( 23 février, 2017 )

INVITATION [Provence] – ON S’INSCRIT SANS TARDER !

 

 

COLLOQUE D’ACTION FRANÇAISE

ELECTION PRESIDENTIELLE : LA DEFAITE DU PEUPLE ?

PROGRAMME / SAMEDI 4 MARS – 15 h 

Première table-ronde : Un contexte politique défavorable
animée par Charles de Meyer, assistant parlementaire de J. Bompard

LA DÉMOCRATIE AU DÉFI DES NOUVELLES INITIATIVES CITOYENNES
par Elie Davy, étudiant en journalisme et communication

LA GAUCHE CONTRE LE PEUPLE
par David L’Épée, rédacteur à Éléments

LA DROITE CONTRE LE PEUPLE
par Antoine de Crémiers, conférencier,

conseiller éditorial de La Nouvelle Revue Universelle

Deuxième table-ronde : Des fondements institutionnels viciés
animée par Philippe Mesnard,

rédacteur en chef de L’Action Française 2000

LES LIMITES DE LA Vème RÉPUBLIQUE
par Jean-Baptiste Collomb

Doctorant en droit constitutionnel et Chargé d’enseignement

LA SOUVERAINETÉ EN QUESTION
par Hilaire de Crémiers, directeur de Politique magazine

et de de La Nouvelle Revue Universelle

RESTAURER LE POLITIQUE

FACE AUX IDEOLOGIES DE LA DECONSTRUCTION

par Rémi Soulié, essayiste et critique littéraire

Suivi d’un buffet dînatoire

SAMEDI 4 MARS, 15 H

NOTRE-DAME DU LIBAN,

5 avenue du Parc Borely, 13008 Marseille [Parking]

PAF • COLLOQUE & BUFFET DÎNATOIRE 20 €

10 € POUR LES ETUDIANTS

Inscriptions & renseignements : colloqueafprovence@gmail.com

Téléphone [renseignements] : 06 08 31 54 97

( 23 février, 2017 )

Lettre ouverte de Bernard Lugan à Monsieur Emmanuel Macron, homme politique né d’une PMA entre le grand capital et les Minotaures de la repentance

 

 

Lancé sur le marché politique tel un nouveau smartphone, vous êtes, Monsieur Macron, un ignorant butor dont les propos concernant la colonisation sont doublement inadmissibles.

1. En premier lieu parce qu’ils furent tenus à Alger, devant ces rentiers de l’indépendance qui, pour tenter de cacher leurs échecs, leurs rapines et la mise en coupe réglée de leur pays, mettent sans cesse la France en accusation. Certains qui, parmi votre auditoire, applaudirent à vos propos d’homme soumis (cf. Houellebecq), et devant lesquels vous vous comportâtes effectivement en dhimmi, sont en effet ceux qui, le 1er novembre 2016, publièrent un communiqué exigeant que la France : « (…) présente des excuses officielles au peuple algérien pour les crimes commis durant les 132 ans de colonisation et pour les crimes coloniaux perpétrés à l’encontre du peuple algérien afin de rappeler les affres de la répression, de la torture, de l’exil, de l’extermination et de l’aliénation identitaire car l’histoire du colonialisme restera marquée par ses crimes de sang et ses pratiques inhumaines ».

Candidat à la présidence de la République française, vous avez donc donné votre caution à de telles exigences autant outrancières qu’insultantes. Ce faisant, vous vous êtes fait le complice des pressions et chantages que l’Algérie exerce à l’encontre de la France afin d’obtenir d’elle une augmentation du nombre des visas ou tel ou tel avantage diplomatique ou financier. En d’autres temps, vous auriez donc pu être poursuivi pour « Atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ».

2. Ensuite parce que vos propos constituent non seulement un recul de l’état des connaissances, mais également le viol de ce consensus historique auquel étaient arrivés les historiens des deux rives de la Méditerranée. Or, par ignorance ou par misérable calcul électoraliste, vous les avez piétinés. Au nom de quelle légitimité scientifique avez-vous d’ailleurs pu oser les tenir ? Avez-vous seulement entendu parler des travaux de Jacques Marseille, de ceux de Daniel Lefeuvre ou encore des miens ?

Oser parler de « crime contre l’humanité », maladroitement rectifié en « crime contre l’humain », au sujet de la colonisation revient en réalité à classer cette dernière au niveau des génocides du XXe siècle, ce qui est proprement scandaleux. Sur ce terrain, vous voilà donc encore plus en pointe que Christiane Taubira, ce qui n’est pas peu dire… Pierre Vidal-Naquet, pourtant militant de la décolonisation et « porteur de valises » assumé du FLN écrivait à ce sujet : « Assimiler peu ou prou le système colonial à une anticipation du 3e Reich est une entreprise idéologique frauduleuse, guère moins frelatée que l’identification, à Sétif, (…)  de la répression coloniale aux fours crématoires d’Auschwitz et au nazisme (…). Ou alors, si les massacres coloniaux annoncent le nazisme, on ne voit pas pourquoi la répression sanglante de la révolte de Spartacus, ou encore la Saint-Barthélemy, ne l’auraient pas tout autant annoncé… En histoire, il est dangereux de tout mélanger. Un sottisier peut-il tenir lieu d’œuvre de réflexion ? (…) L’air du temps de la dénonciation médiatique (…), le contexte social, économique et politique actuel est encore fécond qui continuera à générer de telles tonitruances idéologiques à vocation surtout médiatique ».  J’ajoute électoralistes.

Vous devriez pourtant savoir, Monsieur le candidat à la présidence de la République, qu’en créant l’Algérie, la France donna un nom à une ancienne colonie ottomane, traça ses frontières, unifia ses populations, y créa une administration et toutes ses infrastructures.

Ce faisant, y aurait-elle commis  un « crime contre l’humanité » ou « contre l’humain » ? Les chiffres de l’accroissement de la population ne semblent pas l’indiquer puisqu’en 1830, la population musulmane de l’Algérie n’excédait pas 1 million d’habitants alors qu’en 1962 elle avait bondi à 12 millions. Serait-ce donc en commettant des « crimes contre l’humanité » que la France, ses médecins et ses infirmiers soignèrent et vaccinèrent les populations et firent reculer la mortalité infantile ? Serait-ce parce qu’elle commettait des « crimes contre l’humain » que chaque année, à partir du lendemain du second conflit mondial, 250 000 naissances étaient comptabilisées en Algérie, soit un accroissement de 2,5 à 3% de la population, d’où un doublement tous les 25 ans ? A ce propos, relisons René Sédillot : « La colonisation française a poussé l’ingénuité – ou la maladresse – jusqu’à favoriser de son mieux les naissances : non seulement par le jeu des allocations familiales, mais aussi par la création d’établissements hospitaliers destinés à combattre la stérilité des femmes. Ainsi, les musulmanes, lorsqu’elles redoutaient d’être répudiées par leurs maris, faute de leur avoir donné des enfants, trouvaient en des centres d’accueil dotés des moyens les plus modernes tout le secours nécessaire pour accéder à la dignité maternelle. (…) (L’histoire n’a pas de sens, Paris, 1965, page 71).

Enfin, puisque vos propos indécents tenus à Alger obligent à faire des bilans comptables, voici, Monsieur le candidat à la présidence de la République, celui qui peut être fait au sujet de l’Algérie française : en 132 années de présence, la France créa l’Algérie, l’unifia, draina ses marécages, bonifia ses terres, équipa le pays, soigna et multiplia ses populations, lui offrit un Sahara qu’elle n’avait jamais possédé après y avoir découvert et mis en exploitation les sources d’énergie qui font aujourd’hui sa richesse. Comme je ne cesse de l’écrire depuis des années, en donnant l’indépendance à l’Algérie, la France y laissa 70.000 km de routes, 4300 km de voies ferrées, 4 ports équipés aux normes internationales, une douzaine d’aérodromes principaux, des centaines d’ouvrages d’art (ponts, tunnels, viaducs, barrages etc.), des milliers de bâtiments administratifs, de casernes, de bâtiments officiels qui étaient propriété de l’Etat français ; 31 centrales hydroélectriques ou thermiques ; une centaine d’industries importantes dans les secteurs de la construction, de la métallurgie, de la cimenterie etc., des milliers d’écoles, d’instituts de formations, de lycées, d’universités. Dès l’année 1848, et alors que la conquête de l’Algérie était loin d’être achevée, 16 000 enfants en  majorité musulmans étaient scolarisés. En 1937 ils étaient 104 748, en 1952 400 000 et en 1960 800 000 avec presque 17 000 classes, soit autant d’instituteurs dont les 2/3 étaient Français (Pierre Goinard, Algérie : l’œuvre française. Paris,  1986).

En 1962, il y avait en Algérie, un hôpital universitaire de 2000 lits à Alger, trois grands hôpitaux de chefs-lieux à Alger, Oran et Constantine, 14 hôpitaux spécialisés et 112 hôpitaux polyvalents, soit le chiffre exceptionnel d’un lit pour 300 habitants. Tous ces équipements, toutes ces infrastructures, tous ces établissements ainsi que les personnels qui les faisaient fonctionner avaient été payés par la France et avec l’argent des Français.

Monsieur le candidat à la présidence de la République, je vous poste ce jour en RAR mon dernier livre « Algérie, l’histoire à l’endroit »*, afin que vous puissiez mesurer l’abîme séparant la réalité historique de vos inacceptables propos.

Bernard Lugan  

* Ce livre est uniquement disponible via l’Afrique Réelle. Pour le commander : http://bernardlugan.blogspot.fr/2017/02/nouveau-livre-de-bernard-lugan-algerie.html

Bernard Lugan

( 23 février, 2017 )

La Vierge de Publier déplacée ? Insuffisant ! Exigeons le déplacement de Notre-Dame de Paris !

 

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Mur-bleu gds.jpgEncore une de ces bonnes histoires bien rigolotes (quoique fort tristes, au fond) comme la Libre pensée et les laïcards savent les inventer : farouchement anti chrétiens mais pas du tout anti musulmans (ils souhaitent à ceux-ci un « Bon Ramadan ! » ou partagent volontiers avec eux le repas de rupture du jeûne, sans problème) les laïcards de tout poil saisissent toute occasion de nuire au seul christianisme, religion traditionnelle de la France et l’un des éléments constitutifs de sa personnalité et de son identité.

Régulièrement, donc, un libre penseur X, Y ou Z, croit finaud de se faire remarquer, lui qui est par ailleurs bien content de rester à la maison le jour de Noël, ou le jeudi de l’Ascension, ou les lundis de Pâques et de Pentecôte, ou le 15 août, bref un jour chômé manifestement d’origine chrétienne. C’est peut-être sa façon à lui d’exister, ou de croire qu’il existe, ou de s’en donner l’illusion. Alors, il va au Tribunal administratif du coin, pour faire retirer une crèche ou enlever une statue. La Justice, erratique, interdit ici une crèche qu’elle autorise là ; ordonne d’enlever ici une statue qu’elle laisse en place ailleurs. Plus personne n’y comprend rien, mais le laïcard libre-penseur à l’origine du charivari est content : il a eu l’impression d’être quelqu’un pendant quelques jours ; d’exister ; comme s’il n’y avait rien de mieux à faire, aujourd’hui, avec nos chômeurs par millions, nos pauvres et mal-logés par millions, aussi !

Cette fois, c’est à Publier, charmante petite bourgade de Savoie, au-dessus du Léman, qu’a eu lieu l’attaque foudroyante de l’armée picrocholine. Par un blitzkrieg audacieux, qui a surpris tout le monde et terrassé l’adversaire, la Libre pensée du lieu a obtenu que la statue de la Vierge, joliment installée dans un parc public avec vue imprenable sur le lac, soit déplacée sur un terrain privé ! Victoire grandiose ! Chômage, maladies, insécurité et violences, inculture galopante… tous les fléaux que nous subissons passent après. La Libre pensée a « libéré » Publier, la France est sauvée. La France ? Non, l’Europe, la Terre entière, et tout l’univers, tant qu’on y est. Puisqu’on ne peut décemment plus parler du « grand soir », on sait au moins que l’avenir radieux est pour demain. Ouf ! Ne perdez pas espoir, braves gens, courage, tenez bon dans les épreuves que vous subissez : Publier est déjà libérée, le reste de la France le sera bientôt !

Le reste de la France ? Justement, parlons-en. Pourquoi tant de pusillanimité ? C’est au cœur qu’il faut frapper, messieurs de la Libre pensée. « Hardiment !», comme vous le dirait Sainte Jeanne d’Arc (pardon pour la référence, cela va vous choquer, mais, que voulez-vous, c’est l’habitude…) : exigez donc que l’on retire de Paris la cauchemardesque vision de Notre-Dame ! Qu’on la vende aux Chinois, ou à Trump, tiens, voilà une idée qu’elle est bonne : tel qu’on le connaît, il pourrait bien nous l’acheter, lui ! Et puis toutes ces cathédrales dans toutes les villes de France : mais qu’est-ce que c’est ! On se croirait dans un pays chrétien, un pays qui a une histoire, des traditions, des racines, un passé, bref une âme ! Quelle horreur, une âme ! Allez, toutes les cathédrales sur Le bon coin (Sarko ne connaît pas Le bon coin, mais il y en a quand même pas mal qui savent que ce n’est pas un Monoprix ou un Super-U…). Et puis ça renflouera les caisses de l’Etat : il faut bien que les escrocs du Pays légal, qui s’en mettent plein les poches, trouvent du fric à piquer quelque part ! Non, mais…

Et puis, ces noms de rue et de places et de quartier. Boulevard Saint Germain, à Paris ? Boulevard de la Guillotine, ce serait mieux ! Faubourg Saint Antoine ? Faubourg du Sang qui gicle, ça, ça aurait de la gueule ! A Marseille, rue Saint Ferréol ? Rue de l’Echafaud lumineux, ce ne serait pas mal, non ? Et les villes et villages : Pont Saint Esprit ? Pourquoi pas Pont du Génocide vendéen ? Saint Etienne ? Ville des têtes sanguinolentes au bout des piques ! L’Ecole militaire de Saint-Cyr ? Pourquoi pas l’Ecole militaire du million et demi de morts de la grandiose Révolution ? Bon, d’accord, dans les deux cas, c’est un peu long, mais c’est « parlant », non ? C’est drôlement (!) expressif…

Allez, les gars, y’a du boulot ! Faut pas mollir. Aidons cette pauvre Libre pensée à trouver ces dizaines de milliers de noms à changer de toute urgence : tous à vos claviers, remuez vos méninges pour remplacer ces milliers de noms, à elle insupportables.

Et, comme on dit dans le langage des journalistes, « écrire au journal (en l’occurrence Lafautearousseau) qui transmettra » …

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( 16 février, 2017 )

Délit d’entrave à l’Ivg : le scandaleux vote de l’Assemblée

Jeanne Smits, vice-présidente de l’AGRIF, communique :

 

L’Assemblée nationale, par un vote définitif à mains levées, vient de créer un nouveau délit d’oppression au service de la culture de mort. Lourdement puni de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 € euros d’amende, le délit d’entrave à l’IVG « par tout moyen, y compris par voie électronique ou en ligne » a été fortement aggravé. Les « pressions psychologiques ou morales » visant à dissuader une femme d’avorter étaient déjà pénalisées depuis 2001 ; les députés y ont ajouté « la diffusion ou la transmission d’allégations ou d’indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une interruption volontaire de grossesse ».

C’est la rédaction la plus inquiétante, parce que la plus large, qui a été retenue. Les défenseurs socialistes du texte se veulent rassurants : seuls les sites qui prétendent donner des informations générales sur « l’IVG » mais qui, avançant masqués, ont pour objectif réel de dissuader les femmes d’avorter seraient visés.

Ce serait déjà une abomination : seule est permise en effet l’information qui ne cherche en aucun cas à dissuader la femme d’avorter, comme en témoignent les sites gouvernementaux sur « l’IVG ».

Mais la lettre du texte ne le dit pas : par l’application stricte de sa formulation, il permet de sanctionner toute information présentant l’avortement comme une expérience négative ou dangereuse, quelle que soit la manière dont elle est diffusée.

L’étau se resserre sur les enfants à naître, sur les femmes qui sont les secondes victimes de l’avortement parce qu’elles porteront toujours le souvenir d’avoir supprimé l’enfant qu’elles aurait aimé de toute la force de leur cœur de mère, et sur tous ceux qui risqueront désormais la prison pour leur avoir parlé en vérité.

« La liberté d’opinion n’est pas le droit au mensonge », a déclaré Laurence Rossignol, ministre aux Droits des femmes. C’est exact. C’est pourquoi l’AGRIF, soucieuse de la protection et du respect de toute vie humaine innocente, dénonce une loi négationniste, qui veut empêcher l’expression d’une vérité qui dérange.

( 9 février, 2017 )

Actes antichrétiens : la grande hypocrisie du gouvernement

 

 

Communiqué de l’AGRIF

 

Le Ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, a rendu compte le 1er février du bilan statistique pour l’année 2016 des actes racistes, antisémites, antimusulmans et antichrétiens, devant les représentants des cultes et des associations de « l’antiracisme » officiel, à savoir la Licra et Sos Racisme.

Les actes recensés comme antisémites et antimusulmans ayant considérablement diminué entre 2015 et 2016 (-59%), le ministre a d’abord procédé à l’habituel exercice d’autopromotion consistant à s’attribuer les mérites de cette baisse qui serait consécutive à la seule action du gouvernement, à ce « grand plan d’action à 100 millions d’euros » contre le racisme lancé en avril 2015 et au rôle de l’inénarrable Gilles Clavreul, préfet en charge de la DILCRAH (Délégation interministérielle contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, sic), dont l’AGRIF a déjà exposé la sérieuse incompétence. Loin de prouver la moindre efficacité, l’inventaire des nouvelles mesures répressives que déroule le ministre Le Roux démontre seulement l’aggravation de la répression de la police de la pensée, organisée sur les principes idéologiques pervers du nihilisme dit antiraciste qui interdit toujours plus la liberté de pensée, de parole et de critique et protège toujours plus les catégories intouchables, ces « minorités » (immigrés, musulmans, LGBT, etc.) que le néo-gauchisme sous toutes ses formes a érigé en force de subversion chargé de faire table-rase du passé européen honni.

Or, les adhérents de l’AGRIF le savent plus que quiconque, les chrétiens n’ont pas le « privilège » de faire partie de ces minorités. Bruno Le Roux n’a pu faire autrement que de reconnaître l’ampleur écrasante des actes antichrétiens en France, en l’occurrence ceux dirigés contre les lieux de cultes : « Il y a donc une vigilance toute particulière à avoir sur les sites chrétiens, lesquels représentent 90% du total de 2016 (soit 949 atteintes). Surtout que si l’on prend un peu de recul dans le temps, l’on observe qu’entre 2008 et 2016, ces actes antichrétiens ont augmenté de + 245% ». 245% de hausse en huit ans, et l’on a jamais vu les ministres de l’Intérieur successifs faire le déplacement et clamer leur « indignation » sur les lieux des profanations les plus horribles, qu’elles relevassent du satanisme, de l’anarchisme ou d’actes « purement gratuits ». Quantité négligeable, faits divers « sans réelle connatation antichrétienne » comme l’on peut souvent lire dans les médias…

Et plus encore, effroyable hypocrisie du gouvernement qui encourage, par ses lois, ses institutions, sa magistrature, les plus ignobles souillures antichrétiennes. Du génocide en cours des communautés chrétiennes d’Orient aux déjections de l’art contemporain dont la Cour d’appel de Metz vient, dans l’affaire de « l’Infamille », de décréter l’immunité, les chrétiens sont négligeables aux yeux des élites politico-médiatiques, quand ils ne sont pas, d’après eux, les regrettables survivances d’un passé réactionnaire à effacer. C’est contre ce scandale d’iniquité que l’AGRIF n’a jamais cessé et ne cessera jamais de s’élever.

Et l’AGRIF a fort à faire sur tous les fronts : l’on apprend, dans un article de La Croix consacré à l’analyse de cette déclaration (Comment les actes antireligieux sont recensés, 01/02/17), que, les atteintes aux lieux de cultes chrétiens mises à part, les actes antichrétiens ne sont pas comptabilisés comme les actes antisémites et antimusulmans (injures, menaces, coups, tracts, gestes, etc., constatés par les forces de l’ordre via une plainte ou une main courante). Et pourquoi cela ? « Dans ce comptage où les communautés collaborent étroitement avec la Place Beauvau, les responsables chrétiens n’ont jamais, à ce jour, introduit une telle demande auprès de l’État. » On en déduit donc que les responsables chrétiens, par aveuglement ou lâcheté, participent directement à l’occultation, à la négation des actes antichrétiens en France quand leurs homologues juifs ou musulmans n’hésitent pas à exercer une pression maximale sur le ministère, aux fins, supposera-t-on, de « défense de leur communauté ». On les comprend d’ailleurs. L’immense majorité des chrétiens déplore cette tiédeur de ses défenseurs naturels.

L’AGRIF affirme à nouveau sa détermination à être ce môle de résistance unique en son genre, contre les silences coupables, les lâchetés et les reniements, contre le nihilisme anti-chrétien et anti-humain.

 

Pierre Henri

Pôle communication

adhesion
Adhésion : 15 euros
de soutien : 30 euros
Bienfaiteur : 100 euros
Abonnement à La Griffe : 10 euros
70 boulevard Saint Germain, 75005, Paris

 

( 9 février, 2017 )

Paris, mardi 14 février, Jacques Sapir aux Mardis de Politique magazine, un rendez-vous à ne pas manquer ..

Les mardis de Politique magazine

 

Conférence

mardi 14 février 2017

 

L’euro, la France, l’Europe

 

par Jacques Sapir
directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

Le conférencier dédicacera son ouvrage
Souveraineté, démocratie laïcité (éditions Michalon)

Rendez-vous à partir de 19h00 – Conférence à 19h30 précises
Participation aux frais : 10 euros  - Etudiants et chômeurs : 5 euros

Salle Messiaen
3, rue de la Trinité 75009 Paris  Métro: La Trinité, Saint-Lazare

Renseignements : Politique magazine, 1, rue de Courcelles, 75008 Paris
Tél. : 01 42 57 43 22

( 9 février, 2017 )

Mémoire • Homélie de la messe de requiem pour le roi Louis XVI, à Saint-Germain-l’Auxerrois

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Prône de la messe de Requiem pour le roi Louis XVI, le samedi 21 janvier 2017, il y a exactement deux semaines, en l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, par le P. Jean-François Thomas s.j.

 

Monseigneur, Madame, mes chers Frères,

Si le Roi des rois a connu une telle déréliction et une telle solitude lors de son passage parmi nous, il ne faut point être surpris qu’un roi terrestre digne de sa mission doive connaître une souffrance identique par imitation du Maître. Les succès humains sont toujours entachés d’une certaine prosternation devant les règles du monde et ceux qui les inspirent. Un fils de saint Louis, par son sacre, plie la nuque sous les insignes royaux et devient un serviteur du Christ, et donc de ses frères, se condamnant à ne pas être compris ou aimé s’il demeure fidèle.

Les deux sceptres

Le 11 juin 1775, dans la cathédrale Notre Dame de Reims, Louis XVI reçoit les deux sceptres : la main de justice, symbole de vertu et d’équité, ornée de la dextre divine bénissant, aide le roi à guider les égarés, à relever ceux qui sont tombés, à récompenser l’humilité et à confondre l’orgueil ; le sceptre royal, marque de puissance, rappelle au roi ses devoirs de mener une vie droite, de lutter contre le mal pour le bien de son peuple chrétien et d’aider chacun à demeurer sur un chemin de justice. Le Roi était pieux et il comprit la symbolique de tous les rites de son couronnement, désirant restaurer l’élan religieux brisé dans le royaume par la décadence et l’immoralité du siècle des Lumières. Il accepta le poids de la couronne et avec elle les épines qui le rendraient de plus en plus conforme à Celui qui l’avait revêtu de son autorité. Il entra ainsi, seul, dans sa fonction, entouré par la médiocrité tintamarresque de son époque. Dieu allait permettre que ce roi, le plus vertueux de tous depuis bien des règnes, connût l’abjection la plus complète, le dénuement, la trahison, la mort ignominieuse.

L’homme seul

Cette solitude vécue par le Roi, il ne la subit pas mais il l’embrassa, chaque jour davantage, alors qu’il avançait vers le sacrifice et vers le martyre. C’est là que réside son héroïsme et, osons le dire, sa sainteté. Un parcours identique fut suivi, cent trente ans plus tard, par Nicolas II et sa famille. Seulement la Russie moderne, de nouveau orthodoxe, a eu l’humilité de reconnaître son crime et de canoniser ces victimes de la violence diabolique. La France, elle, n’a pas eu le courage de confesser son péché, de courber la tête et l’Eglise catholique se désintéresse des vertus de ce Roi. La solitude consentie du Roi nous renvoie à la solitude qui est la nôtre depuis que nous l’avons assassiné en commettant ce parricide. Ce qui surgit du bain de sang de la révolution, et qui nous poursuit comme un spectre, est l’homme que nous sommes, dans toute sa faible nature, se condamnant à errer seul dans le monde par orgueil car il repousse désormais toute dépendance et toute servitude vis-à-vis du transcendant. De tout temps, cet homme a aimé la rhétorique, qu’elle tombât de la tribune ou de la chaire, du comptoir de bar ou d’un fauteuil d’académie. Cependant, la rhétorique révolutionnaire, mijotée par les soins pernicieux des philosophes de ce siècle enténébré, poussa l’homme dans un gouffre dont il ne remonta jamais. Les rhéteurs et les orateurs de Quatre-vingt-treize ont tous été engloutis par leur propre fureur, laissant l’homme, c’est-à-dire nous, leurs fils hélas, tout pantelants et pataugeant dans notre bourbier, ceci jusqu’à ce jour, puisque nous avons refusé de crier notre solitude de damnés et d’implorer le pardon. Léon Bloy écrit dans La Chevalière de la Mort : « Une rhétorique telle qu’on en avait jamais vu chez aucun peuple, apparut en ces temps, comme un météore prodigieux, annonciateur désorbité de la débâcle universelle. (…) Sous le masque sanglant d’une rhétorique transcendante poussée jusqu’à l’égorgement et jusqu’à la terreur suprême, l’homme immuable, le misérable Homme de la Chute, suait et haletait dans son éternelle lamentation. »

Les consolations spirituelles

Louis XVI fut privé de tous les dictames humains à partir de 1789 et il ne mit plus son espérance que dans les consolations spirituelles. Le 11 mars 1791, il écrivait dans une lettre adressée à un des précepteurs du Dauphin : « Parlez-lui et toujours avec respect de Dieu, de ses attributs et de son culte : prouvez-lui que l’autorité des rois vient de Dieu ; et que s’il ne croit pas à la puissance du Maître des rois, il sera bientôt la victime de ces hommes qui ne croient rien, méprisent l’autorité, et s’imaginent être les égaux des rois. Qu’il apprenne dès à présent, que la religion est digne de tous ses hommages ; que l’incrédulité et la fausse philosophie minent sourdement les trônes, et que l’autel est le rempart des rois religieux. Méfiez-vous de tous ces principes erronés, enfants perdus de la nouveauté, de l’esprit du siècle, et du poison de l’incrédulité. Loin de lui tous les ouvrages où la philosophie prétend juger Dieu, son culte, son église et sa loi divine. »

« Mon frère, bientôt je ne serai plus… »

Au fur et à mesure qu’il perdit de son pouvoir, il gagna en autorité naturelle car il s’en remit sans crainte entre les mains du Créateur. Ce que Bossuet souligna dans son oraison funèbre du grand Condé, pourrait s’appliquer à Louis XVI : « Lorsque Dieu forma le cœur et les entrailles de l’homme, il y mit premièrement la bonté comme le premier caractère de la nature divine, et pour être comme la marque de cette main bienfaisante dont nous sortons. » Cette bonté du Roi est éclatante dans les pires jours de son asservissement, de son emprisonnement, de son accusation, de sa condamnation. Il écrit du Temple, à Monsieur de Malesherbes, un de ses avocats : « Je ne me fais pas illusion sur mon sort ; les ingrats qui m’ont détrôné ne s’arrêteront pas au milieu de leur carrière ; ils auraient trop à rougir de voir sans cesse, sous leurs yeux, leurs victimes. Je subirai le sort de Charles I, et mon sang coulera pour me punir de n’en avoir jamais versé. » Et à Monsieur, son frère, il avoue dans une missive du 28 avril 1792 : « Lorsque la tempête brise le vaisseau, il ne reste au passager que le courage de la résignation ; c’est à peu près ma position. Les périls qu’on me fait appréhender, n’altéreront jamais ce que je me dois comme Roi, et comme chef d’une des premières nations du monde. » Le 11 août 1792, n’ayant plus d’illusion sur l’issue de son sort, il lui demande : « Mon frère, bientôt je ne serai plus, songez à venger ma mémoire, en publiant combien j’aimais ce peuple ingrat. Un jour rappelez-lui ses torts, et dites-lui que je lui ai pardonné. »

1759951582.jpgExemple immortel…

Extraordinaire vengeance que celle qui avoue son amour et qui répond à l’offense par le pardon ! Il s’agit là de la solitude et de l’horreur de la Croix. L’imitation est parfaite, et ceci sans ostentation et sans faux semblant car il ne s’agit pas d’une de ces déclarations grandiloquentes, ne prêtant pas à conséquence, dont sont familières les personnalités civiles et religieuses de notre époque. Nous connaissons trop, depuis deux siècles, ce qu’est la miséricorde républicaine qui écrase sans pitié ses ennemis comme lors de l’épuration de la Libération ou les événements de 1962, ou la mansuétude religieuse des autorités qui n’hésitent pas à rejeter ou à persécuter ceux qui n’ont pas l’heur de leur plaire. La déclaration d’amour et de pardon de Louis XVI n’est pas sournoise ou politique. Elle jaillit du cœur car elle y était enracinée depuis longtemps. Louis XVI est devenu grand dans cette solitude, dépassant la gloire de François Ier ou de Louis XIV. Le chaos révolutionnaire a fait émerger, malgré lui, ce que la monarchie de droit divin possédait de plus précieux, et que nul autre régime ne pourra jamais atteindre : une communion profonde et inaltérable avec Dieu duquel toute autorité légitime découle. Les révolutionnaires, dans leur cruauté satanique, ont rendu l’exemple de Louis XVI immortel et inégalé.

… et fructueuse infortune

Notre pays, plus que jamais, devrait méditer sur la fructueuse infortune solitaire du Roi qu’il a décapité. Tous les candidats possibles pour occuper la plus haute charge dans notre terre ancestrale ne seront jamais capables d’atteindre une telle altitude car leur ambition ne repose pas sur cet amour et ce pardon uniquement reçus dans le sacre par le souverain. Dieu ne permettra de restaurer le trône qu’à un homme habité par cette passion pour son peuple, ceci jusqu’à accepter de verser son sang malgré l’ingratitude.

Ecoutons ces vers profonds du grand poète catholique oublié, Armand Godoy, dans Ite Missa est : 

« Ce n’est pas pour moi que je demande ta miséricorde.

Ce n’est pas pour moi : c’est pour les autres, pour mes pauvres frères.

J’attends à genoux que ta clémence, Agneau de Dieu, m’accorde

La fin de tous leurs désespoirs et de toutes leurs colères.

J’attends à genoux que le souffle infernal de la Discorde

Devienne azuré baiser de violettes printanières

Et que l’Angoisse aux voix multiples et l’Ennui monocorde

Se taisent à jamais sous le chant lumineux des rosaires.

J’attends à genoux que la sinistre et ténébreuse horde

Des crimes soit le clair essaim des caresses tutélaires.

J’attends à genoux que ta clémence, Agneau de Dieu, m’accorde

La fin de tous les tourments, la fin de toutes les misères.

Ce n’est pas pour moi que je demande ta miséricorde.

Ce n’est pas pour moi : c’est pour les autres, pour mes pauvres frères. »

 

Nous attendons nous aussi que la divine Providence redonne à notre royaume orphelin le père que nous ne méritons plus. Des pages douloureuses de notre histoire vont s’ouvrir devant nous. Qui saura résister ? Qui saura demeurer fidèle aux dons insignes accordés jadis à cette terre ? Qui saura aimer et pardonner dans une solitude accablante ? Qui saura offrir sa tête pour le salut des autres ? Qui saura monter les marches de l’échafaud en regardant le ciel où le soleil commencera de se lever ? Il nous faut implorer et nous convertir, et ne jamais cesser d’espérer.

( 8 février, 2017 )

Enseignement : Le « prédicat » ? Ce sera le désastre de la « lecture globale » appliqué à la grammaire

 

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

 

Mur-bleu gds.jpg« Il faut en finir avec ce carnaval. », disait Maurras, en parlant de l’Ecole.

Oui, il faut en finir avec les niaiseries, absurdités et ravages des pédagogistes à la Meirieu, qui fabriquent à la chaîne des petits français « dys » en tout : on a commencé par la dyslexie, maintenant on ne compte plus les enfants (puis, évidemment, les adultes…) atteint de dysorthographie, dyscalculie, dyspraxie, dysphasie et autre dysgraphie.

Et tout cela pourquoi ? Parce que, en maternelle, au lieu de s’en tenir aux saines méthodes qui avaient très largement fait leurs preuves, les pédagogistes ont inventé des trucs abracadabrantesques, bien à eux, qui ont fait et font encore, et feront, des milliers, des dizaines de milliers de victimes. A vie…

Or, non seulement, ces assassins de l’intelligence et des jeunes cerveaux n’en démordent pas, mais, pire, ils étendent leurs cingleries à d’autres domaines. Par exemple, les voilà maintenant qui s’en prennent au Complément d’objet direct, qu’ils remplacent par « le prédicat » !

Confusion assurée pour les jeunes esprits, car, pour bien manier la notion de « prédicat » (le mot remonte à Aristote !), un enfant doit d’abord « être au clair » avec la construction et la compréhension d’une phrase correctement construite. Or, si l’on veut bien commencer les choses, c’est par le commencement qu’il faut… commencer ! : une phrase, c’est un sujet, un verbe et un complément. Sans oublier, bien sûr, l’indispensable point, qui marque comme la respiration de la pensée. Ces compléments, dit Jeanne Larghero (professeur de philosophie), nous apprennent « qui fait quoi, où, comment et à quelle heure. » Etudier la grammaire nous enseigne donc à bien construire nos phrases et nos propos, qui exprimeront ainsi notre pensée de la façon la plus fidèle possible.

Quand l’enfant aura bien assimilé tout cela, et si l’on y tient absolument (mais est-ce bien nécessaire ? N’y a-t-il pas d’autres priorités ?) on pourra alourdir son programme, déjà chargé, avec « le prédicat » et autres subtilités qu’on ne peut manier que lorsqu’on a d’abord acquis les bases fondamentales de l’expression.

Aujourd’hui, avec nos pédagogistes destructeurs, on veut à tout prix faire du Secondaire dans le Primaire et du Supérieur dans le Secondaire ; ce qui aboutira, immanquablement, à devoir faire faire du Primaire… dans le Supérieur !

( 8 février, 2017 )

La droite à la croisée des chemins

 

Lu sur « boulevard Voltaire » cette analyse qui paraît juste mais l’auteur oublie que nous sommes, hélas, en république et que le pire est toujours possible tandis que le mieux restera pratiquement impossible du fait du système… Pour restaurer la France et lui rendre son indépendance, il faut changer de régime.

 

Que Macron prenne la place de Fillon ou l’inverse ne change rien : ils seront tous les deux gouverneurs de la colonie européenne France.

 

Les électeurs de droite sont incorrigibles : quand un homme de droite est inquiété dans une affaire et qu’il donne sa parole d’homme et de scout qu’il n’a rien fait, les « yeux dans les yeux », nous avons tendance à éprouver de l’empathie pour cet homme que la clameur publique brise. Les arguments, dans ces colonnes comme ailleurs, pour la défense de Fillon sont répétés pour que ne meure pas la droite avant l’élection et qu’elle ne laisse pas un boulevard à Emmanuel Macron.

Que Macron prenne la place de Fillon ou l’inverse ne change rien : ils seront tous les deux gouverneurs de la colonie européenne France, car les deux veulent rester soumis à l’Union. François Fillon, pour mémoire, était le Premier ministre de Sarkozy quand le traité de Lisbonne a été sournoisement voté par nos députés et sénateurs d’alors, avec une majorité dont est issu ledit François.

Tout le monde est d’accord pour dire que l’affaire Penelope (et pas « Penelopegate », par pitié ; restons entre gens du même monde) peut être bidon et qu’il s’agit d’une exécution médiatique en règle. Pour couper court à un autre argument en vogue à droite, à la question « Pourquoi ça sort maintenant ? », il faut répondre « Pourquoi ça sort tout court ? »

Pourquoi n’a-t’il pas anticipé cette attaque ? Comment a-t-il pu penser que ce genre de pratiques – que les gauchistes allaient s’empresser de qualifier de « népotiques » – allait rester dans l’ombre ? Des conseillers le secondent, des soutiens scrutent sa vie : comment ont-ils pu passer à côté d’un truc pareil ? Évidemment qu’avant une élection, la moindre faille peut potentiellement coûter une place à l’Élysée si l’on n’a pas préparé le mortier pour la combler.

Il est logique que les adversaires tirent sur le point faible du mur…

« C’est légal », me direz-vous ! Bien ! Mais on sait que la légalité ne rime jamais vraiment avec la moralité, surtout quand les gauchistes commencent à s’en faire les hérauts…

L’électeur de droite se laisse encore avoir par la « lutte contre la bête immonde » Front national. Il préférera toujours voter pour un truc ressemblant vaguement au Front, mais sans être le Front. De ce point de vue, la propagande gauchiste (et droitière) a parfaitement marché puisqu’il existe toujours chez l’homme de droite cette réticence, honte et gêne à voter Front. Ils sont, dès lors, capables de préférer un Fillon qui n’est pourtant pas le meilleur gage d’innovation et de nouveauté… Le découragement, aussi, est l’adversaire de l’homme de droite : « si Fillon n’est pas là, Macron l’emportera puisque le FN est bloqué par le front républicain… »

Entre une femme qui propose de sortir de l’Europe et retrouver une souveraineté économique, un homme qui a voté pour le pire traité de l’histoire de l’Europe et asservi la France, et un autre qui n’est pas politique mais qui reprend les idées d’Attali et de Terra Nova sur le mondialisme, il n’y a pourtant pas lieu de beaucoup réfléchir.

En fait, les électeurs de droite sont à la croisée des chemins : soit ils prennent la voie Fillon et valident l’asservissement de la France à l’Europe, la mise en place d’une France des service pour la zone européenne et la toute-puissance du libéralisme mondial. Soit ils prennent la voie Le Pen, son souverainisme et son patriotisme économique avec les risques et les sacrifices que cela comporte…

L’esclavage assuré ou l’espérance d’une possible liberté… Au choix !

Étudiant en droit
( 8 février, 2017 )

Pour Macron, la culture française n’existe pas !

 

Lu sur « boulevard Voltaire » cette présentation qui paraît très juste d’Emmanuel Macron

 

L’avantage, avec Macron, c’est son côté à la fois impulsif, crétin et juvénile. Il dit ce qu’il pense avant même d’y avoir réfléchi.

 

« Il n’y a pas de culture française. Il y a une culture en France. Elle est diverse. » Telle est la dernière sortie d’Emmanuel Macron, lors de son meeting dominical, tenu dans la capitale des Gaules. Le personnage étant ce qu’il est, nul doute que cette saillie puisse s’annoncer comme la première d’une longue série. En marche, qu’il est, le Macron…

Il est souvent dit que ce candidat serait celui du « Système ». Si cela était avéré, voilà au moins qui signifie que ce dernier se trouverait aujourd’hui dans une sorte de spirale suicidaire et que le petit Manu serait chargé d’adoucir les douleurs de sa fin de vie.

En effet, peut-on seulement imaginer ce potentiel futur Président français s’en aller dire aux Chinois : « Il y a certes une culture en Chine, mais elle n’est pas chinoise… » Dans l’empire du Milieu, si on laque les canards avant de les manger, il est tout aussi possible d’envisager que l’on puisse pendre les dindons avant de les donner aux cochons.

La culture française, selon Emmanuel Macron ? Celle de ses puissants soutiens industriels et médiatiques : Patrick Drahi, patron de BFM TV, RMC, Libération, L’Express ; Pierre Bergé, actionnaire quasi majoritaire du Monde, de Courrier international et de Télérama. Et de ces humoristes involontaires que sont Jacques Attali et Alain Minc, sans compter les deux ineffables Bernard que sont Kouchner et Tapie ; et encore doit-on en oublier.

Soit un Hexagone réduit à un hub d’aéroport, une zone de duty-free, un supermarché ouvert aux quatre vents dans lequel des chômeurs viendraient acheter des articles fabriqués par des esclaves… Philosophie assez bien résumée en 1985 dans l’éditorial du premier numéro du mensuel Globe, financé par le même Pierre Bergé : « Bien sûr, nous sommes résolument cosmopolites.

Bien sûr, tout ce qui est terroir, béret, bourrées, binious, bref, franchouillard ou cocardier, nous est étranger, voire odieux. »

Pourtant, c’est aussi cela, la culture française : l’ardoise du clocher d’église et le zinc du bistrot – quoiqu’on puisse aussi laisser des ardoises au caboulot du coin. Ça ne saurait résumer toute la culture française, certes ; mais il s’agit néanmoins d’un vaste et historique pan de la nôtre. Laquelle, vaste maison abritant nombre de demeures, embrasse Molière et Feydeau, Aragon et Brasillach, Césaire et Barrès, Brassens et Téléphone, Godard et Lautner, Truc et Machin, et inversement. Sans oublier qu’au contraire de tant d’autres cultures, la nôtre est singulièrement inclusive, jamais rétive aux influences extérieures et toujours prête à l’échange. Ce n’est pas pour rien que tant de musiciens noirs vinrent se réfugier en France pour fuir la ségrégation raciale alors de mise aux USA…

Mais allez ensuite expliquer tout cela à un jeune garçon persuadé que l’Himalaya culturel français se résume à la conception d’un jeu vidéo en France, bidule ensuite développé au Canada et qui s’en ira ensuite abrutir un peu plus des milliards de petits Terriens, lesquels n’en ont vraiment pas besoin, par les temps qui courent.

L’avantage, avec Macron, c’est son côté à la fois impulsif, crétin et juvénile. Il dit ce qu’il pense avant même d’y avoir réfléchi et, surtout, sans avoir envisagé les possibles conséquences de sa diarrhée verbale. C’est un adulescent. Un sale gosse. Et les puissants qui le soutiennent aujourd’hui pourraient bien s’en mordre les doigts d’ici peu.

En attendant, et ce, même si la fessée est désormais interdite par les instances européennes, si Marine Le Pen pouvait lui en coller une bonne dans les urnes, elle ne se ferait pas forcément que des ennemis ; même et surtout dans le monde de la culture.

Journaliste, écrivain
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