femmes et d’enfants est conduite vers les bourreaux chargés de les éliminer!!!

…Bien de femmes seront violées avant d’ être égorgées! C’est un véritable génocide pratiqué par le FLN.


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Le général Katz représentant de De Gaulle en Oranie…Le général Katz a décidé dans la matinée de survoler la ville en hélicoptère. Voici le témoignage du pilote : « Nous survolons la ville, partout des gens qui fuyaient et des cortèges de bras en l’air, escortés par des ATO (auxiliaires de l’armée nationale populaire) ou des civils en armes.

…Nous avons survolé le Petit Lac, là aussi une foule compacte bras en l’air, des gens qu’on faisait entrer dans l’eau et qu’on abattait froidement.

…J’ai hurlé : “Mon général, on abat des gens, je vois l’eau qui devient rouge de sang”. Le général m’a répondu : “Retour à la base”. »


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……L’armée française est pourtant présente ,mais les ordres du Général Katz et de De Gaulle sont de ne pas intervenir!!!!

…Les arrestations puis les exécutions des européens vont se poursuivre sous l’ œil bienveillant des forces de l’ordre françaises!

…Un génocide de grande ampleur va se dérouler dans l’indifférence totale des médias et la complicité du monde politique et intello de la métropole


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Les victimes des barbares, abandonnées par l’état français!…On ne compte plus les suppliciés et les morts. Les Européens étaient escortés jusqu’au commissariat central, où ils étaient torturés et tués mais également vers le Petit Lac et la ville nouvelle. Ce massacre s’est poursuivi jusque vers 17 heures.


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Le général katz indifférent au sort des civils
…Devant l’ ampleur du massacre l’armée française a du intervenir pour arrêter le génocide en cours, car il aurait été bien difficile de cacher ce désastre dont le principal complice de ces meurtres était le général De Gaulle!

…Le général Katz bien conscient du génocide en cours prendra tout son temps pour exécuter l’ ordre d’ intervention pour la protection de la population civile!

…Le bilan de cette journée sanglante est au minimum de 3000 tués et environ 2000 disparus!


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…Il faudra bien qu’un jour De Gaulle soit jugé au tribunal de l’Histoire pour ses crimes abominables dont il est le seul responsable!


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Libération par l’armée française de personnes enlevées…Vers 17 heures devant l’ ampleur du massacre, l’armée française intervient pour protéger la population civile.

…A partir de ce moment là, beaucoup de civils ont pu être récuperés et ainsi échapper à une mort certaine.

…Puis ce sera le départ précipité de ceux qui on vecu cette journée infernale, avec une valise pour tout bagage et sous protection militaire en route vers le port direction la métropole.


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N’ oublions pas Oran!


…N’oublions pas non plus les harkis, soldats fidèles de la France et abandonnés sans vergogne à l’ ennemi.

…Leur sort sera terrible.Ils seront livrés aux tueurs du FLN (Ordre de DE GAULLE , relayé par Messmer , de ne pas les rapatrier vers la métropole!!! )

… Un bilan très lourd, les hommes et leur famille torturés et massacrés! plus de 100000 morts !!!


ma026 …N’ oublions pas les victimes civiles innocentes torturées et exécutées par les barbares du FLN avec la bienveillance du général Katz valet du général De Gaulle!!!


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De rares journaux ont relatés cette tragique journée
…Ces évènements tragiques ont été très peu relayés par la presse française, le gouvernement français a tout fait pour étouffer ce scandale qui le déshonore!

…Au conseil des ministres du 18 juillet 1962 De Gaulle plein de morgue et de cynisme est très satisfait de lui même :

 » A part quelques enlèvements , les choses se passent à peu près convenablement »

…Quelle honte!!!!!!!!!!!!

( 20 novembre, 2017 )

Objection à Stéphane Bern

 

Voici certainement la meilleure réponse faite à la proposition de Stéphane Bern de faire payer l’entrée des Cathédrales

 

La proposition de Stéphane Bern de faire payer aux visiteurs l’entrée des cathédrales a provoqué un véritable tollé. Même l’épiscopat français a réagi officiellement, en rappelant que la loi de 1905 interdisait pareille pratique. L’intéressé s’est montré un peu peiné d’une si vive contestation : « J’aurais aimé de votre part, a-t-il dit à l’adresse des catholiques, plus de mansuétude, d’autant que je me bats au quotidien pour sauver le patrimoine religieux, tant les églises sont menacées de destruction. » L’intention de Stéphane Bern n’est pas critiquable, au contraire, mais la solution qu’il préconise se heurte à une objection de fond, que le recteur de Notre-Dame de Paris, Mgr Patrick Chauvet, a résumé en une formule : S’il fallait payer pour entrer dans les cathédrales, celles-ci deviendraient des musées. Et cela irait à l’encontre des touristes, qui n’auraient plus le même regard, dès lors que c’est le caractère de l’édifice lui-même qui aurait changé.

Chacun a pu en faire l’expérience. Une église désaffectée, transformée en musée, n’est plus vraiment une église. Sa raison d’être qui est d’attirer l’âme vers le mystère s’efface dès lors qu’elle n’est plus le signe de la transcendance mais simplement la trace du souvenir. Si démuni qu’il soit de culture religieuse, le touriste qui pénètre dans une cathédrale fait une expérience de gratuité qui l’affecte d’une façon ou d’une autre, parce que cette gratuité se rapporte à une présence. C’est encore plus vrai, lorsqu’il y a un office dans la cathédrale. J’ai pu souvent observer comment des visiteurs, qui ne savent rien de la liturgie, sont interpellés par ce qui se déroule au cœur de l’édifice, au point de s’arrêter de longues minutes afin de contempler ce qui leur échappe mais résonne étrangement en eux.

Il y a énormément à tirer parti de cet extraordinaire legs de nos cathédrales, de nos églises et de nos abbayes, à condition qu’elles soient des témoignages vivants de la foi. La récente scénographie qui a eu lieu à Notre-Dame, à l’enseigne de la Dame de Cœur, montre la puissance de la catéchèse que constitue la cathédrale lorsque s’anime l’étonnant peuple des pierres et des vitraux qui y réside. L’évangélisation passe aussi par une telle pédagogie religieuse.

Gérard LECLERC

Chronique diffusée sur Radio Notre Dame le 20 Novembre 2017

( 19 novembre, 2017 )

« Soleil cou coupé »

 

Editorial de  l’Action Française 2000 n° 2966 du 16 Novembre 2017.

 

Mandaté depuis septembre dernier par Macron pour la sauvegarde du patrimoine en péril, l’animateur de télévision Stéphane Bern souhaite faire payer l’entrée des cathédrales en France, s’inspirant, dit-il, des autres pays européens  : «  On est le seul pays où leur accès est gratuit. À Londres, l’entrée à l’abbaye de Westminster est fixée à 24 euros  !  » – oubliant de préciser qu’Anne Hidalgo, pour Notre-Dame, avait déjà eu la même idée au commencement de son mandat et qu’elle s’était alors vu opposer une fin de non-recevoir de l’archevêché de Paris. Bern, du reste, avoue qu’il ne fait que ressortir l’idée de «  la  » maire de Paris, en reprenant l’argument de celle-ci dans son entretien au Parisien du 10 novembre  : «  Une ville comme Paris n’a plus les moyens d’entretenir son patrimoine religieux.  » Ce qui est faux. Première ville touristique du monde, Paris pourrait entretenir ses églises qui participent pleinement de son attractivité et lui rapportent donc… Tout est évidemment une question de choix  : et ceux de «  Notre-Drame de Paris  », c’est de privilégier les Jeux olympiques, pour lesquels le scandaleux voyage à Lima de la délégation française en septembre – 1,5 million d’euros – annonce un gaspillage financier sans précédent  ; de subventionner des associations immigrationnistes ou LGBT ou de transformer la capitale en sanatorium festif en en chassant la voiture. Tout en laissant non seulement se délabrer ses églises, mais aussi proliférer les rats et transformer l’ancienne Ville Lumière en dernier dépotoir de France à ciel ouvert.

L’âme de la France mise en vente

Qu’importe les exemples étrangers, même de pays dits catholiques, comme l’Autriche, l’Italie ou l’Espagne  ? Que dans notre République laïque et obligatoire, les cathédrales et les simples églises soient encore considérées avant tout comme des lieux de prière peut paraître saugrenu aux yeux d’Anne Hidalgo ou de Stéphane Bern. Aux nôtres, c’est la réaffirmation essentielle que tout ne se vend ni ne s’achète et qu’il ne convient pas de réintroduire les marchands dans un temple… transformé en musée  !

Pourquoi donner une telle importance à ce qui pourrait n’apparaître que comme une anecdote  ? Parce qu’elle illustre combien la victoire d’Emmanuel Macron provoque un total renversement de tous les fondements de la société française – et la Conférence des évêques de France, qui est aussitôt montée au créneau, ne s’y est pas trompée. Faire payer l’entrée des cathédrales ou des églises remarquables, c’est inverser, et donc nier, la nature même du bâtiment, en faire un monument vénérable par sa dimension historique et artistique et non plus par son caractère sacré, qui devient accessoire. On dira que la plupart des touristes visitant nos cathédrales ne sont pas croyants, ni même baptisés  ? Et alors  ? Outre que, dans la définition du touriste, n’entre pas celle de l’incroyant – en termes scolastiques on dira que le «  touriste  » n’est pas une espèce du genre «  incroyant  » –, on ne saurait réduire ce qui constitue l’âme d’un pays à des monuments d’un passé qu’on souhaiterait révolu – en l’occurrence le catholicisme comme passé religieux de la France –, et qui se visitent comme tels. Ni accepter que les «  derniers  » croyants soient, comme les derniers Peaux-Rouges d’Amérique du Nord sur leur territoire, parqués dans quelque zone de la cathédrale

encore réservée à la prière.

La Macronie, c’est le règne arrogant et cynique de l’argent, devenu le critère à l’aune duquel tout est mesuré. La victoire que l’oligarchie voudrait définitive de l’avoir sur l’être. D’où la vulgarité foncière du macronisme, cet idéal matérialiste et consumériste que notre Jupiter philosophe propose à la jeunesse – devenir milliardaire –, vulgarité qu’il ne peut plus contenir à intervalles réguliers, comme si le vernis finissait pas craquer au contact de ceux dont il ressent la simple présence comme une offense à sa basse conception de la réussite calculable en termes de costards. D’où, aussi, l’instrumentalisation de tout ce qui respire l’être pour le réduire à une dimension strictement utilitariste. Vérité du «  en même temps  »  : faire d’une cathédrale en même temps un musée dont on paie l’entrée et un lieu de prière aboutit à la réduction du spirituel au culturel, puis de celui-ci à sa rentabilité touristique.

Macron et la figure du roi

Donner le change, pour mieux subvertir. Parce que, comme jadis Giscard, il les regarde de l’extérieur  : c’est dans les médias étrangers que Macron aime livrer sa pensée sur les Français. Et de revenir une énième fois, le mois dernier, dans un entretien à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, sur la prétendue verticalité dans laquelle il souhaite s’inscrire, tournant le dos à la normalité du quinquennat précédent. Mais là encore, c’est la structure sans le contenu, comme dans ce premier entretien qu’il avait donné à L’Un en juillet 2016 où le roi n’est qu’une «  figure  », et non une «  réalité effective, une personne  », comme le définit Boutang. Aux yeux de Macron, la verticalité n’est qu’une posture, dépourvue de toute transcendance véritable. Comme il le précise au Spiegel  : en France, «  l’Église catholique a marqué la société d’une empreinte verticale de haut en bas [sic] et je suis persuadé que cela [resic] persiste  ». Le phénomène du souverain ne serait donc plus qu’un marqueur de notre rapport au pouvoir à la fois intangible mais dépourvu de toute signification (comme nos cathédrales devenues musées), ce que n’avaient compris ni Sarkozy, ni surtout Hollande. Les Français en auraient besoin comme d’une poudre aux yeux symbolique qu’il faut leur jeter pour mieux leur faire admettre, sous les atours royaux, la fin du politique dans un monde devenu «  poreux  ». Et d’ajouter  : «  Non, je ne me prends pas pour un roi  ! Mais, qu’on le veuille ou non […]  : la France est un pays de monarchistes régicides. Paradoxe  : les Français veulent élire un roi, et en même temps pouvoir le renverser quand ils veulent.  » Réécriture pleine de signification des trois régicides (Henri III, Henri IV et Louis XVI), dont aucun ne fut la conséquence d’un consensus populaire. Au contraire, les deux premiers furent le fait d’illuminés armés par des conspirateurs ultra-minoritaires, le troisième ouvrit sur une guerre civile. Quant aux révolutions de 1830 et 1848, elles furent imposées par une fraction de Paris au reste de la nation.

On l’aura compris, ce qui fascine Macron, ce n’est pas la transcendance effective du souverain, interface ou non d’une transcendance divine (le sacre des rois de France). Mais le régicide. Autrement dit la mort violente du souverain. C’est qu’il se sait condamné à prendre de court les Français, s’il veut en finir, comme c’est son projet, avec l’indépendance de la nation, définitivement, dans une Europe qui aurait réglé le problème de notre rapport prétendument régicide au souverain en s’appropriant elle-même la souveraineté.  C’est une lutte à mort qui se trouve ainsi engagée contre notre liberté et que Macron est chargé de conduire, ce qu’il fait avec prudence et détermination, par petites touches, par petites victoires successives, en s’efforçant de rendre l’Europe chaque jour plus incontournable tout en nous alignant sur l’Allemagne. Il ne flatte notre goût de l’histoire que pour mieux en faire notre passé révolu, que viendront visiter par cars entiers les touristes du monde entier – et les Français eux-mêmes, devenus touristes étrangers à leur propre pays, à leur propre civilisation. Mais il sait aussi qu’il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne. D’où le caractère morbide de sa fascination pour le régicide. «  Soleil cou coupé  » (Guillaume Apollinaire, «  Zones  », Alcools).

François Marcilhac

( 17 novembre, 2017 )

La République en marche oublie la France

 

 

Dans la «  charte des valeurs  » que vient d’adopter la République en marche, la nation n’est pas citée non plus.

Ce 16 novembre 2017, la République en marche, «  mouvement politique et citoyen  » (sic), a publié sa «  nouvelle charte des valeurs  », qui sera soumise aux votes des membres de son Politburo le 18 novembre, après avoir été «  enrichie de la consultation organisée  » auprès des adhérents du parti. Contrairement au premier texte, pour lequel la France existait encore («  nous pensons […] que l’avenir de la France nécessite de renouer avec l’idée de progrès  »), mais qui ignorait déjà le mot de nation, cette nouvelle charte rompt publiquement avec la France qui ne fait plus l’objet des préoccupations du parti jupitérien.

Apôtres d’un progressisme béat qui, pour remonter aux XVIIIe et XIXe siècles, sert aujourd’hui à promouvoir l’adaptation servile au mondialisme, ces «  héritiers de valeurs séculaires humanistes, républicaines et laïques  » ne se reconnaissent que «  comme citoyens européens, attachés au projet d’une Europe politique, et convaincus que l’ensemble des valeurs qui [les] rassemblent […] ne pourra réellement se déployer que dans le projet européen  », un projet qui est lui-même explicitement subordonné à la logique de la mondialisation, garante d’un «  avenir collectif  » dans lequel n’entre pas le peuple français, constitué en nation, la France n’étant plus synonyme que de «  repli sur soi  » ou de «  retour en arrière  ».

Cette charte des valeurs a au moins le mérite de prouver aux Français, s’il en était encore besoin, que le projet macronien vise à la disparition même de la France. L’ennemi des Français s’est ainsi clairement désigné.

François Marcilhac

Action Française

( 17 novembre, 2017 )

Nouvelle crise politique au Liban

 

Lu sur « lafautearouseau »

 

Le premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé sa démission le 4 novembre dernier à la télévision…saoudienne.

Certes, Hariri a la double nationalité libanaise et saoudienne, mais le fait reste tout de même surréaliste. De là à penser que l’homme d’affaires sunnite a été contraint à ce geste par le régime saoudien, il n’y a évidemment qu’un pas, d’autant qu’Hariri est toujours à Ryad. Il ne s’est donc pas rendu au Liban pour remettre sa démission au Président Aoun comme l’exige la Constitution.

Est-il libre de ses mouvements ? On peut penser que non. Voulait-il vraiment démissionner ? C’est peu probable mais Hariri est totalement dépendant de Ryad. Son groupe de BTP, Saudi Oger, dont il a hérité de son père Rafic, est en faillite. La corruption généralisée qui entourait l’activité de l’entreprise rend facile une intervention de l’Etat saoudien pour faire pression sur Hariri qui pourrait encourir une longue peine de prison pour toutes ses activités frauduleuses.

Que veut Ryad en organisant ce scénario improbable ?

Toutes les clés ne sont pas encore connues mais il est toutefois évident que cette démission s’inscrit dans la prise de pouvoir progressive du prince héritier du royaume wahhabite, Mohamed Ben Salman (MBS pour les intimes) qui succédera à son père Salmane, âgé de 82 ans.

Il est décidé à moderniser le royaume et à affronter la puissance iranienne afin que l’Arabie Saoudite demeure la principale puissance de la région.

C’est pourquoi il a déclenché la guerre au Yémen afin d’empêcher les rebelles houttistes, proches de Téhéran, de prendre le pouvoir.

C’est aussi pourquoi il a instauré un blocus brutal contre le Qatar, coupable de trop parler avec l’Iran.

C’est enfin pourquoi une vague d’arrestations a frappé le royaume saoudien où des dizaines d’hommes d’affaires, de princes et de ministres ont été assignés à résidence avec interdiction d’exercer toute activité. Tout ceci sous le prétexte de lutter contre la corruption. Celle-ci est réelle mais elle est consubstantielle à l’Arabie Saoudite et c’est en réalité un moyen commode de se débarrasser d’opposant potentiels.

La démission forcée d’Hariri s’inscrit dans la même logique.

L’Arabie saoudite a perdu, par procuration, la guerre en Syrie que l’Iran, elle, est en passe de gagner. Ceci a considérablement renforcé le Hezbollah libanais, également très actif dans le conflit syrien contre les islamistes dont beaucoup étaient financés par Ryad.

MBS considère dès lors qu’Hariri, son pion sunnite à Beyrouth, ne peut plus exercer le pouvoir de façon crédible face à un Hezbollah qui est clairement un Etat dans l’Etat. Le Président chrétien Michel Aoun étant lui-même proche des chiites et de Damas, il est devenu nécessaire de mettre fin à la caution saoudienne.

C’est un signal clair envoyé à Téhéran et le pauvre Liban se retrouve une fois de plus le jouet de conflits qui le dépassent.

Personne ne sait comment cette nouvelle crise institutionnelle va se terminer mais une chose est certaine, c’est bien la rivalité Ryad-Téhéran qui est au cœur de l’actualité du Proche-Orient.

Le conflit entre les sunnites et les chiites ne connait décidément aucun répit.

Antoine de Lacoste

( 17 novembre, 2017 )

Étalage de la cynique et abjecte instrumentalisation maçonnique des Femen : le prix du 14 novembre 2017

 

 

Communiqué de l’AGRIF

 

L’attribution le 14 novembre du « Grand Prix International » du Comité Laïcité République à la pasionaria Anna Schevchenko du groupuscule extrémiste de haine laïcarde anti-chrétienne des Femen a confirmé somme toute très utilement et significativement l’évidence de la manipulation maçonnique de ces pitoyables pauvres filles fanatisées.

Le prix a été en effet remis à cette championne de la violence dans le dépoitraillage exhibitionniste par l’ancien Grand Maître du Grand Orient de France, Patrick Kessel.

Le Grand Prix a été remis dans le Grand Salon de l’Hôtel de Ville à Paris avec l’accueil de madame le maire Anne Hidalgo et en présence des anciens ministres (mais toujours francs-maçons) Manuel Valls et Jean-Pierre Chevènement.

Il est à noter que ni la camarade Hidalgo, pourtant si égalitariste, ni la camarade Schevchenko n’ont eu la délicate attention pour les pauvres militantes de base de la femenocratie d’apparaître ce jour-là dans leur uniforme de combat, culotte noire et seins nus.

Pourtant, puisque la citoyenne maire et fervente sœur maçonnique a salué en Schevchenko « une belle personnalité laïque qui défend les droits et l’émancipation des femmes », que n’a-t-elle partagé le plus beau symbole de cette émancipation consistant en la mise à l’air libre des seins, hors de la contrainte des archaïques soutiens-gorges ?

En effet Schevchenko, sans doute par quelque reste de triste timidité bourgeoise, n’avait pas eu, ce jour-là, la fierté de se présenter à l’Hôtel de Ville dévêtue comme à son accoutumée dans la rue ou dans les cathédrales.

Il serait donc revenu à dame Hidalgo d’avoir la délicatesse, pour cet hommage rendu  à la femen Schevchenko, de commencer la première à se dégrafer et, en dévoilant laïquement ses seins émancipés, de l’inviter à en faire autant, en toute simplicité militante.

Aussi, ce n’est pas dans son état de nature que celle que l’on désigne comme une « militante féministe » (sic !) a rappelé son combat « contre les extrémismes religieux, la domination patriarcale et cléricale, l’autorité masculine liberticide… qui veulent les femmes discrètes ».

S’il y avait eu par hasard dans le Grand Salon, une femme non assujettie à la domination du Grand-Orient, elle aurait pu pourtant faire remarquer à la « sœur » Schevchenko qu’en fait « d’extrémisme religieux », outre celui de l’islam jihâdiste, c’était bien dans la gnostique religion maçonnique sous couvert de laïcocratie qu’il se manifestait le plus.

Et qu’en fait de domination patriarcale et cléricale ,et d’autorité masculine liberticide, il n’y avait pas pire que le Grand-Orient où les femmes ne sont pas admises et où la domination des grades inférieurs par les grades supérieurs aux grandiloquents et grotesques intitulés aristocratiques demeure l’essence d’un système perfectionné de manipulation.

La vérité, éclatante en cette occurrence de cérémonialité maçonnique, c’est que les malheureuses vocifératrices et agressives Femen, dont certaines déjà ont terminé bien tristement leur vie, ne sont que de pauvres êtres infernalement conditionnés par de cyniques politiciens de la vieille haine gnostico-jacobine contre les valeurs éternelles du Décalogue et l’identité chrétienne.        

Bernard Antony

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