( 26 avril, 2017 )

IL FAUT BATTRE MACRON

Pour le deuxiēme tour des ėlections prėsidentielles, le choix est clair : d’un cotė le candidat de « la fortune anonyme et vagabonde », du mondialisme, de Mme Merkel, soit du chōmage, de la destruction de la France et des français. De l’autre une candidate qui, malgrė ses dėfauts (laïcisme, jacobinisme, en fait son rėpublicanisme) veut défendre la France et les Français. Il n’y a aucune hėsitation à avoir : il faut voter Marine Le Pen.

Il faudra aussi se souvenir des candidats aux ėlections lėgislatives qui auront appelé à voter Macron pour ne pas voter pour eux.

Union des Sections Royalistes Lorraines

( 17 avril, 2017 )

PRESSE ET LIBRAIRIE – LR n° 334

 

 

LECTURES FRANCAISES – Le numéro : 6,50 € – abonnement : 66 € – DPF VAD, B.P.70001, 86190, Chibré en Montreuil.

 

Ce mensuel plein de renseignements, d’informations, fête cette année ses 60 ans. C’est en effet en mars 1957 que son premier numéro est paru. Il était à l’époque dirigé par Henry Coston, assisté de Michel de Mauny et Pierre-Antoine Cousteau. En 1977, la direction passa aux mains de Jean Auguy, directeur de la Diffusion de la Pensée Française (DPF). Enfin ce dernier transmis il y a peu le flambeau à François-Xavier d’Hautefeuille.

Ce numéro 719 daté de mars 2017 est plus particulièrement consacré à cet anniversaire bien que nous y trouvions aussi des pages consacrées à la politique actuelle.

Nous ne partageons pas toutes les positions de ce mensuel mais il faut en remarquer la qualité des articles et des informations.

En tout cas, un numéro à se procurer.

 

 

ALGERIE, l’histoire à l’endroit – de Bernard LUGAN – 243 pages – 25 € à Bernard Lugano Editeur, BP 45, 42360, Panissières – www.bernard-lugan.com

 

Le territoire que l’on appelle aujourd’hui Algérie fut formé par la France dans ses frontières actuelles. Quelle est l’histoire des pays, tribus, villes qui le forment ? Pays berbères envahi successivement par les romains, les arabes, les turques, la France… a-t-il eu un jour une unité ? une langue ? Que s’est-il passé en Algérie lorsqu’elle fut française ? et depuis ?

C’est à toutes ces questions que répond Bernard Lugan, le grand spécialiste français de l’Afrique.

Livre essentiel à l’heure même où les Algériens sont à la fin d’une période qui fut très difficile pour eux et dont l’avenir est problématique. Moment aussi où beaucoup de ressortissants de ce pays vivent en France.

 

LA GUERRE INTERIEURE –  d’Yves – Marie ADELINE – 42 pages – Editions de Chiré, BP 70001, 86190 Chiré en Montreuil, 6,50 € port compris.

 

D’où vient cette religion musulmane qui est professée par un nombre de plus en plus important de personnes vivant sur le territoire Français ? C’est à cette question que répond ce petit livre qui tente aussi de nous expliquer quel est le danger de cette installation pour notre pays.

Va-t-on vers une « guerre intérieure » entre les Français d’origine et ces musulmans surtout à une période où le régime républicain « a entrepris de transformer radicalement le visage de la France pour lui retirer ses racines » chrétiennes ?

A lire pour réfléchir à notre avenir.

 

Jean NEDISCHER

 

( 17 avril, 2017 )

Une République insatisfaisante.

 

Lu sur le blog de Jean-Philippe CHAUVIN

 

Encore une semaine avant de connaître les noms des deux finalistes à la présidentielle du 7 mai prochain ! Dans cette campagne qui aurait pu être totalement passionnante si elle n’avait été la lutte des égotismes et la révélation de « tous » (n’exagérons rien !) les scandales de la République du moment et de ses prétendants, les petits candidats ont su, au moins médiatiquement, tirer leur épingle du jeu, et cela me laisse d’autant plus amer de l’absence d’un candidat susceptible d’avancer les idées d’une alternative royale à cette pauvre Cinquième République si mal servie par ses propres desservants habituels et ses chevaliers-servants présidentiels…

Mais cette campagne a aussi montré, a contrario, les avantages d’une vraie Monarchie royale qui échappe aux manœuvres politiciennes et aux incertitudes électorales, à l’inverse de cette monocratie présidentielle que MM. Mélenchon et Hamon, dans leur jeu de duettistes complémentaires, dénoncent à l’envi, dans la lignée d’un François Mitterrand, auteur du plus brillant des pamphlets (1) contre les institutions dont il allait, ensuite et le mois de mai 1981 venu, endosser la charge…

Une République insatisfaisante. dans actualités bistrotsdoisneau

En effet, comment se satisfaire d’une République qui livre la magistrature suprême de l’État à une telle querelle des ambitieux et en oublie trop souvent les grands enjeux politiques, diplomatiques, sociaux et environnementaux pour ne s’intéresser qu’aux défauts, non pas tant des programmes eux-mêmes que des candidats ou de leurs intentions supposées ? Comment aimer une République qui semble n’être plus qu’un gouvernorat au service d’une Union européenne, elle-même si peu sociale et trop peu politique pour être crédible aux yeux du monde comme de ceux de ses propres habitants ? Comment servir une République qui avoue constamment son impuissance (par manque de volonté ?) face aux puissances économiques et aux instances dites « européennes », préférant se réfugier derrière l’alibi d’une mondialisation « obligatoire » pour ne pas répondre aux inquiétudes (qualifiées de « populistes », « protectionnistes » ou « nationalistes », voire pire…) de populations déboussolées et, parfois (ceci expliquant aussi cela) déracinées ? Les derniers discours de l’actuel locataire de l’Élysée sont, à cet égard, particulièrement éclairants : la rhétorique qui mélange intentionnellement le protectionnisme économique et le nationalisme politique, sans beaucoup d’égard pour la nécessaire nuance et modération de langage en ces domaines, n’est pas seulement agaçante, elle est particulièrement malhonnête si l’on ne définit pas ce que l’on entend par protectionnisme et par nationalisme !

Comment se satisfaire d’une République qui, au soir du 7 mai et quand le vainqueur saluera ses partisans et commencera, si ce n’est déjà fait auparavant, à les trahir pour pouvoir présider, sera encore suspendue aux élections législatives suivantes et au risque d’une possible cohabitation, caricature de l’union nationale et désaveu permanent du Chef de l’État par le gouvernement, au risque d’affaiblir encore plus l’État et la nation au moment où la « décision politique » claire et nette est vitale pour affronter les défis d’un monde contemporain dangereux et d’un avenir incertain ? Comment se satisfaire d’une République qui risque bien, une fois de plus, de faire perdre cinq ans à la France et, pire encore, une grande part de sa crédibilité restante sur les plans européen et mondial ?

Décidément, la République n’est pas ce qui convient à la France, et j’en suis plus encore persuadé aujourd’hui qu’hier : il n’y a pas que l’histoire qui, d’une certaine manière, tranche en ce domaine. Il y a aussi cette actualité si malheureusement éclairante, de cette lumière blafarde qui annonce des petits matins sans joie mais pas sans peine…

Jean-Philippe CHAUVIN

Note : (1) : « Le coup d’État permanent », ouvrage paru en 1964.

( 17 avril, 2017 )

Et si c’était vrai ?

 

Lu sur « lafautearousseau » cette analyse comme toujours très juste de Louis-Joseph Delanglade

 

Philippe Val, dont on sait qu’il a exercé de hautes responsabilités à Charlie Hebdo (1992-2009) et à France Inter (2009-2014), vient de déclarer sur France 5, à propos du roman Soumission, que ce qui n’était que fiction voici deux ans est maintenant un commentaire de l’actualité. Sans doute fait-il référence à l’ambiance de violences généralisées dans laquelle nous vivons désormais, du fait de certains. Et, par là même fait-il écho à la définition réaliste de Stendhal pour lequel « un roman, c’est un miroir qu’on promène le long d’un chemin » (Le Rouge et le Noir). Mais, alors que certaine échéance s’approche, qu’en est-il de la chronique d’un cauchemar annoncé que constitue le roman d’anticipation de M. Houellebecq ? Son récit repose en effet sur un second quinquennat de M. Hollande, marqué par un délitement du pays qui favorise l’irrésistible montée en puissance d’un islamisme intérieur doux (« fraternité musulmane ») et l’élection en 2022 du candidat musulman, contre Mme Le Pen mais avec, comme il se doit, le soutien des autres grands partis et l’inévitable ralliement de M Bayrou : les « élites » se soumettent, la société est islamisée.

Si le renoncement de M. Hollande semble donner tort à l’écrivain, en fait le pire reste malheureusement possible. Le bon sens le plus élémentaire invite en effet à considérer que le candidat Macron n’est que l’avatar, même subliminal, de M. Hollande. Dans Un président ne devrait pas dire ça, M. Hollande déclare d’ailleurs explicitement : « Emmanuel Macron, c’est moi ! ». On peut lire par ailleurs (Boulevard Voltaire, 13 avril) le scénario tout à fait crédible proposé par M. Bernadac de la manipulation que constitue la « candidature de substitution » de M. Macron, lequel n’aurait été au départ que le « prête-nom » d’un M. Hollande bien incapable de se représenter. Le soutien en creux de M. Hollande et la distance affichée par M. Macron à l’égard de son mentor n’infirment nullement, bien au contraire, ce scénario.

Or, pour rester dans le cadre « islamique » du roman de M. Houellebecq, on ne peut qu’être inquiet des propos et des propositions de M. Macron dont on peut dire qu’ils ne feront que conforter dans sa conscience communautaire une partie grandissante de la population. D’abord bien évidemment parce que M. Macron ne remet pas en cause l’aspect purement quantitatif de la question musulmane en France : dans la droite ligne des dernières présidences, ce serait avec lui encore et toujours plus d’immigrés donc forcément, vu la provenance de ces derniers, encore et toujours plus de mahométans. Ensuite parce qu’il se veut un chaud partisan de la discrimination positive, laquelle consisterait à favoriser, au détriment des malheureux « Gaulois », la « diversité », c’est-à-dire pour l’essentiel des ressortissants français  issus de l’immigration, donc des musulmans.

On se souvient des drapeaux étrangers, drapeaux de pays musulmans bien entendu, brandis, place de la Bastille, par les partisans et électeurs de M. Hollande, après sa victoire de mai 2012. Cinq ans après, à trois semaines de l’élection présidentielle, M. Macron ne veut voir dans son public « marseillais » que des Algériens, des Tunisiens, des Comoriens, des Maliens, etc., c’est-à-dire en fait des musulmans, peut-être français, mais d’abord considérés dans leur identité originelle islamique. Pis : en déplacement à Alger, il n’a pas hésité à flatter bassement un pouvoir algérien qui hait la France et se réclame de l’islam, envoyant un signal catastrophique aux millions de bi-nationaux franco-algériens vivant de ce côté-ci de la méditerranée.

Alors, oui, si M. Macron devait être élu, ce serait pour le pire. On préférerait que le roman de M. Houellebecq restât ce qu’il devrait rester : une fiction.

Louis-Joseph Delanglade

( 15 avril, 2017 )

« The King »

 

 

Le King a-t-il sa place dans ce blog de la Lorraine Royaliste ? Grave question.

Le King, bien sûr, c’est le roi, donc parlons-en. A vrai dire, j’évoque ce personnage parce qu’il est récemment décédé.  Chuck Berry un des rois de cette musique qui a déferlée chez nous au début des années 1960. Je veux parler ici du « Rock-and-Roll ».

C’était au temps où l’armée américaine  était basée en partie en lorraine, depuis la Libération. Je travaillais alors au camp de T.D. qu’il fallait prononcer Ti-di (Toul-dépôt) en forêt de Haye, au mess des officiers américains. Chez eux, le chanteur alors à la mode était un Sudiste surnommé The King, Elvis Presley de son vrai nom. Je devais alors faire connaître ce chanteur aux jeunes Nancéiens de cette époque, puisque j’ai possédé ses disques.

A l’exemple de Saint-Germain-des-Prés avec ses caves où se produisaient les musiciens alors à la mode, tel le populaire Sydney Bechet, j’avais aménagé une vaste cave cours Léopold avec piste de danse. En ce lieu les disques du King Presley avaient remplacé Bechet (Les oignons. Petite Fleur…). Bref, le Rock-and-Roll était lancé à Nancy… Très peu de temps après, un ami Nancéien, Jean-Claude Berthon, lançait la toute première revue sur cette nouvelle musique et ses interprètes. Sous le titre de « Disco-Revue », ce magazine connu un immense succès national. Nous avons fait venir alors à Nancy des vedettes internationales du rock, tel Gene Vincent, puis des groupes Français débutants, comme Johnny Halliday, que j’avais connu à ses débuts à Bandol ou je travaillais à l’époque. Plusieurs groupes de ce style furent créés à Nancy. Mon frère, dit Mickey, était chanteur dans l’une de ces formations qui jouait alors le plus souvent sur scène dans la vaste salle du Lux, rue de Mon-désert. Un soir, où il était tête d’affiche, il se produisait au théâtre de Lunéville. La salle était pleine. Curieusement, parmi le public se trouvait un groupe de jeunes filles anglaises (d’échanges scolaires, il me semble). Bref, mon frère chanteur qui ne connaissait pas un mot d’Anglais à braillé dans le micro, couvert en partie par les guitares et la batterie, les airs à la mode du King Presley et Little Richard. Inutile de dire la confusion du frangin quand il a appris la présence des jeunes anglaises parmi le public ; sa prononciation en anglais n’était certes pas fameuse, mais les airs de l’époque étaient uniquement interprétés en cette langue.

Supplanté par la revue Salut les Copains, qui avait les formidables appuis d’Europe N°1, Jean-Claude Berton a sabordé Disco-Revue, pour devenir organisateur de concerts de rock et de folk. Puis, il est revenu à Nancy pour ouvrir une boutique de disques sur la place Thiers.

Ainsi, une mode chasse une autre. Le rock est aujourd’hui remplacé par le rap.  Johnny est devenu, tout comme moi, un vieux bonhomme !

(En ce temps-là, que je viens de survoler, j’étais jeune et beau… Désormais, je ne suis plus que beau !).

 

Jean-Marie Cuny

( 15 avril, 2017 )

LA VENDEE EN LORRAINE

 

 

Ce fut tout d’abord à Nancy le 31 mars une remarquable conférence de Reynald Sécher devant une petite quarantaine de personnes dont plus de la moitié de jeunes étudiants. L’orateur, présenté par Philippe Schneider, démontra qu’il n’y avait bel et bien eu un génocide voulu et organisé par le pouvoir républicain en 1793/1794 dans ce qu’il est convenu d’appeler la « Vendée militaire ». La soirée se termina par un échange amical autour d’un buffet.

 

Le samedi 1er avril fut consacré au souvenir de Jean-Nicolas Stofflet dans son village natal de Bathelémont. Après une messe dite en l’église du village pour le repos de l’âme du général et des victimes de la guerre, il fut déposé une gerbe devant les plaques « Jean-Nicolas Stofflet » apposées sur l’église. Après être passé rue Jean-Nicolas Stofflet, une autre gerbe fut déposée devant le monument Stofflet qui se trouve à l’emplacement de la maison natale du général aujourd’hui détruite lors de la guerre.

Après le déjeuner, une cinquantaine de personnes se sont retrouvées à la Mairie pour écouter les orateurs : Serge Husson, ma        ire de Bathelémont, descendant de la famille Stofflet, qui nous parla de la famille et du général. Reynald Secher qui décrit les causes et le déroulement de la guerre de Vendée en y montrant le rôle du général Stofflet. Il montra de nouveau en quoi il y eut génocide. Enfin, Marion Sigaut nous parla de la notion de populicide en s’appuyant aussi sur les massacres perpétrés par les républicains à Lyon.

Journée remarquablement organisée par Romuald Feuillé et Didier Bruno de « Vosges Royales ».

 

Reynald SECHER Editions

 

Tous ceux qui ont été présents à l’une ou l’autre de ces journées ont pu voir les réalisations de Reynald Secher aussi bien en bandes dessinées historiques, DVD, livres… C’est si bien qu’il arrive que des festivals de BD refusent sa présence, sans doute de peu de la…concurrence ( !), à moins qu’il ne s’agisse de pure sectarisme, ce qui ne serait pas étonnant…

Achetez chez lui pour avoir pour vous et vos enfants une vue objective de l’histoire à lire de manière agréable : www.reynald-secher-editions.com ou Reynald Secher Editions, 3 rue de Rennes, 35690, Acigné.

( 15 avril, 2017 )

LA CHAPELLE SAINT PIERRE EST LIENS

 

 

Proche de Nantes, la Chapelle (1) et le cloître qui lui est accolé sont restaurés par l’association de sauvegarde du patrimoine « Mémoire du Futur de l’Europe » dirigée par notre ami Reynald Secher. Si la main d’œuvre est bénévole, il faut acheter les matériaux. Les travaux avancent bien mais il manque de l’argent, aussi, connectez vous sur le site ci-dessous pour aider à cette restauration.

https://dartagnans.fr/fr/projects/restauration-de-la-chapelle-saint-pierre-es-liens/campaign

(1) Dans cette Chapelle, en 1794, plusieurs dizaines d’habitants furent brûlés vifs par les républicains de la colonne infernale « le Cordelier ».

( 15 avril, 2017 )

Pour Patrick Buisson, Mélenchon est plus chrétien que Fillon !

 

Lu sur « boulevard Voltaire » cette tribune de Nicolas Gauthier très pertinente et qui doit nous faire réfléchir sur le positionnement réel de certains candidats…

 

À un peu plus d’une semaine du premier tour de l’élection présidentielle, c’est le gag de ce vendredi.

 

À un peu plus d’une semaine du premier tour de l’élection présidentielle, c’est le gag de ce vendredi : pour l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, auteur du magnifique essai La cause du peuple, François Fillon serait donc moins chrétien que Jean-Luc Mélenchon.

Gag, vraiment ? Pas forcément, même si cela risque de faire twister dans les sacristies vézigondines, les bénitiers rambolitains et les salons de thé versaillais. Comme souvent écrit en ces colonnes, tout trotskiste lambertiste qu’il fut, la Méluche a toujours eu l’âme patriote, d’où sa vieille amitié avec le Patrick Buisson en question et cet Éric Zemmour pas tout à fait inconnu de nos lecteurs.

Encore assez loin du trône et de l’autel, du sabre et du goupillon – il y a encore de la marge chez ce trublion, dont les vestes baroques valent bien celles d’un Fillon –, « Mélenchon hésite, même s’il a beaucoup évolué par rapport à 2012, où la fin de sa campagne s’était boboïsée. Il incarnait alors un vote d’humeur à la mode », Patrick Buisson dixit dans un entretien accordé au Point de ce jeudi dernier. Bref, il « retrouve des repères et une vision du monde antérieurs à ce moment où le PS a mis l’accent sur les problèmes sociétaux et abandonné les questions sociales », ajoute l’ancienne éminence grise de l’Élysée.

Là est tout le problème de cette gauche ayant trahi le peuple, tandis que la droite en faisait de même avec la nation, la première se ralliant au néo-libéralisme mondialisé tandis que la seconde faisait sienne la réification de l’humain, le tout communiant en un macronisme libéral-libertaire béat, tels qu’en témoignent les ralliements éminemment symboliques d’un Daniel Cohn-Bendit et d’un Alain Madelin.

Du coup, poursuit Patrick Buisson, « Mélenchon est avec Marine Le Pen le seul à véritablement parler de religion dans cette campagne ». Vraiment ?

Oui, à l’en croire : « Même s’il déclare “Foutez-nous la paix avec les églises !”, il adopte un discours qui emprunte des symboles à la spiritualité. À Marseille, il avait un rameau pour évoquer la Méditerranée. Un franc-maçon qui arbore des rameaux, le jour des Rameaux ! Il prend la posture des hussards noirs de la République qui combattaient l’Église facialement, mais partageaient la même morale civique que les curés. » On ne saurait mieux dire.

Et François Fillon, dans tout cela ? On notera tout d’abord que, du temps de l’UMP, quand Patrick Buisson fit gagner, en 2007, un Nicolas Sarkozy, à son corps probablement défendant, sur une ligne identitaire, manquant de remettre le couvert cinq ans plus tard, l’un des opposants les plus acharnés à ce semblant de ligne « nationale-catholique » n’était autre que ce même François Fillon

D’où le verdict sans appel de l’ancien faiseur de roi : « Mélenchon incarne un vote de classe, archaïque, qui plonge ses racines dans une spiritualité qu’il prétend combattre ? Si le christianisme est le refus de la domination absolue de la marchandise, c’est-à-dire ce que la Bible condamne comme le culte des idoles, Mélenchon est plus chrétien que Fillon lorsque celui-ci se rend à Las Vegas ou entend faire de la France une “smart nation”. »

De ce constat, froid et lucide, il n’y a pas une virgule à retrancher. Après, on pourra toujours railler l’Alliance bolivarienne de Jean-Luc Mélenchon et son admiration pour la figure du défunt président vénézuélien Hugo Chávez. Il n’empêche que la première, organisation informelle, entend réunir les dernières nations persistant à lutter contre ce mondialisme marchand, mortifère union entre Veau d’or et tour de Babel, tandis que le second appelait de ses vœux une sorte de « socialisme chrétien », en grand lecteur de Charles Péguy qu’il était.

L’occasion de méditer cette belle phrase de Charles Maurras : « Un socialisme libéré de l’élément démocratique et cosmopolite peut aller au nationalisme comme un gant bien fait à une belle main. »

Mais qui lit encore le vieux maître de Martigues ? Sûrement pas François Fillon, et encore moins l’un de ses porte-parole, NKM, dont le nom, en forme de logo, a tout d’une multinationale à capital anonyme.

Certains électeurs catholiques seraient bien inspirés d’y réfléchir à deux fois, eux qui confondent trop souvent tronc à l’église et corbeille à la Bourse.

Journaliste, écrivain
( 14 avril, 2017 )

Editorial du numéro 334 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Débats et discours, commentaires de politiciens ou de journalistes, la campagne électorale se poursuit. Nous nous apercevons que peu de candidats présentent de projets sérieux. Ils font plus de la communication que de la politique. A la suite des débats, nous pouvons peut-être apercevoir un projet un peu structuré, global, chez trois candidats : Jean-Luc Mélanchon, Marine Le Pen et Nicolas Dupont Aignan. D’autres présentent des techniques pour résoudre de leur point de vue quelques problèmes, c’est en particulier le cas de Benoît Hamon ou de François Fillon. Enfin, il y en a un qui parle pour faire plaisir à tout le monde, discours vides mais plaisant à écouter bien que souvent en mauvais français mais qui ne présente rien, c’est Emmanuel Macron. La seule chose que nous retenons de lui au détour de discours, d’expressions, c’est qu’il ignore complètement l’histoire, la géographie, la culture française et qu’il hait tout ce qui est français et ceux qui voudraient défendre le pays. Plus encore que ces impressions, il y a les personnages « nauséeux » – comme l’on dit souvent « à gauche » – qui l’entourent…

Il est certainement le candidat le plus dangereux pour l’avenir de la France et des Français, il se pourrait même que nous regrettions son maître, François Hollande, si par malheur il était élu président. Cet ignorant mais très sur de lui est capable de nous enlever encore plus de libertés, d’augmenter la « dictature » de la pensée unique, du « politiquement correct » dans la ligne de la scandaleuse loi sur le délit d’entraves à l’IVG avec l’appui de ses commanditaires banquiers, financiers, hommes d’affaires et tous ces partisans de la pseudo libéralisation des mœurs. Ils sont d’ailleurs souvent les deux à la fois.  Macron est un « libéral-libertaire » caricatural. Et puis, n’oublions pas son action comme ministre : Alstom démantelé, Areva, l’affaire SFR, mise en difficultés d’entreprises françaises…  C’est pour cela qu’il faut tout faire pour qu’il n’accède pas à la magistrature suprême. D’autant plus qu’il va dans le sens des « profiteurs » de la mondialisation avec l’appui de la direction de l’Union Européenne. Personne ne pourrait l’arrêter !

Ceci dit, lorsque nous examinons les autres candidats, ce n’est guère mieux : François Fillon semble plus « présentable », moins « décadent » mais il fait une place beaucoup trop importante à l’UDI souvent au détriment de catholiques et il laisse entendre qu’il nommerait François Baroin comme premier ministre. Ce personnage pourrait tout autant l’être d’Emmanuel Macron tant ils sont proches ! Et puis, il veut rester dans le cadre des traités de l’Union Européenne, ce qui condamne d’office toute sa volonté – s’il en a une – de restauration du pays. Il y a Marine Le Pen, affreusement laïciste – comme les autres -et jacobine mais qui, au moins, remet en cause le carcan européen, comme Nicolas Dupont Aignan ou François Asselineau. Ce dernier est sans doute la révélation du débat du 4 avril par sa connaissance des mauvais traités européens. Il a parfaitement démontré qu’un retrait ne serait pas préjudiciable à la France, au contraire. Macron et Fillon ont beau dire que cela serait une « catastrophe », cela ne fait pas sérieux. D’ailleurs, très nettement – en particulier Fillon – ils n’y croyaient pas. Ils disaient cela « pour le principe » et parce qu’ils ne veulent pas d’une indépendance nationale.

Pourtant, tous – ou presque – ces hommes politiques ne sont pas des « idiots », ils sont capables de faire quelque chose pour le pays. C’est le régime qui les pousse à n’être que des « compétiteurs », prêts à tout pour arriver, quitte à se mettre au service de puissances économiques et financières qui les aideront à atteindre leur but. Et c’est là que nous nous mettons à rêver à l’existence d’un arbitre qui serait au-dessus d’eux, indépendant donc non élu dont l’intérêt serait de garantir à court, moyen et long terme les intérêts de la France et des Français. Cet arbitre pourrait très bien utiliser tous ces hommes au service du pays et bien d’autres qui ont des capacités à servir. Servir, un mot qui n’est plus d’actualité aujourd’hui, ils pensent tous surtout à « se servir » !

Le régime qui permettait l’existence de cet arbitre, l’histoire nous le montre, a existé en France. Les politiciens veulent nous le cacher, raison sans doute pour laquelle ils ne veulent plus que l’histoire de France soit enseignée !  Ce régime, c’est la monarchie royale qui a fait la France, sut la moderniser, la faire progresser jusqu’à devenir un des pays les plus puissants du monde. Raison pour laquelle il faut nous mobiliser avant tout pour « royaliser » le pays. C’est ce que nous vous proposons. Nous vous attendons…

En attendant, il faudra sans doute voter. Au premier comme au second tour, soutenons des candidats qui prônent l’indépendance nationale et qui peuvent battre Macron, donc le retrait de l’Euro, de l’Union Européenne ou au moins la renégociation complète des traités pour permettre un retour à la souveraineté des pays européens tout en poursuivant des coopérations.

Philippe SCHNEIDER

( 14 avril, 2017 )

La solidarité européenne existe-t-elle vraiment ? Le cas de la Grèce.

 

Lu sur le blog de « Jean-Philippe CHAUVIN » cette analyse très juste. La France, avec l’Union Européenne, va-t-elle être bientôt au niveau de la Grèce ?

 

Dans cette campagne présidentielle, il est beaucoup question d’Europe et de sa forme politique actuelle baptisée Union européenne : certains la dénoncent, d’autres, au contraire, l’annoncent comme la nouvelle Terre promise et veulent en renforcer les grands aspects, principalement dans le sens des signataires du Traité de Rome de 1957, c’est-à-dire dans le cadre d’une idéologie libre-échangiste et supranationale que dénonçait dès 1957 Pierre Mendès-France. Autant dire que les points de vue des candidats qui s’affrontent apparaissent, au final, très variés et, souvent même, antagonistes.

Mais, s’il est souvent question d’Europe, ne serait-il pas utile d’évoquer, au-delà du Brexit qui agite beaucoup les salles de rédaction et les états-majors des candidats, le cas de la Grèce et du traitement qui lui est actuellement infligé, dans une indifférence quasi-générale en Europe et parmi les opinions publiques d’un ensemble « Union européenne » qui se veut « cohérent » et, surtout sous la plume des éditorialistes europhiles, « solidaire » ?

Cela fait désormais plus de sept ans que la Grèce s’enfonce chaque jour un peu plus dans le marasme et la misère sociale, depuis qu’il a été démontré que ce pays avait, avec le soutien de la banque états-unienne Goldman Sachs, triché sur ses comptes pour intégrer la zone euro qui devait lui garantir, si l’on en croit les promesses faites depuis le traité de Maëstricht, sécurité financière et prospérité. Il suffit de relire les articles et les livres écrits à la veille de la décennie 2000 pour constater, au regard des réalités de 2017, que l’euro n’a évidemment pas tenu ses promesses, à part celle de pouvoir circuler avec la même monnaie dans près d’une vingtaine de pays de l’Union : maigre consolation pour les Hellènes que de voir la chouette d’Athéna sonner sur les comptoirs parisiens ou berlinois…

La solidarité européenne existe-t-elle vraiment ? Le cas de la Grèce. dans actualités crisegrecque

Vendredi dernier, le gouvernement de M. Tsipras, issu d’une Gauche qui a renoncé à sa radicalité présumée pour passer sous les fourches caudines des institutions financières et politiques de l’Union européenne et du FMI, a accepté une dixième ou douzième fois de rogner encore sur les retraites des vieux Grecs et de resserrer encore le licol fiscal sur des populations déjà largement désargentées : cela n’a pas fait les gros titres de la presse française. Qui, d’ailleurs, se préoccupe encore de Grecs dont le président de l’Eurogroupe, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem déclarait il y a près d’un mois, avec cette morgue propre aux riches féodaux, qu’ils ne peuvent réclamer quelque solidarité que ce soit de l’Union quand ces Méditerranéens, forcément paresseux à le lire, ne pensent qu’aux femmes et à l’alcool ?

Qu’en pensent les quelques européistes qui manifestent aujourd’hui en France ou ailleurs pour dénoncer les atteintes à « leur » Europe ? Je me souviens d’avoir discuté à Saint-Germain-en-Laye et à Rennes avec quelques uns d’entre eux et d’avoir été gêné par leur totale méconnaissance de la situation grecque ou, dans d’autres cas, par leur argumentation et leur virulence contre des Grecs forcément coupables de l’endettement de leur pays : cet ensemble de postures m’a confirmé dans mon dégoût de cette « Europe légale » qui oublie ou méprise « l’Europe réelle » et les plus faibles de celle-ci.

Or, de nombreux électeurs ont peur d’un changement de l’orientation idéologique européenne, en particulier les plus « mondialisés » pour qui, déjà, l’Europe est trop petite et qui ne pensent plus qu’en termes de rendements et de profitabilité et non en termes d’histoire, de civilisation ou de justice sociale : comme si le monde n’était destiné à n’être plus qu’un vaste supermarché ouvert à tous les vents et dominé par les seuls critères économiques ! Cette conception étroite du monde comme de l’Europe n’est pas la mienne, loin de là.

Il me semble que le monde et l’Europe en particulier, puisque c’est d’elle dont il est question ici, ne peuvent se définir comme des ensembles économiques homogènes qui seraient obligatoirement ordonnés autour des idées de libre-échange et de libre-circulation « sans frontières ni classes », dans une logique où les lieux et les appartenances culturelles, historiques et sociales, laisseraient la place à un monde unique de consommateurs seulement différenciés par leur capacité financière de consommation. Bien au contraire, le monde et l’Europe sont des mosaïques composées de nations, de provinces, de communes, de métiers, de religions, de cultures, de paysages… qui ont trouvé (ou cherchent encore) leur équilibre et jouent, plus ou moins bien, une harmonie qu’il est parfois dangereux de vouloir remettre en cause pour des « principes » ou des utopies qui oublient la nécessaire humilité devant le réel, y compris pour le changer. Si l’imagination est un moteur de l’histoire qu’il ne faut surtout pas négliger, l’erreur consiste parfois à en oublier les limites et à vouloir imposer les rêves de certains sans considérer qu’ils peuvent devenir des cauchemars pour les autres… L’histoire est fort cruelle à cet égard.

 

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Pour en revenir à l’Union européenne et à la Grèce, il est tout de même saisissant de constater que rien ne semble devoir émouvoir les Allemands et les Néerlandais (du moins leurs gouvernants), et que, sous la férule de ces europhiles revendiqués, un peuple entier paye les inconséquences de dirigeants grecs qui, eux, ont fait de l’Union européenne leur fond de commerce et leur alibi pour imposer à leurs concitoyens un traitement qui ignore même les besoins des malades et des plus pauvres, désormais seulement aidés par quelques associations et la puissante Église orthodoxe, « derniers recours » d’une population exsangue…

Où est donc la solidarité européenne que nous vantent à longueur de colonnes les europhiles urbains ? S’il y a un risque de conflit et de tensions au sein de l’Union européenne, il n’est pas d’abord, ni seulement, le fruit des poussées identitaires, aussi dangereuses puissent-elles être, mais bien plutôt de l’écrasement économique et social des peuples, et de leurs réactions, non de peur, mais de désespoir et de colère.

« Le pas des mendiants fera trembler le monde », disait Bernanos : aujourd’hui, c’est l’Union européenne qui engendre ces miséreux qui pourraient bien, un jour ou l’autre, risquer de renverser la table de la « mondialisation heureuse » et du « banquet des satisfaits »… Et ce sont les bulletins de vote qui, désormais, se transforment en pavés !

Jean-Philippe CHAUVIN

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